25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 20:50
Qui est Georges Bleuhay ?

C’est sous le pseudonyme de Georges Bleuhay, que René Georges Thirion a décidé de publier son premier recueil de poèmes rédigés au cours de sa vie.

Né à Auderghem le 10 avril 1939, son père étant mobilisé à Bruxelles pour cause du conflit qui s’annonçait, il passe ses premières années à Laeken. Lors de la libération, son père décide de rejoindre sa famille à Spa où il ouvre une pension de famille « Le Bel Abri ». Cela donnera au jeune garçon le goût de la nature en vagabondant dans tous les bois environnants. Quand il ne joue pas à l’homme des bois, il se plonge dans la lecture de la bibliothèque de son grand-père, à tel point qu’à l’âge de neuf ans, il avait lu complètement l’Iliade et l’Odyssée (en français, bien sûr). Sa passion pour le français lui fait dévorer tous les ouvrages qui lui tombent sous la main. Anatole France, Octave Mirbeau, Émile Zola, mais aussi Ronsard, Rabelais, Alfred de Musset, Verlaine, le génial Rimbaud entre autres. Cela lui donnera le caractère indépendant à tel point qu’il quittera le nid familial à l’âge de quinze ans. C’est l’âge de son premier amour qui ne finira qu’avec la mort de cette merveilleuse amoureuse dont il parle avec nostalgie profonde dans son poème « Odette, mon ange disparu ».

Par chance, sa famille ne le fait pas rechercher et il se mettra à vivre de petits boulots, vendeur de disques, monteur de baraques foraines, vendeur en porte-à-porte, laveur de wagons de chemin de fer.

Après un service militaire très agité, il entrera enfin dans la vie commerciale grâce à son don de la parole (merci à tous les auteurs qui l’ont si bien formé) et de son pouvoir de persuasion avec une première place de représentant dans une firme productrice de vermouth italien Cinzano. Ce sera le début d’une longue carrière des sociétés diverses comme Polaroid, Pall Mall Export, Oce, Pitney Bowes, ABC pour le Commerce et l’industrie, le Groupe S et la terminera comme Responsable marketing pour la partie francophone de la Belgique chez HDP, secrétariat social.

Pourtant sorti d’études moyennes médiocres (sauf en Français) sans diplôme, son caractère volontaire et débrouillard lui a permettra une longue carrière. Il n’en faut pas croire pour autant que cela fut sans peine. Dans les années 80, une crise structurelle secoua le marché belge et la mode du marketing qui s’implantera dans les entreprises, le laissera en carafe près d’un an au chômage.

Il décidera alors de suivre en cours du soir les études de conseiller en marketing . Cela lui réussit parfaitement. Lors des examens de stratégie marketing et d’étude de marché, son professeur en stratégie marketing Jacques VENDY lui donnera 98% des points pour apport de connaissances supplémentaires au cours et il obtiendra son diplôme de "Conseil en Marketing" avec une Grande Distinction. Il complétera sa formation par un diplôme de "Conseil en Commerce extérieur" qu’il recevra avec Distinction en 1990.

Lors de sa retraite à soixante-cinq ans , il se consacrera entièrement à RGT Marketing & Communication SNC, son bureau-conseil dédié spécialement aux PME/PMI du Pays de Liège.

Tout au cours de sa vie, il participera bénévolement à la vie sociale de sa Région. il exercera notamment les mandats d'administrateur de l'Association des Industries de Herstal et Environs , d'administrateur puis de secrétaire général de l’Union Professionnelle de la Représentation commerciale, d'administrateur de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Liège et de secrétaire général de la Chambre française de Commerce et d'Industrie des provinces de Liège et Luxembourg.

Du fait de ses connaissances professionnelles et de son goût pour la communication, il écrira pour diverses revues comme l’AIHE Revue, Gagner & Réussir, le Moniteur francophone de la Boulangerie-Pâtisserie et encore d’autres revues professionnelles. Plus de 350 publications (même en France et au Canada, merci Internet !) lui a permettront de devenir membre de l'Organisation mondiale de la Presse périodique et de la Société de Droit d'Auteur des Journalistes

Chargé de cours sur les différentes disciplines commerciales comme le marketing, les techniques de vente, la gestion commerciale, la politique des achats, il les enseignera quelques années dans les Centres de Formation pour PME de Liège et de Verviers.

Fin 2013, il cesse enfin toute activité ce qui lui donne à nouveau le loisir de lire et d’écrire cette fois avec son cœur plutôt qu'avec sa raison. Son premier recueil de poèmes est donc le reflet d’une personnalité complexe et passionnée qui touchera le lecteur sensible au verbe et il compte bien s’atteler à d’autres écrits pourvu que Dieu lui prête vie encore quelques années !

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 14:21

Monsieur X
Monsieur Bleuhay, en ce premier jour d’automne, je pense à votre poème « Le vingt et un septembre » et j’aimerais que nous en discutions. Il est empli à la fois d’espoir, mais aussi de résignation. Vous dites « Tu vois je sais que tu m’attends, un nouvel amour va naître », mais terminez par « Et lorsque le gel figera les ultimes fleurs du jardin serein, je partirai là-bas avec des souvenirs divins ! » Pouvez-vous m’expliquer cette dualité apparente de sentiments contradictoires ?

Georges Bleuhay
Pour comprendre cela, il faut savoir que ce poème fut écrit quelque temps après la disparition de ma femme. Privé de la merveilleuse lumière dont elle avait éclairé ma vie, les premiers mois de ma survie furent épouvantables. Je restais inerte, insensible à tout ce qui m’entourait, avec le dégoût d’une vie sans attrait, sans but, sans passion. Mais début septembre, les derniers jours de l’été et l’approche rapide de l’automne, firent apparaître en moi l’évidente vérité que l’existence comme la nature était soumise à des cycles allant de l’éveil du plaisir, passant par la maturité du bonheur existant et le moment douloureux de la connaissance d’une fin inéluctable.

Monsieur X
Je comprends votre état d’esprit, mais comment expliquez-vous le rebond vers une attente d’un nouvel amour, oserais-je dire, d’un renouveau ?

G.B.
Le mot renouveau ne convient absolument pas, car il donne l’idée d’un certain refus du passé pour le remplacer par un nouvel avenir. Je reprendrais plutôt l’idée des cycles. Ils se suivent, mais sont de toute façon différents. L’année nouvelle ne remplace pas l’année précédente qui aurait comporté un été magnifique et inoubliable, mais il y a l’attente irréfléchie d’y retrouver une saison estivale différente, mais agréable à vivre. Cela fut le cas quand je retrouvai un désir de connaître probablement une dernière fois cette soif inextinguible d’absolu et de passion.

Monsieur X
Monsieur Bleuhay, auriez-vous peur de la mort ?

G.B.
Oui je le crois, j’ai et je crois que j’ai toujours eu en moi cette peur de ne plus vivre. C’est ce qui explique sûrement que j’ai, selon l’expression populaire, « brûlé la chandelle par les deux bouts ». Au cours de ma carrière professionnelle, j’ai rencontré beaucoup de morts-vivants, des gens aux appétits médiocres, aux emballements refreinés, aux passions inexistantes. Je ne voulais pas et je ne pouvais pas être comme eux. J’ai toujours été épicurien et passionné par tout ce que j’accomplissais et si je fus fidèle à ma femme, cela fut probablement par le besoin instinctif de pousser notre relation à son maximum d’intensité. Cela j’en ai pris conscience au moment où elle luttait contre ce terrible crabe qui consomme la chair petit à petit jusqu’à la fin. Je crois que c’est dans ces moments que je l’ai aimée encore plus.

Monsieur X
Mais dans cas, comment pouvez-vous espérer un nouvel amour qui pourrait vous rendre cette folie dévorante qu’est l’amour ?

G.B.
Je vous répondrai simplement par une autre question. Pensez-vous que l’archet d’un violon soit incapable d’en faire vibrer un autre ? Avec d’autres vibrations certainement et des sonorités différentes, mais toujours en harmonie avec une musicienne qui lui impose ses vibratos et cette musicienne c’est la vie simplement !

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 14:55

Monsieur X
Georges Bleuhay, dans notre précédent entretien, vous me parliez de l’intensité de vos émois qui dominaient votre esprit et votre âme malgré votre âge qui devrait vous apporter une sérénité dans votre expression poétique. Pourtant, j’ai trouvé dans votre recueil un poème « Noël » qui témoigne d’un esprit apaisé. À vous lire, je ne vous trouve pas tellement chrétien ?

Georges Bleuhay
Je vous avoue que je ne crois pas en dieu sinon comme l’expression d’une folle espérance de l’être humain démuni par rapport à la nature toute puissante qui décide de son sort par l’accident, la maladie et finalement la mort, ce qui lui permet de penser que demain encore il existera quoi qu’il lui arrive. En réalité, je suis athée bien que j’ai eu une enfance catholique, mais il est vrai qu’avec l’âge l’on se rend compte que Saint Nicolas n’existe pas et qu’à voir toute l’horreur et la barbarie du monde dans lequel nous vivons, l’on se dit qu’aucun dieu n’aurait pu créer cela. Peut-être le diable, allez savoir ?

Monsieur X
Et pourtant l’on sent dans ce poème comme une âme enfantine éblouie par le miracle de la naissance de Jésus. Ne vous faites-vous pas plus insensible que vous ne l’êtes ?

G.B.
D’abord, je ne cite pas Jésus, mais l’enfant qui vient de naître et qui porte l’espoir d’une vie qui s’éveille à lui. Je ne suis pas insensible au désir de bonté que la nuit de Noël arrive à créer autour de cette phrase admirable « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ». Et durant cette nuit magique, les occidentaux, vous voyez mon esprit identitaire se manifeste à nouveau, chrétiens et athées se mettent à rêver à un monde meilleur où la paix et l’amour envahiraient le cœur de tout homme. C’est pour cela, bien qu’étant sans dieu, je défend avec passion la Chrétienté, source de l’évolution de notre civilisation. Il faut avouer que j’aime aussi le paganisme de nos ancêtres qu’ils soient Grecs, Romains, Celtes ou Germaniques, car j’estime qu’il exprimait les mêmes attentes et qu’il a inspiré une bonne partie de la religion chrétienne. Vous remarquerez que le poème se termine par ce quatrain :
« Le solstice d’hiver confirme,
Qu’après la nuit la plus sombre,
Une nouvelle vie s’affirme
Et surgira de la pénombre ! »

Monsieur X
Vous êtes difficile à cerner. Est-ce un des résultats de votre éducation ?

G.B. Oui, mais pas tout à fait. Si j’ai pu avoir les yeux tournés vers le ciel en mon enfance, ce fut par l’enseignement de l’école catholique que j’ai fréquentée, mais aussi par la lecture d’ouvrages comme l’Illiade et l’Odyssée. Bien vite, Zeus, Apollon et même Odin devinrent les dieux que je préférais, car ils représentaient la nature où je m’évadais dès que la classe était terminée et m’expliquaient bien mieux ce qu’était l’homme avec se défauts et ses qualités. L’homme qui ne portait aucun péché en lui à la naissance. Puis vint l’époque de la raison, la découverte de l’existentialisme. C’est Kierkegaard qui m’a fait comprendre ce qu’était un poète et me l’a rendu séduisant à mes yeux. « Qu’est-ce qu’un poète? » disait-il « Un homme malheureux qui cache en son cœur de profonds tourments, mais dont les lèvres sont ainsi disposées que le soupir et le cri, en s’y répandant, produisent d’harmonieux accents. Il en est de lui comme des infortunés torturés à petit feu dans les flancs de Phalaris : leurs cris ne parviennent pas aux oreilles du tyran dans un hurlement d’épouvante; il les percevait comme une douce musique »

Cela m’a rendu accroc aux poètes et J’ai saisi que c’est dans la douleur et la passion qu’ils exprimaient la réalité de la vie par exemple Alfred de Musset dans la Nuit de Mai :

« Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir, retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime, il berce sa douleur;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort, il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort se recommande à Dieu. »

Merveilleux vers qui m’ont marqué avec une expression que jamais je ne pourrai atteindre quoi que je ressente, quoique je souffre. Il a y a les grands et je suis un petit… mais ils sont quelque part mes parents spirituels à qui je dois tout !

Monsieur X
Nous voilà loin de ce poème, mais il nous a conduits à mieux vous connaître et j’en suis ravi. À un prochain entretien Georges et merci de vous dévoiler à notre curiosité.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 10:12
26 août 1789 - une déclaration oubliée

~~Art. 1 Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Art. 2 Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Art. 3 Toute souveraineté réside essentiellement dans le peuple: nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Art. 4 La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui; ainsi l'exercice des droits naturels de chaque homme, n'a de bornes, que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance des mêmes droits : ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Art. 5 La loi ne doit défendre que les actions nuisibles à la société ; tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché; nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Art. 6 La loi est l'expression de la volonté générale, qui ne doit jamais s'écarter des règles éternelles de la vérité et de la justice: tous les citoyens ont le droit de concourir à sa formation, personnellement ou par leurs représentants: elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège ou qu'elle punisse: tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Art. 7 Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites; ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis; mais tout citoyen appelé, ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l'instant et se rend coupable par la résistance.

Art. 8 La loi ne doit admettre que des peines strictement et évidemment nécessaires; et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie ou promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Art. 9 Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable. S'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de la personne, doit être sévèrement réprimée par la loi.

Art. 10 Tout citoyen est libre dans ses pensées et opinions. Art. 11 La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Art. 12 Si la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique, cette force n'est instituée que pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Art. 13 Pour l'entretien de la force publique et des frais de l'administration une contribution commune est indispensable, et la répartition doit être rigoureusement proportionnelle entre tous les citoyens en raison de leurs facultés.

Art. 14 Chaque citoyen a le droit, par lui-même ou par les représentants, de constater la nécessité de la contribution publique, de la continuer librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la qualité, l'assiette, le mouvement et la durée.

Art. 15 La société a le droit de demander compte à tout agent public, de son administration.

Art. 16 Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a pas de constitution.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 15:59

Monsieur X
Georges Bleuhay, nous voici déjà à notre troisième entretien. La fois dernière, vous avez déclaré que vous étiez un peu anarchiste et cela m’étonne. En effet, vous semblez, si j’en crois certains de vos poèmes, engagé dans des idées nationalistes, je dirais même identitaires. Quelles sont vos opinions politiques ? Êtes-vous un poète engagé ?

GB
Aragon dont j’aime la plupart de ses poésies était un communiste acharné, Jean Ferrat était manifestement de gauche et cela ne m’a jamais gêné pour apprécier ses chansons. Il est normal à mes yeux d’aimer une patrie charnelle, d’être attaché à son terroir, d’apprécier les gens qui le peuplent, à l’histoire qui a forgé leur caractère et à la culture qui les réunit. C’est cela que j’exprime dans mes poèmes d’amour à la France éternelle !

Monsieur X
Mais permettez-moi de relever une contradiction entre votre amour de la France et le fait que vous soyez belge. Pourquoi la France et pas votre pays natal ?

Je comprends votre interrogation, mais croyez-moi il n’y a pas de contradiction en moi. En réalité, je ne me sens pas belge, car étant profondément Wallon et même Liégeois. Les écrivains, les poètes, les chanteurs qui ont bercé ma jeunesse m’ont enraciné dans un attachement à la France dès le plus jeune âge. Puis au fil du temps, j’ai eu l’occasion de découvrir ce pays merveilleux composé d’une mosaïque de régions et de villages chacun étant différents en accent, en traditions et même en gastronomie, mais tous unis dans la fierté d’appartenir à cette Nation qui fut fondée bien plus par Jeanne d’Arc que par Clovis ! Il suffit d’écouter l’œuvre musicale d’Honneger « Jeanne au bûcher » pour sentir tout le sacré qui a démarré cette union !

Monsieur X
Dans le fond, ce qui vous caractérise, c’est une passion dévorante et amoureuse de la vie et de ce qu’elle représente à vos yeux ?

GB
Oui et c'est ce que je voudrais arriver à communiquer à mes lecteurs. Que chaque poème, chaque ligne, chaque mot éveillent en lui une émotion qu’il partagera avec plaisir ou même qui l’irritera. Il n’est pire mal au monde que l’indifférence. Brel, toujours une de mes références, chantait « Rêver un impossible rêve » pour atteindre l’inaccessible étoile ! Je veux être ce rêve pour celui qui veut bien le recevoir !

Monsieur X
Toujours votre caractère fantasque. Ne serez-vous jamais modéré dans vos propos, assagi par l’âge et l’usure du temps ?

GB

J’espère que non, car même dans mes moments de peur à l’approche de la tombe ou de mélancolie sur ma solitude, c’est encore l’intensité qui domine mon esprit et mon âme, celle qui m'a accompagné toute ma vie et que j'exprime enfin !

Monsieur X
Je vous remercie de ces confidences qui me font mieux appréhender les textes que vous avez écrits

http://www.http://georgesbleuhay.be/Entretien11082014.htm

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 09:55

Les entretiens imaginaires de Georges Bleuhay

Monsieur X
Georges Bleuhay lors de notre premier entretien, vous nous avez parlé de votre poème « Aux Martyrs de Liège » qui, s’il peut interpeller le lecteur du Pays de Liège, ne parlera pas à celui de France ou de Suisse. Pouvez-vous nous dire plus à son sujet ?

Georges Bleuhay
Il s’agit d’un drame récent qui a frappé la Cité ardente le 13 décembre 2011 et qui est de même ampleur que celui de Mohammed Mérah à Toulouse. Peu importe, l’idéologie ou la folie qui conduit aux massacres d’innocents, cela appelle toujours la malédiction sur son auteur. Ce fut le cas à Liège par la tuerie aveugle que Nordine Amrani déclencha par un tir nourri et le jet de grenades en direction d’étudiants, de mères de famille avec leur enfant, de travailleurs qui attendaient l’arrivée d’un autobus sur la place Saint-Lambert, la place centrale de la ville. Il causa 5 morts et 125 blessés. Mon poème reflète toute la rage que cet acte ignoble suscita dans mon esprit comme d'ailleurs dans celui de mes concitoyens.

Mr X
Je comprends. Mais quelle différence d’écriture avec vos poèmes que je qualifierais amoureux où se reflètent tour à tour la sentimentalité presque naïve de l’adolescent qui découvre les premières rencontres féminines, mais aussi un érotisme exacerbé si je pense à certains autres comme « Nectar de Déesse »ou « La Source que J’aime ». N’allez-vous pas trop loin dans votre expression érotique ?

GB
Le poème est-il à même de faire la part du fantasme et de la réalité ? Jen e sais mais j’ai toujours haï la pudibonderie et j’ai su garder auss l’émerveillement d’un enfant face aux premiers émois amoureux qu’il découvre.
 Mais quand l’on a aimé Paul Verlaine écrivant 

« C'est une laide de Boucher 
Sans poudre dans sa chevelure 
Follement blonde et d'une allure 
Vénuste à tous nous débaucher.

Mais je la crois mienne entre tous, 
Cette crinière tant baisée, 
Cette cascatelle embrasée 
Qui m'allume par tous les bouts.

Elle est à moi bien plus encor 
Comme une flamboyante enceinte 
Aux entours de la porte sainte, 
L'alme, la dive toison d'or ! 

Ou encore Léo Ferré chantant :« T'as qu'une source au milieu qui éclabousse du Bon Dieu, jolie môme », l’on ne peut que parler en termes poétiques de ce que tous les sexologues étalent crûment sur tous les médias avec ce nom barbare de cunnilingus. C’est peut-être du latin,c'est peut-être scientifique,  mais c’est à vomir !

 Mr X
Oui je peux vous rejoindre sur votre analyse, l’érotisme est bien loin de la pornographie actuelle souvent présentée comme la réalité de la vie. La spiritualité rend l’animalité plus humaine, plus acceptable. Mais quelle différence avec « Ton Prénom » où l’on le romantisme d’un adolescent brûlant d’une flamme pure et exaltante se dévoile. Comment faites-vous pour passer d’un genre à l’autre ?

GB
Les Chinois ont décrit la vie humaine à travers le Yin et yang, deux valeurs qui s’opposent et pourtant sont indissociables, la dualité existe en chacun de nous et la nier serait une hypocrisie totale, celle des bigotes de Jacques Brel, mais aussi celle des historiens qui font d’un homme soit un parangon de vertu, soit une infecte crapule. Le concept très chrétien de l’Ange et de la Bête ne peut me toucher puisque je suis athée. "Ni dieu, ni maître" criait Léo Ferré. Vous me direz encore lui, mais je lui voue une tendresse particulière, car il fut un poète maudit, vilipendé par les uns et adoré par les autres. ... Un anarchiste ! Je pense que d’une manière modeste et différente, je suis aussi un peu anarchiste. Et ceux qui aimeront ma poésie me pardonneront ces différences d'expression qui existent dans mon recueil ! A chacun de faire le choix de ceux qu'ils peut admettr et aimer et oublier les autres.

Mr X
Merci Georges Bleuhay pour cette franchise que j’aime beaucoup, mais nous aurons l’occasion de revenir sur votre personnalité dans un prochain entretien.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 06:25

Comme la presse et les critiques littéraires n’accordent de l’importance qu’aux auteurs reconnus et promotionnés par les grandes maisons d’édition, les entretiens imaginaires permettront un dialogue entre un interviewer fictif, appelons-le Monsieur X et l’auteur pour mieux connaître ce qui l’a motivé dans l’écriture de ses poèmes.

Régulièrement de nouveaux entretiens seront publiés
Suivez-les et choisissez celui qui vous intéresse en cliquant sur le lien qui vous y conduira

L'adage populaire dit que l’on n'est jamais si bien servi que par soi-même.!


Entretien du 29 juillet 2014

Monsieur X
Georges Bleuhay, vous publiez votre premier recueil de poésie que je trouve particulièrement éclectique. En effet certains de vos poèmes sont des odes à la Femme avec une majuscule, d’autres abordent votre désespérance de la disparition de votre épouse, d’autres encore de la peur de la mort ? Comment l’expliquez-vous ?

Georges Bleuhay
Ces différents poèmes ont toujours été écrits sous le coup d’un émotion intense ressentie et où j’avais besoin d’extérioriser mes angoisses, mes peurs, mes espoirs, mes douleurs. Ainsi j’ai écrit « Le petit chat » à quinze ans qui marquait la crainte de souffrir de ce mal si bien décrit par mes poètes préférés, le rejet de l’amour adolescent qui s’éveillait en moi. Puis au cours des années, tels les perles d’un chapelet que l’on égrène, les uns ont suivi les autres, moments d’exaltation où l’âme et l’esprit se rejoignent et s’expriment par les mots jetés fiévreusement sur le papier.

M.X.
Je comprends, mais il me semble que vos poèmes ne suivent pas un ordre logique et chronologique dans votre ouvrage. Me tromperais-je ?

G.B
Vous ne vous trompez pas. C’est un joyeux mélange qui évite la logique de classement du genre. Il faut préciser que mon écriture était un exutoire personnel que je comptais conserver dans mes tiroirs. Bien sûr quelques proches en avaient la connaissance, mais sans plus. Mais ma nouvelle amie qui était parvenue à me consoler, bien que l’on ne se console jamais d’un grand amour, m’a suggéré de les envoyer tels quels au comité de lecture d’Edilivre. Je fus très étonné de leur réponse positive. Ce fut encore elle qui me convainquit de les publier . Mais j’espère que le lecteur sera ravi de découvrir à chaque page un genre qu’il ne s’attendait pas à trouver !

M.X
Je vous propose de continuer cet entretien régulièrement pour mieux saisir les sentiments que vous avez exprimés et à quelles circonstances ils se réfèrent.

G.B.
Bien sûr je suis d’accord, car il est des textes qui ont besoin d’être expliqués ou justifiés. En effet, si l’on prend par exemple « Aux Martyrs de Liège », il n’est pas certain que le lecteur lointain sache à quel événement tragique il se réfère. Je pense donc que nous aurons encore de nombreuses occasions de dialoguer ensemble. Je suis un être complexe, mais ce sera peut-être cela qui fera mon charme auprès de mon lecteur .

http://www.georgesbleuhay.be/Entretiens.htm

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 05:48
Site de Georges Bleuhay
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Ce site promotionnel sera une information pour les internautes désireux de connaître mieur l'auteur du recueil de poèmes "Le Coeur Fou" qui vient d'être édité !

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 07:40
Suivez le lien ci-dessous

http://www.georgesbleuhay.be

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 16:32
Mon premier recueil de poésie vient de paraître

C'est sous le pseudonyme de Georges Bleuhay que je l'ai publié car je n'ai pas voulu que les quelques ouvrages vendus le soient à des connaissances par amitié. J'aurai le plaisir de savoir que chaque lecteur qui le découvrira le lira par intérêt et affinité aves les poèmes qui s'y trouvent. Coqueterie d'auteur ? Peut-être, mais peut-être aussi par timidité car le poète dévoile son âme à travers ses vers !

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  • : Le blog de René G. Thirion
  • Le blog de René G. Thirion
  • : Ce blogue est celui d'un liégeois, partisan du retour à la France. Il n'accepte plus de vivre dans un état dont la langue et la culture de la majorité des habitants sont différentes de ses racines et qui tente de lui imposer celles-ci en même temps qu'il colonise sa patrie charnelle, la Wallonie.Il vous offre ses réactions d'humeurs.
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  • Partisan du retour de la Wallonie à la France comme Région française à part entière.
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Le blogue de René G. Thirion
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Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

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