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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 12:20
Noël, paix sur le terre aux hommes de bonne volonté

Noël

La nuit s’installe peu à peu
Doucement en un voile funèbre
Qui éteint le ciel encore bleu
Le plongeant dans les ténèbres.

La vie s’endort profondément
Sous une voûte sans éclat
Et le silence devient pesant
La forêt frisonne là-bas.

Mais voilà que des flocons blancs
Couvrent d’un manteau d’hermine
L’arbuste givré et tremblant
Le transmutant en opaline.

Une cloche se met à tinter
Dans le lointain, à l’horizon
Et elle semble vouloir guider
Le pauvre hère et le vagabond.

Une étoile apparaît soudain
Juste au-dessus d’une masure
Où un bébé tend une main
Vers l’adulte qui le rassure.

Car il est petit comme l’espoir,
Tellement puissant mais fragile
Dans ce monde froid, triste et noir
Où le cœur est sec et stérile.

Mais le sourire de ce bambin
éveille en nous l’humanité,
Il a quelque chose de divin
Qui nous envahit de bonté.

Le solstice d’hiver confirme,
Qu’après la nuit la plus sombre,
Une nouvelle vie s’affirme
Et surgira de la pénombre !

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Published by René G. Thirion
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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 07:15

Désespérance

Las, je suis comme un loup affamé

Errant dans la forêt du souvenir

Qui ne contient que de la beauté.

Ô désespérance à en mourir.

Qu’est devenu ce temps merveilleux

Où je pouvais t’étreindre la nuit

Mon corps contre ton corps amoureux ?

Mais tu me laisses seul aujourd’hui ?

Oui, nous nous aimions comme des fous

Enivré de sensualité

Mais il y avait plus entre nous

Un lien que je ne puis briser

Bien sûr, il y a la joie du corps

Mais également celle du cœur

Privé de l’une, l’autre reste encore

La perdre aujourd’hui fait mon malheur.

Peux-tu vraiment me priver de toi ?

M’abandonner à mes souvenirs ?

Je ne puis supporter cette croix

Que je subirai à l’avenir !

Las, je suis comme un loup affamé

Errant dans la forêt du souvenir

Qui ne contient que de la beauté.

Ô désespérance à en mourir.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 19:13
Un avant goût de ce que contient "Le Coeur Fou"

Méditation

Je suis seul face au temps qui s’avance
Et qui me conduit vers la Camarde,
Vers un avenir sans espérance.
Ma vie prend une teinte blafarde.

Dieu, combien d’années, de mois ou de jours
Où je vivrai encore d’espérance
Où je goûterai les gestes d’amour
Avant de subir la triste échéance.

Là se trouve toute la vérité
La survie ne tient que par la passion
D’une femme, d’un être ô combien aimé,
Jusqu’au moment de l’ultime moisson.

Car la grande faucheuse veut se presser
De m’ajouter à ses cruelles captures
Cela, tu ne pourras me l’éviter
Malgré ta présence qui me rassure.

Vivons tous deux des moments célestes,
Et follement et passionnément.
Que chaque minute qu’il nous reste
Semble se prolonger éternellement !

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 09:22
Le clip de mon recueil de poèmes

Il se trouve maintenant sur You Tube ainsi que sur mon site.


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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 09:41

Monsieur X
Monsieur Bleuhay, votre dernière interview remonte à fin septembre et nous sommes aujourd’hui en novembre. Pourquoi ce long silence ? N’avez-vous plus rien à déclarer sur vos écrits ?

Georges Bleuhay
Depuis la dernière interview, j’ai eu quelques problèmes qui m’ont rendu muet alors que j’ai encore beaucoup d’explications à donner sur mes textes et beaucoup de choses à dire sur mes pensées. J’estime qu’un lien doit exister entre l’auteur et ses lecteurs et je m’efforce de l’établir de mon mieux. La principale cause de mon silence a été une opération chirurgicale le 30 septembre où l’on devait m’enlever un lipome, intervention sans gravité si je n’avais pas développé un staphylocoque doré qui a été long à combattre et où l’on a dû me retirer les points de suture pour nettoyer la plaie. Moralité, je me suis retrouvé, après quelques jours d’hospitalisation supplémentaires, avec un trou de 10 centimètres de profondeur dans l’épaule gauche.

Monsieur X
Je comprends et je pense que vous êtes en bonne voie de rétablissement maintenant ?

Georges Bleuhay
Oui, bien que j’en aie encore pour un bon mois de soins infirmiers. Mais l’esprit un peu endormi suite à la narcose subie, à l’absorption massive d’antibiotiques et d’antidouleurs s’est réveillé et je mourrais d’envie de reprendre mes activités littéraires.

Monsieur X
Désirez-vous parler d’un sujet particulier pour cet entretien ?

Georges Bleuhay
Vous avez certainement remarqué que sur ce site j’avais ajouté un onglet « poèmes non publiés ». Certains doivent se demander ce que cela signifie. En réalité, je me suis attelé à l’écriture de nouveaux poèmes et comme je ne les écris que lorsque l’inspiration me prend et qu’il m’en faut au moins une soixantaine pour publier un nouveau recueil, j’ai voulu faire partager à mes visiteurs chaque nouvelle création immédiatement.

Monsieur X
Ne craignez-vous que cela nuise à votre nouvelle parution lors de sa sortie, le lecteur connaissant à l’avance les textes qui y seront ?

Georges Bleuhay
Non parce que l’amateur de poésie, et j’en parle en connaissance de cause étant un passionné de poésie, aime à avoir sous la main les vers qu’il a aimés pour les relire et s’en imprégner à certains moments, selon ses humeurs. La possession de l’ouvrage est donc pour lui un bien précieux dont il veut disposer à son humeur. Mais si vous le voulez bien nous en reparlerons à notre prochain entretien. Je voudrais toutefois, avant de vous quitter, remercier ceux qui m’ont envoyé un courriel pour me faire part de leur encouragement et de leurs appréciations. Je suis toujours heureux de répondre et de dialoguer avec eux.

Entretien du 9 novembre 2014

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 09:02

Un journal qui publie un artIcle sur mon recueil de de poèmes.

 

Pourvu que cela continue !

Journal Vlan du 13 octobre 2014

Journal Vlan du 13 octobre 2014

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 20:50
Qui est Georges Bleuhay ?

C’est sous le pseudonyme de Georges Bleuhay, que René Georges Thirion a décidé de publier son premier recueil de poèmes rédigés au cours de sa vie.

Né à Auderghem le 10 avril 1939, son père étant mobilisé à Bruxelles pour cause du conflit qui s’annonçait, il passe ses premières années à Laeken. Lors de la libération, son père décide de rejoindre sa famille à Spa où il ouvre une pension de famille « Le Bel Abri ». Cela donnera au jeune garçon le goût de la nature en vagabondant dans tous les bois environnants. Quand il ne joue pas à l’homme des bois, il se plonge dans la lecture de la bibliothèque de son grand-père, à tel point qu’à l’âge de neuf ans, il avait lu complètement l’Iliade et l’Odyssée (en français, bien sûr). Sa passion pour le français lui fait dévorer tous les ouvrages qui lui tombent sous la main. Anatole France, Octave Mirbeau, Émile Zola, mais aussi Ronsard, Rabelais, Alfred de Musset, Verlaine, le génial Rimbaud entre autres. Cela lui donnera le caractère indépendant à tel point qu’il quittera le nid familial à l’âge de quinze ans. C’est l’âge de son premier amour qui ne finira qu’avec la mort de cette merveilleuse amoureuse dont il parle avec nostalgie profonde dans son poème « Odette, mon ange disparu ».

Par chance, sa famille ne le fait pas rechercher et il se mettra à vivre de petits boulots, vendeur de disques, monteur de baraques foraines, vendeur en porte-à-porte, laveur de wagons de chemin de fer.

Après un service militaire très agité, il entrera enfin dans la vie commerciale grâce à son don de la parole (merci à tous les auteurs qui l’ont si bien formé) et de son pouvoir de persuasion avec une première place de représentant dans une firme productrice de vermouth italien Cinzano. Ce sera le début d’une longue carrière des sociétés diverses comme Polaroid, Pall Mall Export, Oce, Pitney Bowes, ABC pour le Commerce et l’industrie, le Groupe S et la terminera comme Responsable marketing pour la partie francophone de la Belgique chez HDP, secrétariat social.

Pourtant sorti d’études moyennes médiocres (sauf en Français) sans diplôme, son caractère volontaire et débrouillard lui a permettra une longue carrière. Il n’en faut pas croire pour autant que cela fut sans peine. Dans les années 80, une crise structurelle secoua le marché belge et la mode du marketing qui s’implantera dans les entreprises, le laissera en carafe près d’un an au chômage.

Il décidera alors de suivre en cours du soir les études de conseiller en marketing . Cela lui réussit parfaitement. Lors des examens de stratégie marketing et d’étude de marché, son professeur en stratégie marketing Jacques VENDY lui donnera 98% des points pour apport de connaissances supplémentaires au cours et il obtiendra son diplôme de "Conseil en Marketing" avec une Grande Distinction. Il complétera sa formation par un diplôme de "Conseil en Commerce extérieur" qu’il recevra avec Distinction en 1990.

Lors de sa retraite à soixante-cinq ans , il se consacrera entièrement à RGT Marketing & Communication SNC, son bureau-conseil dédié spécialement aux PME/PMI du Pays de Liège.

Tout au cours de sa vie, il participera bénévolement à la vie sociale de sa Région. il exercera notamment les mandats d'administrateur de l'Association des Industries de Herstal et Environs , d'administrateur puis de secrétaire général de l’Union Professionnelle de la Représentation commerciale, d'administrateur de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Liège et de secrétaire général de la Chambre française de Commerce et d'Industrie des provinces de Liège et Luxembourg.

Du fait de ses connaissances professionnelles et de son goût pour la communication, il écrira pour diverses revues comme l’AIHE Revue, Gagner & Réussir, le Moniteur francophone de la Boulangerie-Pâtisserie et encore d’autres revues professionnelles. Plus de 350 publications (même en France et au Canada, merci Internet !) lui a permettront de devenir membre de l'Organisation mondiale de la Presse périodique et de la Société de Droit d'Auteur des Journalistes

Chargé de cours sur les différentes disciplines commerciales comme le marketing, les techniques de vente, la gestion commerciale, la politique des achats, il les enseignera quelques années dans les Centres de Formation pour PME de Liège et de Verviers.

Fin 2013, il cesse enfin toute activité ce qui lui donne à nouveau le loisir de lire et d’écrire cette fois avec son cœur plutôt qu'avec sa raison. Son premier recueil de poèmes est donc le reflet d’une personnalité complexe et passionnée qui touchera le lecteur sensible au verbe et il compte bien s’atteler à d’autres écrits pourvu que Dieu lui prête vie encore quelques années !

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 14:21

Monsieur X
Monsieur Bleuhay, en ce premier jour d’automne, je pense à votre poème « Le vingt et un septembre » et j’aimerais que nous en discutions. Il est empli à la fois d’espoir, mais aussi de résignation. Vous dites « Tu vois je sais que tu m’attends, un nouvel amour va naître », mais terminez par « Et lorsque le gel figera les ultimes fleurs du jardin serein, je partirai là-bas avec des souvenirs divins ! » Pouvez-vous m’expliquer cette dualité apparente de sentiments contradictoires ?

Georges Bleuhay
Pour comprendre cela, il faut savoir que ce poème fut écrit quelque temps après la disparition de ma femme. Privé de la merveilleuse lumière dont elle avait éclairé ma vie, les premiers mois de ma survie furent épouvantables. Je restais inerte, insensible à tout ce qui m’entourait, avec le dégoût d’une vie sans attrait, sans but, sans passion. Mais début septembre, les derniers jours de l’été et l’approche rapide de l’automne, firent apparaître en moi l’évidente vérité que l’existence comme la nature était soumise à des cycles allant de l’éveil du plaisir, passant par la maturité du bonheur existant et le moment douloureux de la connaissance d’une fin inéluctable.

Monsieur X
Je comprends votre état d’esprit, mais comment expliquez-vous le rebond vers une attente d’un nouvel amour, oserais-je dire, d’un renouveau ?

G.B.
Le mot renouveau ne convient absolument pas, car il donne l’idée d’un certain refus du passé pour le remplacer par un nouvel avenir. Je reprendrais plutôt l’idée des cycles. Ils se suivent, mais sont de toute façon différents. L’année nouvelle ne remplace pas l’année précédente qui aurait comporté un été magnifique et inoubliable, mais il y a l’attente irréfléchie d’y retrouver une saison estivale différente, mais agréable à vivre. Cela fut le cas quand je retrouvai un désir de connaître probablement une dernière fois cette soif inextinguible d’absolu et de passion.

Monsieur X
Monsieur Bleuhay, auriez-vous peur de la mort ?

G.B.
Oui je le crois, j’ai et je crois que j’ai toujours eu en moi cette peur de ne plus vivre. C’est ce qui explique sûrement que j’ai, selon l’expression populaire, « brûlé la chandelle par les deux bouts ». Au cours de ma carrière professionnelle, j’ai rencontré beaucoup de morts-vivants, des gens aux appétits médiocres, aux emballements refreinés, aux passions inexistantes. Je ne voulais pas et je ne pouvais pas être comme eux. J’ai toujours été épicurien et passionné par tout ce que j’accomplissais et si je fus fidèle à ma femme, cela fut probablement par le besoin instinctif de pousser notre relation à son maximum d’intensité. Cela j’en ai pris conscience au moment où elle luttait contre ce terrible crabe qui consomme la chair petit à petit jusqu’à la fin. Je crois que c’est dans ces moments que je l’ai aimée encore plus.

Monsieur X
Mais dans cas, comment pouvez-vous espérer un nouvel amour qui pourrait vous rendre cette folie dévorante qu’est l’amour ?

G.B.
Je vous répondrai simplement par une autre question. Pensez-vous que l’archet d’un violon soit incapable d’en faire vibrer un autre ? Avec d’autres vibrations certainement et des sonorités différentes, mais toujours en harmonie avec une musicienne qui lui impose ses vibratos et cette musicienne c’est la vie simplement !

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 14:55

Monsieur X
Georges Bleuhay, dans notre précédent entretien, vous me parliez de l’intensité de vos émois qui dominaient votre esprit et votre âme malgré votre âge qui devrait vous apporter une sérénité dans votre expression poétique. Pourtant, j’ai trouvé dans votre recueil un poème « Noël » qui témoigne d’un esprit apaisé. À vous lire, je ne vous trouve pas tellement chrétien ?

Georges Bleuhay
Je vous avoue que je ne crois pas en dieu sinon comme l’expression d’une folle espérance de l’être humain démuni par rapport à la nature toute puissante qui décide de son sort par l’accident, la maladie et finalement la mort, ce qui lui permet de penser que demain encore il existera quoi qu’il lui arrive. En réalité, je suis athée bien que j’ai eu une enfance catholique, mais il est vrai qu’avec l’âge l’on se rend compte que Saint Nicolas n’existe pas et qu’à voir toute l’horreur et la barbarie du monde dans lequel nous vivons, l’on se dit qu’aucun dieu n’aurait pu créer cela. Peut-être le diable, allez savoir ?

Monsieur X
Et pourtant l’on sent dans ce poème comme une âme enfantine éblouie par le miracle de la naissance de Jésus. Ne vous faites-vous pas plus insensible que vous ne l’êtes ?

G.B.
D’abord, je ne cite pas Jésus, mais l’enfant qui vient de naître et qui porte l’espoir d’une vie qui s’éveille à lui. Je ne suis pas insensible au désir de bonté que la nuit de Noël arrive à créer autour de cette phrase admirable « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ». Et durant cette nuit magique, les occidentaux, vous voyez mon esprit identitaire se manifeste à nouveau, chrétiens et athées se mettent à rêver à un monde meilleur où la paix et l’amour envahiraient le cœur de tout homme. C’est pour cela, bien qu’étant sans dieu, je défend avec passion la Chrétienté, source de l’évolution de notre civilisation. Il faut avouer que j’aime aussi le paganisme de nos ancêtres qu’ils soient Grecs, Romains, Celtes ou Germaniques, car j’estime qu’il exprimait les mêmes attentes et qu’il a inspiré une bonne partie de la religion chrétienne. Vous remarquerez que le poème se termine par ce quatrain :
« Le solstice d’hiver confirme,
Qu’après la nuit la plus sombre,
Une nouvelle vie s’affirme
Et surgira de la pénombre ! »

Monsieur X
Vous êtes difficile à cerner. Est-ce un des résultats de votre éducation ?

G.B. Oui, mais pas tout à fait. Si j’ai pu avoir les yeux tournés vers le ciel en mon enfance, ce fut par l’enseignement de l’école catholique que j’ai fréquentée, mais aussi par la lecture d’ouvrages comme l’Illiade et l’Odyssée. Bien vite, Zeus, Apollon et même Odin devinrent les dieux que je préférais, car ils représentaient la nature où je m’évadais dès que la classe était terminée et m’expliquaient bien mieux ce qu’était l’homme avec se défauts et ses qualités. L’homme qui ne portait aucun péché en lui à la naissance. Puis vint l’époque de la raison, la découverte de l’existentialisme. C’est Kierkegaard qui m’a fait comprendre ce qu’était un poète et me l’a rendu séduisant à mes yeux. « Qu’est-ce qu’un poète? » disait-il « Un homme malheureux qui cache en son cœur de profonds tourments, mais dont les lèvres sont ainsi disposées que le soupir et le cri, en s’y répandant, produisent d’harmonieux accents. Il en est de lui comme des infortunés torturés à petit feu dans les flancs de Phalaris : leurs cris ne parviennent pas aux oreilles du tyran dans un hurlement d’épouvante; il les percevait comme une douce musique »

Cela m’a rendu accroc aux poètes et J’ai saisi que c’est dans la douleur et la passion qu’ils exprimaient la réalité de la vie par exemple Alfred de Musset dans la Nuit de Mai :

« Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir, retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime, il berce sa douleur;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort, il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort se recommande à Dieu. »

Merveilleux vers qui m’ont marqué avec une expression que jamais je ne pourrai atteindre quoi que je ressente, quoique je souffre. Il a y a les grands et je suis un petit… mais ils sont quelque part mes parents spirituels à qui je dois tout !

Monsieur X
Nous voilà loin de ce poème, mais il nous a conduits à mieux vous connaître et j’en suis ravi. À un prochain entretien Georges et merci de vous dévoiler à notre curiosité.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 10:12
26 août 1789 - une déclaration oubliée

~~Art. 1 Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Art. 2 Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Art. 3 Toute souveraineté réside essentiellement dans le peuple: nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Art. 4 La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui; ainsi l'exercice des droits naturels de chaque homme, n'a de bornes, que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance des mêmes droits : ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Art. 5 La loi ne doit défendre que les actions nuisibles à la société ; tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché; nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Art. 6 La loi est l'expression de la volonté générale, qui ne doit jamais s'écarter des règles éternelles de la vérité et de la justice: tous les citoyens ont le droit de concourir à sa formation, personnellement ou par leurs représentants: elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège ou qu'elle punisse: tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Art. 7 Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites; ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis; mais tout citoyen appelé, ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l'instant et se rend coupable par la résistance.

Art. 8 La loi ne doit admettre que des peines strictement et évidemment nécessaires; et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie ou promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Art. 9 Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable. S'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de la personne, doit être sévèrement réprimée par la loi.

Art. 10 Tout citoyen est libre dans ses pensées et opinions. Art. 11 La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Art. 12 Si la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique, cette force n'est instituée que pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Art. 13 Pour l'entretien de la force publique et des frais de l'administration une contribution commune est indispensable, et la répartition doit être rigoureusement proportionnelle entre tous les citoyens en raison de leurs facultés.

Art. 14 Chaque citoyen a le droit, par lui-même ou par les représentants, de constater la nécessité de la contribution publique, de la continuer librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la qualité, l'assiette, le mouvement et la durée.

Art. 15 La société a le droit de demander compte à tout agent public, de son administration.

Art. 16 Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a pas de constitution.

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  • Partisan du retour de la Wallonie à la France comme Région française à part entière.
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 "   François de Larochefoucauld               
 

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