Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 10:37

Avec sa suffisance onctueuse de prélat italien, j’ai toujours estimé que ce socialiste wallon avait une tête à claques.

Mais tant qu’il était président de cette nouvelle église devant apporter le bonheur éternel et égalitaire au petit peuple, ses discours enflammés contre les parvenus de son parti, pour l’augmentation des petits salaires, des petites pensions de survie, de l’amélioration des conditions de vie et des soins de santé enchantaient le badaud, toujours prêt à écouter le premier bateleur venu.

Mais il y a loin de la parole aux actes. Son envie irrépressible de devenir le premier ministre à n’importe quel prix l’a mis face à la dure réalité dont la cour servile qu’il s’était soigneusement constituée au sein d’une gauche béate allant des humanistes aux écolos, l’avait soigneusement préservé. Il était le président d’un parti socialiste oublieux de l’héritage du Parti Ouvrier Belge et le gourou d’une Wallonie admiratrice de l’éclat de sa verve consolatrice.

Arrivé à son ambition suprême, grâce aux  contorsions morales dont il a le secret, voilà qu’après quelques jours de gouvernement au programme aléatoire,  il a déjà reçu deux gifles magistrales.

La première, c’est d’être avoir été rejeté par ce qui constituait son fonds de commerce par le biais d’une manifestation très réussie à Bruxelles des trois syndicats nationaux contre la politique d’austérité qu’il veut mener et touchant ce petit peuple qu’il prétendait vouloir protéger.

Le seconde vient d’arriver sous forme d’un ultimatum de la très dictatoriale europe lui déclarant que son plan d’austérité n’était pas assez important et lui lançant un ultimatum pour trouver près de 2 milliards supplémentaires aux plus de 11 milliards prévus dans le budget belge 2012 d’ici à lundi prochain.

Quelle désillusion ! Ses promesses qui  marchaient si bien lorsqu’il était à la tête de son parti ne fonctionnent pas à la tête du pays. Ses électeurs se révoltent et voilà que l’europe ne croit pas au spectacle donné par les six partis du gouvernement et à leurs chiffres tronqués (0,8% de croissance alors qu’elle sera probablement proche de zéro cette année, notamment !) et exige une revision du budget proposé.

Et voilà que Di Rupo s’éveillant au milieu des ses rêves brisés découvre les terrifiants pépins de la réalité !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 18:15

En cette fin d’année 2011 qui a vu l’alliance des partis francophones admettre pratiquement toutes les exigences flamandes pour constituer un gouvernement fédéral avec Elio Di Rupo comme 1er ministre de la coalition PS-CDH-MR, il est temps de penser à un avenir incertain pour la Wallonie.

 Alors qu’en cette période , l’on présente les vœux de bonheur, de prospérité et de bonne santé à tous ceux que l’on aime, il m’est difficile aujourd’hui de suivre cette tradition. J’aimerais fortement le faire, mais je ne puis.

En effet, en ce  moment,  la dette publique belge atteint des sommets, l’europe impose ses lois dictatoriales inadaptées à la nation et  les marchés , douce expression pour faire croire qu’il n’y a pas un pouvoir financier international, se servent de la faiblesse de l’euro pour imposer un asservissement total des citoyens.

Cet euro auquel nos dirigeants se cramponnent avec l’énergie désespérée d’un mourant qui espère une rémission de quelques heures est  monnaie de singe, puisque la banque centrale européenne est indépendante et que les responsables des différents membres de sa zone n’ont aucune possibilité d’adapter sa valeur pour répondre aux besoins industriels et économiques de leur nation.

A se demander à qui servent nos ministres et nos députés sommés de voter 80% des lois que la dictature des oligarques européens nous impose, sauf à leur procurer un statut et une aisance financière que leurs électeurs n’ont pas.

Quel sera l’élément marquant de l’année nouvelle qui se présente à nos citoyens ?
Ce sera le véritable massacre social où l’augmentation de prix des produits et services sera exponentielle, chaque nouvelle mesure fiscale entraînant une augmentation des coûts de production et donc une diminution du pouvoir d’achat et un chômage en recrudescence.

De plus les mesures drastiques annoncées par nos gouvernants ne suffiront pas à atteindre le retour au 3% de déficit admis par l’europe (encore elle). Donc la charge fiscale et la coupe sombre dans les services sociaux continueront de plus belle !

Oui en 2012, l’année sera profitable aux riches de plus en plus riches, mais elle sera désastreuse pour le peuple wallon qui n’aura même la consolation d’avoir un gouvernement régional qui pourra atténuer les effets de la mal-gouvernance fédérale. Bien au contraire, lui aussi sera de plus en plus gourmand en prélèvements fiscaux ou en restrictions d’avantages à la population. De quoi regretter de n’être pas  Flamand.

Mais l’état fédéral servira, comme depuis quelques années, à amoindrir la Wallonie afin qu’elle tombe dans les Lage Landen que nous prépare le gouvernement flamand, par le biais du Parlement benelux installé par ce cher Leterme lors du renouvellement de cet accord et son élargissement en compétence sans interroger le parlement belge, ainsi que par ce bon Kris Peeters, ministre président de la Région flamande qui vient de signer un accord de collaboration accrue avec les Pays-Bas.

Pour se sortir de cette nasse tendant à la paupérisation et la sujétion du peuple wallon, il ne reste que l’espoir de son retour au sein de la France. Je sais, la République a elle aussi les mêmes difficultés, mais appartenir à une nation totalisant avec nous plus de 70 millions d’habitants, nous laissera plus d’espoir que dans cet état nabot au plan mondial où nous sommes en minorité face aux 6 millions et demi de Flamands toujours plus exigeants et dominateurs.

Mon vœu est donc que mes frères et concitoyens ouvrent enfin les yeux et se révoltent comme en 1960 contre toutes ces lois iniques qui les menacent dans leur survie !

VoeuxWallonie2010 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 10:38

En publiant cet article de maître Collard, je pense à mon ami Dominique-André Brichaux qui, à sa lecture, saura que le laïc athée que je suis, n'en est pas moins ardent défenseur d'une religion qui a constitué les racines et a forgé l'histoire de France et de l'Europe. Chose que l'union européenne ne veut pas admettre !

J’en ai vu un peu partout, des messes de Minuit : au Tchad, en Egypte, au Liban, au fin fond de l’Auvergne, dans des églises froides à faire geler les bénitiers, dans des chapelles chauffées à faire fondre les cierges.

 Jamais messe de Minuit (1) ne m’aura autant troublé que celle célébrée en l’église de Vauvert, dans le Gard, où les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, autrefois, faisaient halte et prière, où Saint-Louis s’agenouilla, où le pape Urbain médita, où les lourdes pierres se taisent du secret silence des âmes.

La messe commence. Le prêtre s’installe. Soudain, un groupe bruyant se bouscule dans l’allée centrale ; il figure des touristes, que mène un guide muni d’un porte-voix ; il leur explique qu’il y a longtemps ce lieu servait à la célébration du culte chrétien, mais que les chrétiens ont disparu, faute d’avoir tenu bon, d’avoir cru bon, et que cette église est désormais une curiosité historique ! Cette mise en scène est courageuse ; elle en dit long sur le sentiment d’insécurité des chrétiens. Bravo le curé d’avoir sonné les cloches de la réalité !

 

Noël disparaît d’Irak. Pour la deuxième année consécutive les chrétiens de Bagdad ne fêteront pas l’anniversaire de la naissance du Christ. A Madalla, près d’Abuja, au Nigéria, la messe de Noël a coûté la vie à trente fidèles. Les chrétiens d’Orient sont persécutés et tout le monde des droits de l’homme s’en fout comme de sa première indignation syndicale. Pas un char BHL en vue ! En France, tout va bien, on fait une petite guerre aux crèches, aux sapins de Noël, à nos traditions, à nos calendriers, à l’occasion on pisse ou l’on chie sur Jésus, pour la plus grande fermentation théâtrale des esprits créateurs et excréteurs. Tout cela n’est pas grave, on ne meurt, pour l’instant, que de rire …

(1)Quand je dis messe de Minuit, c’est une façon de parler, car c’était en réalité la messe de la veillée de Noel, puisque minuit, c’est tard, hors télé, pour les enfants modernes.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 10:39

Le site officiel du RWF le rappelle aujourd'hui.

Yves Desmet, rédacteur en chef du quotidien socialiste De Morgen, se moque gentiment du fait que M. Di Rupo a cru faire allégeance à la Flandre en entamant en néerlandais devant un public liégeois (sic) son discours d’hommage aux victimes de la tragédie de la semaine passée.

Que dirait-on en Flandre si un Premier Ministre flamand parlait d’abord en français en Flandre lors d’un événement qui a ému toute une ville, comme l’affaire Kim De Gelder à Dendermonde ? La langue de l’émotion et du recueillement est évidemment celle de la population qui a vécu le drame dans son coeur… Rien n’empêchait M. Di Rupo de dire à la fin de son discours quelques mots en néerlandais, voire en allemand, pour exprimer la solidarité du pays tout entier !

Plus qu’une erreur, il s’agit dans ce cas d’un symbole inquiétant.

Cela fait longtemps que je dénonce avec la plus grande vigueur le côté arriviste de ce personnage et sa capacité à se servir de réseaux d'obligés pour obtenir tout ce qui pourrait contribuer à leur rendre plus puissant et plus reconnu.

Grâce à d'habiles tractations, un soutien de la monarchie devant laquelle il s'incline comme le courtisan, le plus obséquieux et le plus servile.

Je pense me souvenir qu' à l'époque où il fut ministre-président de la Région Wallonne, son papier à lettre mentionnait Royaume de Belgique.

Aujourd'hui, il témoigne de la même servilité vis-à-vis des Flamands, maîtres de son poste, tant désiré, de premier ministre !

Menheer Di Rupo, Premier van Belgïe et dernier des Wallons !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 10:15

Espérons-le dirais-je en réponse d'Annie Cordy.
Di Rupo obéit aux Famands pour quelques miettes de gloire (du moins le pense-t-il), la crise augmente, la paupérisation s'annonce et le peuple finra dans la rue. En 1950, l'on a failli redevenir Français. La colère du peuple est souvent souveraine.

"Toute souveraineté réside essentiellement dans le peuple: nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément" nous dit l'article 3 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen promulguée à Polleur (Principauté de Liège) le 16 septembre 1789.

VoeuxWallonie2010.jpg

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 09:57

" Messieurs les anglais tirez les premiers ". C'est lors de l'épisode de la bataille de Fontenoy (en 1745), que ce mot fameux aurait été prononcé.

Dans notre Europe moderne nous avons depuis quelques décennies su faire taire les armes et les canons. C'est bien sur le principal succès de l'Union Européenne. C'est d'ailleurs ce succès et cette connaissance historique partagée par tous des affres des guerres qui ont ravagé notre continent pendant des siècles qui rend dans l'esprit de tous indépassable l'idée de construction européenne.

Pourtant, pourtant, l'année 2012, pourrait être celle où l'ensemble des européens demandera à nos amis allemands de sortir les premiers de l'euro.

L'euro est une construction Politique. Pas économique.

La monnaie unique a été créée et pensée il y a presque vingt ans. A l'époque et, c'est important de le rappeler, le Mur de Berlin vient de s'effondrer. La France, inquiète, voit poindre le danger d'une grande Allemagne réunifiée. François Mitterrand, alors Président de la République, reste avant tout un homme de la deuxième guerre mondiale. Il n'aura de cesse que d'arrimer l'Allemagne à la France, à moins que ce ne soit le contraire, afin de rendre le destin de nos deux nations indissociable. La monnaie unique est un peu comme une corde reliant plusieurs alpinistes mais qui ne pourrait pas être coupée en cas d'accident. Dès lors, si l'un des membres de l'euro tombe, toute la cordée sera entrainée dans la chute.

L'euro est une monnaie économiquement Allemande, mais de construction Politique française.

Le Président Mitterrand a donc négocié l'aide et le soutien de la France à la réunification Allemande contre l'adhésion de l'Allemagne à l'euro en échange de quelques critères de bonne gestion financière (les célèbres critères de Maastricht) oubliés par tous (y compris nos camarades allemands) depuis bien longtemps. Il ne faut pas oublier la décision politique prise à ce moment là par le Chancelier Allemand de l'époque Helmut Kohl. Ce dernier a décidé de convertir la monnaie des allemands de l'Est au prix de la monnaie de l'Ouest. En clair un Deutsch Mark (RFA-ouest), valait un Ost Mark (RDA-Est). L'Allemagne n'avait pas l'argent nécessaire bien sur pour convertir cette masse monétaire nouvelle sur la base de 1 pour 1. Une telle conversion n'avait d'ailleurs aucun sens économique. L'Ost Mark valait plutôt dix fois moins d'un Deutsch Mark. Là encore l'idée était Politique. Il s'agissait d'affirmer la réunification du peuple allemand, et qu'un Allemand de l'Ouest "valait" un Allemand de l'Est.

N'oublions pas qu'hier comme aujourd'hui les Allemands ont toujours refusé la notion de monétisation. Les allemands n'ont pas imprimé les Deutsch Mark nécessaires. Ils les ont emprunté sur les marchés. Ce faisant ils ont asséché le marché monétaire, provoqué une hausse massive des taux d'intérêt, à l'origine de la récession et de la crise économique des années 90 à 95. Nous avons tous payés le prix de la réunification allemande en Europe et particulièrement la France. Mais l'adhésion de l'Allemagne à l'Euro était à ce prix.

L'Euro un "OGM" qui n'est pas viable.

Reprenons. L'euro est donc une construction politique et pas économique. C'est une monnaie unique, pour 17 peuples différents, 17 langues, et surtout 17 économies hétérogènes. Car le problème génétique de l'euro, c'est qu'il s'applique à 17 économies qui sont profondément différentes. L'idée de l'euro est très belle, comme celle de la construction européenne. Pour toute personne saine d'esprit la construction européenne est une évidence. Néanmoins, en économie la beauté des choses n'est que de peu d'importance. La réalité c'est que les déséquilibres économiques de nos 17 pays ne peuvent plus désormais trouver de résolution qu'à travers des ajustements monétaires, qui restent la seule et unique solution économiquement viable. Non et cent fois non, le fait de mettre un pays à l'amende car il ne respecte pas son budget ne changera jamais rien à la structure de l'économie de ce pays, qui devra emprunter plus pour payer une amende (pour mémoire il existe déjà les "procédures pour déficits excessifs).... Non et cent fois non, effectuer un contrôle budgétaire européen ne changera rien aux forces et faiblesses intrinsèques d'une économie nationale... Non et cent fois non de nouveaux traités ne changeront rien au "stock" de dettes déjà existant... Non et cent fois non, la rigueur ou l'austérité ne peuvent constituer l'alfa et l'oméga d'une politique économique (ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas indispensable).

La fin du "Business Model" des Etats Providence.

Soyons sérieux. Les états européens, en particulier français, sont bâtis sur l'idée d'état providence. La "providence" est un mot qui signifie que le cours des événements est issu de l'action bienveillante d'une puissance divine (généralement Dieu).

En l'occurrence la puissance divine qui veille sur nous de la Crèche au Cimetière c'est l'Etat. L'Etat qui à travers les allocations familiales paiera l'essentiel des frais de garde de nos jeunes enfants, l'Etat qui veillera sur nos vieux jours à travers les pensions de retraite et aux maisons du même nom. Nous naissons à la crèche pour mourir à la maison de retraite. Entre temps, en cas de maladie la sécurité sociale veille sur vous, un incident de parcours professionnel, les ASSEDIC et maintenant le Pôle emploi se chargent de vous, quand il n'y a plus d'espoir, et que le marché du travail vous est définitivement fermé, le RSA (RMI nouvelle formule) prend le relais. Un problème de logement, le parc HLM et les aide au logement sont là pour vous. Partout, à tous les niveaux les "amortisseurs sociaux" sont là.

Il ne faut pas se leurrer. La fin du business model de l'Etat providence, signifie la fin programmée et inéluctable de l'ensemble de ces aides. C'est cela la rigueur sans la planche à billets pour l'adoucir.

Or la société française par son hétérogénéité ne pourra en aucun cas supporter une cure d'austérité à la grecque. Cela est impossible. Nos zones sensibles et nos banlieues (difficiles) vivent pour beaucoup des aides publiques et de la solidarité nationale. A cette problématique financière se rajoute depuis maintenant quelques années des problématiques communautaristes évidentes. Lorsque les tensions s'exacerbent, l'histoire humaine prouve que les modérés ne l'emportent jamais.

Les fragilités de la société française ne sont pas les fragilités de la société allemande. Pour notre pays, le coût social d'une austérité brutale risque d'être insupportable et de mener à des problèmes intercommunautaires insurmontables.

Je vous conseille la lecture de l'extraordinaire rapport officiel 2011 de l'Observatoire des Zones Urbaines Sensibles, éclairant sur la réalité sociale de notre pays et donc sur nos fragilités.

http://www.ville.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_onzus_2011.pdf

La sortie de l'Allemagne serait la meilleure solution.

L'Allemagne ne souhaite pas amoindrir (pour le moment) le choc de la rigueur par un recours, ne serait-ce que modéré, à la planche à billets c'est-à-dire à la monétisation. Dont acte. La ligne rouge allemande est celle de la création monétaire, menant bien souvent à l'inflation puis à l'hyperinflation. Ce point de vue est économiquement fondé. Le traumatisme allemand de l'hyperinflation des années 20 ayant mené à l'avènement du nazisme est toujours vivace dans les esprits d'outre-Rhin. Cela est parfaitement respectable.

La ligne rouge française doit être impérativement celle de la stabilité sociale. L'austérité ne peut être que progressive sous peine de prendre le risque de déclencher des émeutes d'une rare violence. Nous ne pourrons pas mener chez nous une austérité crédible c'est-à-dire massive et brutale. L'utilisation de la planche à billets est inéluctable. Ce n'est qu'une question de temps. Il en est de même pour l'Italie, l'Espagne, ou la Grèce (mais pour d'autres raisons). 

La conclusion est implacable. En cas de persistance de ces désaccords, nous devrons mettre fin, par la force des choses à l'aventure de la monnaie unique. La meilleure solution serait alors la sortie du maillon fort de l'euro qu'est l'Allemagne. Messieurs les Allemands sortez les premiers!

Le coût économique d'une telle solution serait certainement le plus supportable parmi les "mauvaises solutions" pour sortir définitivement de cette crise monétaire. Une sortie de l'Allemagne de la monnaie unique ne lui couterait pas plus cher que la réunification. Cela lui couterait également bien moins cher que de se "porter caution" pour l'Europe entière. Enfin, une dette en euro "faible" remboursée en nouveau Marks "forts" permettrait d'amoindrir le coût (important) de la dette allemande.

Nous devons accepter de dépasser nos limites. L'euro n'est plus une limite. Seule la stabilité de nos nations respectives sur le long terme permettra la poursuite d'une construction européenne durable.

Nos élites se trompent. La fin possible de l'euro est en réalité, une chance immense pour un nouvel élan européen bâti sur une adhésion populaire et démocratique.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques Aucoffre.com
Professeur d'Economie Internationale
contact: sannatcharles@yahoo.fr

Publié avec l'aimable autorisation de l'auteur

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 17:19

Le glas résonne dans la Cité Ardente
C’est toute une ville qui se lamente
Sur ses blessés et ceux qui ont péri.
Mon cœur pleure et  mon âme aussi.

Ce treize décembre deux mille onze
Devra s’inscrire dans le bronze,
Jour ou l’assassin a frappé
Dans un carnage injustifié.

Car prendre la vie d’innocents
Ou les blesser cruellement
Est crime contre l’humanité
Et ne peut être pardonné.

Tu as supprimé sans émoi
Même un  bébé de dix-huit mois ;
À la balle, à la grenade
Tu a balayé l’esplanade.

Tu as sacrifié à ta haine,
Dans ta folie soudaine,
Mères de famille ou étudiants
De malheureux et pauvres passants .

Lâchement  tu t’es suicidé
Pour ne pas être condamné.
Mais je sais nordine amrani
Que tous les Liégeois t’ont maudit !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 12:57

Je suis Liégeois et une profonde tristesse m'a envahie.

 

La haine à l'état pur d’un Nordine Amrani a frappé de nombreuses et innocentes victimes

 

 Liège, ma ville, celle que j'aime de toute mon âme, a été martyrisée à travers ces malheureux qui se sont trouvés sur la route de cet assassin.

 

 Aujourd'hui, la Place Saint-Lambert est devenue rouge du sang de ces martyrs, rouge de honte, rouge de colère. Et nul ne pourra oublier cela.

 

 Vous, les proches des morts et des blessés, sachez que toute la cité pleure avec vous aujourd’hui  et que son histoire restera tragiquement entachée de cet attentat ignoble, quelle qu’en soit la raison.

 

Que cet ignoble individu brûle en enfer s’il en existe un !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 13:56

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Allocution de Paul-Henry Gendebien, co- président du Rassemblement Wallonie-France
à l’occasion des funérailles de Liliane Dehaybe, Vice présidente du RWF

Centre funéraire de Robermont, le 8 décembre 2011-12-09

C’est d’abord vers vous ses filles, vous ses parents,, vous son mari, vous ses petits-enfants, vous sa famille, mais également vous ses collègues de travail et ses amis que nous nous tournons aujourd’hui.

 Notre présence ici, aujourd’hui, a une signification : à savoir notre volonté de dire ensemble ce que nous ressentons au moment du départ de madame Liliane Dehaybe, dire ce que nous n’oublierons pas de son parcours, dire ce qui, à nos yeux,  restera d’elle.

Nous voici maintenant rassemblés autour de Liliane pour l’accompagner dans son dernier voyage, pour lui rendre hommage, pour nous voir dans la solidarité à l’égard des siens et dans le respect de sa mémoire. C’est avec émotion que je m’adresse à vous. Si je le fais, c’est pour répondre à la volonté, à la demande expresse de Liliane qui en avait exprimé le souhait.

À juste titre, elle donnait la priorité dans ses affections à sa famille qi comptait tellement pour elle. Mais elle était également attachée à son cercle de travail, à ses anciennes collègues de l’enseignement, à ses élèves. Pour elle, la formation de la jeunesse par l’enseignement et par  la culture était un objectif et une valeur auxquels elle croyait. Il y avait là une part importante et significative de sa dimension sociale et humaine.

Enfin,  un autre cercle – qui était aussi en quelque sorte un autre cercle de famille – lui tenait à cœur : celui des militants du mouvement politique auquel elle avait adhéré avec tellement de conviction.

Je m’exprime ici, non seulement en mon nom- (auquel j’associe mon épouse empêchée   en raison d’un contrôle médical important) , mais également au nom des autres dirigeants du Rassemblement Wallonie-France, et de ses militants et adhérents.

Liliane Dehaybe avait pris contact avec moi très tôt après la fondation du mouvement à la fin de l’année 1999. Permettez-moi cette évocation personnelle : je reçus un jour un appel téléphonique. La voix m’était inconnue. Mais immédiatement elle se fit connaître et me signala que, militante d’un parti politique important, elle en éprouvait une grande déception et ne le suivait plus. Elle ajoutait que notre projet et notre ligne répondaient pleinement à son idéal. C’est ainsi qu’elle en vint à exprimer son adhésion spontanée à une cause qu’elle continuera  de partager et de défendre jusqu’au bout.

Elle le fit avec un désintéressement total qui, pour elle, allait de soi.La cause passait avant tout. Jamais elle ne se mettait en avant. Elle n’en exercera  pas moins des fonctions importantes et occupa des places visibles sur les listes électorales à chaque scrutin.

Elle recherchait avant tout l’efficacité dans ses fonctions et je me rappelle à cet égard qu’elle fut une de mes Vice-présidentes. Je me rappelle aussi qu’elle présida, comme il le fallait, un de nos Congrès Politiques qui se déroula à Liège au Palais des Congrès.

Désintéressement amis aussi engagement personnel. Ce que Liliane entreprenait, elle s’y tenait. Elle était à la fois une des dirigeantes du mouvement et une militante du terrain.

Engagement citoyen donc, mais aussi loyauté et fidélité. Et cela compte. Cela compte dans un combat difficile et exigeant, où les récompenses n’existent pas parce Que seul un combat dans la durée, qui s’apparente à une résistance,  qui est une lente construction d’un autre avenir collectif, pour les siens comme pour la société.

Liliane avait une vision juste fondée sur les principes démocratiques, républicains et laïcs. Ces principes, elle les voyait contenus dans l’idéal d’une France, d’une République de France, que celle-ci nous fait partager  depuis plus de deux siècles. Cet idéal, elle l’associait  à son amour de notre langue commune et de notre culture commune, c'est-à-dire de notre belle langue française et de notre grande culture française.

Liliane se sentait à la fois Wallonne et Française, réunissant cette double qualité, cette double identité, ces deux beaux noms qu’elle méritait de porter. Elle pouvait ressentir  une certaine passion pour les causes qu’elle défendait : elle avait aussi du caractère ! Mais c’était au bon sens du terme, et c’était heureusement salutaire dans une époque et dans un monde où règne la grisaille de la pensée, des idéologies et des comportements. Cela dit, Liliane était une femme de caractère et de conviction. Elle n’était pas une « extrémiste » et gardait la tête sur les épaules. Au total, elle était une « personnalité » , dont peuvent être fiers ses proches,  et parmi eux, ses parents, son mari, ses deux filles Gaëlle et Orane,  sans oublier ses petits-enfants qu’elle chérissait.

Nous aussi, ses amis,  avons été fiers de la compter dans nos rangs. Nous savons ce qu’elle nous a apporté et nous lui en sommes reconnaissants. Retenons son exemple. Retenons ce que Georges me rappelait il y a quelques jours : « Liliane avait toujours des projets. Elle disait : sans projet, il n’y a pas d’avenir ! ». C’est une leçon ! Ne l’oublions pas.

Sa vie trop courte mais menée intensément aura également été  un modèle d’énergie et de courage exceptionnel  dans une longue épreuve. Dans son exemple l’on  peut puiser une force, , une force pour continuer notre chemin en tenant bon, en restant debout.

Au moment de ton départ, Liliane, nous ne voulons pas  nous laisser dominer par la tristesse. Au contraire,  nous voulons te dire que nous avons eu la chance et le bonheur de te connaître. Liliane, tu nous quitte sans bruit, comme si tu ne voulais pas nous déranger. Mais du même coup, nous prenons conscience de la place que tu occupais. Et nous pressentons que tu resteras  toujours présente dans nos mémoires et dans nos cœurs.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 15:13

Sous le titre Pays à vendre, Gilbert Collard nous donne une vision claire sur l’opportunité du droit de vote pour les étrangers.

 

Il ne faut pas s’y faire,  même si c’est dans l’air du vent   des moulins écolo-socialistes, et, fut un temps, sarkosistes : la France serait, selon le projet socialiste, à toute personne qui paie quelque impôt. 

 

 Même s’il n’est pas  français, même s’il s’en retournera un jour dans son légitime pays d’origine, monsieur tout le monde du grand monde sans frontière devrait, selon les verts et les roses, un beau bouquet de chrysanthèmes, pouvoir voter pour élire maire et président de conseil général, et plus tard, inévitablement, être élu !

 

 On se préparerait de sacrés lendemains communautaristes.

L’argument en faveur du droit de vote des étrangers est simple : ils paient l’impôt, donc en même temps, ils achètent le droit de peser sur le destin d’un pays qui n’est pas le leur ! On vend le droit de vote au prix de l’impôt. En un mot, la citoyenneté étrangère se ramène à cette idée : je paye donc je vote ! Pays à vendre…   

 

  S’y opposer, au nom  du lien entre la citoyenneté et le vote, entre la Nation et le Citoyen, entre la France, son destin maitrisé et les Français de toutes origines qui la peuplent, principes qui claquent au vent de Valmy, c’est être forcément raciste !

 

Vous me direz, ils n’ont plus rien d’autres à sortir que cette connerie démodée, vieille comme Tonton et SOS racisme, son instrument politique de propagande.

 

 Ces gentils principes socialo-verdoyants ont été soutenus par le Sarko du temps où il était scout de gauche, avec ses cheftaines Fadéla Ammara, Rama Yadé, et d’autres. Il a belle gueule de s’y opposer aujourd’hui ! 

 

 La gauche cherche des électeurs de remplacement à l’électorat populaire qui lui tourne le dos, fatigué des flonflons des bobos, des trahisons, et elle croit les avoir trouvés chez les étrangers de passage qui paient l’impôt et « participent à la vie de la cité ».Qu’est-ce que cela veut dire participer à la vie de la cité ? Encore une phrase dont on passera des années impossibles à chercher l’existence concrète !

 

Que je sache un Français qui paye l’impôt en Tunisie, au Maroc, au Sénégal, ne vote pas, et c’est normal. Décider par le vote de la conduite d’une nation impose l’attachement, l’ancrage à cette nation : pour voter, devenez Français, ce n’est pas une honte, sinon votez chez vous, et pour qui vous voulez !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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  • : 19/07/2008

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