wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 10:28

A mon père, notaire à Vaucouleurs, qui fit baptiser sa fille Jehanne à Domremy.

 

 

Si Paris vaut bien une messe, l’élection présidentielle vaut bien un tartuffard pèlerinage politique à Domrémy – la- Pucelle, effectué à dos de sondages fatigués, par le tictaquant troubadour de l’agonie historique française, Nicolas Sarkozy.

 

 

 

Un sursaut de Guéant, de Ciotti, pour donner le change, ne trompe personne. Avec Georges Pompidou, Nicolas Sarkozy est le seul président de la Vème République à n’avoir point assisté aux fêtes de Jeanne d’Arc le 8 mai suivant l’élection.

 

 

 

Et aujourd’hui, jockey ? cycliste ? Chevauchant à urne rabattue son destrier électoral, derrière Marine le Pen, à la poursuite de son électorat, il découvre que Jeanne d’Arc, ce qui est une bonne surprise, peut rapporter, c’est le cas de le dire, des voix ! Alors, sus à Domrémy, sonnez matines.

 

 

 

Il y aurait encore des Français pour s’intéresser à l’histoire charnelle de la France ? Eh oui, n’en déplaise aux mondialistes nombrilistes accueillantistes : « La lecture des sondages montre clairement le maintien de la présence de Jeanne d’Arc dans les mémoires et l’absence de toute autre héroïne. » (Alain Corbin, P 70, Seuil).

 

 

 

Mais du Fouquet’s à la chapelle du bois chenu édifiée à l’endroit où Jeanne entendit les ordres de Saint Michel, de Sainte Marguerite et de Sainte Catherine, il y a du chemin à parcourir pour être crédible face à la croyante en Dieu et en la France, cette « femme sans sépulcre et sans portrait », qu’admirait Malraux. Nul qui résista un jour pour la France ne put s’empêcher de penser à elle.

 

 

 

Croyante En Dieu ? C’est une affaire de foi, et là, chacun est libre d’y croire ou d’en douter, sans se moquer, en n’oubliant pas, s’il doute, ces mots testamentaires de Vaclav Havel : « Il semble que la chose la plus importante aujourd’hui serait d’adopter une attitude humble à l’égard du monde, de respect en ce qui nous dépasse, de tenir compte du fait qu’il existe des mystères que nous ne comprendrons jamais et de savoir qu’il faut assumer notre responsabilité sans la fonder sur la conviction que nous savons tout… nous ne savons rien, mais l’espoir nul ne peut nous l’ôter. »

 

 

Croyante En la France ? Jeanne, qui signait Jehanne, c’est l’amour de la France ! Nul n’en peut douter. Il fallait vraiment le génie de notre peuple, quand il rêvait en lui, pour réussir ainsi à prophétiser l’exigence de vérité, pour trouver dans ses marches les plus lointaines, les sauveteurs de ses aspirations opprimées : une bergère, une pauvresse : Jeanne, l’épée de Charles Martel au poing. Comme , dans notre histoire, Sainte Geneviève et ses prières ; Gambetta, fils d’immigré et son dirigeable, qui de Tours continue la guerre ; Clémenceau et sa volonté ; de Gaulle et son appel ; Jean Moulin et ses ombres.

 

 

Des femmes, des hommes inspirés par l’amour fou du pays ont accompli cette personnification rebelle qui seule se dresse contre l’asservissement, l’envahissement, le renoncement !

 

 

Seuls, toujours contre tous : contre les ayatollahs de toutes les chapelles laïques, ecclésiastiques, philosophiques, politiques, juridiques, ironiques… Seuls, toujours seuls, jusqu’au bûcher des flammes de l’oubli, de l’ingratitude, de l’enfer. Seuls contre les combines des « Français reniés », les collabos d’alors, du temps de Jeanne, autre temps, autres traîtres, qui ne croyaient pas en la France, les sales cons ! Et pourtant, elle l’a bien foutu en l’air l’imprenable bastille des Tourelles, contre l’avis de tous, vêtue de son armure blanche, brandissant glaive et étendard, accompagnée d’abord par le peuple et ensuite par les chevaliers et capitaines. Le peuple, qui en avait marre d’être occupé, a chargé !

 

 

Elle n’est à personne Jeanne, ni à la droite ni à la gauche ; elle est à celles et ceux qui y croient, surtout en dehors des périodes électorales, et qui lui rendent hommage parce qu’il faut se souvenir « que la patrie chez nous est née du cœur d’une femme, de sa tendresse et de ses larmes, du sang qu’elle a donné pour nous », comme le disait Michelet.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 10:37

Avec sa suffisance onctueuse de prélat italien, j’ai toujours estimé que ce socialiste wallon avait une tête à claques.

Mais tant qu’il était président de cette nouvelle église devant apporter le bonheur éternel et égalitaire au petit peuple, ses discours enflammés contre les parvenus de son parti, pour l’augmentation des petits salaires, des petites pensions de survie, de l’amélioration des conditions de vie et des soins de santé enchantaient le badaud, toujours prêt à écouter le premier bateleur venu.

Mais il y a loin de la parole aux actes. Son envie irrépressible de devenir le premier ministre à n’importe quel prix l’a mis face à la dure réalité dont la cour servile qu’il s’était soigneusement constituée au sein d’une gauche béate allant des humanistes aux écolos, l’avait soigneusement préservé. Il était le président d’un parti socialiste oublieux de l’héritage du Parti Ouvrier Belge et le gourou d’une Wallonie admiratrice de l’éclat de sa verve consolatrice.

Arrivé à son ambition suprême, grâce aux  contorsions morales dont il a le secret, voilà qu’après quelques jours de gouvernement au programme aléatoire,  il a déjà reçu deux gifles magistrales.

La première, c’est d’être avoir été rejeté par ce qui constituait son fonds de commerce par le biais d’une manifestation très réussie à Bruxelles des trois syndicats nationaux contre la politique d’austérité qu’il veut mener et touchant ce petit peuple qu’il prétendait vouloir protéger.

Le seconde vient d’arriver sous forme d’un ultimatum de la très dictatoriale europe lui déclarant que son plan d’austérité n’était pas assez important et lui lançant un ultimatum pour trouver près de 2 milliards supplémentaires aux plus de 11 milliards prévus dans le budget belge 2012 d’ici à lundi prochain.

Quelle désillusion ! Ses promesses qui  marchaient si bien lorsqu’il était à la tête de son parti ne fonctionnent pas à la tête du pays. Ses électeurs se révoltent et voilà que l’europe ne croit pas au spectacle donné par les six partis du gouvernement et à leurs chiffres tronqués (0,8% de croissance alors qu’elle sera probablement proche de zéro cette année, notamment !) et exige une revision du budget proposé.

Et voilà que Di Rupo s’éveillant au milieu des ses rêves brisés découvre les terrifiants pépins de la réalité !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 10:47

"Non, nous ne perdons pas la guerre" se disait encore Von Rundstedt en décembre 1944, ou alors il aurait rendu les armes.

Aujourd'hui, Guy verhofstad, le petit flamand enivré par la gloire (toute relative, car qui se soucie de ses déclarations à part les médias?), dans une interview accordée à la RTBF, dit
"Non, je ne doute pas de l'avenir de l'euro" et que " les responsables politiques de l'UE "seront obligés en 2012 de mener des réformes très profondes pour une Union économique, fiscale et politique, en parallèle avec l'Union monétaire"

 Tout comme le général allemand, alors que tout semblait perdu pour le 3e Reich pensant  arrêter son écroulement et sa disparition, il croit lui aussi que la bataille pour la survie de l'euro sera gagnée et que l'europe va devenir une seule et grande nation.

Quand l'on se rend compte des différences entre le nord et le sud de la belgïe en matière linguistique, sociale, économique et culturelle et des drames que celles-ci créent, comment peut-on croire en cette nouvelle Babylone européenne que ce paltoquet qui a déjà démontré à l'occasion toute sa haine pour la France, prône avec l'accent du désespoir.

Ce flamand "rabbit" s'use inutilement les dents qu'il a pourtant longues, sur une collaboration totale et une union fusionnelles que les états membres refusent de plus en plus.

Quand se rendra-t-on enfin compte que l'on enlève les quelques dernières miettes de pouvoir que le citoyen avait encore face à des oligarques et des financiers qui se cachent derrière ce que pudiquement nos pseudo-gouvernants appellent "les marchés" ?

Grecedominee

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 18:15

En cette fin d’année 2011 qui a vu l’alliance des partis francophones admettre pratiquement toutes les exigences flamandes pour constituer un gouvernement fédéral avec Elio Di Rupo comme 1er ministre de la coalition PS-CDH-MR, il est temps de penser à un avenir incertain pour la Wallonie.

 Alors qu’en cette période , l’on présente les vœux de bonheur, de prospérité et de bonne santé à tous ceux que l’on aime, il m’est difficile aujourd’hui de suivre cette tradition. J’aimerais fortement le faire, mais je ne puis.

En effet, en ce  moment,  la dette publique belge atteint des sommets, l’europe impose ses lois dictatoriales inadaptées à la nation et  les marchés , douce expression pour faire croire qu’il n’y a pas un pouvoir financier international, se servent de la faiblesse de l’euro pour imposer un asservissement total des citoyens.

Cet euro auquel nos dirigeants se cramponnent avec l’énergie désespérée d’un mourant qui espère une rémission de quelques heures est  monnaie de singe, puisque la banque centrale européenne est indépendante et que les responsables des différents membres de sa zone n’ont aucune possibilité d’adapter sa valeur pour répondre aux besoins industriels et économiques de leur nation.

A se demander à qui servent nos ministres et nos députés sommés de voter 80% des lois que la dictature des oligarques européens nous impose, sauf à leur procurer un statut et une aisance financière que leurs électeurs n’ont pas.

Quel sera l’élément marquant de l’année nouvelle qui se présente à nos citoyens ?
Ce sera le véritable massacre social où l’augmentation de prix des produits et services sera exponentielle, chaque nouvelle mesure fiscale entraînant une augmentation des coûts de production et donc une diminution du pouvoir d’achat et un chômage en recrudescence.

De plus les mesures drastiques annoncées par nos gouvernants ne suffiront pas à atteindre le retour au 3% de déficit admis par l’europe (encore elle). Donc la charge fiscale et la coupe sombre dans les services sociaux continueront de plus belle !

Oui en 2012, l’année sera profitable aux riches de plus en plus riches, mais elle sera désastreuse pour le peuple wallon qui n’aura même la consolation d’avoir un gouvernement régional qui pourra atténuer les effets de la mal-gouvernance fédérale. Bien au contraire, lui aussi sera de plus en plus gourmand en prélèvements fiscaux ou en restrictions d’avantages à la population. De quoi regretter de n’être pas  Flamand.

Mais l’état fédéral servira, comme depuis quelques années, à amoindrir la Wallonie afin qu’elle tombe dans les Lage Landen que nous prépare le gouvernement flamand, par le biais du Parlement benelux installé par ce cher Leterme lors du renouvellement de cet accord et son élargissement en compétence sans interroger le parlement belge, ainsi que par ce bon Kris Peeters, ministre président de la Région flamande qui vient de signer un accord de collaboration accrue avec les Pays-Bas.

Pour se sortir de cette nasse tendant à la paupérisation et la sujétion du peuple wallon, il ne reste que l’espoir de son retour au sein de la France. Je sais, la République a elle aussi les mêmes difficultés, mais appartenir à une nation totalisant avec nous plus de 70 millions d’habitants, nous laissera plus d’espoir que dans cet état nabot au plan mondial où nous sommes en minorité face aux 6 millions et demi de Flamands toujours plus exigeants et dominateurs.

Mon vœu est donc que mes frères et concitoyens ouvrent enfin les yeux et se révoltent comme en 1960 contre toutes ces lois iniques qui les menacent dans leur survie !

VoeuxWallonie2010 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 10:38

En publiant cet article de maître Collard, je pense à mon ami Dominique-André Brichaux qui, à sa lecture, saura que le laïc athée que je suis, n'en est pas moins ardent défenseur d'une religion qui a constitué les racines et a forgé l'histoire de France et de l'Europe. Chose que l'union européenne ne veut pas admettre !

J’en ai vu un peu partout, des messes de Minuit : au Tchad, en Egypte, au Liban, au fin fond de l’Auvergne, dans des églises froides à faire geler les bénitiers, dans des chapelles chauffées à faire fondre les cierges.

 Jamais messe de Minuit (1) ne m’aura autant troublé que celle célébrée en l’église de Vauvert, dans le Gard, où les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, autrefois, faisaient halte et prière, où Saint-Louis s’agenouilla, où le pape Urbain médita, où les lourdes pierres se taisent du secret silence des âmes.

La messe commence. Le prêtre s’installe. Soudain, un groupe bruyant se bouscule dans l’allée centrale ; il figure des touristes, que mène un guide muni d’un porte-voix ; il leur explique qu’il y a longtemps ce lieu servait à la célébration du culte chrétien, mais que les chrétiens ont disparu, faute d’avoir tenu bon, d’avoir cru bon, et que cette église est désormais une curiosité historique ! Cette mise en scène est courageuse ; elle en dit long sur le sentiment d’insécurité des chrétiens. Bravo le curé d’avoir sonné les cloches de la réalité !

 

Noël disparaît d’Irak. Pour la deuxième année consécutive les chrétiens de Bagdad ne fêteront pas l’anniversaire de la naissance du Christ. A Madalla, près d’Abuja, au Nigéria, la messe de Noël a coûté la vie à trente fidèles. Les chrétiens d’Orient sont persécutés et tout le monde des droits de l’homme s’en fout comme de sa première indignation syndicale. Pas un char BHL en vue ! En France, tout va bien, on fait une petite guerre aux crèches, aux sapins de Noël, à nos traditions, à nos calendriers, à l’occasion on pisse ou l’on chie sur Jésus, pour la plus grande fermentation théâtrale des esprits créateurs et excréteurs. Tout cela n’est pas grave, on ne meurt, pour l’instant, que de rire …

(1)Quand je dis messe de Minuit, c’est une façon de parler, car c’était en réalité la messe de la veillée de Noel, puisque minuit, c’est tard, hors télé, pour les enfants modernes.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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