wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 08:47

La Wallonie est, sur le long terme, un objectif économique, géopolitique, et idéologique obligé pour le Mouvement Flamand, même si celui-ci n'est pas assez fou pour en revendiquer le territoire de manière ostensible.  Toutes les apparences seront préservées en Wallonie mais la  réalité chaque jour un peu moins, hélas! Le reste, les siècles s'en chargeront. Le mouvement Flamand est séculaire. Ce n'est pas la moindre de ses forces. Toute une série de "détails" parfaitement observables conduisent à cette analyse.

 

Le système économique et politique Flamand préférera utiliser le fait Wallon à son profit, tout en le laissant géré par un appareil politique et administratif francophone inféodé malgré lui à la Flandre. Mais la Flandre accordera, en échange,  une accréditation officielle de la " Nation Wallonne" que les siècles passés ne portèrent pourtant pas sur les fonds baptismaux.  Séduire les Wallingants indépendantistes tout en les assujettissant économiquement est donc une des priorités des Flamands en Wallonie.

 

En réalité, la Flandre nous propose déjà une sorte d'apartheid soft,  et voit dans la Wallonie,  une  réserve de main d'œuvre  et de PME  bon marché contrôlés par des sociétés Flamandes.

 

Tel est le piège tendu à la fois à la Wallonie, à Bruxelles et à la République Française. Pour l'instant, l'étranglement programmé de la Wallonie est tout entier dédié:-  au maintien du  découplage politique des Wallons et des Bruxellois face à un prédateur commun dont ils n'ont pas vraiment conscience.- à l'annexion de  Bruxelles, ruinée, à la Flandre condition de relâchement informel et provisoire de l'étau financier . .

 

 

En d'autres termes,   il est probable que la diminution drastique des transferts en faveur de la Wallonie, aura pour conséquences  implicites :                                        a) faire chuter  le Ps et  laisser s'installer un régime et un parti unique "de Renouveau "  politiquement "correct" et très "dur", probablement encouragé par certains responsables de l'Armée . (Delcourt)                                         b)  une fiscalité déloyale et discriminée entre Flandre et Wallonie entretenant  l'inféodation de cette dernière à la Flandre, dans un cadre Konfederaal imposé par la force d'un introuvable ou fantoche gouvernement Fédéral. ( Nous y sommes presque)

 

En résumé et je reprendrai mot pour mot le diagnostic d'Olivier Maingain: " tous les avantages de l'indépendance Flamande sans en avoir les inconvénients."

 

Une fois Bruxelles transformée en Brussel, il y a de très fortes chances que Brussell, c'est-à-dire les Bruxellois,  prenne à se charge l'entièreté des transferts vers une Wallonie soigneusement  discriminée en matière d'infrastructures, d'éducation et de formation.. Tout cela ne coûtera rien ou presque à la Flandre qui doit maintenir son avantage structurel sur la Wallonie.  Brussel est une ville-symbole, une poule aux œufs d'or  que les Flamands convoitent mais qu'ils n'aiment pas.

 

 

J'ajoute qu'à l'heure où nous parlons, il n'y a plus " d'ultranationalistes Flamands ", il n'y a que des "patriotes" Flamands en concurrence solidaire pour la conquête de leur pré carré national.

 

Peu importe, pour eux, les apparences, (Konfederaal, indépendance officielle) ce qui compte c'est le fond,  comme en témoigne leur politique séculaire de petits pas ponctués de coups de force et d'effets de cliquets à l'encontre de Francophones médusés  qu'ils considèrent ouvertement  comme des rats stupides et cupides qu'il faut  repousser perpétuellement et coincer avec les moyens les plus retors.

 

Si je peux me permettre ce dernier commentaire, la première des prises de conscience à accomplir dans le camp francophone, accompagné du travail de deuil que nous devons TOUS faire, Belges ET Français, c'est d'admettre une bonne fois pour toutes, que les Flamands ne pensent pas comme nous, qu'ils n'ont pas le même référentiel, et n'ont pas les mêmes conceptions de la démocratie.

 

La leur repose sur la "sacralité" de l'antique solidarité  tribale, clanique, de Terroir et de filiation,  celui de la Germanie des temps obscurs, celui du massacre d'Arminius dont ils  revendiquent implicitement le modèle stratégique ! Même si cela peut paraître "farfelu". ( Le couloir de Rhodes Saint Genèse et la forêt de Soignies c'est leur forêt d'Arminius. C'est ici qu'ils entendent  défaire une bonne fois pour toute la Romanité Belge, cet  insupportable affront existentiel ) Par conséquent  seule la contrainte la plus stricte forcera la Flandre à concéder une continuité territoriale en Bruxelles et Wallonie.  Cette force, les Bruxellois  en disposent-ils géopolitiquement ? Et sinon comment peuvent-ils l'acquérir ?    Tout est là.

 

 Tous les Peuples ont leur défaut , mais malheureusement pour  nos Flamands,  les leurs ne peuvent trouver de transcription acceptable dans l'occident démocratique d'aujourd'hui.  Et ils le savent. Ils savent aussi qu'il est trop tard pour reconfigurer la dynamique du mouvement Flamand sur d'autres bases.  On ne referme pas la boîte de Pandore.Par conséquent, toute tentative pour les amadouer  en les invitant  à cheminer dans un dédale institutionnel sans cesse "rebricolé" contre un peu d'argent provisoire, n'aura pas plus d'effet sur la "colère" flamande que les accords de Munich sur une autre fureur . Que du contraire, les faits démontrent que cela  exacerbe ce qu'il faut bien appeler la fureur flamande à l'égard des "franse raten".

 

  Si l 'on veut   arriver à une situation à  la yougoslave, alors oui, il faut continuer  sur la voie de l'extorsion de droits  définitifs contre de l'argent provisoire, dans l'attente d'un apaisement miraculeux qui ne viendra jamais.Les dernières manœuvres militaires en Belgique, les déclarations du général Delcourt, donnent une idée assez juste de ce à quoi nous pourrions être confrontés. Et pendant ce temps la note de la dette Belge se dégrade les taux d'intérêt du refinancement grimpent, grimpent...

 

Monsieur , l'apaisement de la Flandre s'appelle Brussel et Belgïe.

 

 Car le fait francophone en Belgique est désormais inassimilable pour le Peuple Flamand dans son ensemble.Nous ne sommes plus , hélas! confrontés à une élite flamingante comme autrefois,   mais à toute une Nation instrumentalisée et dressée, sans qu'elle le sache,  pour l'évaporation du fait francophone de Belgique  par les moyens les plus retors. C'est ce qui lui tient  de mythe fondateur et de cohésion sociétale. Mais les intéressés n'en savent rien.

 

Voilà,  je le crains,  l'atroce vérité.

 

Notre siècle vient d'accoucher de la plus grande catastrophe financière  de tous les temps, Antiquité comprise.Le sol occidental se dérobe sous nos pas. En Europe, et en Amérique les chômeurs se comptent par dizaines de millions et la très grande majorité des États sont en situation de cavalerie budgétaire impossible à freiner sans une forte croissance qui ne viendra jamais. Car elle est ailleurs et nécessite d'autres règles que celles que nous nous sommes imposées.

 

  Il est donc  illusoire, en particulier pour les Bruxellois,  d'espérer que la "crise" des finances publiques aiderait  à résoudre les conflits  qui font rage en Belgique.Il est vain de voir dans les institutions financières françaises une ligne Maginot contre l'hybris du Peuple Flamand et  un rempart pour, une  Bruxelles  qui se trouve, de fait,  en état de siège . Les banques n'ont aucune vision politique et ne cherchent qu'une chose:  collecter l'épargne. D'où qu'elle vienne. A-t-on jamais vu, depuis l'Antiquité, les financiers  libérer des peuples opprimés ?....

 

Seuls les Peuples peuvent briser leurs chaines ! Et quand ils ne le peuvent pas seuls,  ils font appel à  d'autres Peuples frères.

 

En attendant, il est inutile  que certains Bruxellois se voient encore comme des "intercesseurs surdoués des deux cultures" et comptent continuer de prospérer sur ce terreau-là. Cette époque est révolue!

 

La "Commune de Bruxelles" devrait-elle  donc se rendre aux "Versaillais" et aux "Prussiens" de Belgique. ? Non ! Et non !  L'annexion de Bruxelles par la Flandre et l'assujettissement de la Wallonie  ne sont pas une fatalité !

 

Pourvu  que  les Bruxellois, et  les  Wallons, acceptent, enfin !  de faire un choix déchirant et de le proclamer haut et fort par une série d'actes fondateurs. Personne ne le fera à leur place !

 

Pour les Bruxellois, ce choix c'est, très bientôt, de devenir "Germains" (de seconde zone)  ou de se proclamer publiquement, sans ambiguïté  et massivement "Romains" de plein droit.  Avec les conséquences que cela entrainera.

 

 Il n'y a pas d'autre remède hélas, je vous l'assure.

 

Aux Bruxellois de faire entendre leur "voie". Leur temps est compté.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 16:39

En septembre 2006, dans le "Trait d'Union" spécial Elections provinciales, Paul-Henry Gendebien écrivait dans son éditorial:

Confiance et patience : notre analyse de l’iné­luctabilité de la crise finale de l’Etat belge se répand dans la population. Et l’opinion publique commence à savoir qu’il y a une réponse, pour la Wallonie et pour Bruxelles, à l’éclatement de la Belgique, à savoir l’union avec la France, une union qui fera la force… Même nos adversaires sont obligés de prendre en considération notre projet. Bref, on ne peut plus ignorer la solution française. Le réunionisme est devenu une hypothèse sérieuse, il fait partie du débat politique, que ce soit pour l’approuver ou pour le contester. En d’autres termes, le R.W.F. a déjà obtenu une première et grande victoire en amenant son projet au coeur du débat politique.

Bien entendu, nous nous heurtons encore à la crainte naturelle et ordinaire que provoque le changement, à la résignation des élites rentières du système belge, au conformisme belgo-monarchiste des médias.

Le poète Goethe constatait que « les grandes idées sont d’abord partagées par un petit nombre ». Mais on sait aussi que les changements importants dans l’Histoire de l’humanité sont provoqués par une minorité agissante.

Nous sommes cette minorité agissante aujourd’hui, et demain notre projet deviendra majoritaire. Il s’imposera comme le seul recours sérieux, réaliste et durable pour une Wallonie qui ne cesse de s’enfoncer dans l’incertitude et la morosité.

Quand on nous demande : « A quoi servez-vous ? », je réponds donc en pre­mier lieu que nous avons déjà réussi à placer la solution française sur la table et qu’on ne peut plus l’ignorer. En deuxième lieu, nous sommes la seule voix qui maintient en vie la flamme du mouvement wallon et sa tradition historique consistant à indiquer aux Wallons le meilleur chemin à parcourir.

Enfin, nous sommes les seuls à oser proclamer haut et fort un certain nombre de vérités.

La vérité

La vérité, c’est que le fédéralisme belge est un échec, que le régime belge reste nuisible aux intérêts wallons et bruxellois, que la loyauté fédérale invo­quée par MM. Van Cauwenberghe et Happart dans leur pseudo-Constitution wallonne est un leurre de première catégorie.

 

La vérité, c’est que la Belgique unitaire avait déjà laissé tomber une Wallonie écrasée par la désindustrialisation; et qu’à son tour la Belgique fédérale a étouffé une deuxième fois sa minorité francophone sous le poids flamand, un poids qui pèse lourdement sur l’Etat central, la haute administration, la diplo­matie, la police, les Banques, la Poste, les Chemins de fer, Zaventem, la presse (le groupe Vers l’Avenir et le Vif), Belgacom, sans parler de l’Eglise catholique et de l’entourage royal.

La vérité, c’est aussi que la Flandre profite de la faiblesse et de la lâcheté collective de la classe politique francophone.

 

Tout cela, il faut le dire. Si nous n’étions pas là, qui oserait souligner que l’adversaire n° 1 de la Wallonie et de Bruxelles, c’est la structure étatique belge, dont la disparition annoncée est à la fois inéluctable et nécessaire ?

De même, si nous ne sommes pas là, qui dira le danger et le ridicule que représente l’idée d’une post-Belgique francophone, d’un Etat confetti bap­tisé « Wallonie-Bruxelles », d’un « Wallo-Brux », cette petite Belgique sans la Flandre ?

Déjà les bons apôtres de la belgitude se rabattent sur le « Wallo-Brux » !

 

Regardez-les, tous ces piliers du régime, tous ces docteurs Purgon de la belgitude et du monarchisme, écoutez-les proposer leur remède miracle digne des purges et des saignées de Molière : « Si les Flamands s’en vont (tiens, ils reprennent déjà cette hypothèse à leur compte), cela ne sera pas un drame, au contraire : la Belgique sera purgée, elle sera sauvée, ELLE CONTINUERA ! »

 

La mini-Belgique serait à leurs yeux le salut ! C’est évidemment la plus belle des calembredaines… On prétendrait ainsi sauver la Belgique en prolongeant un de ses morceaux. Et quoi encore ? On voudrait ainsi ressusciter un mort, et même un fantôme. On voudrait reconstituer une Belgique qui serait un paradis mais un paradis qui n’aurait pas existé.

 

On le voit, la manœuvre est grossière. Le Wallo-Brux est une invention de la classe politique francophone, effrayée par l’idée même d’un autre régime politique (la France républicaine) où ses privilèges risqueraient gros, où sa rente serait compromise, où le régime des partis qu’elle affectionne tellement serait remis en question.

 

Sans parler du ridicule qui accablerait cet Etat croupion dont le chef d’Etat serait un Laurent 1er (non merci), où tel sénateur patoisant serait ambas­sadeur à l’O.N.U., où tel commissaire de police dûment encarté deviendrait général … Et on en passe.

Le combat politique à venir…

Disons-le tout net, c’est une évidence qui s’imposera de plus en plus, le Wallo-Brux serait mort-né parce qu’il n’aurait ni viabilité économique, ni volonté collective ni (surtout) de consistance nationale.

 

La petite Belgique clonée naîtrait dans le désordre parce qu’elle n’aurait pas la puissance politique et diplomatique pour se faire respecter et imposer à la Flandre une définition correcte, c’est-à-dire démocratique, de sa nouvelle frontière d’Etat au Nord, notamment dans la périphérie de Bruxelles. A cet égard, nous répétons que seule une intervention française dans un contexte d’internationalisation de la crise belge permettra une stabilisation et une solution, au grand soulagement de l’Europe.

 

Le R.W.F. l’annonce clairement : le choix n’est déjà plus entre la Belgique ou la non-Belgique. Cette question est en voie d’être tranchée. La question est désormais : que ferons-nous dans l’après-Belgique ? Nous voici par conséquent au seuil immédiat d’une nouvelle période : le grand combat politique à venir opposera les « néo-Belges du Wallo-Brux » aux partisans de l’union avec la France.

 

Voilà pourquoi notre mission n’est pas finie. Elle ne fait que commencer à vrai dire. Et nous gagnerons parce que nos adversaires ne sont pas sûrs d’eux-mêmes et n’ont pas d’idées fortes. Nous finirons par l’emporter parce que nous avons des idées justes et fortes et parce que nous sommes sûrs de nous.

 

Et que dire en décembre 2010, sinon que tous les faits qui se sont déroulés depuis prouve l'exactitude des analyses du RWF, qui trace son sillon de plus en plus profondément dans les citoyens éclairés !

 

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 17:10

Sous le titre de « Et si la Flandre usait de la loi du nombre... » le Vif-L’Express.be publie un article très intéressant sur ce sujet.

 

Il est particulièrement instructif de lire la théorie de Wilfried Dewachter, professeur émérite, ancien directeur du Centre de politicologie de la KUL qui a déclaré (en mai) à propos des problèmes institutionnels dans l’hebdomadaire Trends  « Nous devons en revenir à la force du nombre ».

 

Son apparition lors d'un congrès de la N-VA en 2004 lui avait valu le titre de « personnalité académique indépendante, peut-être le politologue le plus renommé de Flandre ».

 

Il estime que pour ramener la paix dans le ménage belgo-belge, rien de tel qu’un retour aux sources. Au bon vieux temps du « principe de base de la Constitution de 1831 : la décision prise à la majorité au Parlement ». Il pense donc inutile de s'embarrasser de conflits d'intérêts, de sonnette d'alarme, de lois spéciales ou même de parité linguistique au sein du gouvernement fédéral : tous ces mécanismes ne servent plus aux partis francophones et à « l'élite bruxo-belge » qu'à jouer l'obstruction.

 

Est-ce réalisable ???  Il pense que oui « Via une courte loi spéciale et une courte révision de la Constitution, on décide d'abord que les lois spéciales seront désormais modifiées à la majorité simple », nous dit le professeur. Et il n’y pas de quoi crier au coup d'État, souligne-t-il. Aujourd'hui déjà, c'est à la majorité simple que le Parlement fédéral approuve les transferts colossaux de souveraineté de la Belgique à l'Union européenne. Sans que personne, y compris du côté francophone, s'en offusque. »

 

C’est ce que Wallonie 2010 dénonce régulièrement. La route que la N-VA trace ne conduit pas nécessairement à l’autonomie des Régions, mais aussi peut-être à un projet d’une Belgïe où les francophones seraient désormais complètement administrés et gérés par la Flandre.

 

Le propre de l’illusionniste, c’est d’attirer l’attention du public pour éviter qu’il ne voie ce qui se passe lors du tour de magie. Il ne faudrait pas que le désir d’indépendance proclamée dans les statuts de la N-VA ne nous permette pas de voir d’autres manœuvres pour créer cette Belgïe que de plus en plus de Flamands appellent de leurs vœux !

 

Et si Bart De Wever était, en plus d’un fin stratège, un magnifique illusionniste ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 14:17

En 1964, Edouard Molinaro tourne un film où Brigitte Bardot tient le rôle principal d’une ravissante (très ravissante- NDLR) idiote, dont la naïveté est désarmante !

 

Aujourd’hui, c’est la présidente du parlement wallon qui reprend le rôle dans l’interview accordée à Pascal Vrébos. Avec moins de charme, il est vrai, mais avec l’air aussi idiot que Brigitte avait su si bien interprété.

 

Déjà, cette écolo avait allaité son bébé lors de sa prestation devant les parlementaires wallons ahuris par tant de fraîcheur paysanne. Certaines mauvaises langues l’avaient déjà surnommé à l’époque Bécassine pour cette bévue qui s’apparentait à celles commises par la petite bonne bretonne dans la société bourgeoise de l’époque.

 

Dimanche, à la question de Pascal Vrébos « Qui est le président de la Côte d’Ivoire ? », elle répondit to de go Laurent Gpagbo. Et comme un cancre devant l’examinateur du bac qui se rend compte que sa réponse n’est pas la bonne, elle s’enferre en déclarant qu’il a prononcé son serment d’investiture.

 

Elle ignore apparemment qu’Alassane Outtara, son adversaire a obtenu 54% des voix lors de l’élection et que pratiquement toute la communauté internationale a reconnu cette victoire.

 

Mais cela ne va pas mieux, alors la riposte suprême consiste à dire qu’elle a entendu que l’élection aurait été controversée et qu’elle n’est pas juge de la cour là-bas pour donner un avis.

 

Alors, Dame Hoyos est-elle une vraie ravissante idiote ?

 

Il semblerait bien que oui. Ravissante peut-être puisqu’un député de l’opposition lui avait envoyé un texto disant qu’elle avait un bel arrière-train (en d’autres mots, bien sûr) mais idiote certainement !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 12:29

Olivier Maingain tente de créer des sections locales de son parti en Wallonie surtout en soutien logistique de son combat pour Bruxelles.

 

Nous l’avons affirmé cent fois. Son fonds de commerce électoral est bruxellois et la Wallonie est le cadet de ses soucis.

 

L’interview donnée au Soir ce samedi le prouve sans contestation possible.

 

A la question, négocier l’autonomie fiscale, est-ce une concession en soi ? N’est-ce pas tenter de s’entendre sur une nouvelle organisation de l’Etat, qui pourrait être win-win ? », il répond « L’autonomie fiscale peut être abordée seulement si vous avez pris la précaution de faire en sorte qu’il n’y ait pas de concurrence fiscale. Imaginez : vous refinancez Bruxelles mais, dans le même temps, vous laissez une concurrence fiscale s’installer aux portes… Il ne faudra pas dix ans pour que la délocalisation d’une partie de l’activité économique affaiblisse Bruxelles dans son ensemble, et pour que la « compensation » via un calcul de son financement qui prend en compte les navetteurs – ce dont on parle dans la note Vande Lanotte –, devienne petit à petit une illusion. »

 

Vous avez bien lu « … Il ne faudra pas dix ans pour que la délocalisation d’une partie de l’activité économique affaiblisse Bruxelles dans son ensemble ».

 

La Wallonie, qui aurait certainement les mêmes problèmes et qui sait, peut-être même plus aigus du fait de ne même pas avoir le parlement européen sur son territoire, importe peu, ce n’est que la province, ma chère !

 

La preuve, il ajoute plus loin « Dans l’esprit de la N-VA et d’autres en Flandre, l’autonomie fiscale n’est jamais qu’une étape préparatoire d’une étape suivante, celle éventuellement de l’indépendance de la Flandre. D’où l’importance du lien entre Bruxelles et la Wallonie, par l’élargissement.» 

 

Donc en cas d’indépendance de la Flandre (80% des exportations qui font vivre le pays), Il sous-entend qu’une mini Belgique, avec une région capitale et une région provinciale serait une solution crédible. Pourquoi pas, avec son roi, son armée, son corps diplomatique et tout le toutime belgicain ?

 

Et là se dévoile le langage du politicien, flatter son électorat bruxellois pour maintenir son mandat électoral. Car si tel n’était pas le cas, pourquoi nez lancerait-il pas dans un grand élan à la Eerdekens «  Si à un moment donné, j'ai le choix entre une Belgique diminuée et la France, je choisirai la France. À choisir entre le cul-de-sac d’une mini-belgique et la France, je choisis la France. » (Évidemment, Claude Eerdekens avait cité la Wallonie en place de Belgique – NDLR).

 

Que voilà une expression qui serait une menace crédible ! Que voilà un certain panache !

 

Mais évidemment tout le monde n’est pas intéressé par les problèmes wallons, tout le monde n’est pas Ernest Glinne ou Robert Collignon non plus, et certainement pas Olivier Maingain !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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