Jeudi 21 octobre 2010
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Dans une interview accordée à la Libre
Belgique, Paul Magnette, ministre fédéral socialiste du Climat
ett de l'énergiepeut-être encore Allon a déclaré que s 'il devait être question du rattachisme, une idée
« lunaire », affirme-t-il, la Wallonie a plus d'affinité avec l'Allemagne qu'avec la France en termes de culture politique et d'intérêts industriels de la Wallonie, estime le ministre
socialiste dans un entretien à La Libre Belgique.
Déchaîné, il continue par un méprisant
« quand je vois la situation en France, je comprends qu'il n'y ait plus que trois rattachistes en Wallonie », il juge « ridicule » de vouloir être rattaché à un pays qui, à ses
yeux, « a une culture aux antipodes de la nôtre ».
Il parle à ce sujet de l'absence de culture
de concertation sociale et de l'autoritarisme gouvernemental dans le dossier français des pensions.
« Il y a une rupture culturelle avec
les Français. Si on doit se rattacher un jour, ce sera plutôt avec l'Allemagne. C'est plus dans l'intérêt industriel de la Wallonie », clame-t--il haineusement !
Pour ce ministricule que Di Rupo trouve
tellement intelligent, la culture ne peut être dans la langue, dans l’expression artistique ou dans les racines des individus. La seule culture
valable et admissible est la culture politique. Le retour à la dictature bolchévique en quelque sorte.
Et de voir l’intérêt économique avant tout
comme un bon tenant du capitalisme à tout crin. Bien qu’il ait tout faux dans son analyse, sa haine d’une France de droite le jette dans les bras du
pangermanisme en train de prospérer dans les milieux intellectuels Hollando-flamando-luxembourgeois. Tiens l’on retrouve ici le fameux traité Benelux qu’Yves Leterme a resigné en douce, sans en
référer au Parlement, alors que ce traité est ridicule si l’on croit à l’Europe.
Mais comme Magnette est prêt, comme son
maître à penser, à faire le grand écart pour tenter d’être membre d’un nouveau gouvernement à n’importe quel prix, il dit aussi « Le plan B du PS est de toute façon plus compliqué à réaliser que le plan A », histoire de rassurer les Flamands sur la faiblesse de la menace proférée.
Le trublion Magnette oublie ou veut oublier
le très sérieux
rapport paru en 2008 sous la plume de Philippe Hubert aux éditions de l’Institut Emile Vandervelde, très proche du parti socialiste.
Ses conclusions sont claires. Les
voici :
« Les enseignements
des différents sondages, concordants dans la durée, montrent que la tendance pro-française n’est pas un épiphénomène conjoncturel mais une constante qui se fonde sans doute sur un fond
sociologique de sympathie stable, renforcé épisodiquement selon la situation contextuelle.
Il est clair qu’on ne peut plus conclure à l’inexistence d’un sentiment
rattachiste réunioniste francophile du fait que les partis portant ce courant ne récoltent qu’un à deux pour cent des suffrages.
Il convient également de mesurer combien cette tendance est en
rajeunissement. L’image du rattachisme (et du rattachiste) a sensiblement changé en quelques années. Ce ne sont plus quelques anciens chantant la Marseillaise autour d’un éphémère ministre du
Général mais une tendance plus large jouissant d’un fond de sympathie chez « monsieur tout le monde », d’un attrait auprès de catégories plus « formées » et affichant un réel dynamisme. Il se
pourrait que le mouvement se crée progressivement une place durable dans le paysage. »
Son mépris de ce bobo gauche caviar est une insulte qui touche plus que 3 pauvres vieux nostalgiques. Magnette nous montre enfin son vrai visage, celui d’un prétentieux incapable de respecter même
les études de son bord.
Tirons la chasse, cela
vaut mieux. L’odeur que dégage ses propos est pestilentielle.
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