Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 14:27

Je crains votre silence, et non pas vos insultes. Ces magnifiques paroles d’Andromaque de Jean Racine donnent toute la valeur des angoisses qui devraient effrayer mes concitoyens.

En effet, sur le front de la politique belge, un silence profond s’est établi sur le travail de modérateur/conciliateur. Le silence qui souvent précède la tempête.

Car tempête, il y aura quelque soit la solution trouvée. Ou il a y accord sur la formation d’un gouvernement - et dans ce cas, l’on sait que l’on peut oublier l’élargissement de Bruxelles et l’appauvrissent de la Région Wallonne par manque de solidarité nationale – ou il n’y a pas d’accord et nous nous enfonçons dans une crise institutionnelle qui ne peut conduire qu’au chaos.

Car, il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas demain que les politiciens wallons comprendront que la seule issue est d’entamer des négociations avec la Flandre pour un partage équitable des biens de la défunte Belgique et dans le même temps de commencer à solliciter la France pour le rattachement et même l’Europe pour éviter un éclatement destructeur au sein de la capitale européenne.

Non, nous sommes dans le silence le plus complet. Dormez tranquilles, braves gens ! De la Notte (en italien de la nuit) se transforme en une médecine hypnotique capable d’endormir toute une nation. Mais le réveil sera d’autant plus pénible !

Car il ne faut pas se tromper. Des générations de politiciens ont conduit le pays à la catastrophe et la situation est devenue ingérable. La facture sociale qui nous attend dans les deux cas sera terrible et une grève aussi dure qu’en1960 pourrait bien se reproduire. Et cette fois, il n’y aura plus un Gaston Eyskens pour nous faire avaler la pilule amère !

Les injures sur les Wallons sont moins dures à supporter que le silence du complot.
Bart, remets–en nous une couche ! C’est beaucoup moins inquiétant !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 12:12

Hier, dans une interview accordée à Pascal Vrebos sur Bel RTL, Yves Leterme a relaté sa rencontre avec Angela Merkel et a notamment déclaré sur le modèle multiculturel que  « Madame Merkel a raison, en ce sens que les politiques d'intégration n'ont pas toujours eu les effets bénéfiques qu'on attendait d'elles ».

 

Et d’ajouter « quelqu'un qui vient ici pour des raisons, disons honorables, il faut qu'il soit accueilli, mais il faut qu'il s'adapte aussi au milieu belge, à la commune dans laquelle il habite, au tissu social... »

 

Tiens, tiens, notre premier ministre CD&V en parlant également d’adaptation à la « commune dans laquelle il habite » et au « tissu social » en profite en parlant d’immigration pour passer au volet local.

 

A l’entendre, les francophones qui se situent dans les communes à facilités (prévues par la constitution actuelle en passe d’être modifiée) devraient donc montrer l’exemple à l’immigré en parlant le néerlandais, ou le flamand ABN ou mieux encore le platte vlaams.

 

« Chassez le naturel, il revient aussitôt au galop », nous dit un dicton populaire.

Ce premier ministre en affaires courantes ne peut oublier ses vieux démons.

 

« Il faut qu’il s’adapte au milieu belge » aurait suffi, mais son subconscient flamando-flamand a parlé !

 

Mais lors de cet interview, cet ex-premier ministre a osé affirmer  « Il n'y a pas vraiment de coût jusqu'à présent. Tout est bien géré. Les marchés réagissent bien (...) Dans le contexte actuelle, les affaires courants, ça marche (...) Au niveau économique, les affaires courantes, ça marche. »

 

Pourtant,  pour le dixième mois d’ affilée, le record des faillites en Belgique a été atteint.

En octobre, 905 entreprises ont fait faillite, soit 58 (6,8%) de plus qu'en octobre de l'année dernière. Il s'agit du pire des mois d'octobre pour la Belgique, selon les chiffres rapportés mardi par Graydon.
Mais cet ex-premier ministre a aussi tous les culots. Il ose affirmer dans la même interview


Par rapport à septembre, le nombre d'entreprises en faillite a diminué. Il s'agit toutefois du pire mois d'octobre pour la Belgique et c'est le dixième mois consécutif à enregistrer un tel record.

Cela concerne  242 entreprises en Région Bruxelloise,  256 entreprises en Wallonie et 407 en Flandre. Le nombre total de faillites pour les dix premiers mois de 2010 s'élève à 8.316 entreprises.

 

L'arrondissement de Bruxelles avec plus de 1.909 entreprises en faillite, représente 23 pour cent de l'ensemble des déclarations de faillite, nous dit 7SUR7.  Cela correspond à une perte de 20.084 emplois. 

 

Tout va très bien, madame le Marquise, tout va très bien, tout va très bien !!!

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 09:11

La presse nous l’apprend, le colonel Gennart a été relevé prématurément de son commandement, qu'il devra quitter dès mercredi prochain, au lieu du 1er décembre 2010 comme initialement prévu.
L’on peut considérer que l’ordre donné serait une sanction décidée par le général Charles-Henri Delcour chef de la Défense (CHOD) après la sortie médiatique de cet officier qui avait osé dénoncer la flamandisation de l'armée.

 

Par conséquent il ne pourra prendre à la fête annuelle du 2e Wing, qui se tiendra vendredi en début d'après-midi Place Saint-Aubain, dans le centre de Namur, ville-marraine de la 350e escadrille, l'une des deux unités volantes de la base aérienne qu’il commandait selon des sources politique et militaire.

Le ministère de la Défense s'est refusé à confirmer cette nouvelle sanction frappant l'officier. Mais un porte-parole a assuré qu'il arrivait parfois que des fastes se déroulent en l'absence du chef de corps d'une unité.

 

Le colonel Luc Gennart aurait introduit ce jeudi une procédure en extrême urgence au Conseil d'État . Cette requête en suspension concerne à la fois la mutation du colonel Gennart à Beauvechain, le 3 novembre prochain, et son interdiction de participer aux fastes de son unité, ce vendredi à Namur.

La décision du Conseil d'État est attendue aujourd’hui.

 

Décidément, il ne fait pas bon dans une Belgique  flamandisée d’oser relever la tête. Mais qui est ce général Delcour ?

 

Bruxellois d’origine, il est grand officier de l'Ordre de la Couronne et commandeur de l'Ordre de Léopold. En juin 2008, il a été nommé aide de camp du Roi.

 

Les honneurs lui seraient-ils montés à la tête au point d’accepter l’injustice de l’armée commise envers les Wallons pour préserver une Belgique déjà fortement flamandisée et dont cette flamandisation s’est accélérée sous son ministre de tutelle Pieter De Crem ?

 

Je sais le ministre se défend d’être à la base de la mutation du colonel Gennart. "Je ne suis intervenu à aucun moment", a-t-il affirmé à quelques journalistes. "Je ne m'occupe pas des dossiers du personnel, j'ai d'autres choses à faire", a ajouté Pieter De Crem, du ton hautain qu’il sait avoir.

 

Mais … Comment peut-on penser que De Crem, cet homme autoritaire, n'aurait pas sinon exigé, au moins d’avoir suggéré cette décision au chef de la défense nationale, lorsque l’on se rappelle l’incident récent qui eut lieu de décembre 2009 où il a demandé à l'équipage de l’avion dans lequel il s’était embarqué de négliger les consignes de sécurité.

 

Lorsque l’on est pris les doigts dans le pot de confiture, les dénégations ne prouvent qu’une seule chose, une mauvaise foi évidente !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 12:16

Poser la question prouve qu’une inquiétude commence à voir le jour dans mon esprit.

 

La possibilité de voir le gouvernement en affaires courantes depuis sa démission se transformer en gouvernement d’urgence me semble un premier pas vers un régime autoritaire.

 

La presse nous apprend que le roi a reçu Didier Reynders (pour cela, il est bon) et Laurette Onkelinkx et va recevoir successivement tous les autres vice-premiers ministres.

 

 

À ce sujet , Régis Dandois, politologue à l’ULB a déclaré « On peut se poser la question de savoir s'il n'y a pas un agenda derrière ces consultations qui sont traditionnelles, qui sont coutumières. Savoir s'il n'y a pas une volonté d'élargir les pouvoirs du gouvernement en affaires courantes et de lui attribuer certaines compétences qu'il n'a pas actuellement »

 

Et d’ajouter « Si le Parlement fédéral décide d'attribuer de nouvelles compétences à ce gouvernement en affaires courantes, on pourrait se diriger vers une sorte de gouvernement 'normal'" »

 

Le roi envisagerait donc de discuter avec eux pour donner de nouvelles attributions au gouvernement d’affaires courantes ce qui lui permettrait de prendre des mesures non prévues par la loi

 

RTL-TVI nous affirme que cela serait une première dans l’histoire de la Belgique.

 

Je ne suis pas juriste et encore moins constitutionnaliste, mais il me semble que l’on quitte le chemin de la démocratie, car donner de nouveaux pouvoirs à un gouvernement qui n’est plus représentatif de la volonté populaire est déjà une forme d’autoritarisme confié à des politiques, parfois désavoués lors des élections.

 

Je sais l’on m’objectera que le nouveau parlement est là pour sanctionner cet ancien gouvernement reconduit, mais cela aidera-t-il à une stabilité du pays et à une vision d’avenir, très importante en ces moments troublés économiquement et socialement.

 

Une autre solution, aussi fantaisiste, consisterait dans la nomination d’un gouvernement provisoire, comme ce fut le cas en 2007, lors des avatars de l’Orange bleue avec Guy Verhofstad, qui a lancé 3 années d’immobilisme total et a conduit àla démission du gouvernement Leterme II. Il serait composé des 7 partis qui négocient.

 

Qui peut croire à ce genre de coalition, même provisoire. Un front flamand de droite avec un cartel francophone de gauche.  La crise est bien là et les solutions proposées me semblent peu respectueuses de la démocratie élective.

 

Le régime parlementaire belge, depuis qu’il est devenu fédéral, n’est plus capable de fonctionner correctement dans l’entente des communautés, tellement différentes culturellement, socialement, économiquement et politiquement.

 

Les Français ne connaissent pas leur bonheur avec leurs élections majoritaires à deux tours.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 09:13

Dimanche, Bart De Wever a accepté de donner une interview à Chantal Monet de RTL-TVI.

 

Ses déclarations ont été précises. L’on parle de lui comme d’un grand communicateur, c’est vrai. Mais il faut avouer que ses déclarations ne relèvent pas de la « langue de bois » habituelle et que ce qu’il affirme est clair, très clair. à nos chers politiciens

 

Il dit notamment "Je ne vais pas nier que la situation est grave. On a négocié pendant des mois, et on n’a pas réussi. Maintenant la confiance n’est plus là, la foi en la formule à 7 n’est plus là et la proposition de compromis a été refusée d’une manière très explicite, donc ce ne sera pas facile".

 

Bart De Wever rappelle, à juste titre, que la gestion fédérale sur les points-clés comme "l’immigration, le budget, la justice" est un "désastre". A-t-il tort sur ces points ?

 

Et d'affirmer "On veut un changement copernicien qui sera favorable à tous les citoyens, on est totalement convaincus que c’est aussi dans l’intérêt des Wallons et des francophones de changer"

 

Constatant que les positions flamande et francophone étaient totalement différentes, les premiers souhaitant le changement et les seconds plaidant pour un statu quo de l’état fédéral.

 

Il maintient qu’il est hors de question pour la N-VA de laisser tomber les points importants de son programme : "On a fait ça en 2007 avec le cartel, on a dit, après 6 mois, 'il nous faut un gouvernement, donc on va le former.  Qu’est-ce qu’on a vu ces trois années précédentes ? Rien du tout, l’immigration est devenue un désastre, la réforme de la Justice n’a pas abouti, le budget est un désastre, la réforme de l’État est nulle".

 

Et de poser la question qui fâche "Les francophones croient-ils vraiment qu’on est prêts à refaire cet exercice ? Moi je vous dis que c’est non ! »

 

D’autre part, les partis flamands CD&V, SP.A, Groen et Open Vld n'envisagent pas la constitution d'un gouvernement fédéral sans la N-VA. Les représentants de ces partis l'ont répété dimanche sur le plateau de l'émission De Zevende Dag à la Vlaamse Radio Televisie.

 

Il est donc aisé de conclure que la conciliation-médiation de Vande Lanotte est une manœuvre dilatoire pour gagner du temps et que soit l’on nommera un gouvernement provisoire Leterme III comme l'a suggéré Onkelinkx, ancienne ministre socialiste de la Justice, mais qui serait probablement illégal car inconstitutionnel ou de nouvelles élections qui ne feront qu’augmenter le gouffre entre Wallons et Flamands.

 

Alors messieurs les élus, allez-vous aller jusqu’au bout de l’imprévoyance politique ?
La Wallonie n’a-t-elle pour vous qu’un avenir à court terme ? Celui de vos juteux mandats ?

 

Reprenez un peu de dignité et de clairvoyance, préparez le divorce à l’amiable et regardez vers la France. Cela prendra du temps pour arriver aux accords finaux. Il est déjà fort tard, mais il est encore temps

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 15:07

Doctrine politique italienne du XXe siècle, le fascisme niait  l’égalité  des êtres humains et prônait la prise en mains du pouvoir par les élites. Il était donc par nature anti-démocratique, puisqu’au nom de l’intérêt collectif, il déniait l’écoute de « bas peuple », du citoyen ordinaire qui n’avait le droit d’exister que s’il se pliait aux diktats de ses dirigeants.

 

Ces jours derniers, j’ai éprouvé une nausée de démocrate malade du régime dans lequel on le fait vivre en entendant quelques politiciens s’exprimer.

C’est Marc Eyskens, ministre d’état,  lors d’un débat télévisé qui affirme qu’Olivier Maingain, le FDF n’ayant que 3 élus au Parlement sur 150, n’a vraiment pas droit à la parole dans les négociations pour la formation du futur gouvernement fédéral.

 

C’est Paul Magnette, le bras droit d’Elio Di Rupo qui parle avec mépris des trois rattachistes existants en Wallonie alors que la liste du RWF a obtenu près de 2% des voix aux dernières élections. Evidemment avec la loi électorale que les politiciens ont votée des 5% minimum pour obtenir un élu, il toise de haut ces sous-électeurs qui tentent de s’exprimer.

 

Au niveau des consultations royales, il y a un blocage systématique pour recevoir les présidents de l’Open VLD et le MR. Ce parti est pourtant premier à Bruxelles et second en Wallonie.

 

Mais Di Rupo, à la tête de sa coalition de gauche avec le CDH et Ecolo, ne veut pas en entendre parler et le roi suit, au minimum, ses demandes en ne consultant pas ce parti qui compte quand même 18 sièges au parlement.

 

Tout cela a des relents de totalitarisme à la fasciste. Seuls les plus puissants ont droit à la parole et écrasent avec morgue, tous ceux qui prétendent contester leur vision des choses. Ils s’estiment l’élite et le « bas peuple » n’a qu’à fermer sa gueule, comme le dirait mon voisin qui ne mâche pas ses mots lorsqu’il est en colère profonde.

 

Si fascisme il y a, il faut avouer que c’en est une mauvaise interprétation, car je n’arrive pas à considérer ces « gens-là » comme des élites.

 

Mais Eyskens n’est-il pas le digne rejeton de feu Gaston, dont le gouvernement mit à feu et à sang le pays en 1960 avec sa loi unique ?

 

Paul Magnette, socialiste, n’est-il pas celui qui remplace le plan « B », la minibelgique vue par son président comme échappatoire en cas de scission du royaume, par un plan « D » le rattachement à l’Allemagne ?

 

« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : c’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser ! » Françoise Giroud

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 14:00

L’interludeest un divertissement destiné à faire patienter les téléspectateurs, les auditeurs entre deux émissions.
 

Il semblerait que le palais royal ait décidé d’utiliser cette méthode pour occuper les temps morts de la grave crise politique que subit le royaume. Comme une pause entre « le riffifi chez les hommes » et « Nous irons tous au Paradis ». Du bon cinéma mais de la mauvaise politique !

 

Hier, le roi nous a gâtés d’un nouvel interlude pas très passionnant en nommant Johan Vande Lanotte à une mission de conciliateur.

 

En effet, qui peut croire que ce socialiste représentant d’un parti ultra minoritaire en Flandre en puisse rapprocher une N-VA et un CD&V, très à droite avec un cartel PS-CDH-Ecolo très à gauche ?

 

Qui peut croire encore à la soi-disant indépendance du Roi par rapport aux partis. En effet, au stade où l’on en est, pourquoi ne pas au moins consulter le MR et l’Open VLD ?

 

Une rancune envers la famille libérale flamande qui aurait saboté le magnifique spectacle de fin de mandature de présidence européenne, Albert II transmettant son sceptre à son digne héritier, transmettant ainsi une « image people » d’une monarchie rayonnante dans un royaume heureux devant les télévisions du monde entier ?


Comment expliquer autrement qu'Albert refuse obstinément de questionner au moins le MR deuxième parti de Wallonie et premier parti à Bruxelles ? Une exigence du cartel wallon ? Le roi  ne leur est pas inféodé au point qu’il n’ose prendre une initiative que les légalistes appellent royale ?

 

Je sais le Palais a démenti cette information, mais il faut dire que si aucun des conseillers royaux n’a pas eu cette idée en tête, Albert II a intérêt à changer son équipe.


Significatif aussi d’une certaine rancune royale, le fait ne pas avoir reçu le président de la N-VA ce vendredi comme les 6 autres partis qui négocient. L’excuse de l’avoir rencontré lundi en fin de mission de clarificateur ne tient pas et  ne justifie en rien le fait de ne pas le consulter comme les autres alors qu’il s’agit du parti  le plus puissant en Flandre.


Alors dès que l’interlude « conciliateur » se terminera, l’on en trouvera vite une autre. Il y en a tellement encore qui se termine en « eur ».

 

Cela ne fait pas l’affaire des Wallons, mais qu’ils se rassurent. En cas d’impossibilité d’accord, Paul Magnette proposera le rattachement à l’Allemagne. Le « Alle voor Vlanderen » pourra être remplacé par le « Deustchland über Alles ».

 

 

 

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 15:54

Dans une interview accordée à la Libre Belgique, Paul Magnette, ministre fédéral socialiste du Climat ett de l'énergiepeut-être encore Allon a déclaré que s 'il devait être question du rattachisme, une idée « lunaire », affirme-t-il, la Wallonie a plus d'affinité avec l'Allemagne qu'avec la France en termes de culture politique et d'intérêts industriels de la Wallonie, estime le ministre socialiste dans un entretien à La Libre Belgique.

 

Déchaîné, il continue par un méprisant « quand je vois la situation en France, je comprends qu'il n'y ait plus que trois rattachistes en Wallonie », il juge « ridicule » de vouloir être rattaché à un pays qui, à ses yeux, « a une culture aux antipodes de la nôtre ».

 

Il parle à ce sujet de l'absence de culture de concertation sociale et de l'autoritarisme gouvernemental dans le dossier français des pensions.

 

« Il y a une rupture culturelle avec les Français. Si on doit se rattacher un jour, ce sera plutôt avec l'Allemagne. C'est plus dans l'intérêt industriel de la Wallonie », clame-t--il haineusement !

 

Pour ce ministricule que Di Rupo trouve tellement intelligent,  la culture ne peut être dans la langue, dans l’expression artistique ou dans les racines des individus. La seule culture valable et admissible est la culture politique. Le retour à la dictature bolchévique en quelque sorte.

 

Et de voir l’intérêt économique avant tout comme un bon tenant du capitalisme à tout crin. Bien qu’il ait tout faux dans son analyse, sa haine d’une  France de droite le jette dans les bras du pangermanisme en train de prospérer dans les milieux intellectuels Hollando-flamando-luxembourgeois. Tiens l’on retrouve ici le fameux traité Benelux qu’Yves Leterme a resigné en douce, sans en référer au Parlement, alors que ce traité est ridicule si l’on croit à l’Europe.

 

Mais comme Magnette est prêt, comme son maître à penser, à faire le grand écart pour tenter d’être membre d’un nouveau gouvernement à n’importe quel prix, il dit aussi « Le plan B du PS  est de toute façon plus compliqué à réaliser que le plan A », histoire de rassurer les Flamands sur la faiblesse de la menace proférée.

 

Le trublion Magnette oublie ou veut oublier le très sérieux rapport paru en 2008 sous la plume de Philippe Hubert aux éditions de l’Institut Emile Vandervelde, très proche du parti socialiste.

 

Ses conclusions sont claires. Les voici :

 

« Les  enseignements des différents sondages, concordants dans la durée, montrent que la tendance pro-française n’est pas un épiphénomène conjoncturel mais une constante qui se fonde sans doute sur un fond sociologique de sympathie stable, renforcé épisodiquement selon la situation contextuelle.

Il est clair qu’on ne peut plus conclure à l’inexistence d’un sentiment rattachiste réunioniste francophile du fait que les partis portant ce courant ne récoltent qu’un à deux pour cent des suffrages.

 

Il convient également de mesurer combien cette tendance est en rajeunissement. L’image du rattachisme (et du rattachiste) a sensiblement changé en quelques années. Ce ne sont plus quelques anciens chantant la Marseillaise autour d’un éphémère ministre du Général mais une tendance plus large jouissant d’un fond de sympathie chez « monsieur tout le monde », d’un attrait auprès de catégories plus « formées » et affichant un réel dynamisme. Il se pourrait que le mouvement se crée progressivement une place durable dans le paysage. »

 

Son mépris de ce bobo gauche caviar  est une insulte qui touche plus que 3 pauvres vieux nostalgiques. Magnette nous montre enfin son vrai visage, celui d’un prétentieux incapable de respecter même les études de son bord.

 

Tirons la chasse, cela vaut mieux. L’odeur que dégage ses propos est pestilentielle.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 14:39

"L'honneur défend des actes que la loi tolère"
Sénèque - Philosophe latin du 1er siècle

Pieter De Crem, le ministre CD&V flamand de la Défense s'est exprimé sur les propos  du colonel Luc Gennart, le commandant de la base aérienne de Florennes, qui avait dénoncé samedi soir la "flamandisation" de l'armée, assurant que les "Francophones n'ont plus rien à dire" (dans l’armée belge –NDLR) et exprimant sa crainte  sur la fermeture programmée de cette base et le transfert de ses chasseurs F-16 en Flandre.

 

Cet homme courageux, sorti d’un devoir de réserve, se révèle le digne héritier du général Janssens lors des événements congolais avait osé, lui aussi , dénoncé les magouilles politiques.

 

 Mais fallait-il cette accusation pour se rendre compte que la flamandisation est active dans tous les domaines dans une Belgique dirigée depuis 1970 par de nombreux Flamands CVP ?

 

Dans les ministères, dans les ambassades, dans les chemins de fer, à la poste mais aussi dans les grosses entreprises privées où les cadres supérieurs sont là aussi pour la plupart  issus de pays de Vondel.

 

Zwarte Piet De Crem  a répondu avec toute l’arrogance flamande dont nous devons nous accommoder de jour en jour.

 

"Il n'y aura pas de fermeture de la base de Florennes (...) Le colonel semble mieux connaitre le chemin de la presse que celui de son bureau où se trouvent les dossiers." Ce ministricule ose dire cela au moment où la plupart des camps militaires sont déménagés vers la Flandre, où celles qui  restent en Wallonie sont dirigées par des hauts gradés flamands ! Prend-il vraiment les Wallons pour des aveugles.

 

"Les propos du colonel ne sont que des blabla qui ne sont pas à la hauteur des 3 étoiles qu'il porte à son uniforme." , affirme-t-il encore. Et ses propos à lui ne sont-ils pas des mensonges éhontés ?

 

 Les faits sont là pour le prouver ? Denis Ducarme, le député MR  l’affirme « Les francophones qui réussissent l’examen linguistique sont mis sur une voie de garage et privés de toute responsabilité. Contrairement à ce qui se passe dans la fonction publique, l’examen est organisé en interne par la Défense avec un jury dominé par les Flamands. » Quant à l’hypothèse de la fermeture de la base de Florennes, la deuxième en importance du côté wallon avec 1.500 emplois, Daniel Ducarme précise « il s’agit clairement d’une des pistes envisagées par l’état-major pour réaliser les économies budgétaires. C’est clairement dans les papiers ».

 

Enfin Zwarte Piet De Crem ose recommander à la presse  "Il ne faut pas faire trop de bruit, vous avez été mal informés par quelqu'un qui a manqué une occasion de se taire". Mal informé ? Sinistre individu qui oublie son récent projet de fusionner l’armée belge à l’armée hollandaise.

 

Décidément, non seulement les Flamands sont des prédateurs d’une Belgique liquéfiée, mais sont aussi les plus grands manipulateurs du royaume. Ils nous prennent pour des « cons », comme Yves Leterme qui avait déclaré en son temps que les Wallons étaient intellectuellement incapables d’apprendre le néerlandais.

 

Quel mépris pour les Wallons ! Il faudra se retrouver en France à côté de nos frères bretons, lorrains, provençaux ou alsaciens pour enfin retrouver un peu de dignité !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 13:37

Paul Magnette, le socialiste dirupien a déclaré à la VRT-Radio « Nous avons des problèmes sur une vingtaine de points, en précisant que cette note pouvait constituer une base pour la poursuite des discussions.  Il a également précisé que le PS n'avait pas encore dit "non" à la note de M. De Wever mais ne pas comprendre pourquoi le clarificateur avait rédigé un tel texte.  Parce que le clarificateur devait probablement, selon le roi et le front de gauche francophone, être une potiche servant juste à déguster la soupe des médiateurs et du préformateur.

 

Le fait de préciser que la note de Bart De Wever était "partiale", alors que celle de son président était "équilibrée". Ben voyons ! Je crois me rappeler la position du front des francophones avant les élections auquel appartenait le PS. Parmi les exigences, l’élargissement de Bruxelles et la nomination des bourgmestres de la périphérie étaient des conditions à mettre sur la table. Elles ont plutôt abouti à la poubelle.

 

Abandonner ces thèmes avant de les avoir abordés me semble une escroquerie envers les électeurs francophones et voilà que Paul Magnette trouve que la note de Di Rupo équilibrée. Non Monsieur, Bart n’a fait que mettre sur la table ce qu’il avait promis contrairement à Elio qui n’a même pas osé présenter ce sur quoi il avait eu son succès électoral.

 

Ce qui faut surtout retenir des propos tenus, c’est qu’après la bordée d’insultes envoyées hier par les passionarias de service Laurette Onkelinkx et Joëlle Milquet, Le PS est prêt à reprendre le dialogue.

Une débandade à laquelle, hélas, nos politiciens nous ont habituée, parce que leur plan, leur unique plan est de conserver une Belgique à n’importe quel prix, même celui d’une liberté perdue.

 

Et puis, la diminution du nombre de ministres des futurs gouvernements avec la possibilité à la clé de supprimer la fonction de secrétaire d'État va à l’encontre de la culture belge, le seul pays à avoir pratiquement une soixantaine de ministres pour quelque 10 millions d’habitants.

 

De plus, avoir le culot de proposer que ses rémunérations des parlementaires soient revues à la baisse, que celle des présidents d'Assemblées soit divisée en deux, que la retraite des députés soit calculée sur le modèle du secteur public et que les indemnisations de sortie de charge soient limitées à deux ans.

 

Et cela, c’est peut-être la démonstration que Bart ne veut pas négocier, car avec des propositions pareilles, il fallait être fou pour penser à un consensus possible !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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  • Partisan du retour de la Wallonie à la France comme Région française à part entière.
 
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