wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 11:37

 

Je propose ici la brève analyse de deux paradoxes belges.

 

La Flandre moderne est fille des guerres de religion qui conduisirent à la séparation des provinces méridionales des Pays-Bas en 1581. Dès son berceau, la Flandre nouvelle est ainsi marquée du double sceau de l’intrépidité espagnole et de l’inflexibilité catholique. Il n’est donc pas étonnant que le nationalisme flamand ait revêtu en guise d’armure les habits liturgiques du catholicisme. Au XIXe siècle, les curés de village qui patoisaient en chaire ont sauvé le flamand en même temps que la foi, laissant aux Wallons les secours de la religion socialiste.

Au siècle dernier, nombreux sont les catholiques flamands qui menèrent le combat libérateur.

 

Les noms sont connus : le social abbé Daens, le pan-néerlandais pasteur Jan Derk Domela Nieuwenhuis Negara (sic), le fasciste abbé Gantois, le jésuite Van Isacker, Mgr Desmet, évêque de Bruges (caution catholique à l’épuration linguistique de Louvain en 1968), sans parler des organisations politiques et syndicales chrétiennes, comme par exemple la Christelijke Vlaamse Volksunie, ancêtre de la Volksunie dont l’explosion allait métastaser l’ensemble du corps politique flamand dans le dernier quart du XXe siècle.

 

Premier paradoxe : le mouvement flamand largue son pilier majeur

 

Voici le premier paradoxe : à mesure que son indépendance approche, la Flandre s’éloigne de Dieu, comme si elle voulait se défaire de sa chrysalide, se distancer de son tuteur. Comme les cyclistes se délestent des objets encombrants (bidon, biscuits…) à l’approche du sprint final, les Flamands de débarrassent de l’encombrante présence d’un catholicisme désormais inopérant dans un monde post-chrétien. L’émergence de la Flandre comme Etat rival au sein de la Belgique s’accompagne d’une rapide déliquescence de la Flandre comme pilier catholique de la même Belgique : les résultats électoraux déclinants du CVP puis du CD&V au profit de la laïque et pragmatique NVA en témoignent très concrètement.

 

En somme, l’idée belge, chère à Henri Pirenne et aux belgicistes, n’était en réalité qu’une certaine idée de la Flandre catholique et pastorale (la Wallonie étant décidément trop séculière et trop française). La modernisation et la laïcisation de la Flandre ne pouvaient que miner cet édifice factice et mener à l’écroulement du pilier belgo-flamand. Les attaques récurrentes contre Mgr Léonard, le très catholique archevêque wallon du dernier diocèse bilingue, ont sans doute beaucoup d’autres motifs (notamment linguistique) que l’éthique et la théologie…

 

La Belgique : l'apprentie sorcière du laboratoire de l'Europe

 

Voici le second paradoxe : à mesure que la Belgique se fantômatise, elle apparaît de plus en plus dans les contours impalpables de ce qu’elle a toujours été : une mauvaise idée. Ou plutôt une fausse bonne idée. Cette fausse bonne idée est celle de l’Etat plurinational et interculturel comme modèle de l’Europe. Longtemps, l’idéologie post-nationale qui sous-tend le projet paneuropéen nous a fait croire qu’il fallait regarder la Belgique comme la maison-témoin de l’entrepreneur européen. Et l’entrepreneur croyait tellement à l’exemplarité de son modèle qu’il y a établi ses quartiers. Maintenant, plus personne n’est dupe : le « laboratoire de l’Europe » est devenu un contre-modèle voire un repoussoir et les européistes assistent, impuissants et terrorisés, au lent et silencieux effondrement de leur maison-témoin.

 

La Belgique est la preuve a contrario que le matériau de base de la construction européenne, c’est la nation ; que les briques politiques de la maison européenne ce sont les nations constituées en Etats, unis par le ciment d’une même volonté de vivre ensemble. La fin de la Belgique est aussi la fin d’une certaine façon de faire l’Europe en laboratoire : le multiculturel et le plurinational montrent leurs prévisibles limites à l’intérieur même du pentagone bruxellois.

 

La chute du pilier catholique et l’implosion du laboratoire européen marquent la fin d’une certaine idée lotharingienne de la Belgique comme rempart de la foi et microcosme frontalier. Aujourd’hui, la Belgique doit assumer son destin de bulle spéculative : née d’un pari politique, elle aura tenu miraculeusement pendant sept générations. L’heure de vérité approche : un austère bilan comptable aura raison des dernières utopies mélangistes.

 

Qu'attendre de la Belgique ? Qu'elle meure dans la dignité.

 

Mais ces tristes constats sont aussi source de grande joie et promesse de paix future. En effet, la fin de la Belgique est aussi l’occasion d'assainir l’atmosphère politique. Si les idées fausses conduisent à la guerre, les fausses bonnes idées (la Belgique, l’Europe post-nationale) aboutissent à des paradoxes ou mieux, à l’autodérision qui est la vanité des humbles ; ce sera notre modeste contribution à la paix du monde.

 

Qu’attendre encore de la Belgique? Qu’elle meure dans la dignité et que les peuples qui la composent réintègrent, d’une manière ou d’une autre, leur famille nationale (la France, les Pays-Bas). Qu’elle puisse enseigner aux générations futures la merveilleuse insolence des peuples qui résistent à l’histoire qu’on écrit à leur place.

Pierre René Mélon - président du RWF-Liège

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 17:08

Après les photos parues dans Paris-Match où il pose avec sa fille comme Jules César, Michel Daerden continue à se prendre pour le célèbre empereur romain.

Dans une  interview accordée au Vif-L'Express, il compare Stéphane Moreau, son ex-bras droit et ex-bourgmestre faisant fonction, à Brutus, le fils de l’empereur romain qui le poignarda dans le dos (« Tu quoque fili mi »).

 

"C'est moi qui l'ai fait! Ce sont les mots terribles prononcés par Cools à propos de Spitaels.  Et je dis la même chose de Stéphane Moreau. Une formule terrible !", déclare-t-il avant de retracer le parcours de son ancien protégé..

 

Et d'ajouter, en comparant M. Moreau à Brutus: "La vie est toujours la même. J'en ai formé tant... Le fils, à un moment, tente de tuer le père (...) Vous connaissez cette formule latine?.

 

A la question Stéphane Moreau veut-il sa mort politique, il répond: "Probablement. Mais il n'a pas encore réussi".
 
Décidément, la fédération socialiste de Liège est un modèle du genre !  Va-t-on assister à un sanglant règlement de compte comme par le passé ? Cela été parfois très loin chez les empereurs rouges. Rappelons-nous l'assassinat d'André Cools !

 

Pourra-t-on citer à ce propos la même référence latine « Fabula acta est » que notre cher Bart a formulé ! Décidément, les empereurs de pacotille ont la cote dans une Belgique qui semble vivre les derniers jours de Rome, en pleine décadence !

 

Mais pas de panique. Nos politiciens et nos médias ont compris comment euthanasier le peuple. Ils répondent à  "Quo vadis, Domine" par  Panem et Circenses

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 11:54

Suite à l'article paru sous le titre " Le Calvados - Un alcool français pour les Flamands uniquement ? " Monsieur Damien DE KONINCK, Managing Director Belgium de la Sopexa nous a transmis ce 25 novembre un courriel nous réclamant un droit de réponse.

Chose que nous faisons en publiant au bas dudit article la copie du texte qu'il nous a envoyé, ainsi que la réponse que nous lui avons adressée.

Sans créer une polémique supplémentaire, il faut remarquer que dans son texte les "wallons" n'ont pas droit à la majuscule. Un détail, bien sûr !

Son droit de réponse 

il me semble que le texte publié sur votre site web mérite une explication.

Bien que vous informés sur les évolutions récentes du statut de Sopexa, je souhaite préciser que ce que nous faisons dans le cadre du programme de promotion du Calvados se fait dans le cadre du travail d'agence conseil en communication pour le compte du client privé.

Comme vous l'avez très bien compris, nous sommes une agence de communication indépendante qui effectue des diagnostics de marché et met en place des actions de promotions pour le compte de ses clients.

Il me paraît important de préciser que durant de très nombreuses années (plus de 4!), seule la partie francophone du pays a bénéficié de soutien promotionnel du Calvados via un plan media TV efficace.

Et selon une logique d'alternance , le plan media actuel est uniquement ciblé sur la partie flamande du pays.

Il n'est donc pas nécessaire d'y voir du mal et encore moins d'inciter les wallons à boycotter le Calvados (ils sont les 1er consommateurs au monde de Calvados-hors France!).

En vous remerciant pour l'attention que vous porterai à ce mail.

 

Ma réponse

 

C’est avec plaisir que je publierai votre droit de réponse en suite de l’article sur le site de Wallonie 2010.

 

Sachez toutefois que je ne suis pas convaincu de vos propos.

 

1°  Vous parlez de client privé. L’on peut donc en conclure que ce client est un organe de promotion du Calvados et le fond du problème reste le même, sauf qu’il est dommage qu’une agence comme la vôtre ne l’ait pas informé des remous communautaires agitant la Belgique pour lui conseiller une campagne non « ethnico-linguistique et du risque de perdre l’intérêt des consommateurs bruxellois et wallons.  !

 

2° Le fait d’avoir « privilégié »la partie francophone du pays dans un plan Média TV (efficace ? – Je ne l’ai jamais vue et pourtant j’étais consommateur fidèle de Calvados, de la maison Boulard notamment)  selon vos dires, ne peut en aucun cas justifier cette erreur au moment ou la tension politique est telle que l’on ne peut s’empêcher de « coller » une image de choix délibéré de votre part ou de celle de votre client. Par rapport au pays, cela pourrait se qualifier d’apartheid linguistique. Quand l’on prend un pays comme cible, l’on respecte ses différentes identités ;

 

Je conserve donc mon impression d’un choix délibéré et si je suis contre la notion de boycott, je persiste à penser qu’il y a d’autres alcools français qui ne pratiquent pas le ségrégationnisme dans leur promotion et qui sont tout aussi agréables qu’un Calvados.

 

En vous remerciant pour ce courriel d’explication qui ne me convainc nullement, Je vous prie d’accepter mes salutations .

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 12:35

Le quotidien flamand De Morgen a mis sur son site un très intéressant compteur en temps réel de la dette de la Belgique.
Des chiffres très intéressants pour son lectorat qui se rend compte heure par heure, minute par minute, des abysses financières dans lesquelles l'état fédéral s'enfonce. Une manière de leur faire comprendre que ce n'est plus seulement La Wallonie qui leur coûte cher, mais l'état fédéral lui-même.

Il est significatif que la presse francophone n'ait pas eu cette initiative. Yves Leterme affirmait encore dans cette presse aux ordres que tout allait bien.
Mais ces chiffres, qui donnent le vertige et qui sont un véritable cauchemar pour les Wallons, ils ne doivent pas en prendre conscience. La Wallonie ne doit pas, ne peut pas rejoindre la France, car elle est le futur territoire d'expansion d'une Flandre triomphante dès qu'elle aura enfin rompu les liens fiscaux et sociaux qui unissent tous les belges.

Donc la presse francophone servile aux partis politiques qui la subventionne généreusement se tait. Dormez tranquille braves gens, tous va très bien !
Pour avoir accès à ce compteur et voir toutes les données qui y figurent, cliquez sur le tableau ci-dessous:

 

DetteBelgieMorgen.JPG

 

Encore un petit détail qui y figure: chaque famille belge, pauvre ou riche, a actuellement une dette de 74.791 euros.


Avec l'Europe qui, dès l'année prochaine imposera le budget maximum pour chaque état-membre, préparez votre portefeuille, cela va faire mal, très mal... et pour qui ??? Pour les petits et moyens revenus, les plus gros étant préservés par l'ingénieurie fiscale !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 12:30

 C’est avec ces mots que se sont exclamés plus de 1500 Français hier soir au Congrès de Nicolas Dupont-Aignan ( Maire de Yerres, Député de l’Essonne, coprésident du parti européen EUDemocrats et président du parti DLR ) en présentation de sa candidature aux Présidentielles françaises de 2012.

 

En effet, une délégation officieuse et personnelle de quelques membres du RWF dont Bernard Claes, membre du Bureau Exécutif du RWF et président de la régionale de Namur, de Philippe Fery, directeur administratif du RWF province de Namur et d’Alain Radart, Secrétaire du RWF arrondissement de Dinant-Philippeville s’est rendue à ce Congrès.

 

Cette présence ne se voulait  nullement un engagement en faveur d’un parti politique français, puisque le RWF se veut pluraliste et neutre dans les affaires françaises, mais un remerciement à NDA pour le soutien public qu’il accorde à la cause du réunionisme.   

 

A un moment du discours, Nicolas Dupont-Aignan a présenté la délégation en ces termes ; «  Je tiens à saluer mes amis Wallons réunionistes… » . La suite est devenue inaudible tant la foule acclamait ce salut !.

 

A ces mots, la délégation wallonne s’est levée pour saluer l’assemblée, sous des tonnerres d’applaudissement.

 

Ce fut un moment magique,  Françaises et Français ovationnant  debout  les Wallons présents, agitant leurs drapeaux aux couleurs de la République, applaudissant longuement tout en scandant « vive la Wallonie libre », et « les wallons avec nous »!

 

Oui les Français veulent de nous.  Oui,  ils sont nos frères. Oui, les français nous attendent !

 

 

NDACongresnov2010.JPG 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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  • Partisan du retour de la Wallonie à la France comme Région française à part entière.

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