wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 12:47

 

Que l'on aime ce personnage historique ou qu'on le déteste, il est le grand homme, le fédérateur de résistance à l'invasion nazie sur la France, l'homme de l'appel du 18 juin 1940 qui sut faire renaître l'espoir et le sentiment national aux Français, écrasés par la faute de la lâcheté des politiques européens de l'époque.

Ce fut le grand Président français qui créa la Cinquième République. Il compte donc dans la Galerie des Grands Français, et c'est à ce titre qu'il mérite le rappel de sa disparition le 9 novembre 1970 à l'âge de 79 ans.

De Gaulle espérait vivre jusqu'à 85 ans environ (c'est-à-dire jusqu'en 1975), ayant calculé qu'il aurait achevé ses Mémoires d'espoir.

En août 1970, le plan du dernier tome est établi, et 2 chapitres sur 8 sont rédigés. Le 2 novembre, on fête la Saint-Charles (en avance de deux jours pour lui permettre de profiter de la présence de ses petits-enfants).

Le lundi 9, il se promène malgré le mauvais temps, et travaille à son livre. A 19 h 10, alors qu'assis à sa table de bridge, il fait une réussite selon ses habitudes, il est saisi d'un malaise à la suite d'une rupture d'anévrisme, et perd connaissance.

A 19 h 15, lorsque le curé, convoqué avec le médecin, lui administre l'extrême-onction, il respire encore mais il est dans le coma. Il s'éteint à 19 h 30, étendu sur un matelas dans le salon.

La famille ne fait diffuser la nouvelle que le lendemain matin, pour retarder l'afflux de visiteurs à Colombey, sa résidence. Le 10 novembre, à 13 h 00, dans une brève allocution radiotélévisée, Pompidou, nouveau président de la République, annonce officiellement la mort du Général : "La France est veuve".
(extrait de la biographie de Charles de Gaule sur jesuismort.com)

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 10:25

Liège-Flandre, le blogue liégeois des fanatiques des "nationalistes flamands" se surpasse. Aujourd'hui, il clame son amour pour Herman Van Rompuy. Van Rompuy, Président à l'Europe pour deux ans , hurlent ses affidés en chœur.

Comme si l'Europe, dont ils devraient espérer une aide pour un partage juste de la Belgique et un retour assisté de la Wallonie à la France, ne méritait pas mieux que ce politicien adulé pour son inertie et son art consommé du "partage de sucettes" aux différents protagonistes du gouvernement fédéral.

Mais comment peuvent-ils ignorer la future influence négative de la présidence d'un flamand belgicain et monarchiste au sein des 27 pays associés, au moment où une choix crucial devra se faire entre une Belgique fédérale flamandisée ou un partage du territoire entre la France, les Pays-Bas et l'Allemagne ?

Désirer un président flamand à la tête de l'Union européenne, en pensant que son départ du gouvernement fédéral aidera la cause rattachiste, est aussi naïf que de croire en l'honnêteté des nationalistes flamands. Après la résolution du problème des Sudètes, Adolphe Hitler, jurait la main sur le cœur, que toute autre revendication territoriale était désormais abandonnée. On sait ce qu'il en est advenu !  Cette myopie de certains rattachistes wallons, qui n'ont aucune considération pour leurs compatriotes, au  point d'attendre uniquement une délivrance apportée par une Flandre souveraine, est le pire poison qui peut exister.

 

A force de leur dire que les Wallons ne sont plus capables d'un sursaut, qu'ils sont complètement à la merci de la Flandre, qu'ils ne sont que des sous-régionalistes assistés sans lucidité et sans volonté, ces prédicateurs des mauvais jours leur créent une mentalité d'esclaves.

Alors?

Signez la pétition contre la candidature de Van Rompuy à l'Europe.

Et à tout choisir, signez également la pétition pour l'ex-présidente de la Lettonie, Madame Vaira Vike-Freiberga,
Une femme atypique, qui a vécu les affres de la Seconde Guerre mondiale, a parcouru le monde, vécu en Allemagne, sur les bords de la Méditerranée, puis au Canada avant de rentrer dans son pays la Lettonie. Une personnalité hors du commun, une femme de paix, une Européenne engagée et déterminée. Elle parle 5 langues couramment, sa culture c'est celle de l'Europe, son expérience, c'est celle d'un engagement en faveur des Droits de l'Homme, de l'Etat de droit, du pluralisme, de la Liberté. Elle a failli être nommée Secrétaire général de l'ONU en 2006, si cela n'avait été le « tour de l'Asie » comme disent les diplomates.

Une présidente, qui ayant fui le régime communiste et qui a vu comment une puissance pouvait dominer une petite nation, ne pourrait qu'être ouverte au problème Wallon, le jour où il devrait être débattu au Conseil européen !

Pour soutenir sa candidature, cliquez sur ce lien

C'est un conseil personnel en dehors de toute implication partisane.
C'est le simple avis d'un Wallon partisan du Retour à la France.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 17:10
1. La Wallonie doit élire son ministre-président au suffrage universel direct à deux tours, selon le modèle de la Cinquième République.
Le gouvernement wallon et son chef se verraient ainsi conférer une vraie légitimité populaire et une meilleure autorité pour affronter les difficultés économiques. Leurs poids augmenteraient dans les pourparlers qui mettront un point final à la crise belge. Aujourd'hui, la légitimité principale du ministre-président lui vient de sa désignation par son chef de parti, voire de son autoproclamation... Choisi par les citoyens, il serait vraiment le porte-parole et le garant des intérêts wallons. Il pourrait plus aisément s'élever au-dessus des intérêts partisans et locaux. L'élection directe conduirait à un vrai débat sur les projets de société et le programme du gouvernement. Elle ouvrirait le jeu en permettant à un non-socialiste, éventuellement, d'être élu. Enfin, elle accoutumerait les Wallons aux institutions de la France, dont ils relèveront demain ou après-demain.

2. La Wallonie doit rénover son mode de scrutin pour l'élection du Parlement wallon.
Elle pourrait opter pour le système majoritaire uninominal à deux tours. Soit l'élection des 75 députés régionaux dans 75 circonscriptions. Un élu par territoire : cela signifie un élu plus visible, plus responsable, que l'on pourra sanctionner au scrutin suivant. Ce mode de sélection subit moins l'influence des appareils particratiques. Aujourd'hui, les partis choisissent souvent leurs candidats en fonction de critères tels que leur discipline présumée, leur notoriété plus ou moins populiste, voire leur hérédité familiale. Certes aucun système électoral n'est parfait mais celui-ci favorise incontestablement les candidats qui possèdent une envergure suffisante pour s'imposer au premier tour ou pour rassembler au-delà de leur camp au deuxième tour. Elle donne une meilleure chance de faire émerger une droite et une gauche cohérentes et de parvenir à des alternances gouvernementales dignes de ce nom.

3. La Wallonie doit pouvoir organiser des référendums sur les très grandes options politiques.
Promise depuis plus de 10 ans par les libéraux, cette réforme ne sera jamais mise en œuvre au niveau belge parce que le Palais royal, et les partis chrétien et socialiste, n'en veulent à aucun prix, échaudés par le  « mauvais » souvenir de la consultation populaire de 1950. Quitte à en définir strictement les conditions, la Wallonie doit décider elle-même de cette réforme en s'inspirant des divers modèles européens. Continuer à refuser ce progrès serait faire preuve de méfiance excessive à l'égard du peuple.
Au 19e siècle, le pouvoir n'acceptait pas le suffrage universel parce qu'il craignait ceux qui faisaient partie, disait-on, des « classes dangereuses ». En 2006, les peuples sont-ils toujours des classes dangereuses ?

4. Il faut réduire à cinq le nombre de ministres de la Région wallonne, et parmi eux nommer au moins deux femmes.

5. Les cabinets ministériels seront supprimés et remplacés par des cellules légères ne pouvant en aucun cas compter plus de dix personnes.

6. Il sera désormais interdit d'exercer une fonction ministérielle pendant plus de deux législatures.

7. Prohibition de tout cumul de mandats politiques.

8. Impossibilité de se faire élire dans une Assemblée et de siéger dans une autre.

9. La Wallonie doit installer une Cour des comptes régionale en vue du contrôle systématique des finances de la région, des communes, des provinces, des intercommunales...
Cette Cour doit être constituée d'experts totalement indépendants.

10. Pour la minorité germanophone, il serait judicieux de créer une circonscription électorale distincte d'Eupen-Saint-Vith avec élection de deux députés régionaux.
La Wallonie a tout intérêt à préserver ses relations avec la minorité allemande, trait d'union entre les mondes français et germanique. Il en résultera aussi davantage de clarté et de sérénité politiques dans l'arrondissement de Verviers.

11. Il faut repolitiser - au sens convenable du terme - les Wallons, à savoir leur rendre de l'intérêt pour la politique, avec l'aide de l'école, des associations, des médias.
La classe politique s'y emploiera elle-même en se comportant de manière responsable. Pour reconstituer le lien social, il importe de rétablir un civisme actif. Et de prendre conscience qu'il y a des interférences entre l'individualisme, l'hédonisme, la brutalité de la société. Enfin, il conviendra que les ASBL subventionnées rendent des comptes précis quant à l'usage des fonds publics mis à leur disposition.

12. Une réforme de la RTBF.
La radio-télévision officielle est de moins en moins un service public et de plus en plus un « service au service du pouvoir ». Agent numéro un du régime, c'est l'instrument de propagande privilégié des partis traditionnels et des gouvernements. C'est aussi une machine qui pour l'essentiel se définit comme belgicaine, monarchiste et non wallonne. C'est le temple du politiquement conforme et du culturellement correct. À terme, et en veillant à garantir les droits du personnel, elle sera remplacée par France 3 Wallonie et France 3 Bruxelles. Dans l'immédiat, les mesures suivantes doivent être décidées :

- suppression des administrateurs nommés par les partis et création d'un Conseil d'administration composé de personnalités compétentes et de représentants des milieux culturels et d'associations telles que la Ligue des Familles ;

- remplacement de la deuxième chaîne par un bouquet de chaînes wallonnes et bruxelloises ;

- libération des télévisions communautaires locales de la tutelle quasi féodale des partis

- reconstitution d'un Conseil supérieur de l'Audiovisuel véritablement indépendant des partis.

13. Un service civil pour les jeunes entre 16 et 25 ans (garçons et filles)
aiderait à « resocialiser » une jeunesse à laquelle on ne propose le plus souvent que le choix entre deux pistes : soit l'exclusion sans espoir, soit la réussite matérielle et individuelle à tout prix et dans un esprit de compétition et de rivalité. Ce service civil serait consacré à des activités encadrées telles que : entretien de la nature et de l'environnement de proximité, cours de secourisme et apprentissage des institutions, aide aux personnes âgées ou isolées, aide aux services de lutte contre l'incendie, cours de langue aux jeunes immigrés, encadrement des adolescents,...

14. Toute la société wallonne doit renouer avec les valeurs de la citoyenneté, qu'on appelle valeurs républicaines en France.
Elles devraient être chères au cœur des Wallons puisqu'elles fondèrent leurs luttes politiques et sociales depuis plus de deux siècles. Elles sont positives et modernes. Elles permettent de concilier la liberté et le progrès social, les libertés et l'ordre public. Elles fondent la sécurité comme un droit pour tous et en particulier pour les plus fragiles dans la société.

Ces valeurs sont :
- la priorité à l'intérêt général et à la solidarité ; la nécessaire initiative des individus ne peut devenir concurrence exacerbée et inhumaine, les droits sociaux ne doivent pas être alloués comme s'ils étaient des faveurs clientélistes, tous les groupes et intérêts, tous les âges de la vie doivent participer à la solidarité générale en fonction de leurs capacités et de leurs moyens;
- l'égalité de tous devant la loi, l'accès égal aux fonctions publiques ;
- l'unité de la société contre les particularismes de toutes espèces : c'est le choix de l'intégration culturelle, et sociale contre les communautarismes qui entretiennent les différences et créent les ghettos ; la mise en valeur des différences par leur juxtaposition introduit le règne des clans, des « tribus » et des quotas, menaçant la citoyenneté.

15. La Wallonie doit garantir et approfondir la séparation des Églises et de l'État.
Les choix philosophiques et religieux sont une question privée et les pouvoirs publics doivent respecter ce fait : c'est ce qu'on appelle la « séparation des Églises et de l'État », dans l'intérêt de tous. C'est la tolérance positive ou la laïcité, par opposition à la guerre des religions ou à la guerre scolaire pour motifs religieux. La laïcité à la française, c'est la garantie et la protection apportées par l'État au libre exercice des cultes dans la sphère privée. On peut aussi parler de neutralité politique des religions et de neutralité religieuse de l'État. C'est pourquoi il faut avoir le courage de réglementer avec clarté le port de signes religieux ostensibles et provocants, dans les écoles, les hôpitaux, les administrations... Une loi, ou un décret, est donc nécessaire car le pouvoir politique ne peut pas se défiler ni laisser aux établissements la responsabilité de décider eux-mêmes en cette matière. Les autorités feraient ainsi preuve de lâcheté. À noter qu'il ne s'agit ici nullement d'une quelconque discrimination à l'égard de telle ou telle religion, ni d'un type d'enseignement, ni d'un groupe humain. Au contraire c'est un gage de bonne intégration, d'égalité et de paix civile.

16. La démocratie bruxelloise, elle aussi, a besoin de réformes.
Sans vouloir abolir le statut de région, il faut remettre en cause le prétendu « modèle » bruxellois. Ce modèle est aberrant: Bruxelles est gouvernée comme si elle était composée de deux communautés d'importance numérique égale. Et il est coûteux pour le contribuable du fait de la multiplication invraisemblable des institutions et des mandats qu'elle engendre.

Une simplification radicale des institutions s'impose:
- une seule assemblée (au lieu de quatre si on compte les commissions communautaires) ;
- réduction de moitié du nombre des députés régionaux (89 actuellement) ;
- suppression de la double majorité et du droit de veto ;
- fin du caractère obligatoire de la quasi-parité au sein du gouvernement;
- remplacement de la commission communautaire flamande par un organisme administratif;
- élection directe du ministre-président au suffrage universel à deux tours.

Ce qui précède ne remet pas en question l'existence d'une minorité flamande à Bruxelles. Il faut reconnaître pleinement les droits individuels des Bruxellois flamands à utiliser le néerlandais dans leurs relations avec l'administration et la justice, ainsi qu'à bénéficier d'un enseignement à tous les niveaux et d'une vie culturelle et sociale dans leur langue. Ces droits pourront être garantis par un accord de coopération avec la Flandre, fondé sur le principe de l'égalité des parties, la réciprocité et le bon voisinage.

Enfin, il va de soi que le siège des institutions politiques de la Flandre ne peut être fixé hors de son territoire. La région flamande est donc invitée à rapatrier ce siège en Flandre.

17. La réforme par excellence, la plus nécessaire et la plus difficile sans doute, est celle qui se produira dans les mentalités :
il s'agit de rendre les Wallons plus critiques et plus indépendants. Eux seuls peuvent y parvenir. Tant qu'ils ne se décident pas, en très grand nombre, à refuser le clientélisme dégradant qui leur est imposé, leur région conservera son image suspecte de république bananière.

C'est dans les têtes, il faut le répéter, que se produira l'inversion culturelle.

Les Wallons devraient y réfléchir à deux fois avant d'envoyer à leur Parlement régional une majorité de chefs de village, figures tantôt joviales et familières, tantôt menaçantes et cyniques. Ils doivent comprendre que sous l'apparente quiétude des soirées boudin-compote ou des courses cyclistes, quelque chose de diffus et de peu rassurant est en train de ronger le meilleur des mondes, quelque chose qui pourrait bien être la perte de « l'ex-paradis belge », un chômage de masse record qui ne serait plus compensé par des allocations suffisantes.

Dans leur crainte de l'abandon, les Wallons croient pouvoir soigner la disparition de la Belgique par l'exigence de plus de Belgique; mais ils ne saisissent pas que cela reviendra à entretenir la maladie qui afflige l'État. Car la Flandre a déjà résolu de se passer de la Belgique. Quand les Wallons et les Bruxellois s'emploient à préserver celle-ci, ils risquent de vouloir maintenir en vie un État qui n'a plus, du fait de sa majorité flamande, la volonté de continuer son existence.

Wallons et Bruxellois, encore un effort : soyez politiques avant d'être sentimentaux.
À vous la culture de la liberté et de la responsabilité.


Paul-Henry Gendebien, Belgique, le dernier quart d’heure ?, Labor, 2006,
pp. 142-151

Alain Destexhe a écrit sur son blogue à propos du livre d'où sont extraites ces propositions.

Je ne connaîs pas Paul-Henry Gendebien, mais il mérite mieux que le semi anonymat dans lequel il est retombé et la caricature que l'on fait parfois de ses propos. Du moins si j'en juge par la lecture de son dernier petit livre "Belgique : le dernier quart d'heure ?".

Il n'y a pas grand chose à ajouter à sa brillante étude de la Wallonie : "L'essentiel, c'est que le système reste en place" ou encore "La démocratie, c'est la révocabilité du pouvoir. En Wallonie le pouvoir n'est plus révocable!". Son analyse de "L'échec historique du fédéralisme belge" est également assez lucide et parfois cruelle. "La barrière francophone était en papier mâché ". On le suit jusqu'à la page 134, puis on tombe dans le plaidoyer pour le rattachement à la France et le RWF qui fait notamment l'impasse sur l'intérêt économique qu'aurait la Wallonie à se rattacher à la France. Certaines de ses 17 propositions pour une "citoyenneté républicaine" rejoignent celle de "Démocratie ou particratie : 120 propositions pour refonder le système belge" et mériteraient d'être au moins discutées.

A mon avis, la meilleure analyse récente du fonctionnement de notre système. On en recommande vivement la lecture.

Alain Destexhe - 26 mai 2006
Extrait de son blogue  Alain Destexhe & Co


Article paru sur le site officiel du RWF

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 10:04
Le 1er septembre de cette année, le prince Philippe s'était rendu mardi au siège de BASF, à Ludwigshafen (Allemagne). L'objectif était surtout de renforcer les contacts avec l'entreprise,.

« Ces contacts sont importants, dans les bons comme dans les mauvais moments. Les contacts avec la direction d'un des investisseurs les plus importants dans notre pays peuvent ouvrir des portes », avait-il déclaré, ajoutant que BASF était un acteur d'envergure internationale dans le secteur de la chimie et croyait en la Belgique.

Yves Leterme, maintenant ministre des Affaires étrangères accompagnait le prince dans sa mission.  " Il n'y a pas de dossier d'investissement ni de problème à discuter, mais si une décision d'investissement doit être prise, les contacts personnels sont importants ", avait-il affirmé.

Ce 22 octobre, BASF Anvers, filiale du géant allemand de la chimie, a annoncé jeudi matin l'arrêt de la production sur son site de Feluy avant la fin de l'année.

Le site de Feluy alimente une soixantaine de sous-traitants et emploie 133 travailleurs, dont trente mis à disposition du fabricant de biodiesel et de glycérine Neochim.

Depuis une  restructuration de 2005 (il faut signaler que BASF a investi 1,4 milliard d'euros sur son site d'Anvers ces dernières années) , qui avait déjà  coûté 200 emplois, le site de Feluy ne produisait plus que l'anhydride maléique, un produit destiné notamment à l'industrie automobile et au secteur de la construction. 

 
" Le secteur est confronté à une surcapacité structurelle sans aucune croissance de la demande. Depuis fin 2008, la demande a chuté de 30% ", explique Wouter De Geest, administrateur délégué de BASF Anvers.

Sans remettre en cause, les capacités de négociation, de persuasion et de sympathie de ce futur ( ?) roi et d’Yves Leterme, ex-premier ministre, il faut bien avouer que la nouvelle de la fermeture du site vient bien mal à propos, même pas deux mois après la visite. Peut-on imaginer que les dirigeants du groupe ne savaient qu’ils allaient prendre cette décision ? Un tel groupe naviguant à vue dans une économie mondiale ?

Non. Ou cela a été caché soigneusement aux visiteurs belges, révélant ainsi que les sociétés allemandes sont perfides et peu dignes de confiance, ou la visite devait tenter de diminuer un impact négatif et  a échoué !

En choisissant BASF pour « sa » première visite informelle, Philippe n’a pas eu la main heureuse.  .

De là à se demander si ces néo-ambassadeurs économiques n’ont pas été des " porte-poisse"  pour la Wallonie ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 12:19

Ce mercredi, le parlement flamand vient d'adopter le décret qui confie à la Communauté flamande l'inspection dans les écoles primaires francophones des communes à facilités.

Seul le parlementaire de l'Union Francophone Christian Van Eyken a voté contre  la proposition avait été adoptée fin 2007 en Commission et les partis francophones avaient engagé une procédure en conflit d'intérêts, successivement au parlement de la Communauté française, à l'assemblée de la Cocof et au parlement flamand. Le délai dans lequel un nouvel organe peut relancer la procédure étant expiré, le parlement flamand a donc décidé de voter immédiatement la proposition.

L’unanimité du parlement pour le vote de ce décret est troublante et montre, s’il le fallait encore,  qu’au-delà des clivages idéologiques, les politiques flamands sont unis dès qu’il s’agit de bouter du francophone dehors de leur territoire!

Les francophones de Bruxelles, en ne votant pas le conflit d’intérêts, démontrent que le gouvernement de la région bruxelloise n’ose même plus affronter ses membres flamands.

Tout ce cirque prouve que le siège de Bruxelles est bien entamé et que la Wallonie avec ses parlementaires en minorité dans le gouvernement fédéral , doit enfin comprendre qu’ils obtiendront de moins en moins de concessions et que la main-mise flamande complète sur l’état, n’est qu’une question d’années, sinon de mois.

Si Van Rompuy arrivait à un « petit » compromis à la belge sur BHV, bien vite apparaîtraient d’autres sources d’affrontement qui n’auront qu’un seul but, la victoire flamande finale sur la Belgique francophone. (Par là,  j‘entends sur les fransquillons comme ils aiment à les appeler depuis de longues décennies, vivants sur l’ensemble du territoire national.)


Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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