wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 10:07

Une interview de Jacques Myard, très intéressante. C'ets pourquoi je la reproduis sur mon blogue !

 

Bourse Plus, 19 novembre 2010 :
La guerre monétaire expliquée par le président du Cercle Nation et République

La guerre monétaire expliquée par le président du Cercle Nation et République
Jacques Myard, député UMP des Yvelines : «Nous sommes visiblement entrés dans une période d'instabilité monétaire qui s'apparente véritablement à une guerre monétaire.»

Jacques Myard est député UMP des Yvelines, maire de Maisons-Laffitte et président du Cercle Nation et République. Ce gaulliste convaincu martèle depuis dix ans que l’euro ne tiendra pas. La guerre monétaire mondiale renforce ses certitudes et ses inquiétudes. Il nous explique, après le G20 qui a traité de cette question, pourquoi il estime que l’euro ne peut plus résister…

L’Hebdo-Bourseplus : La guerre monétaire est déclarée et ce sujet était d'ailleurs au centre des débats lors du dernier G20. C'est un thème que vous connaissez bien : comment résumeriez-vous cette situation pour nos lecteurs ?

Jacques Myard : Depuis un certain temps, nous sommes sortis d'un système de change ajustable, les monnaies flottent, mais elles ne flottent pas toutes de la même manière. Il y en a même une, le Yuan, qui est une monnaie administrée un peu comme au temps du troisième Reich où il y avait une monnaie convertible pour l'extérieur et une monnaie intérieure. C'est une monnaie complètement administrée par le gouvernement chinois et elle est sous-évaluée volontairement. On a laissé entrer la Chine dans l’OMC et les termes de l'échange sont en sa faveur. Cette différence monétaire lui procure un avantage concurrentiel très fort. Donc, la Chine est devenue l'usine du monde, même si tous les produits ne sont pas fabriqués en Chine. Par exemple, certains mobiles proviennent de différentes productions dans le monde, mais ils sont assemblés en Chine où ils rapportent des devises.

En revanche, la Chine a accumulé des réserves très importantes qui s'élèvent à plusieurs billions de dollars et elle a donc une masse monétaire. Donc, on voit bien que c'est une économie asymétrique qui exporte vers des pays européens et qui accumule des devises qui lui permettent d'acheter des terres en Afrique, ou même la concession du Pirée en Grèce : la Chine vient d'acheter la concession du port du Pirée afin de l'exploiter pendant 30 ans !

Cette situation n'est pas acceptable. Face à cela, les Américains contre-attaquent en injectant de la monnaie et en faisant des avances de Banque centrale pour relancer leur économie, ce qui aboutit bien sûr à faire baisser le dollar et donc à augmenter la valeur de l'euro.

Donc, la montée de l'euro étrangle l'économie française et surtout des économies comme l'Irlande, la Grèce ou le Portugal. Nous avons un problème qui porte sur la stabilité de l'euro, mais aussi un problème d'ajustement mondial avec certains avantages qui ne peuvent pas durer.

Donc, nous sommes visiblement entrés dans une période d'instabilité monétaire qui s'apparente véritablement à une guerre monétaire. La Chine ne peut pas continuer à accumuler des devises, car les autres vont réagir en mettant des droits de douane sur des produits importés de Chine. Cette idée se heurte à un certain nombre de lobbys des grandes sociétés multinationales qui ont investi en Chine et qui veulent exporter en Europe. Mais l'issue est tout-à-fait certaine : à un moment ou à un autre, les Etats européens vont dire que cela suffit.

Il est évident que les Chinois ne vont pas accepter cela…

Oui, car la Chine a en plus un problème interne. Comme les Chinois se sont lancés dans une économie d'exportation, ils ne peuvent pas ralentir du jour au lendemain ce dynamisme sans créer des problèmes internes. Il faut savoir que l'industrie chinoise doit intégrer dans ce système 12 à 13 millions de Chinois chaque année, ce qui génère des tensions internes très fortes. Il faut savoir que la Chine craint la théorie du chaos, à savoir que régulièrement ce pays passe d'une période faste à une période de dépression, puis à une période de guerre civile. Il faut savoir qu'il y a de très nombreuses émeutes en Chine, jusqu'à 200 par jour, et tout cela est tenu par le parti chinois. Il y a un contraste extrêmement fort en Chine entre la liberté économique et l'absence de liberté politique. C'est aussi un problème pour la Chine.

Quid de l'avenir de l'euro ?

Face à cela, vous comprenez que c'est une monnaie totalement inadaptée parce qu'il n'y a pas de zone économique optimale.

Vous avez d'une part un pur sang qui s'appelle l'Allemagne, un cheval de selle français qui se débrouille pas mal mais qui n'est pas au niveau du pur sang allemand, et puis vous avez la Grèce ou l'Espagne, que l'on peut comparer à un âne ou un cheval de trait et qui ne peuvent donc pas courir à la même vitesse… Alors que l'euro est tracté vers le haut par les exportations allemandes et sa dévaluation interne (l'Allemagne a dévalué en faisant transférer des taxes des entreprises vers les ménages), nous avons un problème majeur puisque l'euro va à sa perte.

L'Irlande prétend qu'elle ne demande rien à personne alors qu'elle a un déficit public qui atteint 30% de son PIB, un endettement énorme qui fait qu'elle est en banqueroute.

Le Portugal se retrouve aussi dans cette situation… De fil en aiguille, nous voyons bien que cette zone euro est à bout de souffle. Dans le même temps, l'Allemagne déclare qu'elle ne saurait payer pour tous ces Etats. Aujourd'hui, nous avons ce fameux fonds qui est installé au Luxembourg, avec le label AAA, mais qui bénéficie peut-être de 450 milliards sur le papier. Mais l'Allemagne refuse tout tirage automatique vers ce que les économistes appellent les «cochons» de la zone euro, à savoir le Portugal, l'Italie, la Grèce, l'Espagne et aujourd'hui l'Irlande…

Cela montre bien à quel point les financiers internationaux sont des cyniques. Donc ce fameux fonds n'est pas à la hauteur, sa mise en œuvre est laborieuse et personne ne sait ce qui va se passer pour le cas irlandais, le Portugal ou la Grèce…

La politique de déflation qui a été imposée par les Allemands aboutit à une catastrophe économique et, loin de réduire les déficits, ils s'accroissent. C'est ma crainte pour la France et je suis en désaccord avec le gouvernement, car je suis convaincu que c'est par la croissance que nous arriverons à réduire les déficits, mais pas en se serrant la ceinture à longueur de temps.

Certains de vos lecteurs vont me dire qu'il faut commencer par réduire la dépense pour obtenir la croissance… Mais ce que fait la Réserve fédérale américaine est totalement différent : elle vient d'injecter 700 milliards de dollars dans l'économie pour relancer la machine. De l'autre côté, vous avez une Banque centrale qui se refuse à faire des avances aux Etats parce que c'est interdit par Maastricht, mais qui rachète sur les marchés les dettes des bons du trésor des banques privées. Bien évidemment, ce circuit coûte cher…

Les Etats émettent des obligations du trésor, les banques qui ont des bons du trésor grec, dont elles savent pertinemment qu'elles ne seront jamais remboursées, les amènent à la Banque Centrale qui les rachète… Donc nous voyons bien que le système ne peut pas fonctionner de cette manière. Il faudrait monétiser la dette des Européens, c'est la seule manière pour sauver l’euro, mais je crains fort que cela ne passe pas. Donc, nous avons plusieurs problèmes : guerre monétaire au niveau mondial et problèmes au sein de la zone euro. Tout cela est en train de se percuter… Je ne sais pas où nous allons, mais cela risque de tanguer très fortement !

Ainsi, malgré les bonnes intentions que peut formuler le gouvernement sur l'ISF, le bouclier fiscal ou la réindustrialisation de la France, ce n'est pas le vrai débat : ce n'est pas cela qui va changer la situation de l'emploi en France…

Exactement, cela ne changera pas grand-chose. Nous avons un problème de zone euro, nous avons un problème de monétisation de la dette et des Etats qui sont complètement étranglés par la cherté de l'euro et le fait que la politique monétaire de la Banque Centrale ne peut pas servir chacune des économies nationales. C'est quelque chose que j'ai dit à plusieurs reprises à Jean-Claude Trichet : «Cette monnaie unique est une monnaie parfaite pour un monde parfait qui n'existe pas… La Grèce, ce n'est pas l'Allemagne, l'Allemagne ce n'est pas la France, la France ce n'est pas l'Italie et l'Italie ce n'est pas l'Espagne…» Donc c'était une escroquerie intellectuelle de vouloir créer une monnaie unique avec une seule politique monétaire sur des pays dont les économies divergent de manière continuelle. J'ai été l'un de ceux qui ont dénoncé cela avec force depuis plusieurs années.

Maintenant, nous sommes véritablement face à la réalité et la réalité rattrape toujours la fiction. On va payer tout cela très cher parce qu'il va y avoir des destructions d'emplois et cela va sans doute engendrer des désordres politiques en Europe et ailleurs.

Ce que vous avez martelé sur ce point depuis dix ans se vérifie aujourd'hui, malheureusement pour notre pays, or on ne peut pas sortir de l'euro en quelques mois... Alors, que faut-il faire ?

Nous avons une partie de poker menteur qui est en train de se jouer au niveau européen. Des esprits éclairés comprennent bien que le système ne peut pas fonctionner. Mais il y a une telle idéologie Europe = Euro…

On nous dit qu'il faut plus d'Europe, mais cela n'a rien à voir. Il faut surtout plus d'intelligence. Aujourd'hui, toute la classe politique française et européenne a été formatée dans cette idéologie utopiste. Vous ne pouvez pas sortir de cette utopie collective en l'espace de quelques mois.

 

La raison voudrait que l'on regarde les choses gentiment et que l'on fasse sortir les Etats un par un, avec un rééchelonnement de dettes derrière, pour éviter les catastrophes. Cela ne se produira pas de cette manière. Ce qui se produira, c'est qu'il aura un choc brutal avec des Etats qui diront que ce n'est plus possible, des manifestations dans la rue et on cassera tout… Je peux vous dire que cela risque d'arriver très vite.

 

Au lieu de prendre cela de manière rationnelle et avec sang-froid, on risque d'être acculé à un démantèlement qui va créer beaucoup de dégâts. Ce n'est pas la première fois qu'une monnaie unique se retrouve dépassée par la réalité et la partie de poker menteur va se jouer entre la France et l'Allemagne, au sein de la classe politique française aussi, mais je sais que beaucoup de gens s'interrogent.

 

Notamment des gens qui ont cru en l'euro, qui sont fortement ébranlés, et qui ne veulent pas l'avouer. Celui qui va avoir le courage de dire la vérité prendra un grand risque politique parce que, depuis des années, on nous a dit le contraire en nous expliquant que l'euro était véritablement notre avenir. C'est dramatique de cécité politique et d'escroquerie intellectuelle ! Nous avons un problème monétaire sérieux au niveau mondial. Il faudrait revenir à des monnaies communes, une unité de compte, l’écu comme étant la monnaie européenne de référence et de compte, et des monnaies nationales qui vont varier selon la force. Sinon, sous la pression des marchés, ce sera la panique.

Propos recueillis par Yannick Urrien

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 12:05

Le quotidien La Meuse l’annonce ce samedi. L’immeuble du 19e  siècle du Consulat Général de France de Liège est mis en vente.

 

Zaïr Kedadouche,  son  consul général déclare ne pas savoir de quoi l'avenir sera fait. Ce sont des raisons purement économiques qui amènent le gouvernement français à prendre cette décision, déclare-t-il.

 

Il faut savoir que l’ arrivée du premier consul de France, Monsieur Chapey  date de 1874 et a continué jusqu’à nos jours avec une interruption entre 1940 et 1095 où Monsieur  SARRIEN, consul à l’époque rejoignit  le Quai d'Orsay

 

Mais la France, notre France oserait-elle supprimer ainsi le lien historique fortement tissé avec la Cité ardente, le ville la plus française du pays, une des cinq seules villes étrangères a avoir obtenu la Légion d’honneur ?

 

Ce serait le symbole d’un mépris évident pour les Belges français de Belgique que l’on ne pourra que porter au passif du gouvernement actuel.

 

Quelques milliers d’euros de plus ou de moins ne vont pas changer l’état des finances françaises. Ce sont des économies de bouts de chandelle.

 

Mais l’outrage lui sera incommensurable sur l’affect  du Pays de Liège !

 

Nos Consuls de France depuis 1874:

 

1874 Monsieur CHAPEY
1875 Monsieur le Comte de DREE (décédé à Liège le 26 mai 1879)
1879 Monsieur RADERE-NIQUET (attaché à la Chancellerie Légation de France à Bruxelles
remplit les fonctions de Consul du 19 mai
1887 Monsieur de COURTOIS
1891 Monsieur G. PASCAL, d'AIX, Vice-Consul
1895 création de la Chambre Française de Commerce et d'industrie
pour les provinces de Liège et Luxembourg
1899  Monsieur F. CROZIER, Consul ( nommé consul de 1ère classe et Chevalier de la Légion d'Honneur)
1903 Monsieur de la VAYSSIERE, Vice Consul, Chancelier du Consulat
1906 Monsieur F. CROZIER, nommé Consul Général à Liège en février
1907
 
 Monsieur PALLU de la BARRIERE nommé Consul Général à Liège (en octobre 1991 est nommé dans l'Ordre de la Légion d'Honneur)
1913 Monsieur AVONDE-FROMENT Vice Consul
1919 Monsieur LABBE Consul (Consul Général à partir de 1925)
1930 Monsieur de ALBYTRE Consul
1931 Monsieur SARRIEN  Consul jusqu'en 1940 où il rejoint le Quai d'Orsay
1945  Monsieur DANIEL-LAMAZIERE Consul Général  (en décembre 1955 est nommé Ministre Plénipotenciaire en charge du Consulat de France)
1957
 
Monsieur Robert LATTAQUE Vice Consul
(en décembre 1957 est nommé gérant du Consulat)
1958 Monsieur GRAPINET Consul Général (juillet 1958)
1962 Monsieur THIOLLIER Consul Général
1966 Monsieur LAMBOTTE Consul Général
1971 Monsieur le Vicomte Louis de LAIGUE, Consul Général
1974 Monsieur Hubert CORNET Consul Général
1978 Monsieur Robert HOURCAILLOU Consul Général
1981 Monsieur Michel REUILLARD Consul Général
1985 Monsieur Marcel MARTIN Consul Général
1988 Monsieur AlainCHAMBON Consul Général
1992 Monsieur Gérard CANN Consul Général
1995 Monsieur Dominique PIN Consul Général
1998 Monsieur Jean-Paul DUMONT Consul Général
2001 Madame Edith RAVAUX Consule Générale
2005 Monsieur Patrick Fers, Consul Général
2008 Monsieur Zaïr Kedadouche, Consul Général
Par René G. Thirion - Publié dans : Economie liégeoise - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 08:57

BienvenueBelgique.JPG

C’est souvent par la presse flamande que les nouvelles préoccupantes nous parviennent.

 

Aujourd’hui, le quotidien De Morgen rapporte que ces huit derniers jours les services chargés de l'enregistrement des demandeurs d'asile ont enregistré 1.010 nouvelles demandes.

 

 Les listes d'attente pour obtenir une place dans un centre d'accueil ou un hôtel s'allongent de jour en jour.  Ces derniers jours, Fedasil, l'agence fédérale chargée de l'accueil des demandeurs d'asile, n'a pas trouvé de place pour 200 d'entre eux, précise le journal.

Le commissariat général aux réfugiés et apatrides prévoit que 2010 sera une année record en la matière, avec au total plus de 20.000 demandes d'asile enregistrées, contre un bon 11.000 en 2006 et 2007, et 17.000 l'an dernier.  En octobre, 2.076 personnes ont demandé l'asile politique en Belgique, contre 1.906 en septembre.

L’augmentation constante prouve que la Belgique donne beaucoup d’espoir à tous ces réfugiés, économiques, pour la plupart.

 

Forcément, lorsqu’ils apprennent qu’un tribunal a condamné l’état belge à payer une astreinte de 500 euros par jour passé sans logement, soit 15.000 euros par mois, cela donne envie de venir prendre un peu d’air chez nous.  C’est plus facile que de gagner au Loto et cela peut rapporter gros. D’autant plus que les huissiers n’hésitent plus à saisir des biens nationaux pour exécuter le jugement.

 

Mais l’état belge est le plus injuste qui soit. Pourquoi ne pas condamner aussi l’état au même paiement pour tout compatriote sans domicile fixe. Il est lui aussi à la rue et souffre des mêmes intempéries. Mais il est belge; donc ... pourquoi s'en soucier ?

 

Combien de casernes, d’écoles et de bâtiments publics va-t-on encore réquisitionner en Wallonie pour éviter de payer la nuée d’astreintes qui pèsent désormais sur la tête du contribuable. Car l’état, jusqu’à preuve du contraire,  est encore à nous avec ses déjà quelque 335 milliards de dettes !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 16:49

Je viens de recevoir un courriel de la Sopexa qui montre à quel point la la Belgique française peut parfois être méprisée dans la communication publicitaire.

Il m’annonce la campagne promotionnelle suivante :

«  C’est la quatrième année que Sopexa Belgique lance en Flandre la campagne Calvados, avec l’accroche déjà bien connue « De mooiste tonen hoor je niet ». Le but de cette campagne est de renforcer l’image de marque de Calvados auprès des consommateurs actuels et de recruter de nouveaux consommateurs de Calvados.

La campagne presse consiste en des annonces dans les magazines Knack, Sabato, Gentleman, Weekend Knack et De Standaard Magazine ainsi d’un publi rédactionnel et sera renforcée par une campagne web qui gère du trafic vers www.hetechtemoment.be, le site du Calvados où les internautes peuvent gagner un séjour en Normandie ou 1 des 50 bouteilles de Calvados.
La campagne et le concours durent jusqu’à fin décembre 2010 ».

 

Le plus bizarre dans cette annonce, c’est qu’il n’y a pas de campagne correspondante en Français, alors que cette agence internationale de marketing alimentaire appartient à un réseau officiel de la République française. Société « privée » depuis 2007, elle bénéficie néanmoins d’une délégation de service public dans la politique de l’accompagnement à l’export puisqu’elle s’est vue accordée un partenariat par le Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche pour la période 2008-2012 avec  l’Agence nationale UBIFRANCE, dotée depuis 2009 de compétences élargies afin de fédérer, dans le cadre de l’Equipe de France de l’Export et du Programme France-Export, l ’action de l’Etat dans le soutien aux exportations.

 

Le communiqué annonçant ce partenariat précisait même que dans un contexte de reprise tendancielle des exportations agroalimentaires amorcée depuis le début de l’année (+5,5% en 1er semestre) qui permet de redonner quelques couleurs à un solde commercial sectoriel durement éprouvé en 2009, il était important pour UBIFRANCE et SOPEXA de renforcer leurs synergies dans le seul but de proposer aux 4000 entreprises avec lesquelles elles travaillent déjà un programme de promotion renforcé et harmonisé.

 

Alors pourquoi la promotion du Calvados uniquement en Flandre ? Déjà une reconnaissance d’un état indépendant flamand ? Un responsable de campagne flamingant ? Un mépris pour une Wallonie au pouvoir d’achat plus faible ?

 

Remarquez que dans le bas du message, la Sopexa précise que le "Calvados sera sans doute à l'esprit de tous les belges, à l'occasion des fêtes de fin d'année".

C'est sûr que pour eux le nom Belgique est la traduction française du nom original du pays, Belgïe.

 

Je ne sais, mais je puis assurer mes lecteurs que je boycotterai désormais cet alcool que j’appréciais. Il s’agit là d’une grave erreur de communication en ce moment de grave crise entre les communautés nationales.

 

Et qui sait, comme il ya tellement d’autres délicieux alcools français  qui ne pratiquent pas le ségrégationnisme dans leur promotion, vous ferez peut-être comme moi ?

 

Calvados2011.JPG

 

 Calvados2011Sopexa.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 16:41

"Le Prince Laurent a visité les zones sinistrées par les inondations de ce week-end. Il s'est rendu à Tubize et Court Saint Etienne sans en informer ni les autorités, ni les médias" a ânonné le journaliste commentateur.

 

Quel grande âme pour ce membre de la famille royale que de dissimuler une action de solidarité modeste et admirable !

 

Merveille des merveilles. Malgré cette volonté de ne pas faire une publicité qui pourrait s'apparenter à une mise en valeur de sa personne, le miracle de la téléréalité s'est réalisé.

 

linkSa visite fut accompagnée d'un caméraman, d'un preneur de son, nuisant ainsi à sa princière discrétion. Pour la circonstance, il avait prévu des pelles, des raclettes et des seaux.

 

Cadeau dérisoire que la journaliste a qualifié d'aide. La question qui se pose à tout individu est comment cette inspection dite "incognito" a été réalisée et commandée par qui ?

 

Michel Audiard disait " il ne faut pas prendre les oiseaux du bon dieu pour des canards sauvages" Et pourtant, c'est l'impression que laisse cette vidéo et ce commentaire.

 

A défaut de canards sauvages, RTL prend ses téléspectateurs pour des pigeons !

 

PrinceLaurent17112010.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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