wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Lundi 13 octobre 2008

Comme dit dans ma chronique précédente (Quand les solistes n'ont pas de chef d'orchestre !) le secteur énergétique a été agité, la semaine dernière par les déclarations du ministre belge de l'Énergie, Paul Magnette, qui avait proposé d'instaurer, lors d'une période transitoire de trois ans, des tarifs régulés et plafonnés de l'électricité en Belgique, où le prix de l'électricité a augmenté de 21,2 % en un an. Ces déclarations ont provoqué en particulier une chute du cours de l'action de GDF Suez, très présent en Belgique via sa filiale Electrabel, qui a perdu à Paris 13,08 % jeudi et 7,45 % vendredi. Et il faut lire encore une fois la presse française pour savoir que « le groupe s'est fendu d'un communiqué vendredi, pour dénoncer des "déclarations isolées" de Paul Magnette, sa proposition ne faisant pas l'unanimité au sein même du gouvernement belge ».

Et  le quotidien La Tribune du 13 octobre de préciser « Les propos du porte-parole du premier ministre belge ont donc été accueillis avec soulagement. Ce dernier a affirmé à la presse belge que le sujet d'un plafonnement des prix "n'avait pas été discuté au niveau du gouvernement».

Et d’ajouter que «  GDF Suez estime qu'un plafonnement des prix pourrait dissuader des groupes énergétiques d'investir en Belgique, ce qui menacerait à terme l'approvisionnement du pays. Le groupe indique également que les propos du ministre ont "provoqué une baisse sans précédent en bourse des valeurs énergétiques européennes, portant directement préjudice à des centaines de milliers d'actionnaires et de clients de ces entreprises. »

« Di Rupo au balcon, pays à l’abandon», tel pourrait être le nouveau dicton populaire. En proie à une profonde fièvre électorale, il pousse ses troupes à allumer des feux sur tous les fronts, quitte à faire flamber la Wallonie complètement et de participer, volontairement ou non peu importe, au grand plongeon de notre économie fédérale.

Mais les pauvres, victimes de plus en plus du cauchemar peuvent-ils encore accepter ces déclarations irresponsables ?  Lors du Controverse de Pascal Vrebos sur RTL-TVI dimanche dernier, nosse Anne-Marie Lizin, toujours prolixe, s’est fait moucher par un citoyen présent à l’émission. Il pense que beaucoup de ses compatriotes ne peuvent plus croire en ces slogans « rouge, orange, bleu, NDLR) lancés en forme d’invectives et qui ne sont que du vent. Tiens, ce sont les couleurs wallonnes  du gouvernement fédéral actuellement.

Pourtant, il doit y avoir des socialistes dignes de leurs convictions  et il suffit de lire dans la Carte blanche du quotidien Le Soir les propos de Robert Collignon sur l’état actuel de notre Région pour s’en convaincre.

Il déclare en début de texte « J’avais déjà été abasourdi, en son temps, par la médiocrité des déclarations de rentrée des présidents des partis francophones. À tel point que, dorénavant, pour gagner du temps et de l’espace pour les choses importantes, je suggère qu’ils se choisissent un porte-parole ou qu’un seul d’entre eux s’exprime.

Parce qu’ enfin !  à les écouter, on avait l’impression que rien d’important ne se passait au Royaume de Belgique. L’évolution communautaire, les problèmes institutionnels leur semblaient dérisoires. Comme un leitmotiv, une incantation, ils ne cessaient de surenchérir sur ce qui est une évidence pour qui s’engage un jour en politique : occupons-nous des gens. Est-ce possible qu’ils soient à ce point aveugles et sourds ? Pour une chose au moins, les voilà rassurés. La Flandre a décidé qu’il était temps désormais de s’occuper des gens… et même de gouverner, au niveau fédéral s’entend.

Et plus loin de donner ce portrait, hélas !, trop réel : «  Les Wallons, comme le pensent encore certains d’entre eux, se devraient d’apprendre le néerlandais alors que les Flamands ont opté résolument pour un bilinguisme rationnel, à savoir néerlandais-anglais. Au Sud, quelques égarés proposent, comme si leur trouvaille était à la hauteur de la révolution copernicienne, de refédéraliser certaines matières. Et leurs fantasmes sont aussitôt repris en chœur par des médias toujours prompts à faire écho à un politiquement correct qu’on ne rencontre que du côté francophone. Chez nous aussi, le mythe de la circonscription fédérale, présenté par les anciens Belges comme le rempart ultime contre la scission du pays, revient régulièrement. Jusqu’aux petits Wallons qui voient désormais figurer à leur programme une Brabançonne qu’ils pourront chanter à gorge déployée en agitant de jolis drapeaux lors des visites princières. Tout compte fait, inutile d’épiloguer sur la monarchie gardienne du Royaume et auréolée de toutes les vertus dans un texte écrit exclusivement en français. »

Enfin, quelqu’un qui ose s’affirmer dans ses convictions à l’inverse de tous les autres. Je me rappelle que j’ai écrit précédemment que j’attendais que nos politiques, les vrais, les sincères, ceux qui déclarent nous aimer osent affirmer qu’il est plus que temps que la Wallonie prenne son destin en main et qu’ elle coupe les liens d’esclavage que nos bons démocrates flamands nous ont tissés.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Samedi 11 octobre 2008

Si l’on parle de libéralisme sauvage ou de capitalisme fou qui menacent la vie des citoyens, l’on oublie de parler du socialisme sectaire, voire du communisme paranoïaque.

Pourtant, ce sont toujours les deux pôles essentiels qui, par leur outrance, mènent dans un cas à la misère pour une majorité de personnes, dans l’autre à la gouvernance dictatoriale d’une nomenklatura politique qui profite du pouvoir au détriment des masses.

Et lorsque le PS prône la nationalisation des banques et des grosses entreprises, elle conduit vers un nivellement par le bas, étant entendu que les seuls à profiter du système sont ses créatures politiques.

Mais lorsque le MR prône la libre entreprise, libre de toute réglementation, elle favorise l’accession à la richesse de quelques-uns et l’écrasement des tous les autres.

La vérité se trouve donc dans un juste équilibre entre ces deux tendances politiques, la libre entreprise soit, mais avec un contrôle des états sur les pratiques utilisées et une dure pénalisation des contrevenants à ce « new deal », comme aurait dit les Américains.

Il serait temps de se rendre compte de la justesse et de l’importance des trois valeurs républicaines « Liberté, Égalité, Fraternité ». La liberté de diriger sa vie comme l’individu l’entend, mais en lui laissant les mêmes chances qu’aux autres et en le contraignant à ne pas écraser, sous quelque motif idéologique ou  financier quel qu’il soit , son concitoyen et frère en la nation.

Le monde entier a besoin d’adopter ou de retrouver un esprit républicain et laïc.

Contrairement à ce que semble penser Nicolas Sarkozy, il n’existe qu’une laïcité. Elle ne saurait être négative ou positive. Elle doit être la garante de cette fameuse liberté tant chantée, tellement peu vécue.

Rappelons-nous la Déclaration des Droits et des Devoirs du Citoyen de Franchimont, proclamée chez nous, à Polleur en août 1789.

Son article premier est clair : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune » mais son article 5 est aussi explicite : « La loi ne doit défendre que les actions nuisibles à la société ; tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché; nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas «  et de conclure dans l’article 12 : « Si la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique, cette force n'est instituée que pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. « 

Que voilà les règles élémentaires élaborées par nos ancêtres et qui indiquent le développement politique à suivre . Une force publique qui garantit que la liberté est assurée à tous, en totale justice.

C’est cela, la vraie république et c’est ces déclarations, que nous avions oubliées un peu trop vite, qui doivent nous guider en Wallonie, mais aussi par extension en Europe.

La France a adopté, mais pas toujours suivi ces valeurs. Toutefois, elle est fortement en avance sur nous et c’est pourquoi nous regardons avec espoir vers elle.

Notre parti doit être celui de la République  Française, peu importe sa couleur et nos convictions, car notre avenir se situe dans l’application réelle de ces fameux droits du citoyen !

Pour prendre connaissance des Droits de l’Homme et du Citoyen de Franchimont au complet, cliquez sur ce lien

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Vendredi 10 octobre 2008

Il faut lire la presse française et notamment le quotidien français « Le Figaro » du 10 octobre 2008, pour se rendre compte de l’image déplorable du gouvernement belge.

En effet, dans ses colonnes, il signale, sous le titre de « Électricité : 40 milliards d'euros partis en fumée » que GDF Suez, EDF et Enel ont dévissé suite à une petite phrase du ministre belge de l'Énergie, vous savez, celui qui n’a pas été élu par les citoyens et qui a été proclamé homme de la situation par l’empereur socialiste montois. Il s'agit bien sûr de Paul Magnette. Il a suffi qu’il se prononce pour des tarifs de l'électricité régulés et plafonnés pendant trois ans pour provoquer un vrai séisme sur les géants européens de l'électricité.

Première victime, GDF Suez.
Le titre a dévissé de plus de 13 % en l'espace d'une seule séance, après une chute de 10 % la veille. Le calcul est simple : en moins de deux jours, le nouveau géant de l'énergie a vu près de 15 milliards d'euros de capitalisation boursière s'évanouir en fumée.

Toutes les autres utilities européennes ont plongé, de près de 10 % en moyenne, qu'il s'agisse d'EDF, de l'italien Enel, des allemands E.ON et RWE ou encore de l'espagnol Iberdrola. Considéré comme refuge en pleine tempête, le secteur énergétique européen, via ses plus beaux fleurons, vient de brûler plus de 40 milliards d'euros de capitalisation.

Belle victoire du socialisme sur le capitalisme. Arriver encore à plomber un peu plus l’économie européenne en pleine crise boursière et financière

Le journaliste ajoute « Un plafonnement des prix paraît pourtant peu probable, dans la mesure où l'Europe s'est battue pendant de longues années pour la libéralisation. Mais il est vrai aussi que la grande crise actuelle emporte tout, la confiance, mais aussi certaines règles européennes bien établies. »

Bien sûr, la confiance est au plus bas avec un Dehaene, nouveau président de Fortis voulu par le CD&V, malgré sa non-connaissance du monde bancaire et son grand soutien à l'époque de Lernout & Hauspies, cette firme flamande qui utilisait des faux bilans pour donner confiance aux actionnaires.

Elle l’est également dans la différence de traitement entre les actionnaires de Fortis et de Dexia.

Elle l’est aussi dans la connaissance des milliards qu’il va falloir trouver pour finir le budget fédéral 2008 et soi-disant équilibrer celui de 2009, et cela, foi de Leterme 1er, sans impôts nouveaux ni sur le particulier, ni sur les entreprises. L’on sent venir les taxations indirectes, toujours injustes pour les plus pauvres.

Heureusement les socialistes y sont dans ce gouvernement et assurent la justice sociale. À la communiste ? Décidément quand l’alliance politique wallonne est dirigée par celui que certains appellent « l’homme qui parle à l’oreille des riches » et celui que le peuple commence à appeler « l’homme qui sait mentir aux pauvres », avec la complicité de la « femme qui dit non, non et non, mais qui finira par dire oui », les pauvres citoyens ont bien du souci à se faire.

Au secours, la France !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 9 octobre 2008

L’actualité semble confirmer en Belgique cette notion ancienne, mais toujours d’actualité.

Prenons d’abord la retournement des médias dans ses appréciations sur Yves Leterme. Enfin, il a endossé « son costume de premier ministre », le pauvre passe ses nuits à sauver la finance belge, il promet des réponses rapides et adéquates à tous les problèmes qui se présentent pour le pouvoir d’achat, pour la relance de l’économie, pour le bien-être et la sécurité des citoyens.

Pourtant, une journée de grève nationale vient d’avoir lieu marquant une révolte (l’expression de mécontentement est insuffisante pour décrire le sentiment général), la situation des pauvres et classes moyennes empire de jour en jour et certains commerçants au détail sont au bord de la faillite.

Ensuite, en opposition à cette fièvre gouvernementale, la tiédeur et la lenteur des 12 négociateurs sur la réforme institutionnelle qui doit sauver le Royaume. Une première réunion d’une heure et la décision de se rencontrer une fois par semaine avec des interlocuteurs qui peuvent changer (par exemple, notre Daerden pourrait remplacer Marcourt). L’on n’a parlé de rien et même les Flamands ont eu quelques « bons » mots pour détendre l’atmosphère. Du genre « Geen cent in 2009 voor de federale Staat » ? Une réunion qui laisse augurer une inefficacité totalement voulue, pour laisser le gouvernement durer dans le temps.

Cela, au moment où des sondages annoncent la volonté de changement dans l’institutionnel de plus d’un citoyen flamand, wallon ou bruxellois.

Enfin, le gouvernement a démantelé dans l’urgence Fortis, vendant, sous la menace bien évidemment, la partie hollandaise aux Pays-Bas et la partie bancaire belgo-luxembourgeoise à BNP Paribas, et laissant le groupe avec ses obligations pourries au grand détriment des actionnaires qui risquent de perdre beaucoup, sinon tout dans l’aventure, quoi qu’en dise notre nouvelle Pythie, Didier Reynders.

Pour Dexia, une nouvelle injection de capitaux frais (4,5 milliards d’euros) a été acceptée, et est  devenue illimitée pour ne pas démanteler le groupe.

Pourtant, il semblerait que ce groupe possède lui aussi des obligations « pourries », mais cette fois les isoler pour en faire porter le risque aux actionnaires, ne semblait pas la bonne solution. Évidemment, quand l’on me dit que la plupart de ceux-ci sont des institutionnels et notamment des communes, je comprends mieux la différence de traitement.

Il est d’ailleurs remarquable que des villes en faillite virtuelle comme Charleroi ou Liège (qui vient d’être sauvée) manifestent des craintes pour la perte de revenus de dividendes importants versés par Dexia. Cela semble témoigner de l’existence d’un bas de laine. Un peu comme le pauvre du CPAS qui réclame une aide pour survivre alors qu’il possède des économies bien placées.

Tout cela me conduit inexorablement à la conclusion populaire mais bien réelle, laquelle déclare que selon que vous serez puissant et misérable, la suite est connue !

Les puissants, ce sont ceux qui parlent à l’oreille des riches ou qui mentent aux pauvres. Les misérables sont les citoyens qui se font constamment plumer comme de la volaille.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 8 octobre 2008

Le gouvernement fédéral, en difficulté pour boucler un budget 2009 de plus en plus aléatoire, a marqué son désir de solliciter à nouveau les Régions, comme il l'a fait précédemment en 2008.

Cette fois, la demande est à hauteur de 800 millions d'euros et la Flandre a d'ores et déjà annoncé qu'elle n'y répondra pas favorablement, Il faut rappeler l'accord qu'elle avait donné pour le budget 2008 et ensuite son refus de l'honorer, sous prétexte que la réforme institutionnelle n’était point entamée.

La Wallonie, bonne fille, se dit prête à nouveau d'épauler le budget fédéral à certaines conditions, dont celle que les autres entités jouent également le jeu tandis que la Région bruxelloise ne pourra tout simplement pas, déclare la presse francophone.

Rudy Demotte, président de la Région wallonne et de la Communauté française (l’on aime cumuler les mandats chez les socialistes) déclare "Pas question, comme l'an dernier, pour le budget 2008, que la Flandre dise " oui " avant de retirer ses billes sous prétexte qu'il n'y a pas de réforme de l'Etat. Si les Régions aident le fédéral, et nous sommes prêts à le faire, c'est toutes les Régions". Paroles terriblement fortes au moment où le partenaire flamand claironne à longueur de journée " geen cent voor de Federale Staat ".

Cela révèle la grande fraîcheur et une certaine naïveté de notre homme politique, qui a laissé les Wallons et les Bruxellois cracher au bassinet  cette année alors que les Flamands nous roulaient dans la farine comme à l'habitude.

Mais l’on peut se demander si ce n’est pas plutôt un sentiment masochiste qui soude nos politiques wallons  à la Belgique de Papa plutôt qu’une volonté de diriger une communauté d’intérêts.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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