Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 14:32

C’est fait, La N-VA appelle à mettre fin aux discussions dans leur cadre actuel et lance un appel à tous les partis pour recommencer à zéro.

 

Aujourd'hui, Bart De Wever à l’issue du bureau de parti a lu un communiqué dans lequel il exprime cette décision.


"Pour nous, cette histoire se termine", n’ayant obtenu aucune réponse aux questions essentielles que se posent les Flamands a-t-il déclaré.

 

"Je ne veux pas participer à ces jeux d’enfants", a-t-il ajouté à propos des négociations qui régressent au lieu de progresser vers des compromis acceptables pour la Flandre "certains partis ralentissent ou reviennent en arrière, par exemple sur les soins de santé". 

 

"Je lance un appel à tous les partis pour trouver une solution à l’avenir. Nous souhaitons un accord",conclut-il ,mais "il faudra qu’on recommence à zéro ». Comment va-t-on négocier désormais ? "Il n'y a pas de tabous quant à la formule" a répondu le président  Bart De Wever. Une opportunité pour le MR ? Mais dans quelles conditions ? En passant une muselière à Olivier Maingain ?

 

Et notre triumvirat,  Di Rupo, Milquet et Javaux de se retrouver devant une situation inattendue. Malgré le grand écart déjà fait, après avoir abandonné les promesses électorales notamment au sujet de l’élargissement de Bruxelles, alors que ce matin encore, Magnette laissait entendre que les francocons pourraient envisager de débattre sur une fiscalité régionale,  il se retrouve Gros-Jean comme devant.

 

Et maintenant en sadique que je sais parfois être, mais surtout comme tout bon polémiste , je demande à ces grands bradeurs de la fierté et de l’avenir de la Wallonie, de nous expliquer leur plan « B »  et de le soumettre aux électeurs.

Le seul ennui, c’est qu’alors que la région fla

mande s’est mise en route vers une autonomie dans un état fédéral ou confédéral vide de pouvoir a été décidée par le parlement flamand en 1999, les Wallons et les Bruxellois n’ont rien fait d’autre que de tenter de maintenir le Titanic belge à flot. Peine perdue et ils se retrouvent désemparés avec un plan relevant plus de la gasconnade que d’une menace ou d’une solution possible.

 

En fait, le Rassemblement Wallonie-France avait prédit cette situation depuis longtemps et est le seul parti à montrer l’issue de secours, le retour vers la France. Beaucoup de concitoyens ont cru dans une Belgique protectrice de l’égalité des droits entre les régions et leurs citoyens et sont obligés de constater, avec désenchantement, qu’ils ont été trompés par des politiciens à la vue basse et plus préoccupés par leurs titres et avantages que par l'avenir de la population dont ils ont la charge.

 

Pour cela, il faut reconnaître que Bart De Wever a su mettre les points sur les « i » et va peut-être déclencher un réveil d'une Wallonie paralysée dans le rêve d'une belgique décédée en 1970 !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 17:25

Non, Wallonie 2010 ne se transforme pas en magazine des danses latino-américaines.

Cette phrase est une réponse de Di Rupo à un journaliste qui l'interrogeait sur la possibilité d'un accord de gouvernement entre lui et Bart De Wever. Cela ressemble à une invitation pressante. Mais qu'est le tango ?

Le tango est une danse qui se pratique à deux. C'est une suite d'improvisations dans le sens où les pas ne sont pas prévus à l'avance pour être répétés séquentiellement, mais au contraire où les deux partenaires marchent ensemble vers une direction impromptue. L'homme guide la femme, qui suit et se laisse aller langoureusement dans ses bras. La figure principale est le renversement en arrière de la danseuse qui s'offre ainsi totalement à son partenaire vainqueur.

Il faut avouer que cette réponse correspond très bien à la danse pratiquée par les deux partenaires, maîtres des négociations.

Notre nationaliste lance ses exigences comme un bon "matcho" flamand, l'élégant socialiste italo-montois papillonne avec le sourire, suit le mouvement imposé par son cavalier et s'incline à la fin de chaque figure.

Et comme le bel Elio ne se plie pas encore assez, le cavalier sûr de sa puissance mais aussi de sa séduction, n'arrêtera cette danse que lorsque sa cavalière criera grâce et s'offrira pantelante à cette virilité nordique.

Séduction, allez-vous me dire ??? Vous êtes fou.
Mais non la séduction n'est pas nécessairement physique. Elle peut se situer dans le statut social proposé par le séducteur.

Et la perspective de devenir le 1er ministre est certainement le rêve de n'importe politicien wallon

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 10:04

Le 31 mars 1936 à Paris, Jules Mahieu, militant wallon donnait une conférence au déjeuner du Comité Dupleix-Bonvalot, sous la Présidence effective de Louis Franchet d'Espérey, Maréchal de France.

 

 Son texte comportait 61 pages et une carte de la Wallonie française. 

 

 Un ami de Facebook a eu l’amabilité de m’en faire parvenir un extrait significatif qui démontre à souhait que la crise politique que nous vivons n’est que la matérialisation de la crainte exprimée par ce militant wallon à ses frères français.  Il décrit, me dit mon correspondant, une « incroyable vision toujours d'actualité ». 

 

 Voici cet extrait, vieux de près de 75 ans et qui devrait inspirer les soi-disant défenseurs des francophones que j’ai toujours plaisir à appeler par leur seul et vrai nom, les Français de Belgique ! 

 

"La Wallonie, par un miraculeux prodige de la race, vit intensément sa vie française. Plus encore, si c'est possible, depuis que les épreuves de la Grande Guerre ont cimenté, dans le sang fraternel, l'indestructible alliance, depuis que les nôtres ont trouvé en France une terre douce pour l'exil de leurs foyers.

 

 

Ce caractère français de notre race, de notre langue et de notre culture fait se lever la Wallonie aujourd'hui en alerte.

 

Erratum - Une mauvaise lecture du courriel reçu m'a fait attribuer ce texte à Jules Mathieu, membre du Parti Ouvrier Belge, militant wallon et bourgmestre de Nivelles, alors qu'il s'agissait en fait d'un texte de l'Abbé Jules Mahieu, promoteur  du Front démocratique Wallon et président de la Concentration wallonne en 1937.
Il s'établit en France lors de l'occupation et prit le nom de
Jacques-André Mahieu de Warelles. Il ne revint pas pas dans cette wallonie si ardemment défendue.


Je prie mes lecteurs de bien vouloir pardonner l'erreur d'un non-historien, face à une histoire trop souvent occultée bien que magnifique.

 

 

 

 

Toutes ses énergies se dressent contre tout abâtardissement culturel et toute vassalisation politique.

 

Devant les dangers qui se précisent, dans la lutte quotidienne ignorée de la grande presse et des hommes politiques, les âmes wallonnes sont angoissées. Pour l'idée française, la Wallonie mène un dur combat. La génération française de demain s'étonnera avec stupeur que la France d'aujourd'hui ait pu l'ignorer.

 

Je voudrais traduire l'intraduisible, pour exprimer tout ce qu'il y a d'amour fidèle et de dévouement sans bornes en nous pour la France.

Croyez à l'indéfectible fidélité wallonne. Nous ne renierons jamais notre passé français.

 

Nous attestons devant vous, au nom de la Wallonie, que nous ne faillirons pas à la tâche que nous avons assumée, que nous entendons garder intacte l'âme française de la Wallonie et que quoiqu'il arrive nous aurons pour la défendre et la sauver toutes les énergies qu'il faudra.

 

Nous serons fidèles à l'appel des accents de ce couplet inconnu de la Marseillaise, composé par Rouget de Lisle en 1792 alors qu'il se trouvait devant Namur, sous les ordres du général Valence. Nous croyons que ce couplet nous était destiné. Nous répondrons à l'appel de la France ainsi traduit:

 

« Vous, habitants de ces rivages

Nouveau-nés de la Liberté

Qui voyez, après tant d'orages

Son culte chez vous rapporté

Reprenez ce fier caractère

Qui fit trembler vos oppresseurs

Aux tyrans, comme vos vengeurs

Jurez une éternelle guerre. »

 

Erratum - Une mauvaise lecture du courriel reçu m'a fait attribuer ce texte à Jules Mathieu, membre du Parti Ouvrier Belge, militant wallon et bourgmestre de Nivelles, alors qu'il s'agissait en fait d'un texte de l'Abbé Jules Mahieu, promoteur  du Front démocratique Wallon et président de la Concentration wallonne en 1937.


Il s'établit en France lors de l'occupation et prit le nom de
Jacques-André Mahieu de Warelles. Il ne revint pas pas dans cette Wallonie si ardemment défendue.


Je prie mes lecteurs de bien vouloir pardonner l'erreur d'un non-historien, face à une histoire trop souvent occultée bien que magnifique.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 08:45

Ce mercredi 29 septembre 2010, la Commission européenne a annoncé son intention d'ouvrir une procédure d'infraction contre la France pour non-transposition de la directive sur la libre circulation des personnes pour faire suite aux expulsions de Roms menées cet été.

Toutefois la dictature supranationale a eu la clémence de laisser la possibilité à la France d'échapper à cette procédure en lui soumettant « avant le 15 octobre » un calendrier précis pour la transposition de cette directive européenne de 2004 qui définit notamment les règles à respecter en cas d'expulsions de citoyens de l'Union européenne. Remarquez le côté autoritaire de l'injonction. Pire que celle d'un huissier de justice exécutant un jugement judiciaire !

La Commission, juge suprême de la bonne ou mauvaise conduite des esclaves français, n'a annoncé mercredi aucune mesure pour la publication le 5 août dernier par le gouvernement français d'une circulaire visant nommément les Roms, en contravention avec les règles de non-discrimination en vigueur dans l’Union européenne.

« La Commission européenne prend note des assurances apportées par la France », a commenté avec arrogance et satisfaction ce mercredi après-midi la porte-parole de l'exécutif européen. « La circulaire du 5 août a été annulée et remplacée par une autre circulaire le 13 septembre », a-t-elle précisé.

Celle-ci a par ailleurs précisé que la Commission examinait actuellement l'opportunité d'ouvrir d'autres procédures envers d'autres États membres pour atteintes à la libre circulation.

 La Commission a annoncé le dépôt, en avril 2011 d’une série de propositions en vue d'améliorer l'intégration des populations roms dans l'Union Européenne.

Il faudrait peut-être rappeler au président Barroso qu’il serait d’abord plus judicieux d’enquêter sur les conditions de vie de ceux-ci en Bulgarie et en Roumanie. 

De même, est-ce par égard envers Herman Van Rompuy, président du Conseil européen tellement représentatif qu’il fut privé de parole à la dernière session de l’ONU qu’il ignore le grave problème de ségrégation qui se fait en Flandre envers les francophones qui vivent sur son territoire

Est-ce par  amitié pour sa chère Luxembourgeoise Viviane Reding plus apte à insulter la France et les Français que de déclencher une procédure contre l’oppression de la minorité linguistique française en Belgique flamande, qu’il feint d’ignorer sa coupable  inaction, car les francophones belges sont des citoyens européens selon les grands principes qu’elle déclare défendre.

Mais la France avec ses lois républicaines, sa laïcité agace l’Europe, même le très germanique Pape Benoit XVI.

Il serait temps que la France retrouve sa grandeur d’antan en envoyant paître ces eurocrates et fasse un pied de nez à ses ennemis cachés ou révélés en prenant parti dans la défense des Wallons et des francophones !

L’on a dit que Sarkozy était un petit Bonaparte. A lui de prendre une stature napoléonienne ! C’est ce que je souhaite à mes frères de France.

Une démocratie est un gouvernement élu par le peuple d’une nation et non une autorité, même éclairé, qui n’a pas été mandaté par elle.

Au référendum, une majorité de Français ont dit non à l’Europe.
L’Europe ne devrait donc avoir aucun droit d’imposer sa loi et de régenter la  vie du citoyen français !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 08:49

Kris Peeters le Président du Parlement flamand a rappelé la déclaration de septembre lors de la rentrée parlementaire flamande. Il  a déclaré qu’à son sens la Flandre s'était saignée au profit de la société anonyme Belgique.

Il compte consacrer 2 milliards d’euros pour un retour accéléré à l’équilibre du budget  flamand  pour 2011 et déclare qu’il prévoyait  que celui-ci ne retournerait pas dans rouge les prochaines années. 

Il affirme que si la Flandre veut un avenir meilleur, elle doit absolument disposer de nouvelles compétences. La "révolution copernicienne" est nécessaire, d'urgence.   

Son message est clair: "Nous demandons qu'on nous donne la force et les instruments, les compétences permettant d'accroître notre prospérité flamande et le bien-être dans notre société".  Nous ne devons pas compter sur la reconnaissance et la solidarité de Moeder Vlaanderen.

AVV-VVK, c'est la doctrine actuelle du parlement flamand ;" Alles voor Vlaanderen - Vlaanderen voor Kris"

Les francophones et les Wallons sont prévenus. L’état fédéral jouera de moins en moins un rôle régulateur dans les finances des régions et leurs citoyens, si Di Rupo ne casse pas les négociations et se plie aux volontés du maître flamand. 

Quand ce politicien se rendra-t-il compte qu’il est en train de trahir ses électeurs et autres Wallons ?

Que sa menace de plan « B » provoque l’hilarité de nos voisins du nord, bien conscients qu’une Wallonie-Bruxelles ne peut que conduire qu’à la paupérisation de sa population ?

Que la seule issue possible est un retour rapide, au moins de la Wallonie à la France où il pourrait retrouver un parti socialiste frère et l’aider éventuellement à gagner les élections présidentielles de 2012 ?

Mais le pôvre, il ne sera plus le 1er ministre d’une monarchie bananière et cela  gêne son égo !

 

 

 

 

 

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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 14:41

Souvent certains politiques s’imaginent que le conflit communautaire qui divise la Belgique est relativement récent. En réalité, il s’agit d’un mouvement qui prend déjà sa source lors de la création de l’état belge et qui a poursuivi une longue marche obstinée vers ce qu’un Bart de Wever est en train de mettre en place, la suprématie de cette langue et de cette ethnie sur le territoire national. J’emploie le mot ethnie volontairement et non le mot race qu’a employé l’historien français André Soulange-Bodin dans son ouvrage « L’Avant-Guerre Allemande en Europe », paru en 1917 aux éditions de la Librairie académique Perkin et Cie de Paris.

Comme le sieur Bart De Wever, historien de formation, vient de déclarer que les Wallons occultaient leur passé en matière de collaboration avec les nazis durant la guerre de 40/45 et semble par là établir un équilibre entre collaborateurs flamands et wallons, je lui communique de quoi approfondir sa réflexion.

Je ne suis pas historien, mais j’ai le goût des lectures anciennes. De plus, je sais additionner des faits qui se sont produits avant, pendant et après la Deuxième guerre mondiale.

Les courts extraits d’un passé déjà lointain tend à démontrer que les deux collaborations ont été différentes. Si les certains Wallons ont collaboré, ce fut à la fois par conviction politique et par engagement personnel alors que c’est un nationalisme qui existait au moins depuis la guerre de 14/18 et activé par la présence active du gouverneur militaire de la Belgique, le  général allemand Moritz Von Bissing qui a inspiré les Flamands. Dans le cadre de la Flamenpolitik, il signa le 21 mars 1917 un arrêté de séparation administrative de la Belgique entre la Flandre et la Wallonie et constitua une commission pour préparer la division du pays afin d'en faire une contrée plus ouverte à l'influence allemande.

Alors quand le bon Bart s’interroge sur la question de savoir pourquoi les Wallons n’aimaient pas faire de recherche sur la collaboration qui eut lieu dans notre région, c’est peut-être parce que nous en avons honte. Mais cette collaboration flamande, elle, s’inscrit dans une longue marche vers l’indépendance. Et pour cela, les Flamands ne pourront jamais condamner ceux qui ont tenté de profiter de la guerre pour faire avancer leur combat ! 

Et voilà, à mon avis, la différence entre Wallons et Flamands. D’un côté ce furent des traîtres, de l’autre des patriotes

Quelques extraits choisis

… Le pangermanisme considère la Belgique comme une création artificielle de la diplomatie qui a ravi à l’Allemagne plusieurs millions d’enfants pour les obliger à vivre avec les Wallons, de race différente, fils de la France, comme si les deux races, unies dans la liberté, n’avaient eu depuis quatre-vingt-cinq ans d’autre préoccupation que de créer de la richesse, dans une commune entente, et de tirer de leur passé corporatif, en les adaptant au temps présent, les dispositions les plus modernes et les plus utiles pour la défense du travail national et le bien-être des prolétaires. L’orientation vers l’Allemagne, si l’on s’en tient à la simple constatation des faits, ne signifie pas autre chose que la suppression de l’influence française … (p. 243)

… Un organe extrêmement violent, se mêlant aux disputes intérieures du pays en les envenimant, était répandu dans le pays par l’Union Pangermaniste : son titre était les Feuilles pangermanistes. Lors des dernières élections, il alla jusqu’à préconiser un groupement qui eût compris deux mille associations flamandes et qui eût poursuivi la création d’une ligue pour la séparation des provinces wallonnes et flamandes ; dans le conflit qui partageait la Belgique, les Allemands n’hésitaient pas à s’immiscer, ardents à diviser, à affaiblir, à exaspérer des éléments qu’ils se flattaient un jour de dominer.

Les meneurs du mouvement flamand n’étaient peut-être pas tous des germanophiles, mais chez certains, il n’y a pas à se le dissimuler, l’antipathie que leur inspirait la France et leur aversion pour la langue française, rivale du flamand, étaient d’importants atouts dans le jeu allemand…. (p.246)

… Leur programme paraît bien avoir été résumé par le docteur Osswald, de l’Institut historique de Leipzig (rien de commun avec le chimiste Osswald des 93), en ces termes :

Les dirigeants du mouvement flamand ont repris leurs efforts au bénéfice de leurs anciens desseins. Ils remarquent avec satisfaction  que des officiers allemands se font enseigner par des professeurs flamands la langue, qui, jusqu’à présent, fut toujours mise à l’écart. La suppression de la langue française en Flandre, réalisée par le gouvernement général allemand, a donné soudaine satisfaction  à ce qu’ils réclamaient depuis des dizaines d’années. On ne peut conclure de là qu’ils soient devenus des amis des conquérants. En tout cas, les aspirations flamandes et leur situation à l’égard des exigences wallonnes semblent être les points où le levier allemand agira efficacement en faveur d’un développement sain de la Belgique dans l’avenir (p.246)

L’on dit souvent que l’on peut mieux comprendre l’actualité et préparer l’avenir en analysant le passé. La nation flamande est en train d’aller même au-delà de son rêve d’indépendance, elle prépare la flamandisation de la future Belgïe.

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Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 11:43

"Je le dis souvent. La liberté que l’on laisse aux poules, et la liberté du renard, quand on les met ensemble la liberté de la poule est malheureusement beaucoup moindre que la liberté du renard. Et ce qu’il faut, c’est qu’on trouve justement la possibilité pour que poules et renards puissent vivre réellement librement."

 

Se prenant pour le célèbre fabuliste, Elio Di Rupo s’est exprimé en ces termes lors de sa conférence de presse qui présentait le livre à l’occasion des 125 ans d’existence du PS. Si le lion flamand possède en plus de la force (en nombre) la ruse d’un renard, ce ne sont plus les poules (mouillées) qu’il faut sauver, mais le coq (wallon).

 

Et comme un journaliste lui demandait si le renard en question était Bart De Wever et les poules les négociateurs francophones, effrayé de sa liberté de langage, il a répondu lâchement qu’il y avait des poules tant au nord qu’au sud du pays.

 

Quant au déroulement des négociations en cours, il a déclaré que "La distance est encore grande entre les points de vue, mais j’espère qu’on pourra cheminer pour entrer dans ce que j’appelle la marge du faisable. Cette marge, elle est très étroite, mais si tout le monde y met de la bonne volonté on finira par la trouver."

 

Pour continuer dans l’image d’un poulailler belge, il est évident que si les poules acceptent d’être croquées par le renard qui s’y est introduit, une paix définitive y règnera !

 

Alors Elio un bon mouvement, si l’on transférait les poules wallonnes dans le poulailler du voisin français, elles n’auraient plus aucun risque de se faire dévorer, puisque le prédateur flamand n’y sera jamais admis !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 17:16

Avec la complicité des entremetteurs royaux, André Flahaut et Danny Pieters,  Elio Di Rupo et Bart De Wever se sont mis d'accord pour poursuivre les négociations en mettant en place un groupe de travail "de haut niveau" sur la réforme de la loi spéciale de financement,
le point sur lequel les négociations avaient échoué jusqu'ici.

Il sera présidé et piloté conjointement par Jean-Claude Marcourt (PS) et Jan Jambon (N-VA). Cette proposition sera présentée aux cinq autres partis pressentis pour soutenir les réformes institutionnelles (le CD&V, le sp.a, le CDH, Ecolo et Groen). Le groupe se pencherait sur "le contenu de principes" et les conséquences des options prises en considération.

Une méthode scolaire de travail qui donne encore une fois l’avantage à la N-VA. Désormais, quoi que l’on en dise, le couple Di Rupo/De Wever traite en tête à tête, les cinq autres partenaires devant faire à l’écart de la négociation un « remix » des exigences flamandes et présenter au duo, les quelques points de litige encore sur la table.

Une manière élégante de traiter les partenaires de la future coalition gouvernementale. Leur volonté ? « Peanuts » dirait un américain, de la « crotte de bique », dirais-je en bon Wallon.

Car, même si le secret sur les entretiens subsiste, tout le monde sait que l’élargissement de Bruxelles indispensable à sa survie est « onbespreekbaar » et que même en tant que Région reconnue à part entière, elle sera définitivement encerclée par la scission de BHV et promise à l'engloutissement flamand..

Deleuze, vous savez l’écolo pontifiant a déclaré ce matin sur RTL . "Franchement, il faut un plan A maintenant, point final", il faut écouter la voix de la grande majorité de la population belge. Il rejoint ainsi Joëlle Milquet dans sa paranoïa belgicaine.

Peut-être pourra-t-il la rejoindre dans un CDH déliquescent, à moins que ce ne soit le contraire et que le mariage de la locataire actuelle de la rue des Deux Eglises (cela ne s’invente pas) se fasse avec le fringant Javaux, toujours plus mystique, unitariste et royaliste?

Un beau couple en perspective !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 13:28

A l'occasion de l'ouverture officielle de la Fête de la Wallonie, près de 300 militant(e)s et sympathisant(e)s du R.W.F. ont manifesté pacifiquement ce samedi 18 septembre pour proposer une alternative de cœur et/ou de raison à la crise interminable de l'Etat Belge : l'union de la Wallonie avec la France sous une forme à négocier. D'une façon générale, cette action a été accueillie positivement par la population wallonne.

A l'occasion de cette Fête, le président Rudy Demotte s'est contenté d'un discours insipide qui, une nouvelle fois, tendait une main fraternelle vers une Flandre de plus en plus invasive dans sa négociation pour la réforme de l'état. Un nouveau Chamberlain en quelque sorte !

Pour voir le reportage photo que j'ai fait, cliquez www.wallonie2010.eu, site polémiste dont je suis le rédacteur en chef !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 08:56

dr

 

 

 

Aujourd’hui, le RWF sera présent à Namur à l’occasion de la Fête de Wallonie. Je dis bien la Fête de Wallonie pour marquer l’importance que les politiques devraient donner à cet événement qui devrait représenter la communion du peuple wallon pour marquer son identité !

Je dis bien Fête de la Wallonie, car l’appellation « Fêtes de Wallonie » divise ce moment qui devrait être privilégié, en nombre de manifestations locales et de dates différentes où chaque petit baron, souvent socialiste à l’occasion d’offrir de la musique et de Pékèt à ses concitoyens pour convaincre leurs électeurs de voter encore pour eux. Une sorte « d’électo-party » avec quelques discours bien sentis au nom d’une Wallonie qu’ils méprisent le plus souvent !

Je dis bien Fête de la Wallonie, car la seule qui devrait exister se déroule dans la capitale de la région.
Elle devrait être fédératrice des âmes wallonnes au lieu d’être une immense beuverie, ou comme l’a déclaré maladroitement à la radio un des organisateurs, la Wallonie est une terre d’accueil et nous recevons n’importe qui.

N’importe qui l’expression est belle et j’ajouterai pour faire n’importe quoi.

Au moment où les Flamands avides de pouvoir, de puissance et d’argent arrachent font un véritable putsch sur l’état fédéral et achètent la complicité des négociateurs francophones par quelques avantages financiers momentanés.

Alors qu’une attitude digne de ces représentants d’un peuple qui fut fier et courageux devrait exiger une remise à plat de tous les avoirs nationaux existant en 1970 et exiger avant toute chose un partage juste et équilibré.

Je sais ce qui est donné est donné dit le dicton populaire. Mais un état fédéral dont la majorité parlementaire est toujours flamande a déséquilibré profondément l’économie, les investissements, les infrastructures en faveur de leur région. Il faut donc discuter de tout cela au lieu de négocier une frontière linguistique pour qu’elle devienne frontière politique (BHV) contre un refinancement de Bruxelles que les Flamands comptent bien s’accaparer ultérieurement par l’encerclement et l’asphyxie programmée d’une capitale qui a besoin d’un hinterland important.

Oh, les Wallons recevront comme d’habitude quelques miettes et devront se débrouiller avec les moyens d’une région appauvrie et exploitée par la Flandre. Beaucoup de Wallons conscients de cela se tournent vers une monarchie impuissante ou la nostalgie d’une Belgique décédée.

C’est pourquoi le RWF manifestera à cette Fête de Wallonie par une présence pacifique le seul chemin de survie pour cette région qui ne demande qu’à prendre son envol économique et social, le retour à la France. S’épanouir socialement et économiquement au sein de la cinquième puissance «économique du monde, une Nation où la langue, la culture et les arts sont nôtres également !

Et le seul du discours cohérent qui sera tenu à la réception officielle sera silencieux, mais puissant. Ce sera celui de l’étendard aux couleurs françaises frappé du Coq Wallon. Il dira, il criera, il hurlera dans son déploiement devant la foule et les autorités présentes « Wallon, je suis. Français, je reste ! »

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