wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 09:13

Dimanche, Bart De Wever a accepté de donner une interview à Chantal Monet de RTL-TVI.

 

Ses déclarations ont été précises. L’on parle de lui comme d’un grand communicateur, c’est vrai. Mais il faut avouer que ses déclarations ne relèvent pas de la « langue de bois » habituelle et que ce qu’il affirme est clair, très clair. à nos chers politiciens

 

Il dit notamment "Je ne vais pas nier que la situation est grave. On a négocié pendant des mois, et on n’a pas réussi. Maintenant la confiance n’est plus là, la foi en la formule à 7 n’est plus là et la proposition de compromis a été refusée d’une manière très explicite, donc ce ne sera pas facile".

 

Bart De Wever rappelle, à juste titre, que la gestion fédérale sur les points-clés comme "l’immigration, le budget, la justice" est un "désastre". A-t-il tort sur ces points ?

 

Et d'affirmer "On veut un changement copernicien qui sera favorable à tous les citoyens, on est totalement convaincus que c’est aussi dans l’intérêt des Wallons et des francophones de changer"

 

Constatant que les positions flamande et francophone étaient totalement différentes, les premiers souhaitant le changement et les seconds plaidant pour un statu quo de l’état fédéral.

 

Il maintient qu’il est hors de question pour la N-VA de laisser tomber les points importants de son programme : "On a fait ça en 2007 avec le cartel, on a dit, après 6 mois, 'il nous faut un gouvernement, donc on va le former.  Qu’est-ce qu’on a vu ces trois années précédentes ? Rien du tout, l’immigration est devenue un désastre, la réforme de la Justice n’a pas abouti, le budget est un désastre, la réforme de l’État est nulle".

 

Et de poser la question qui fâche "Les francophones croient-ils vraiment qu’on est prêts à refaire cet exercice ? Moi je vous dis que c’est non ! »

 

D’autre part, les partis flamands CD&V, SP.A, Groen et Open Vld n'envisagent pas la constitution d'un gouvernement fédéral sans la N-VA. Les représentants de ces partis l'ont répété dimanche sur le plateau de l'émission De Zevende Dag à la Vlaamse Radio Televisie.

 

Il est donc aisé de conclure que la conciliation-médiation de Vande Lanotte est une manœuvre dilatoire pour gagner du temps et que soit l’on nommera un gouvernement provisoire Leterme III comme l'a suggéré Onkelinkx, ancienne ministre socialiste de la Justice, mais qui serait probablement illégal car inconstitutionnel ou de nouvelles élections qui ne feront qu’augmenter le gouffre entre Wallons et Flamands.

 

Alors messieurs les élus, allez-vous aller jusqu’au bout de l’imprévoyance politique ?
La Wallonie n’a-t-elle pour vous qu’un avenir à court terme ? Celui de vos juteux mandats ?

 

Reprenez un peu de dignité et de clairvoyance, préparez le divorce à l’amiable et regardez vers la France. Cela prendra du temps pour arriver aux accords finaux. Il est déjà fort tard, mais il est encore temps

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 15:07

Doctrine politique italienne du XXe siècle, le fascisme niait  l’égalité  des êtres humains et prônait la prise en mains du pouvoir par les élites. Il était donc par nature anti-démocratique, puisqu’au nom de l’intérêt collectif, il déniait l’écoute de « bas peuple », du citoyen ordinaire qui n’avait le droit d’exister que s’il se pliait aux diktats de ses dirigeants.

 

Ces jours derniers, j’ai éprouvé une nausée de démocrate malade du régime dans lequel on le fait vivre en entendant quelques politiciens s’exprimer.

C’est Marc Eyskens, ministre d’état,  lors d’un débat télévisé qui affirme qu’Olivier Maingain, le FDF n’ayant que 3 élus au Parlement sur 150, n’a vraiment pas droit à la parole dans les négociations pour la formation du futur gouvernement fédéral.

 

C’est Paul Magnette, le bras droit d’Elio Di Rupo qui parle avec mépris des trois rattachistes existants en Wallonie alors que la liste du RWF a obtenu près de 2% des voix aux dernières élections. Evidemment avec la loi électorale que les politiciens ont votée des 5% minimum pour obtenir un élu, il toise de haut ces sous-électeurs qui tentent de s’exprimer.

 

Au niveau des consultations royales, il y a un blocage systématique pour recevoir les présidents de l’Open VLD et le MR. Ce parti est pourtant premier à Bruxelles et second en Wallonie.

 

Mais Di Rupo, à la tête de sa coalition de gauche avec le CDH et Ecolo, ne veut pas en entendre parler et le roi suit, au minimum, ses demandes en ne consultant pas ce parti qui compte quand même 18 sièges au parlement.

 

Tout cela a des relents de totalitarisme à la fasciste. Seuls les plus puissants ont droit à la parole et écrasent avec morgue, tous ceux qui prétendent contester leur vision des choses. Ils s’estiment l’élite et le « bas peuple » n’a qu’à fermer sa gueule, comme le dirait mon voisin qui ne mâche pas ses mots lorsqu’il est en colère profonde.

 

Si fascisme il y a, il faut avouer que c’en est une mauvaise interprétation, car je n’arrive pas à considérer ces « gens-là » comme des élites.

 

Mais Eyskens n’est-il pas le digne rejeton de feu Gaston, dont le gouvernement mit à feu et à sang le pays en 1960 avec sa loi unique ?

 

Paul Magnette, socialiste, n’est-il pas celui qui remplace le plan « B », la minibelgique vue par son président comme échappatoire en cas de scission du royaume, par un plan « D » le rattachement à l’Allemagne ?

 

« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : c’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser ! » Françoise Giroud

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 14:00

L’interludeest un divertissement destiné à faire patienter les téléspectateurs, les auditeurs entre deux émissions.
 

Il semblerait que le palais royal ait décidé d’utiliser cette méthode pour occuper les temps morts de la grave crise politique que subit le royaume. Comme une pause entre « le riffifi chez les hommes » et « Nous irons tous au Paradis ». Du bon cinéma mais de la mauvaise politique !

 

Hier, le roi nous a gâtés d’un nouvel interlude pas très passionnant en nommant Johan Vande Lanotte à une mission de conciliateur.

 

En effet, qui peut croire que ce socialiste représentant d’un parti ultra minoritaire en Flandre en puisse rapprocher une N-VA et un CD&V, très à droite avec un cartel PS-CDH-Ecolo très à gauche ?

 

Qui peut croire encore à la soi-disant indépendance du Roi par rapport aux partis. En effet, au stade où l’on en est, pourquoi ne pas au moins consulter le MR et l’Open VLD ?

 

Une rancune envers la famille libérale flamande qui aurait saboté le magnifique spectacle de fin de mandature de présidence européenne, Albert II transmettant son sceptre à son digne héritier, transmettant ainsi une « image people » d’une monarchie rayonnante dans un royaume heureux devant les télévisions du monde entier ?


Comment expliquer autrement qu'Albert refuse obstinément de questionner au moins le MR deuxième parti de Wallonie et premier parti à Bruxelles ? Une exigence du cartel wallon ? Le roi  ne leur est pas inféodé au point qu’il n’ose prendre une initiative que les légalistes appellent royale ?

 

Je sais le Palais a démenti cette information, mais il faut dire que si aucun des conseillers royaux n’a pas eu cette idée en tête, Albert II a intérêt à changer son équipe.


Significatif aussi d’une certaine rancune royale, le fait ne pas avoir reçu le président de la N-VA ce vendredi comme les 6 autres partis qui négocient. L’excuse de l’avoir rencontré lundi en fin de mission de clarificateur ne tient pas et  ne justifie en rien le fait de ne pas le consulter comme les autres alors qu’il s’agit du parti  le plus puissant en Flandre.


Alors dès que l’interlude « conciliateur » se terminera, l’on en trouvera vite une autre. Il y en a tellement encore qui se termine en « eur ».

 

Cela ne fait pas l’affaire des Wallons, mais qu’ils se rassurent. En cas d’impossibilité d’accord, Paul Magnette proposera le rattachement à l’Allemagne. Le « Alle voor Vlanderen » pourra être remplacé par le « Deustchland über Alles ».

 

 

 

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 15:54

Dans une interview accordée à la Libre Belgique, Paul Magnette, ministre fédéral socialiste du Climat ett de l'énergiepeut-être encore Allon a déclaré que s 'il devait être question du rattachisme, une idée « lunaire », affirme-t-il, la Wallonie a plus d'affinité avec l'Allemagne qu'avec la France en termes de culture politique et d'intérêts industriels de la Wallonie, estime le ministre socialiste dans un entretien à La Libre Belgique.

 

Déchaîné, il continue par un méprisant « quand je vois la situation en France, je comprends qu'il n'y ait plus que trois rattachistes en Wallonie », il juge « ridicule » de vouloir être rattaché à un pays qui, à ses yeux, « a une culture aux antipodes de la nôtre ».

 

Il parle à ce sujet de l'absence de culture de concertation sociale et de l'autoritarisme gouvernemental dans le dossier français des pensions.

 

« Il y a une rupture culturelle avec les Français. Si on doit se rattacher un jour, ce sera plutôt avec l'Allemagne. C'est plus dans l'intérêt industriel de la Wallonie », clame-t--il haineusement !

 

Pour ce ministricule que Di Rupo trouve tellement intelligent,  la culture ne peut être dans la langue, dans l’expression artistique ou dans les racines des individus. La seule culture valable et admissible est la culture politique. Le retour à la dictature bolchévique en quelque sorte.

 

Et de voir l’intérêt économique avant tout comme un bon tenant du capitalisme à tout crin. Bien qu’il ait tout faux dans son analyse, sa haine d’une  France de droite le jette dans les bras du pangermanisme en train de prospérer dans les milieux intellectuels Hollando-flamando-luxembourgeois. Tiens l’on retrouve ici le fameux traité Benelux qu’Yves Leterme a resigné en douce, sans en référer au Parlement, alors que ce traité est ridicule si l’on croit à l’Europe.

 

Mais comme Magnette est prêt, comme son maître à penser, à faire le grand écart pour tenter d’être membre d’un nouveau gouvernement à n’importe quel prix, il dit aussi « Le plan B du PS  est de toute façon plus compliqué à réaliser que le plan A », histoire de rassurer les Flamands sur la faiblesse de la menace proférée.

 

Le trublion Magnette oublie ou veut oublier le très sérieux rapport paru en 2008 sous la plume de Philippe Hubert aux éditions de l’Institut Emile Vandervelde, très proche du parti socialiste.

 

Ses conclusions sont claires. Les voici :

 

« Les  enseignements des différents sondages, concordants dans la durée, montrent que la tendance pro-française n’est pas un épiphénomène conjoncturel mais une constante qui se fonde sans doute sur un fond sociologique de sympathie stable, renforcé épisodiquement selon la situation contextuelle.

Il est clair qu’on ne peut plus conclure à l’inexistence d’un sentiment rattachiste réunioniste francophile du fait que les partis portant ce courant ne récoltent qu’un à deux pour cent des suffrages.

 

Il convient également de mesurer combien cette tendance est en rajeunissement. L’image du rattachisme (et du rattachiste) a sensiblement changé en quelques années. Ce ne sont plus quelques anciens chantant la Marseillaise autour d’un éphémère ministre du Général mais une tendance plus large jouissant d’un fond de sympathie chez « monsieur tout le monde », d’un attrait auprès de catégories plus « formées » et affichant un réel dynamisme. Il se pourrait que le mouvement se crée progressivement une place durable dans le paysage. »

 

Son mépris de ce bobo gauche caviar  est une insulte qui touche plus que 3 pauvres vieux nostalgiques. Magnette nous montre enfin son vrai visage, celui d’un prétentieux incapable de respecter même les études de son bord.

 

Tirons la chasse, cela vaut mieux. L’odeur que dégage ses propos est pestilentielle.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 14:39

"L'honneur défend des actes que la loi tolère"
Sénèque - Philosophe latin du 1er siècle

Pieter De Crem, le ministre CD&V flamand de la Défense s'est exprimé sur les propos  du colonel Luc Gennart, le commandant de la base aérienne de Florennes, qui avait dénoncé samedi soir la "flamandisation" de l'armée, assurant que les "Francophones n'ont plus rien à dire" (dans l’armée belge –NDLR) et exprimant sa crainte  sur la fermeture programmée de cette base et le transfert de ses chasseurs F-16 en Flandre.

 

Cet homme courageux, sorti d’un devoir de réserve, se révèle le digne héritier du général Janssens lors des événements congolais avait osé, lui aussi , dénoncé les magouilles politiques.

 

 Mais fallait-il cette accusation pour se rendre compte que la flamandisation est active dans tous les domaines dans une Belgique dirigée depuis 1970 par de nombreux Flamands CVP ?

 

Dans les ministères, dans les ambassades, dans les chemins de fer, à la poste mais aussi dans les grosses entreprises privées où les cadres supérieurs sont là aussi pour la plupart  issus de pays de Vondel.

 

Zwarte Piet De Crem  a répondu avec toute l’arrogance flamande dont nous devons nous accommoder de jour en jour.

 

"Il n'y aura pas de fermeture de la base de Florennes (...) Le colonel semble mieux connaitre le chemin de la presse que celui de son bureau où se trouvent les dossiers." Ce ministricule ose dire cela au moment où la plupart des camps militaires sont déménagés vers la Flandre, où celles qui  restent en Wallonie sont dirigées par des hauts gradés flamands ! Prend-il vraiment les Wallons pour des aveugles.

 

"Les propos du colonel ne sont que des blabla qui ne sont pas à la hauteur des 3 étoiles qu'il porte à son uniforme." , affirme-t-il encore. Et ses propos à lui ne sont-ils pas des mensonges éhontés ?

 

 Les faits sont là pour le prouver ? Denis Ducarme, le député MR  l’affirme « Les francophones qui réussissent l’examen linguistique sont mis sur une voie de garage et privés de toute responsabilité. Contrairement à ce qui se passe dans la fonction publique, l’examen est organisé en interne par la Défense avec un jury dominé par les Flamands. » Quant à l’hypothèse de la fermeture de la base de Florennes, la deuxième en importance du côté wallon avec 1.500 emplois, Daniel Ducarme précise « il s’agit clairement d’une des pistes envisagées par l’état-major pour réaliser les économies budgétaires. C’est clairement dans les papiers ».

 

Enfin Zwarte Piet De Crem ose recommander à la presse  "Il ne faut pas faire trop de bruit, vous avez été mal informés par quelqu'un qui a manqué une occasion de se taire". Mal informé ? Sinistre individu qui oublie son récent projet de fusionner l’armée belge à l’armée hollandaise.

 

Décidément, non seulement les Flamands sont des prédateurs d’une Belgique liquéfiée, mais sont aussi les plus grands manipulateurs du royaume. Ils nous prennent pour des « cons », comme Yves Leterme qui avait déclaré en son temps que les Wallons étaient intellectuellement incapables d’apprendre le néerlandais.

 

Quel mépris pour les Wallons ! Il faudra se retrouver en France à côté de nos frères bretons, lorrains, provençaux ou alsaciens pour enfin retrouver un peu de dignité !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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