wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /2009 17:52

Je ne puis résister au plaisir de reprendre in-extenso un article paru dans le quotidien " Vers l'Avenir" du 3 septembre  2009.

En effet, je vous rappelle que la Parlement Wallon lors de la dernière législature (majorité PS/CDH) avait décidé la fermeture complète de la ligne de chemin de fer Givet-Dinant pour en faire éventuellement un RAVEL (piste cyclable). Cela malgré une manifestation du RWF (Merci Paul-Henri Gendebien)  et de l'opposition du MR et d'Ecolo.

Le 9 juillet 2009, Dominique Bussereau, secrétaire de l'état français a attribué un montant de 60.000 euros pour une étude complémentaire sur le sujet, preuve de l'intérêt réel de la République pour cette voie qui devrait permettre la liaison entre le TGV Est et Namur, la capitale de la Wallonie.

Apparemment, Willy Borsus ignore ce détail complémentaire important. Je vais essayer de le lui faire parvenir.

Le MR Wallon, largement battu aux élections du 7 juin commencerait-il à se rendre compte de l'importance de mener enfin, non un combat politicien, mais une lutte pour sauver notre région d'un isolement vis-à-vis de la France, voulu par la SNCB fortement flamandisée (Il faut rappeler qu'Edmée De Groeve, sa présidente actuellement en congé pour suspicion d'abus de biens sociaux et grande amie de Di Rupo, est d'origine gantoise). Il faut rappeler que l'hexagone est l'un des principaux acheteur de notre région.

Hier, c'est Christine Defraigne qui montait au créneau (
voir notre nouvelle du 3/09) contre le port de la burqa. Aujourd'hui, c'est Willy Borsus qui relance le projet wallo-français.

Le MR, au moment où Didier Reynders annonce sa transformation va-t-il se colorer (légèrement peut-être) aux couleurs de la France. Va-t-il enfin faire un premier pas vers le largage d'une Flandre colonisatrice et envisager une certaine autonomie de la Wallonie, premier pas vers une reprise réelle de la croissance ?

En tous cas, saluons l'initiative de cet homme politique. Puisse-t-il avoir le courage de porter le projet jusqu'au bout. Ecolo qui était pour, va-t-il manger son chapeau en votant cette fois contre (majorité oblige). Le CDH et le PS oseront-ils rle rejeter alors que ce lien est appelé à devenir vital pour la région?

"Wait and see" disent les anglais. En bon français, je dirai " rien n'est impossible " !

L'ARTICLE

Nouvelle majorité wallonne oblige, le dossier revient. Willy Borsus plaide pour qu'on n'abandonne pas définitivement la ligne Dinant-Givet.

PS et CDH ne sont plus seuls maîtres du jeu au Parlement wallon. Le MR en profite et revient avec un dossier sensible.

Voilà que le nouveau chef de groupe MR à la Région wallonne, Willy Borsus, vient d'introduire une proposition de résolution en faveur de la ligne Dinant-Givet. Alors que le 4 mars 2009, au Parlement wallon, la majorité PS-CDH de l'époque avait voté une motion prônant la fermeture définitive de la ligne.

Le MR voudrait-il devancer une éventuelle proposition semblable d'Écolo ? M. Borsus rappelle quelques constats en faveur du maintien du tronçon ferroviaire. Quels sont-ils ? Une étude (cofinancée par le programme opérationnel INTERREG IIIA France-Wallonie-Flandre), examinant le scénario de réouverture de la ligne, a débouché en juillet 2004 sur le constat suivant : le coût de remise en état de la ligne est estimé à 21 millions d'€.

Les autorités françaises sont très favorables à la réouverture du tronçon transfrontalier. Le 17 janvier 2009, le Préfet des Ardennes a reçu un mandat du gouvernement français pour faire avancer le dossier. Le gouvernement français est prêt à débourser 50 % du coût financier des travaux, même si environ 3 km de la ligne se trouvent en France et les 19 km restant en Belgique.

La ville de Dinant est favorable au projet. La commune d'Hastière aussi mais avec une consultation des citoyens. La SNCB estime ce dossier comme non prioritaire par rapport aux investissements liés à la modernisation de la ligne 162 Namur-Luxembourg et au projet de dorsale wallonne. Elle n'estime cependant pas opportun de désaffecter totalement la ligne. La CPDT (Conférence Permanente du Développement territorial) est favorable à la réouverture. Le Comité Consultatif des Usagers est favorable au projet de réouverture. Les syndicats soutiennent également le dossier.

L'impact

Considérant :

- qu'il convient non seulement de ne pas condamner définitivement l'option de la réouverture du tronçon Dinant-Givet mais d'envisager l'impact positif en terme économique, social, touristique, de développement durable et de service public que pourrait entraîner une nouvelle entrée en fonction de cette ligne,

- que le transport par chemin de fer est une solution de mobilité dont la collectivité ne pourra se passer à l'avenir », le député demande au gouvernement wallon d'entamer les démarches visant à écarter l'hypothèse de l'aliénation définitive du tronçon ferroviaire Dinant-Givet.

M. Borsus demande aussi de soutenir la volonté du Groupe SNCB de maintenir l'assiette de la ligne et de maintenir toutes les possibilités d'une nouvelle mise en exploitation et la réactualisation de l'étude de faisabilité et d'évaluation du potentiel commercial de la ligne.

Il réclame que l'on mesure l'ensemble des impacts qu'une réouverture pourrait créer : économique, environnement et service public.

Il plaide pour que l'on soutienne la réouverture de la ligne, si les conclusions des études actualisées sont favorables à ce scénario, et, enfin, de poursuivre et approfondir la coopération transfrontalière entre la Wallonie et la France


Les arguments pour

Les arguments positifs sont plus nombreux : le désenclavement de la région et la fin des deux culs-de-sac ferroviaires à Dinant (ligne Namur-Dinant) et à Givet (ligne Charleville-Givet), la mobilité transfrontalière (professionnelle, sociale et touristique), l'attractivité touristique de la ligne - ce n'est pas par hasard que cette ligne fut exploitée, pendant onze années par le CFV3V , les importants débouchés de cette ligne, tant vers le nord (Namur) que vers le sud (Sedan, Charleville et le TGV-Est), les coûts non prohibitifs des investissements nécessaires à sa réouverture, le développement durable et la meilleure visibilité commerciale pour les transports en commun.

La fermeture de la ligne en 1989, selon W. Borsus, est due surtout au manque d'attrait de l'offre de trains (pas de correspondance à Dinant, seulement quatre allers-retours quotidiens, matériel peu attrayant et peu confortable). Se baser sur les chiffres de passagers de cette époque est donc une erreur d'analyse. Quant à la non-concurrence avec l'Athus-Meuse, cette ligne étant électrifiée et à double voie, son gabarit est sans aucune comparaison avec le tronçon Dinant-Givet. En outre, les coûts très élevés des sillons de RFF (l'équivalent français d'Infrabel) pour l'utilisation de son réseau rendent caduque toute volonté de contourner l'Athus-Meuse par le tronçon Dinant-Givet et la dorsale Charleville-Longuyon-Thion
ville. Cet itinéraire allongerait aussi le trajet de 32 km.

Par ailleurs, le bassin économique desservi par l'Athus-Meuse n'est pas le même (la Lorraine, l'Alsace, l'Allemagne du sud, la Suisse et l'Italie). La démonstration précise de cette non-concurrence avec l'Athus-Meuse a été effectuée par la
CCU (commission consultative des usagers SNCB).

ENCOURAGER LE PORTEUR DU PROJET ?

Il est important d'encourager son action, aussi je vous propose une action rapide, simplement lui envoyer des encouragements par courriel à willy.borsus@mrpw.be.

Le RWF a manifesté en faveur de cette ligne et le maire de Givet, présent à notre dernier congrès électoral, avait insisté sur sa nécessité.

Envoyer ce courriel est une action militante pour la liaison du TGV Est à la capitale de la Wallonie.



Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /2009 09:49

Je rentre d'un séjour en Haute Normandie en passant par la Picardie. L'on ne peut pas dire qu'il s'agit là des Régions les plus riches de France. Et pourtant...

J'y ai trouvé nombre de petites villes aux petits commerces encore prospères, des villes et villages propres et abondamment fleuris.

Au niveau du patrimoine, les efforts d'entretien, de restauration ou de conservation de chaque monument sont constants. un exemple ? Le Hom de Beaumont le Roger où j'ai séjourné. Il est certain que la gestion des Régions y est pour quelque chose.

Quelle différence avec notre Wallonie qui devient terne lorsque l'on voit cela.

Cela me conforte dans l'idée que notre pays wallon ne redécouvrira sa beauté, son essor économique et son bonheur de vivre qu'en devenant Région de France.

Et en rentrant aujourd'hui dans mon pays de Liège, je découvre que certains rattachistes hurlent avec les loups flamands en véritables collaborateurs de l'oppression majoritaire de la Flandre sur le pays, J'en découvre d'autres qui tentent de déstabiliser le seul parti qui construit avec obstination ce retour à la mère patrie depuis 10 ans maintenant.

Les élections du 7 juin ne leur ont pas apporté la victoire éclatante espérée. Donc le président, la structure et le programme actuel devraient être modifiés. Jusqu'à un certain Pierre Pilat qui se voit déjà calife à la place du calife sur le blogue du Scrogneugneu !

Cela me confirme dans l'idée que j'ai toujours eue que la progression se fera par l'apport de nouveaux membres, plus réalistes et moins romantico-révolutionaires que ceux qui ne sont bons qu'à donner des conseils, qu'à fustiger quiconque les met en question ou encore qui s'affirment les détenteurs uniques de la voie à suivre.

Je le dis, ceux-là, il vaut mieux les laisser à leurs revendications stériles, à leurs jeux de petites chapelles idéologiques, quitte à dégraisser les effectifs présents pour construire une machine efficace, capable de rassembler tous ceux qui vont se trouver bientôt devant le dilemme; accepter une domination flamande ou choisir le pays de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité ! Ce ne sera jamais avec les 1% au plus des vieux grognards, que la cause gagnera en popularité.

Bien au contraire, elle décourage tous les nouveaux partisans, les néophytes comme ils disent avec condescendance et cela est une trahison pure et simple de l'idéal qu'ils prétendent servir !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /2009 12:53
Sur le blogue du Scrogneugneu de service, j'ai trouvé ce message à propos d'un article paru sur le mien. Il témoigne du manque de capacité à lire un texte et de l'interpétation erronée qui peut en être fait.

"
Parmi les liens de "Liège-France", il y a celui vers "Wallonie-France". J'ai cru qu'il s'agissait de l'excellent périodique publié par monsieur J. Liénard, mais c'est en fait le blog d'un rattachiste, monsieur Thirion.

Sous le titre "Il serait grand temps que les yeux des Wallons s'ouvrent sur la réalité de demain", Mr Thirion attire l'attention, à propos du "groupe de Baarle", sur une évolution des objectifs de Benelux, qui serait pourvu d'une sorte de parlement consultatif pouvant adresser des avis et des recommandations à l'Union européenne, en matière culturelle autant qu'économique. L'auteur redoute que cette évolution ne fasse "encore perdre à la Wallonie de son identité latine".

Qu'il s'agisse du Benelux ou de la Confédération avec les Pays-Bas incluant la Wallonie, imaginée par le groupe de Baarle, aucun de ces fantasmes ne pourra se réaliser si la Wallonie s'y oppose, ce qui sera évidemment le cas. Le danger est donc inexistant si les hommes politiques et les parlementaires wallons sont bien informés.Il suffirait d'attirer leur attention à ce sujet par un courrier personnalisé bien documenté."

A c
e lecteur inattentif, il  faut faire remarquer qu'il s’agit de faire légiférer les trois états signataires de ce Traité Benelux et non l’Union Européenne comme il le croit mentionné dans l’article.

De plus, s’il avait visité le site du dit parlement Benelux, il se serait vite aperçu que des hommes et des femmes politiques wallonnes en sont membres avec la bénédiction de leur parti respectif, donc ils ne sauraient être mieux informés sur ce parlement supranational. Où est le fantasme ?

Difficile d'éveiller à des réalités pourtant bien menacantes !


Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 14:42

La récente mise en évidence du groupe de Baarle a été accueillie de différentes manières, au niveau des partisans d’un retour à la France et des indépendantistes wallons. Certains vont jusqu’à parler de fantasme et de nier catégoriquement la réalité qui se cache derrière ce qui pourrait être pris pour un groupuscule nostalgique.

La signature d’un nouveau traité Benelux par Yves Leterme le mardi 17 juin 2008.
Même si le Parlement belge a été peu ou pas informé, les partis politiques wallons habituels étaient au courant de ses objectifs principaux. Je pense notamment à Charles Piqué pour la Région bruxelloise et Marie-Dominique Simonet pour la région wallonne qui assistaient à la cérémonie créant des liens supranationaux autres que ceux de l’Union européenne.

 Les objectifs principaux ?

Préserver leur rôle de précurseur au sein de l'Union européenne et élargir la coopération transfrontalière, surtout dans les domaines du marché intérieur et de l'union économique, du développement durable et de la justice et des affaires intérieures. La coopération élargie au-delà du seul domaine économique aura pour conséquence un changement de la dénomination officielle de l'Union économique Benelux, qui s'appellera désormais Union Benelux.

Mais qu’est ce fameux Parlement « Benelux » ?

Le Parlement Benelux réunit des parlementaires néerlandais, belges et luxembourgeois. Il est l'une des composantes de l'Union Benelux. C'est une instance consultative. Les deux langues officielles sont le néerlandais et le français.

Le champ d'activité du Parlement Benelux dépasse celui de l'Union économique Benelux. Cela s'explique par sa création antérieure à celle de l'Union.

Outre les matières relatives à l'Union, le Parlement Benelux traite notamment du rapprochement culturel, de coopération en matière de politique extérieure, de l'unification du droit entre les trois États membres et de toute autre matière d'intérêt commun.

La concertation est une autre dimension essentielle du Parlement Benelux qui est amené à se prononcer sur des questions européennes.

Au niveau de la coopération, Le Conseil Interparlementaire Consultatif s'inscrit dans le domaine économique, social et financier où l'objectif reste l'achèvement du marché intérieur.

Elle s'applique à tous les aspects de politique transfrontalière qu'il s'agisse, par exemple, d'aménagement du territoire, de rapprochement culturel, de lutte contre la fraude fiscale, de libre circulation des personnes, de problèmes de transport ou de questions environnementales. 
Elle favorise le rapprochement des polices et l'unification du droit dans les trois pays.
Elle concourt au renforcement du poids des trois pays partenaires dans l'Union européenne

Comment fonctionne ce Parlement extrabelge et quel est son pouvoir ?

Lors de ses travaux, le Parlement se prononce par voie de recommandations ou d'avis. Les recommandations et les avis sont adoptés à la majorité des deux tiers des membres votants. Les autres décisions sont prises à la majorité simple.

Après délibération, l'assemblée plénière émet des recommandations. Celles-ci sont transmises au Comité de ministres. Lorsque ce Comité approuve une recommandation, les trois gouvernements s'engagent à les exécuter.

Dans certains cas, les trois gouvernements sont obligés de recueillir l'avis du Parlement Benelux. Dans d'autres cas, le Parlement Benelux émet des avis de sa propre initiative. 

Que retenir de tout cela, sinon que l’union économique entre les trois pays a disparu au profit de l’Union Benelux, que cela rejoint très fortement une volonté d’union voulue par certains Flamands de former un bloc politique homogène, face à l'Union Européenne et que la pauvre Wallonie dans ce grand bloc de culture germanique va encore perdre de son identité latine !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 14:42

La récente mise en évidence du groupe de Baarle a été accueillie de différentes manières, au niveau des partisans d’un retour à la France et des indépendantistes wallons. Certains vont jusqu’à parler de fantasme et de nier catégoriquement la réalité qui se cache derrière ce qui pourrait être pris pour un groupuscule nostalgique.

La signature d’un nouveau traité Benelux par Yves Leterme le mardi 17 juin 2008.
Même si le Parlement belge a été peu ou pas informé, les partis politiques wallons habituels étaient au courant de ses objectifs principaux. Je pense notamment à Charles Piqué pour la Région bruxelloise et Marie-Dominique Simonet pour la région wallonne qui assistaient à la cérémonie créant des liens supranationaux autres que ceux de l’Union européenne.

 Les objectifs principaux ?

Préserver leur rôle de précurseur au sein de l'Union européenne et élargir la coopération transfrontalière, surtout dans les domaines du marché intérieur et de l'union économique, du développement durable et de la justice et des affaires intérieures. La coopération élargie au-delà du seul domaine économique aura pour conséquence un changement de la dénomination officielle de l'Union économique Benelux, qui s'appellera désormais Union Benelux.

Mais qu’est ce fameux Parlement « Benelux » ?

Le Parlement Benelux réunit des parlementaires néerlandais, belges et luxembourgeois. Il est l'une des composantes de l'Union Benelux. C'est une instance consultative. Les deux langues officielles sont le néerlandais et le français.

Le champ d'activité du Parlement Benelux dépasse celui de l'Union économique Benelux. Cela s'explique par sa création antérieure à celle de l'Union.

Outre les matières relatives à l'Union, le Parlement Benelux traite notamment du rapprochement culturel, de coopération en matière de politique extérieure, de l'unification du droit entre les trois États membres et de toute autre matière d'intérêt commun.

La concertation est une autre dimension essentielle du Parlement Benelux qui est amené à se prononcer sur des questions européennes.

Au niveau de la coopération, Le Conseil Interparlementaire Consultatif s'inscrit dans le domaine économique, social et financier où l'objectif reste l'achèvement du marché intérieur.

Elle s'applique à tous les aspects de politique transfrontalière qu'il s'agisse, par exemple, d'aménagement du territoire, de rapprochement culturel, de lutte contre la fraude fiscale, de libre circulation des personnes, de problèmes de transport ou de questions environnementales. 
Elle favorise le rapprochement des polices et l'unification du droit dans les trois pays.
Elle concourt au renforcement du poids des trois pays partenaires dans l'Union européenne

Comment fonctionne ce Parlement extrabelge et quel est son pouvoir ?

Lors de ses travaux, le Parlement se prononce par voie de recommandations ou d'avis. Les recommandations et les avis sont adoptés à la majorité des deux tiers des membres votants. Les autres décisions sont prises à la majorité simple.

Après délibération, l'assemblée plénière émet des recommandations. Celles-ci sont transmises au Comité de ministres. Lorsque ce Comité approuve une recommandation, les trois gouvernements s'engagent à les exécuter.

Dans certains cas, les trois gouvernements sont obligés de recueillir l'avis du Parlement Benelux. Dans d'autres cas, le Parlement Benelux émet des avis de sa propre initiative. 

Que retenir de tout cela, sinon que l’union économique entre les trois pays a disparu au profit de l’Union Benelux, que cela rejoint très fortement une volonté d’union voulue par certains Flamands de former un bloc politique homogène, face à l'Union Européenne et que la pauvre Wallonie dans ce grand bloc de culture germanique va encore perdre de son identité latine !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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