Mercredi 6 octobre 2010
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Éric Van Rompuy le député flamand CD&V, le
frère de l’autre qui se prélasse à l’Europe, l’a déclaré aujourd’hui à la radio sur Bel RTL, « La
Belgique est dans le coma. Le patient est en (état de) mort clinique ».
Il a ajouté que « le fossé entre les 2 communautés est déjà grand depuis de nombreuses années". Et a admis que "sur le fond, il n’y a pas de différence avec la
N-VA », son parti désirant également « un accord basé par exemple sur un accroissement des moyens propres, une fiscalité
propre ».
Il a terminé son interview par une
constatation à laquelle il est facile de souscrire « personne ne sait où cela va aboutir ».
Et ce constat est le plus préoccupant pour les
Wallons. L’on sent bien que le plan « B » annoncé par le PS est une roue de secours dégonflée.
Le fameux plan « B » le Wallobrux
défendu par la bourgeoise socialiste de Lasne, n’est pas crédible. En devenant le successeur de l’état belge cette entité serait seule responsable de la dette abyssale auprès la communauté
financière internationale. Ridicule !
La Flandre décidera peut-être unilatéralement
son autonomie régionale au sein de la Belgique, mais ne proclamera jamais son indépendance dans le cadre européen actuel. Elle perdrait toute représentation diplomatique.
L’indépendance de la N-VA s’inscrit dans le
cadre d’une Europe des Régions, théorie défendue par les séparatistes bretons, occitans et autres catalans. Cette Europe n’est pas pour demain.
Mais un scénario semble montrer le bout de son
nez vers la proclamation d’autonomie. Kris Peeters, le président du parlement flamand élabore une sorte de constitution, dans laquelle d’ailleurs il proclame Bruxelles comme capitale officielle
de la Flandre, une manière de garder la vitrine internationale. Le bruit court qu’à la rentrée parlementaire du fédéral, les députés flamands feraient passer en force la scission de BHV.
Comme les francophones risquent de tirer la
« sonnette d’alarme »(en Belgique, l’on n’a pas peur des expressions idiotes - NDLR) qui
bloquerait à nouveau l’opération.
L’occasion toute rêvée pour cette proclamation
unilatérale de l’autonomie, les élus flamands ne voulant plus répéter le « cirque » qui a lieu à ce propos de 2007 à 2010.
Cette éventualité est-elle crédible ? Il
semblerait que oui pour certains intellectuels flamands.
Mais si cela arrivait, le Wallonie se
trouverait du coup dans un état confédéral de fait, séparée de Bruxelles enclavée en territoire flamand. Elle est à 95 % francophone ? Et alors, la Wallonie aurait-elle les moyens
militaires pour forcer le passage entre les deux régions et réunir le fameux Wallobrux du plan B ?
Peut-être qu’en Flandre, contrairement à Éric Van Rompuy, certains savent où cela va aboutir !
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