wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 12:49

Football.JPG

Le roi, arbitre sans grand pouvoir, d’un match truqué où une équipe compte plus de 6 millions d’électeurs flamands contre un petit 4 millions, joue le la durée pour ralentir le résultat final qu’il ne peut que craindre. Car la fin de la partie pourrait bien signifier la fin de sa fonction.

 

Suite au claquage de porte de la N-VA face à une faible résistance wallonne à ses exigences, Albert a donc décidé de nommer  Bart De Wever, son président comme « clarificateur » ? Comme si après plus de 110 jours, les 7 partis négociateurs ignoraient encore ce que l’un et l’autre voulaient. Tant de temps pour échouer et ignorer encore pourquoi prêterais à rire sin cela ne révélait pas de vilains jeux de basses politiques.  

 

En proposant à De Wever, ce rôle nouveau et ridicule, le roi espérait peut-être un refus ce qui lui aurait donné le « zwart Piet », le vilain rôle comme aiment à le dire les Flamands. Vous voyez, Bart veut la fin de la belgique.

 

Mais le piège est double.

 

Comme le craint le front de gauche francophone, il y a de grandes probabilités qu’à la rentrée du parlement le 12 octobre, le Vlaams Belang mette au programme le vote sur la scission de BHV. L’explosion nucléaire pour le pays. Surtout qu’au vu des deux tentatives déjà réalisées, tous les élus flamands, groen y compris la dernière fois, l’avaient votée à l’unanimité. 

 

Mais cette fois, le jeu de la sonnette d’alarme des francophones risquerait de rendre la Flandre folle de colère et la pousser peut-être à une proclamation unilatérale de son autonomie. J’ai bien dit autonomie et non-indépendance.  Le royaume serait alors d’emblée en phase de formation de la confédération tellement voulue par le nord du pays.

 

Le piège est donc double, car la mission de De Wever allant au-delà de cette rentrée parlementaire, le roi peut penser que la N-VA temporiserait cette tentative momentanément, mécontentant ainsi une grande partie de l’électorat flamand et diminuant ainsi le prestige de son chevalier blanc.

 

Mais, connaissant l’intelligence stratégique de l’individu, l’on est en droit de se poser la question de savoir quelle sera sa réponse à cette tentative de déstabilisation et je ne doute pas que nous allons assister à des péripéties inattendues dans les prochains jours.

 

Et le match finira bien par finir un jour. Je préfèrerais que son résultat soit la conclusion de ne plus jouer ensemble, plutôt que de voir une victoire totale pour l’équipe flamande !

  

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 15:10

Le journal L’Écho annonce aujourd’hui que La Wallonie a terminé l'année 2009 avec un déficit de 882,2 millions d'euros, soit plus du double du déficit autorisé dans le cadre du programme de stabilité.

 

Cette annonce sur base des chiffres de l'Institut des comptes nationaux est catastrophique pour la Région wallonne, car ce sont ces chiffres qui sont les données officielles envoyées à l'Union européenne dans le cadre des procédures de déficit excessif, ici plus du double du montant autorisé..

 

En effet, ces chiffres ne correspondent pas avec ceux d’André Antoine, ministre du Budget André Antoine, qui avait déclaré un déficit de 406,86 millions d'euros, entrant dans les limites du programme de stabilité. Cette différence importante viendrait des corrections effectuées lors du solde de financement en normes comptables européennes. L'Institut des comptes nationaux n'a en effet pas compté comme recettes certaines prises de participation du gouvernement wallon. Il les a classées comme dépenses budgétaires.

 

L'ICN conteste l'inscription dans les recettes de certaines prises de participation dans des entreprises ou des véhicules financiers. Selon l'Institut, il s'agit de dépenses. Selon M. Antoine, l'opération est au contraire valable puisque ces dépenses d'investissement doivent rapporter des dividendes.  Le brillant ministre ne semble ne pas comprendre qu’une dépense même pour investissement est une dette. Bien entendu, elle doit être amortie, mais elle reste néanmoins une dette, surtout si la région a emprunté pour la réaliser. Les dividendes seront une recette, mais uniquement quand ils seront payés.

 

Comme un petit écolier rapporteur, le ministre dénonce ses petits camarades. Le fédéral déraperait de 664 millions d'euros, la Flandre de 62 millions d'euros, la Région bruxelloise de 114 millions d'euros et les pouvoirs locaux de 118 millions d'euros.

 

Cerise sur le gâteau, L’Écho annonce d’autre part que « si la croissance économique ralentissait d’un point de pourcentage d’ici l’année 2015, la dette belge grimperait à plus de 124% du produit intérieur brut (PIB). C’est l’un des enseignements du rapport semestriel du Fonds monétaire international (FMI) sur la stabilité financière mondiale. Au point de vue budgétaire, notre pays figure parmi les plus sensibles à un retournement de la conjoncture économique mondiale, au même titre que des États comme le Japon, la Grèce, l’Italie ou les Pays-Bas. En cause, notre dette publique déjà élevée et l’ajustement de certaines recettes fiscales en fonction du climat économique. Le rapport du FMI souligne aussi que le secteur financier reste convalescent, ce qui nécessitera, selon le Fonds, de maintenir certaines mesures d’aides publiques aux banques et de retarder les plans de sortie de mesures non conventionnelles en matière de politique monétaire. »

 

Décidément, les astres ne sont pas bienveillants pour une Belgique mourante. Mais lorsque l’on dit que la Wallonie pourrait vivre en autarcie, la démonstration de son budget 2009 prête à en douter.

 

Décidément, seul le retour à la France pourrait nous assurer un meilleur avenir !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 08:28

Éric Van Rompuy le député flamand CD&V, le frère de l’autre qui se prélasse à l’Europe, l’a déclaré aujourd’hui  à la radio sur Bel RTL, « La Belgique est dans le coma. Le patient est en (état de) mort clinique ».

 

Il a ajouté que « le fossé entre les 2 communautés est déjà grand depuis de nombreuses années".  Et a admis que "sur le fond, il n’y a pas de différence avec la N-VA », son parti désirant également « un accord basé par exemple sur un accroissement des moyens propres, une fiscalité propre ».

 

 Il a terminé son interview par une constatation à laquelle il est facile de souscrire « personne ne sait où cela va aboutir ».

 

Et ce constat est le plus préoccupant pour les Wallons. L’on sent bien que le plan « B » annoncé par le PS est une roue de secours dégonflée.

 

Le fameux plan « B » le Wallobrux défendu par la bourgeoise socialiste de Lasne, n’est pas crédible. En devenant le successeur de l’état belge cette entité serait seule responsable de la dette abyssale auprès la communauté financière internationale. Ridicule !

 

La Flandre décidera peut-être unilatéralement son autonomie régionale au sein de la Belgique, mais ne proclamera jamais son indépendance dans le cadre européen actuel. Elle perdrait toute représentation diplomatique.

 

L’indépendance de la N-VA s’inscrit dans le cadre d’une Europe des Régions, théorie défendue par les séparatistes bretons, occitans et autres catalans. Cette Europe n’est pas pour demain.

 

Mais un scénario semble montrer le bout de son nez vers la proclamation d’autonomie. Kris Peeters, le président du parlement flamand élabore une sorte de constitution, dans laquelle d’ailleurs il proclame Bruxelles comme capitale officielle de la Flandre, une manière de garder la vitrine internationale. Le bruit court qu’à la rentrée parlementaire du fédéral, les députés flamands feraient passer en force la scission de BHV.

 

Comme les francophones risquent de tirer la « sonnette d’alarme »(en Belgique, l’on n’a pas peur des expressions idiotes - NDLR)  qui bloquerait à nouveau l’opération.

 

L’occasion toute rêvée pour cette proclamation unilatérale de l’autonomie, les élus flamands ne voulant plus répéter le « cirque » qui a lieu à ce propos de 2007 à 2010.

 

Cette éventualité est-elle crédible ? Il semblerait que oui pour certains intellectuels flamands.

 

Mais si cela arrivait, le Wallonie se trouverait du coup dans un état confédéral de fait, séparée de Bruxelles enclavée en territoire flamand. Elle est à 95 % francophone ? Et alors, la Wallonie aurait-elle les moyens militaires pour forcer le passage entre les deux régions et réunir le fameux Wallobrux du plan B ?

 

Peut-être qu’en Flandre, contrairement à Éric Van Rompuy,  certains savent où cela va aboutir !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 14:32

C’est fait, La N-VA appelle à mettre fin aux discussions dans leur cadre actuel et lance un appel à tous les partis pour recommencer à zéro.

 

Aujourd'hui, Bart De Wever à l’issue du bureau de parti a lu un communiqué dans lequel il exprime cette décision.


"Pour nous, cette histoire se termine", n’ayant obtenu aucune réponse aux questions essentielles que se posent les Flamands a-t-il déclaré.

 

"Je ne veux pas participer à ces jeux d’enfants", a-t-il ajouté à propos des négociations qui régressent au lieu de progresser vers des compromis acceptables pour la Flandre "certains partis ralentissent ou reviennent en arrière, par exemple sur les soins de santé". 

 

"Je lance un appel à tous les partis pour trouver une solution à l’avenir. Nous souhaitons un accord",conclut-il ,mais "il faudra qu’on recommence à zéro ». Comment va-t-on négocier désormais ? "Il n'y a pas de tabous quant à la formule" a répondu le président  Bart De Wever. Une opportunité pour le MR ? Mais dans quelles conditions ? En passant une muselière à Olivier Maingain ?

 

Et notre triumvirat,  Di Rupo, Milquet et Javaux de se retrouver devant une situation inattendue. Malgré le grand écart déjà fait, après avoir abandonné les promesses électorales notamment au sujet de l’élargissement de Bruxelles, alors que ce matin encore, Magnette laissait entendre que les francocons pourraient envisager de débattre sur une fiscalité régionale,  il se retrouve Gros-Jean comme devant.

 

Et maintenant en sadique que je sais parfois être, mais surtout comme tout bon polémiste , je demande à ces grands bradeurs de la fierté et de l’avenir de la Wallonie, de nous expliquer leur plan « B »  et de le soumettre aux électeurs.

Le seul ennui, c’est qu’alors que la région fla

mande s’est mise en route vers une autonomie dans un état fédéral ou confédéral vide de pouvoir a été décidée par le parlement flamand en 1999, les Wallons et les Bruxellois n’ont rien fait d’autre que de tenter de maintenir le Titanic belge à flot. Peine perdue et ils se retrouvent désemparés avec un plan relevant plus de la gasconnade que d’une menace ou d’une solution possible.

 

En fait, le Rassemblement Wallonie-France avait prédit cette situation depuis longtemps et est le seul parti à montrer l’issue de secours, le retour vers la France. Beaucoup de concitoyens ont cru dans une Belgique protectrice de l’égalité des droits entre les régions et leurs citoyens et sont obligés de constater, avec désenchantement, qu’ils ont été trompés par des politiciens à la vue basse et plus préoccupés par leurs titres et avantages que par l'avenir de la population dont ils ont la charge.

 

Pour cela, il faut reconnaître que Bart De Wever a su mettre les points sur les « i » et va peut-être déclencher un réveil d'une Wallonie paralysée dans le rêve d'une belgique décédée en 1970 !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 17:25

Non, Wallonie 2010 ne se transforme pas en magazine des danses latino-américaines.

Cette phrase est une réponse de Di Rupo à un journaliste qui l'interrogeait sur la possibilité d'un accord de gouvernement entre lui et Bart De Wever. Cela ressemble à une invitation pressante. Mais qu'est le tango ?

Le tango est une danse qui se pratique à deux. C'est une suite d'improvisations dans le sens où les pas ne sont pas prévus à l'avance pour être répétés séquentiellement, mais au contraire où les deux partenaires marchent ensemble vers une direction impromptue. L'homme guide la femme, qui suit et se laisse aller langoureusement dans ses bras. La figure principale est le renversement en arrière de la danseuse qui s'offre ainsi totalement à son partenaire vainqueur.

Il faut avouer que cette réponse correspond très bien à la danse pratiquée par les deux partenaires, maîtres des négociations.

Notre nationaliste lance ses exigences comme un bon "matcho" flamand, l'élégant socialiste italo-montois papillonne avec le sourire, suit le mouvement imposé par son cavalier et s'incline à la fin de chaque figure.

Et comme le bel Elio ne se plie pas encore assez, le cavalier sûr de sa puissance mais aussi de sa séduction, n'arrêtera cette danse que lorsque sa cavalière criera grâce et s'offrira pantelante à cette virilité nordique.

Séduction, allez-vous me dire ??? Vous êtes fou.
Mais non la séduction n'est pas nécessairement physique. Elle peut se situer dans le statut social proposé par le séducteur.

Et la perspective de devenir le 1er ministre est certainement le rêve de n'importe politicien wallon

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Profil

  • René G. Thirion
  • Le blog de René G. Thirion
  • Homme
  • Europe Liège Wallonie
  • france belgique politique liberté réunion
  • Partisan du retour de la Wallonie à la France comme Région française à part entière.

Recherche

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés