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Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 10:32

Selon le communiqué publié par la N-VA, hier soir, Bart De Wever estime qu’il est temps que les Francophones disent clairement s'ils sont prêts à sortir du "fédéralisme de l'argent de poche" et à évoluer vers une culture de responsabilité financière.µ

C’est sa réponse au PS qui demandait de prendre clairement position et de dire oui ou non à un accord.  C’est que la presse flamande a déclaré que Bart De Wever et Elio Di Rupo allaient travailler en duo dans les prochains jours sur la problématique de la loi de financement,  alors que pour lui les discussions doivent avoir lieu à sept.

Les socialistes affirment attendre lundi prochain pour voir si les sept partis sont disposés à s'inscrire dans le cadre du schéma proposé. Le petit Javaux, le belgicain vert (de rage ?) avait déclaré que le projet de boucler un accord précis sur 6 à 8 semaines n’était pas réaliste et qu’il faudrait plus d’un an pour établir un projet de loi de financement. Réaction d’un partenaire blessé par le quasi-ultimatum lancé par les Flamands ? Nous et Di Rupo avons décidé que ...

Les deux artistes royaux, André Flahaux et Danny Pieters, doivent encore recevoir d’autres présidents des partis pressentis pour le nouveau gouvernement. Gageons que chacun marquera son importance par une petite déclaration à peine osée sur les propositions, avant de bêler avec les autres.

C’est qu’un maroquin de ministre, cela compte et le méchant Didier Reynders, président du MR, en bon libéral, rencontre en douce la N-VA et, affirment certaines mauvaises langues, l’assure qu’il larguera Olivier Maingain, son allié du FDF, s’il le faut pour revenir au gouvernement !

Encore une fois, tout cela sent très mauvais pour la région de Bruxelles-Capitale.

Décidément, comme l’on peut envier le vote majoritaire à deux tours de nos frères français. Quand les électeurs ont choisi un camp, c’est celui-ci qui gouverne. Bien ou mal, peu importe, il gouverne et va dans la direction annoncée sans avoir à se préoccuper exagérément des cris d’orfraie de l’opposition.

Il est vrai que pour un gouvernement fédéral, cela ne peut marcher, mais si nous étions nous Wallons, citoyens de France, nous aurions cet avantage et qui sait, peut-être un jour de voir un homme de chez nous élu à la Présidence.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 09:59

C’est fait. Bart de Wever vient de marquer un nouveau but. Le Match De Wever/ Di Rupo devient le match N-VA/francophones. Hier, Di Rupo avait terminé sa bouderie et avait accepté ce qu’il déclarait quelques jours avant inacceptable, une rencontre sans les cinq autres partenaires initialement prévus dans les négociations.

Frédéric Delfosse journaliste à  RTL-TVi déclare que les chances sont là, car « : "Il y a une reprise du dialogue entre les socialistes francophones et les nationalistes flamands ».

Il a, hélas, cyniquement raison. Mais comme l’on sait que le Bart De Wever a des exigences très importantes alors que Di Rupo, acculé dans les cordes n’a que des demandes moins que modérées, la patte flamande risque se s’alourdir sur le pays. Encore une fois, un échange de droits supplémentaires contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Un vice bien francophone, du fric, du flouze, du pèze, du blé et nous nous soumettons.

Il est loin le temps des déclarations martiales du PS, nous demanderons l’élargissement de Bruxelles et la nomination des bourgmestres francophones de la périphérie.

Et les autres partenaires politiques pressentis ? Bah, ce sont des moutons et dès aujourd’hui, André Flahaux et Danny Pieters, les bonnes fées penchées sur le berceau d’un nouveau gouvernement fédéral vont se charger de rencontrer ces oubliés de la négociation pour leur faire part avec toute la diplomatie nécessaire des accords pris sans eux et les leur faire accepter. Diviser pour régner, disait-on dans la Rome antique.

Pour arriver à cela, ils adoptent un pas de sénateur en se donnant un délai de 6 à 8 semaines.

La N-VA et le PS proposent un travail simultané sur la loi de financement, sa révision et les grandes lignes de force des budgets 2011 et 2012. Ils demandent donc aux 5 autres partis de se pencher soit sur les lignes de force, soit sur la loi de financement, pour voir s’il y a des convergences. La N-VA a pour but principal d’obtenir des garanties sérieuses sur les acceptations qui lui seront consenties.

Bruxelles n’est pas encore Compiègne, mais le document présenté à la signature des francophones ressemblera diablement à une capitulation consacrant l’encerclement définif de Bruxelles et un partage inégal entre citoyens flamands et wallons..

En cas de scission ultérieure du pays, ce qui aura été pris du côté flamand ne pourra pas être remis sur la table pour le partage des quelques biens encore communs.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 12:16

Aujourd’hui mercredi, Elio Di Rupo va rencontrer Bart De Wever sous les yeux attendris de deux marieurs royaux André Flahaux et Danny Pieters.

 

Il s’agit de rétablir la confiance nous dit-on. Mais quelle confiance ? Celle des cinq autres partis écartés de l’entrevue et rejetés au rang de potiches politiques. Celle des électeurs qui voit Di Rupo répondre favorablement à l’exigence de la N-VA que ce soit les deux partis vainqueurs des élections qui discutent ensemble. Les autres suivront quand l’entente cordiale sera établie.

 

Une fois encore Bart est le maître. Son souhait est à nouveau rencontré. Si accord il y a entre les deux, cela rejoindra les exigences de la N-VA, mais aussi du CD&V et même du Vlaams Belang, qui, on l’oublie trop souvent, fait partie de la curée pour s’emparer de la Belgique et la soumettre à une politique d’une Flandre souveraine.

 

Cela voudra dire aussi que Di Rupo deviendra le zélote de De Wever  pour convaincre le CDH et écolo ais aussi les.pa et Groen d’accepter le compromis établi entre eux deux, je devrais dire l’acte de capitulation totale pour Bruxelles et la Wallonie.

 

Car si la Flandre obtient ce qu’elle réclame et que les francophones oublient les exigences premières annoncées lors de la campagne électorale, notamment l’élargissement de Bruxelles et la nomination des échevins francophones, alors il s’agit d’une capitulation sans condition. Un refinancement de Bruxelles en compensation ? Et alors. L’on se rend bien compte que les Flamands veulent l’investir et par conséquent que cette dépense s’inscrit dans un investissement pour le futur de cette ville qu’ils ont déjà établie comme capitale de leur région.

 

Alors, cela passe ou cela casse. Mais à moins que ce soit le président du PS qui claque la porte, pour enfin affirmer que les Wallons ont encore un honneur, cela sera de nouveau un accord de la honte qui nous conduira à une nouvelle crise dans quelques mois.

 

Tant que la Flandre ne possèdera pas le pouvoir absolu sur la Belgique et sur les régions voisines, elle reviendra sans cesse à la charge, toujours plus forte, toujours plus arrogante !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 10:56

Selon la presse, les médiateurs devraient rencontrer  mardi ou mercredi Bart De Wever et Elio Di Rupo dans le but de confronter les propositions possibles pour reprendre le dialogue pour la formation éventuelle du gouvernement fédéral.

Le quotidien flamand De Standaard a publié l’information que la N-VA s'apprêtait à présenter une "meilleure offre définitive" au président du PS.

La N-VA a démenti cette information. "Nous ne mettrons pas sur la table de proposition à prendre ou à laisser", a indiqué le porte-parole du parti. "Une telle stratégie a déjà été utilisée par le passé sans jamais porter ses fruits. Nous allons simplement faire part de notre vision des choses aux médiateurs André Flahaut et Danny Pieters, en espérant qu'ils trouvent un moyen de débloquer la situation", a-t-il ajouté (source Belga). Rien n'est encore décidé concernant une éventuelle nouvelle rencontre entre les deux vainqueurs des élections.

Lors de la dernière réunion, Bart De Wever aurait déclaré être dans une impasse totale dans la négociation . Ce même sentiment est partagé par le CD&V Éric Van Rompuy CD&V qui a déclaré sur la VRT dimanche que la situation politique belge était "pire qu'en 2007". 

Une preuve que la stratégie de la N-VA est payante au niveau flamand se retrouve dans une nouvelle enquête réalisée par le quotidien Het Nieuwsblad et iVOX. En effet, les Flamands déclarent leur confiance en Bart De Wever à 69,9%. Dans le même sondage, les Flamands montrent aussi une certaine confiance dans la faiblesse de DI Rupo face à De Wever puisqu’ils déclarent leur confiance en Di Rupo à 50,7%.

Apparemment, les gesticulations des pontes socialistes de préparer la scission éventuelle du pays n’entame en rien la sérénité du camp flamand qui croit savoir que comme toujours, les francophones vont se plier à leur dominance arrogante.

On savait déjà qu’ils jugeaient les Wallons comme incompétents, paresseux et profiteurs.
Aujourd’hui, ils démontrent qu’ils tablent sur leur lâcheté.

À force de tirer sur la corde, elle se rompt, dit un vieux dicton. Samedi, lors des fêtes de Wallonie à Namur, les militants du RWF par leur présence prouveront que les Wallons ont toujours des tripes et que le coq « guerrier* » qui les symbolise est  toujours capable de relever sa « creste » !

*Contrairement au coq gaulois qui a les deux pattes sur le sol, le coq wallon présente un ergot conquérant.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 14:56

RTLPedophilie0910.JPG

Attention, ceci est une fiction. Mais ce dialogue improbable est-il totalement irréaliste? A chacun sa conviction !

 DG - Allo. Bonjour mon petit Pascal.
PV- Bonjour Monsieur le Directeur général

DG – Pascal, j’ai entendu dire que tu prévoyais  pour ce dimanche  sur nos antennes une controverse sur le problème politique belge

PV- C’est exact, Monsieur le Directeur-général

DG- J’ai reçu quelques coups de téléphone pour me faire remarquer que cette émission tombait très mal au moment où l’on parle de plus en plus de scission, ce qui est mauvais pour l’unité du pays que nous prônons depuis toujours. De plus, ce n’est pas au moment où les deux médiateurs s’acharnent à faire croire que le gros Bart et le petit Di Rupo vont enfin s’entendre !

PV – Mais justement, l’on en parle de plus en plus et cela me donnera encore une belle audience. Pour pimenter le tout, j’ai même invité Gendebien, vous savez celui qui depuis des années prédit ce qui se passe actuellement. Cela va donner un débat très passionnant.

DG – Quoi ce franchouillard ardennais, ce wallon francolâtre, ce prophète de malheur. Vous voulez donc que notre station perde tout appui de nos amis politiques ? Vous allez tout de suite remplacer ce débat par un autre vite fait.

PV – Mais Monsieur le directeur général , il me faut un sujet qui intéresse nos téléspectateurs. Une discussion sur le business hallal peut-être ?

DG- Mais vous voulez maintenant me fâcher  avec Serge Moureaux ? Trouvez autre chose mon petit Pascal.

PV – Le problème de l’église catholique et de la pédophilie ?

DG- Ben voilà une bonne idée. C’est bon cela. La pédophilie marche bien après l’affaire Dutroux et Fourniret. Tout le monde pourra donner son avis et l’on oubliera un peu cette Belgique qui n’en finit pas de craquer ! Allons Pascal, à votre téléphone. Et déclarez que vu l’actualité, le débat prévu sur la situation politique belge est reporté. Soit on l’oubliera simplement, soit on le fera mais peut-être pas nécessairement avec les mêmes invités.

PV Au revoir Monsieur le Directeur général et merci pour vous conseils toujours judicieux !

Remarque – la présente fiction peut aussi s’appliquer à la RTBF qui vient de changer, elle-aussi, son programme.  

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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