Jeudi 16 septembre 2010
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C’est fait. Bart de Wever vient de marquer un nouveau but. Le Match De Wever/ Di Rupo devient le match N-VA/francophones. Hier, Di Rupo avait terminé sa bouderie et avait accepté ce
qu’il déclarait quelques jours avant inacceptable, une rencontre sans les cinq autres partenaires initialement prévus dans les négociations.
Frédéric Delfosse journaliste à RTL-TVi déclare que les chances sont là, car « : "Il y a une reprise du dialogue entre les socialistes
francophones et les nationalistes flamands ».
Il a, hélas, cyniquement raison. Mais comme l’on sait que le Bart De Wever a des exigences très importantes alors que Di Rupo, acculé dans les cordes n’a que des demandes moins que
modérées, la patte flamande risque se s’alourdir sur le pays. Encore une fois, un échange de droits supplémentaires contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Un vice bien francophone, du
fric, du flouze, du pèze, du blé et nous nous soumettons.
Il est loin le temps des déclarations martiales du PS, nous demanderons l’élargissement de Bruxelles et la nomination des bourgmestres francophones de la périphérie.
Et les autres partenaires politiques pressentis ? Bah, ce sont des moutons et dès aujourd’hui, André Flahaux et Danny Pieters, les bonnes fées penchées sur le berceau d’un nouveau gouvernement fédéral vont se charger de rencontrer ces oubliés de la négociation pour leur faire part avec toute la diplomatie
nécessaire des accords pris sans eux et les leur faire accepter. Diviser pour régner, disait-on dans la Rome antique.
Pour arriver à cela, ils adoptent un pas de sénateur en se donnant un délai de 6 à 8 semaines.
La
N-VA et le PS proposent un travail simultané sur la loi de financement, sa révision et les grandes lignes de force des budgets 2011 et 2012. Ils demandent donc aux 5 autres partis de se pencher
soit sur les lignes de force, soit sur la loi de financement, pour voir s’il y a des convergences. La N-VA a pour but principal d’obtenir des garanties sérieuses sur les acceptations qui lui
seront consenties.
Bruxelles n’est pas encore Compiègne, mais le document présenté à la signature des francophones ressemblera diablement à une capitulation consacrant l’encerclement définif de Bruxelles et un
partage inégal entre citoyens flamands et wallons..
En cas de
scission ultérieure du pays, ce qui aura été pris du côté flamand ne pourra pas être remis sur la table pour le partage des quelques biens encore communs.
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