wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 17:25

Selon une étude réalisée par deux démographes, André Lambert et Louis Lohlé-Tart, les Flamands ne constituent que 5,3 % de la population de la région bruxelloise face à une majorité de Belges francophones (66.5%) et d’étrangers (28.1%) venus de l’Union européenne et d’ailleurs (La Libre: "5,3 % de Flamands à Bruxelles"). Les 55000 Flamands qui vivent à Bruxelles sont à peine plus nombreux que les 41000 Français et 40000 Marocains, les deux communautés étrangères les plus importantes. Si l’on ne compte que les Belges, les Flamands représentent 7.4% des électeurs contre 92.6% de Francophones.

 

Rappelons que ces 5% de Bruxellois flamands jouissent d’une représentation de 17 députés au Conseil de la Région de Bruxelles sur un total de 89 sièges. En 2008, il fallait donc à Bruxelles 7.261 votes francophones pour élire un député contre à peine 2.884 votes pour élire un député flamand, ce qui est une claire violation du suffrage universel. Les 5% de flamands bénéficient également de la parité intégrale au niveau du gouvernement régional: la moitié des ministres et secrétaires d'état doivent être flamands quel que soit le résultat des élections.

 

Et les Flamands nous bassinent avec leur majorité au parlement fédéral qui leur donne un pouvoir souverain. Sans la sonnette d'alarme, la scission de BHV aurait été votée par l'ensemble de la majorité flamande contre la minorité wallonne. Et ces bons apôtres nous rappellent les règles de fonctionnement de la démocratie. Un homme, une voix.

 

D'accord, mais dans ce cas, pourquoi la Région bruxelloise échappe-t-elle à cette règle ? Parce qu'un flamand vaut quatre Francophones ?

 

Les dés sont pipés et ce sont les Flamands qui les manipulent !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 08:25

J’ai trouvé intéressant ce témoignage d'un Français lu sur un blogue. Il m'a semblé répondre parfaitement à ceux qui prônent une Région Belgique sous protection française. Ou l’on deviendra Français à part entière , où l’on ne pourra bénéficier de l’appui de la République. C’est d’une évidence certaine ! 

  «  J'ai en tant que Français des questions à poser, à la lecture des diverses volontés réunionistes/rattachistes ou autres exprimées.

 Les Wallons ont-ils véritablement envie d'être Francais ?  Je veux dire des citoyens Français à part entière. Vous semblez tous considérer le fait qu'il suffise que les Wallons veuillent devenir Français pour que cela soit...la question suivante arrive donc. Pensez-vous que les Français veuillent de ce rattachement ..? 

En lisant certains des passages de Mr Lenain, il semble considérer que les Lillois et autres Marseillais, Alsaciens ou Bretons se considèrent comme issus d'un pays/région...ce n'est en rien le cas, il ya au mieux une identité linguistique (Alsace, Corse, Pays Basque) qui n'est revendiquée que par quelques extrémistes. (Même en Savoie on peut toujours trouver des illuminés prônant la Savoie indépendante...)

Or ,je vous le dis la République Française n'acceptera jamais un pseudo état/région indépendant avec des lois différentes, et je suis d'accord avec cela.

Si d'aventure un mouvement se dessinait il n'y aurait que l'assimilation pleine et entière que nous citoyens Français pourrions vous proposer. J'ai peur de comprendre que le délitement de la nation Belge, regrettable en tout point, vous pousse simplement à vouloir exister de manière indépendante, sans en payer le prix.

Je vous donnerai en exemple la Suisse, qui parce qu'elle est particulièrement petite,  ne peut survivre qu'en étant unie, et je peux vous assurer cependant qu'il y a de nombreux Suisses Allemands qui voudraient se débarrasser des Suisses Romans, mais ils ont compris que la parcellisation provoque la mort par défaut de taille critique, cette règle est valable en économie comme en politique. 

Soyez sûrs que la Flandre disparaitra de la scène internationale le jour ou elle voudra vraiment exister...On parle encore de l'ex-Yougoslavie car le Kosovo, la Slovénie, la Serbie ou la Croatie sont des nains politiques. »

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 09:32

 

Albert II, le roi sans pouvoir,  a pris une nouvelle décision face au blocage rencontré par Di Rupo lors des contacts préliminaires à la formation d’un gouvernement.

 

Il a donc reçu en audience les présidents de la Chambre et du Sénat André Flahaut (PS) et Danny Pieters (N-VA) et les a chargés d'une mission de médiation pour relancer lesdites négociations.

 

 "Ceci est nécessaire pour préserver le bien-être économique et social des citoyens et pour réformer durablement nos institutions", précise le communiqué du Palais. Ben voyons, c’est surtout le constat que le royaume et sa monarchie sont en grand péril.

 

Mais quel bien-être quand l’on sait que la réforme donnant plus d’autonomie aux régions profitera à la Flandre dans son développement (tant mieux pour elle) phagocytera plus facilement Bruxelles et sa capitale et plongera la Wallonie dans une situation de détresse financière.

 

Les optimistes déclarent qu’une Wallonie qui aurait plus de pouvoirs s’en sortirait mieux. Quand l’on connaît la situation financière actuelle de la Région et sa mauvaise gestion, l’on ne voit pas ce que cela pourrait apporter de bon aux Wallons.

Le dernier exemple en date de cette gestion calamiteuse de l’Olivier Wallon ?

La Commission  vient d’adresser au gouvernement wallon une liste de 28 questions sur la Caisse d'investissement de Wallonie (CIW), lui demandant de justifier l'existence de cet organe institué en avril 2009, nous dit L'Écho dans son édition de jeudi dernier.

"La Région wallonne a déjà créé des organismes publics ayant un but similaire", relève la Commission, citant la SRIW (Société régionale d'investissement de Wallonie), la Sowalfin (Société wallonne de financement et de garantie des PME) ou la Sogepa (Société wallonne de gestion et de participation). La Commission s'interroge aussi sur les mandats au sein de la CIW, sur l'éventuelle rémunération des administrateurs en fonction des résultats, sur l'existence d'un business plan, etc. L'exercice 2009 de la CIW s'est soldé par un déficit de 1,355 million d'euros. Un de ses administrateurs juge d'ailleurs qu'il est possible de gérer les moyens "de manière beaucoup plus raisonnable avec les outils existants". Une réponse aux questions de la Commission est attendue dans les vingt jours. (LEE).

 

Même Laurette Onkelinx, la défavorisée socialiste de Lasne s’interroge en déclarant à la Dernière Heure ce dimanche. "Il faut se préparer à la fin de la Belgique. On ne peut plus ignorer que parmi une grande partie de la population flamande, c'est un vœu. Donc, oui, il faut se préparer à la fin de la Belgique. Sans quoi on risque d'être les dindons de la farce."

 

 Quand je vois les courriers que je reçois... Énormément de personnes imaginent que cela est possible. Les politiques doivent donc s'y préparer. Ne pas l'espérer. Mais s'y préparer", continue-t-elle.

 

Et d’insister « la N-VA est-elle en mesure d'accepter un compromis? Elle se réfugie derrière le refinancement de Bruxelles. Mais je crois que c'est beaucoup plus fondamental que ça", souligne-t-elle. "Les thèmes de désaccord étaient plus nombreux. Bart de Wever a peut-être eu peur, réellement, d'aller dans un compromis. Qui dit compromis, dit mécontenter certains. Négocier, c'est toujours un risque »

 

La seule question à se poser est comment arriver rapidement à la scission attendue et au juste partage des biens ayant appartenus à la Communauté belge que les Flamands depuis des années ont accaparés lors de l’épisode fédéraliste ?

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 09:33

Elio, le nouveau Saint-Georges a été confirmé par le roi Albert dans sa mission du combat contre le dragon du séparatisme.

Dimanche soir, il est venu longuement narrer ses dernières mésaventures au monarque. Il a expliqué qu’il avait tout tenté, qu’il avait fait aboyer Onkelinx, qu’il avait réuni tout le monde autour d’un gâteau d’anniversaire, qu’il avait beau jouer alternativement le rôle du clown ou du sage. Rien n’a réussi à changer la situation critique du royaume. L’hydre bicéphale flamande continue à lui envoyer un souffle plus empoisonné que jamais. La N-VA et le CD&V n’ont pas répondu positivement à son appel.

Mais le monarque lui a demandé de continuer le combat pour le roi, pour la loi, pour le pays.
A ces  mots, , le dévoué et fidèle Elio a décidé d’accepter le mandat royal en se jurant de réussir cette fois.  Amis flamands, vous aurez la scission de BHV et il vous offrira Bruxelles sur un plateau. Bruxelles, ville flamande ou ville francophone, étant donné que sa gracieuse majesté y aura toujours sa résidence royale.

Malgré les reproches qui s’accumulent sur ses nobles épaules, Elio va donc adopter la dernière tactique de combat qui reste possible. Les spécialistes  la nomment « technique de la carpette ».

Offrez, suppliez, implorez et finalement demandez pardon d’exister à votre dominateur.. Admettez sa grandeur et sa magnificence de vous faire la grâce de vous écraser seulement d’un talon méprisant et, qui sait, il vous fera le cadeau d’un oui dédaigneux à votre proposition.

En attendant l’improbable victoire d’une Wallonie enfin libérée du carcan belgo-flamand par ses combats douteux, il est a souhaiter que les socialistes, qui furent un temps les ardents défenseurs de cette région, ouvrent enfin les yeux et renvoient cet arriviste à ses rêves de gloire perdue !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 09:31

La réunion plénière autour du préformateur s'est achevée tard dans la nuit aux environs de 3h30.
Aucune avancée ne s’est faite faite sur les dossiers de la scission BHV et du financement de Bruxelles en compensation.

Elio Di Rupo avait pourtant mis sur la table une nouvelle proposition de solutions après les blocages survenus jeudi et vendredi, sensée plaire aux Flamands.

Par la voix de sa porte-parole, le Montois préféré du Palais a fait savoir que les points de vue restaient inconciliables et qu'il n'entendait pas organiser une nouvelle réunion. Il a ajouté qu’il attendait maintenant un signal de "l'un ou l'autre parti".
+
À défaut de recevoir ce signal qui permettrait de redonner l'espoir d'un consensus, le préformateur en tirera les conséquences", a déclaré son porte-parole.

Comme la bande francophone à Elio se montre attentive aux désirs du chef rouge, l’on peut en déduire que ce message était adressé aux négociateurs flamands en général, et à la N-VA et au CD&V en particulier.

Désormais, comme sœur Anne enfermée dans le Donjon par son vilain mari, Barbe bleue, il consulte du regard l’horizon au nord dans l’espoir de voir arriver un messager qui le délivrera de l’emprisonnement qui l’empêche d’annoncer la bonne nouvelle au roi, "Sire, votre royaume est sauvé. La république flamande est reportée à plus tard, grâce au talent politique qui me caractérise."

Mais contrairement au conte de Perrault, le seul arrivant sa rescousse jusqu’à présent est Groen!, le seul Flamand dont il se fout complètement.

Il va donc terminer toute sa journée en espérant que le preux Bart De Wever*, monté sur son pâle destrier Wouter Beke**, vienne lui annoncer la bonne nouvelle. Les Flamands acceptent la reddition totale et sans conditions des négociateurs francophones.

Bonnes gens, vous qui lisez cette petite nouvelle, ayez donc une petite prière pour que le pauvre Elio puisse enfin devenir 1er ministre. Car si le miracle ne s’opère pas, ce serait la fin tragique de son ascension vers le firmament politique dont il rêve !.
 

Demain la suite à ce suspens insoutenable. Nous saurons si Elio peut encore espérer !

pour nos amis français,
* Bart de Wever est le Président de la N-VA
** Wouter Beke est
président ad interim du CD&V

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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