Lundi 6 septembre 2010
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Albert II, le roi sans pouvoir,
a pris une nouvelle décision face au blocage rencontré par Di Rupo lors des contacts préliminaires à la formation d’un gouvernement.
Il a donc reçu en
audience les présidents de la Chambre et du Sénat André Flahaut (PS) et Danny Pieters (N-VA) et les a chargés d'une mission de médiation pour relancer lesdites négociations.
"Ceci
est nécessaire pour préserver le bien-être économique et social des citoyens et pour réformer durablement nos institutions", précise le communiqué du Palais. Ben voyons, c’est surtout le
constat que le royaume et sa monarchie sont en grand péril.
Mais quel
bien-être quand l’on sait que la réforme donnant plus d’autonomie aux régions profitera à la Flandre dans son développement (tant mieux pour elle) phagocytera plus facilement Bruxelles et sa
capitale et plongera la Wallonie dans une situation de détresse financière.
Les optimistes
déclarent qu’une Wallonie qui aurait plus de pouvoirs s’en sortirait mieux. Quand l’on connaît la situation financière actuelle de la Région et sa mauvaise gestion, l’on ne voit pas ce que cela
pourrait apporter de bon aux Wallons.
Le dernier
exemple en date de cette gestion calamiteuse de l’Olivier Wallon ?
La Commission
vient d’adresser au gouvernement wallon une liste de 28 questions sur la Caisse d'investissement de Wallonie (CIW), lui demandant de justifier l'existence de cet organe institué en avril
2009, nous dit L'Écho dans son édition de jeudi dernier.
"La Région wallonne a déjà créé des organismes publics ayant un but similaire", relève la Commission, citant la SRIW (Société régionale d'investissement de Wallonie), la Sowalfin (Société
wallonne de financement et de garantie des PME) ou la Sogepa (Société wallonne de gestion et de participation). La Commission s'interroge aussi sur les mandats au sein de la CIW, sur l'éventuelle
rémunération des administrateurs en fonction des résultats, sur l'existence d'un business plan, etc. L'exercice 2009 de la CIW s'est soldé par un déficit de 1,355 million d'euros. Un de ses
administrateurs juge d'ailleurs qu'il est possible de gérer les moyens "de manière beaucoup plus raisonnable avec les outils existants". Une réponse aux questions de la Commission est attendue
dans les vingt jours. (LEE).
Même Laurette
Onkelinx, la défavorisée socialiste de Lasne s’interroge en déclarant à la Dernière Heure ce dimanche. "Il faut se préparer à la fin de la Belgique. On ne peut plus ignorer que parmi une grande
partie de la population flamande, c'est un vœu. Donc, oui, il faut se préparer à la fin de la Belgique. Sans quoi on risque d'être les dindons de la farce."
Quand je
vois les courriers que je reçois... Énormément de personnes imaginent que cela est possible. Les politiques doivent donc s'y préparer. Ne pas l'espérer. Mais s'y préparer",
continue-t-elle.
Et d’insister
« la N-VA est-elle en mesure d'accepter un compromis? Elle se réfugie derrière le refinancement de Bruxelles. Mais je crois que c'est beaucoup plus fondamental que ça", souligne-t-elle. "Les
thèmes de désaccord étaient plus nombreux. Bart de Wever a peut-être eu peur, réellement, d'aller dans un compromis. Qui dit compromis, dit mécontenter certains. Négocier, c'est toujours un
risque »
La seule question à se poser est comment arriver rapidement
à la scission attendue et au juste partage des biens ayant appartenus à la Communauté belge que les Flamands depuis des années ont accaparés lors de l’épisode fédéraliste ?
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