wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 17:58

Hier soir, l'impasse dans les discussions est apparue totale, lors d'une réunion consacrée à BHV. Elio Di Rupo aurait posé un ultimatum aux leaders des 7 partis participant à l'exercice institutionnel en cours sur la question cruciale de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Le socialiste a présenté le cadre qu’il estime ultime dans lequel devrait s'inscrire la scission et les compensations données aux francophones en échange.

Le nœud du problème reste le refinancement de la Région bruxelloise que les francophones veulent obtenir immédiatement en échange de la scission de BHV. La N-VA et le CD&V demandent que le refinancement de Bruxelles - exigé par les francophones en contrepartie de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde - soit négocié dans le cadre de la révision de la loi de financement. Nous ne tergiverserons pas là-dessus, nous ne plierons pas", répète-t-on chez Flamands.

Bart De Wever a dit qu’il accepterait "à la limite" – de donner un chèque de refinancement pour l'exercice 2011 en échange de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Même Caroline Gennez du s.pa estime exagérés les 500 millions que demandent les francophones pour Bruxelles.

Une vulgaire discussion vendant la liberté des Bruxellois mais aussi de Wallons contre espèces sonnantes et trébuchantes. Les 30 deniers de Judas.Voilà où en sont les dits négociateurs !

Ultimatum, ce langage guerrier est inapproprié pour un préformateur qui depuis le début se présente à la N-VA la corde au cou, comme un esclave devant son maître. Bien oubliées, les demandes d’élargissement de la Région de Bruxelles et de la ratification de la loi européenne sur les minorités. Aux oubliettes, la plupart des promesses électorales faites aux Wallons lors de la campagne notamment au niveau social.

Alors que se passera-t-il dans les prochains jours ? La capitulation sans conditions au diktat flamand ? L’abandon de la mission royale ? Le nomination d’un autre préformateur ? De nouvelles élections ????

Est bien malin celui qui pourrait avancer des pronostics dans une belgique en proie aux convulsions d’une agonie qui dure depuis trop longtemps déjà.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 09:40

En parcourant un blogue dit « rattachiste », j’y ai trouvé un message de Jacques Lenain, vous savez le Français qui avait envoyé une lettre ouverte au Président du RWF pour, pratiquement, le sommer de changer la ligne politique de son parti, l’intégration lente et progressive de Wallons à la France devant remplacer leur assimilation la plus rapide possible pour rejoindre la République.

Il semblerait qu’au contact des différents « rattachistes », l’homme affine ses analyses sur la situation belge.

Sur le blogue de Liège-France, il donne sa vision sur le fait rattachiste en Wallonie et je ne résiste pas à reproduire son propos.

On croit comprendre que M. Collignon, à sa manière, fait partie des "réunionistes étapistes".

Oui, un jour, mais pas maintenant. Il accepte une étape confédérale, mais ne souhaite pas en rester là, et donc renvoie pour un tout autre jour l'Union avec la France (quand, comment, mystère), considérant que la Wallonie indépendante n'est ni une idée sensée, ni une entité viable.

Il se distingue donc à cet égard d'une autre catégorie "d'étapistes", ceux qui prévoit, après l'étape confédérale, une seconde étape, indépendantiste celle-là.

À partir de là, plusieurs courants se distinguent, notamment quant au rôle éventuel de la France.

Le plus baroque est le courant de ceux pour qui ce but principal étant atteint, un "adossement" à la France ferait "sympa", "du moment que ça n'engage à rien". Leur esprit délié leur fait même penser qu'un tel "adossement" pourrait se faire dès l'étape confédérale. Ils prévoient même un multiadossement, avec tous les voisins de la Wallonie, sans préférence particulière, l'essentiel étant la liberté de choisir (donc peut-être la France, ou pas, Bruxelles, ou pas, la Flandre, ou pas, etc.).

Très fort. Simplement, quelques naïfs se demandent pourquoi ceux-là s'appellent encore "rattachistes".   J.Lenain.

Que dire de plus sinon que voilà une fort bonne description de certains courants politiques qui, par leur désir de plaire électoralement ou simplement par leur volonté de rester « un peu belge »,  encombrent le discours du rattachement possible de la Wallonie à la France, d’une manière franche et rapide avant de sombrer dans un néo-colonialisme belgo-flamand !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 07:38

Le 26 août 1789, L‘Assemblée nationale française a adopté définitivement la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Le 16 septembre  1789, les bans du  Franchimont  (Principauté de Liège) réunis à Polleur par Laurent François Dethier, adoptent à leur tout leur propre déclaration qui surpasse même celle de Versailles.

Cette déclaration est un modèle du genre que bien peu de Wallons connaissent puisqu’elle n’est pas enseignée dans les écoles et que les politiques n’y font jamais référence.

Et pourtant, en cette période de troubles institutionnels, il est bon de relire ses 16 articles pour se rendre compte combien nos aïeux étaient sages, et combien ces fameux droits sont transgressés tous les jours, notamment en Flandre.

L’article 4 nous dit « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui; ainsi l'exercice des droits naturels de chaque homme, n'a de bornes,  que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance des mêmes droits: ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »

Je me demande en quoi le fait pour un belge de s’exprimer en Flandre en français nuit à autrui au point de lui refuser même l’achat d’une maison.

Et l’article 2 est lui aussi significatif « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. »

 

L‘attitude des politiques flamands, wallons et bruxellois montre-t-elle une volonté réelle de se battre pour ces droits ?


Poser la question est y répondre.

 

Aujourd’hui, j’ai été déposer une gerbe de la part de Wallonie 2010 sur le monument qui se situe à Polleur, le long de la grand-route. Pas de texte politique, simplement un ruban aux couleurs Françaises pour rappeler que les Wallons ont été révolutionnaires républicains en même temps que leurs frères français.

 

En 1789, c’était un monde nouveau et juste qui s’ouvrait. En 2010, cette espérance extraordinaire semble avoir totalement disparu.

 

Pourtant, il ne suffit que d’une petite étincelle pour que ces valeurs renaissent.

Et qui sait, c’est peut-être aujourd’hui qu’elle vont réapparaître !

 

Polleur20100826Rappel.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 07:57

Paroles, paroles, paroles comme le chantait Dalida !

Selon La Libre Belgique,  Laurette Onkelinx, la socialiste près du petit peuple de Lasne, a piqué une grosse colère lors d’une discussion sur le statut de Bruxelles.

Énervée, comme elle sait si souvent l’être dès qu’on la contrarie, par les propos de Bart De Wever, elle a osé déclarer qu’elle ne croyait plus à une issue positive pour les négociations et pour l’avenir du pays.

Le bon Bart lui a répondu tout de go « Alors, il faut vous préparer rapidement à la fin du pays »

Laurette Onkelinx, a répondu : «  Ne vous inquiétez pas, nous nous y préparons déjà. Et Bruxelles n’est pas à vendre. ».

Nobles paroles venant d’une élue d’un parti qui a bradé le statut de Bruxelles contre des espèces sonnantes et trébuchantes, lors de différents accords pris au long des années.

Dans le fond, ces socialistes sont toujours les mêmes. Le style « si vous ne me retenez pas, je fais un malheur ». Mais hélas, ce sont des révolutionnaires en peau de lapin. Aucun n’ose dire que le rattachement à la France est inéluctable malgré la brillante étude datant de 2008 sur l’évolution de cette idée de l’Institut Emile Vandervelde, pourtant organe de réflexion du PS.

Non, l’on se contente de parler d’un vague plan B, sujet de tous les fantasmes. Un Wallobrux avec le roi ou sans, c’est selon ! L’indépendance de la Wallonie. Certains rattachistes qui rêvent beaucoup, pensent même à un protectorat français comme au « bon temps » des colonies .

Mais que va dire son patron et son mentor le bel(ge) Elio ? Lui qui se décarcasse pour plaire aux Flamands au point qu’il en arrive à ânonner en néerlandais la première partie de sa conférence de presse. Tous ces efforts pour en arriver à un tel écart !!! Carton rouge (c’est doublement de circonstance pour la pauvrette).

Heureusement, tout n’est pas perdu. Les cinquièmes roues de la charrette des négociateurs flamands, Amand Wouter Van Besien de Groen et Caroline Gennez, du sp.a, sont eux intervenus pour déclarer qu'ils n'étaient pas séparatistes.  

Vous voyez qu’il ya encore de « bons » Flamands.

Très peu représentatifs de leur peuple, il est vrai mais tellement rassurants pour les francophones qui veulent encore croire à une solidarité entre belges !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 08:32

HendrikVuye.JPG

Hendrik Vuye, un constitutionnaliste flamand qui travaille depuis plus de 20 ans aux Facultés universitaires Notre-Dame de Namur participe à la mise en condition d’une acceptation de la reddition Di Rupienne.

Il dit bien connaître les deux mentalités des communautés et il a difficile de comprendre ce qu’il perçoit comme un sentiment d’infériorité de la part des francophones.

Il dit notamment lors d’une interview à RTL-TVI  "Je rencontre toujours une certaine peur que je dirais comme étant irrationnelle du côté francophone. Bien évidemment, je suis néerlandophone donc j’ai un tempérament probablement plus flamand, mais je ne comprends pas cette crainte. J’ai l’impression que les francophones partent toujours de l’idée selon laquelle ils ont perdu d’avance et qu'ils sont les derniers de la classe. Par exemple, en termes de mise à l’emploi, cela peut aussi bien réussir en Région wallonne qu’en Région flamande".

 

Que voilà bien le discours d’un flamand pas intégré, pas assimilé à la Wallonie et qui enseigne à des étudiants wallons pour la plupart. D’abord, il refuse l’appartenance wallonne lorsqu’il parle des francophones. Il y a des Congolais francophones, des Algériens, francophones et même des Canadiens francophones. Le wallon a des racines romanes et s’exprime en Français.  il ne peut donc s’englober dans ce mot francophone.

Mais l’universitaire admet pour sa part son côté plus flamand.

Quand le Wallon résiste à l’agression d’une Belgique flamandisée, ce n’est pas par sentiment d’infériorité, mais c’est par prise de conscience que, chaque jour, la Flandre resserre le collet autour du cou du Coq wallon. Le seul reproche à leur faire, c’est de ne pas encore avoir compris que la seule nation à laquelle il appartient est la France et non cet état-nabot où son existence sociale, culturelle, financière est menacée.

Mais est-ce de sa faute ? Non, les dirigeants politiques wallons les ont conditionnés et aveuglés.
Mais les Wallons ont toujours résisté dans l’histoire ! Pourquoi pas cette fois ?

Non en essayant de trouver un équilibre dans un état déséquilibré depuis la création du fédéralisme, mais en regardant vers la 5e puissance du monde où elle peut prendre une place plus qu’honorable !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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