Mardi 3 août 2010
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Les politiciens francophones* vont-ils oser vendre leurs électeurs ou auront-ils sinon un sursaut de fierté, la crainte d’être chassé du pouvoir par une majorité silencieuse devenue
enragée ?
Telle est l’alternative qui se posera, dès la reprise des négociations pour former un gouvernement fédéral, après les vacances dont nos élus n’ont pu se passer,
Les exigences de Bart De Wever qui commencent à apparaître au grand jour vont les placer devant la capitulation sans condition et
l’acceptation d’une Belgique à deux vitesses, celle d’une région flamande riche opposée à celle d’une région bruxelloise asphyxiée et d’une région wallonne paupérisée.
Le président de la N-Vase sent d’autant plus fort que les autres partis flamands ne peuvent que l’appuyer dans ces revendications de peut
d’apparaître comme traître à la cause autonomiste.
Elio Di Rupo, tout à l’idée d’être le sauveur du pays et de la royauté, tout excité à l’idée d’être premier ministre est prêt à plier à toutes ces exigences contre quelques miettes que
le maître flamand acceptera généreusement de lui donner en contrepartie de sa collaboration. L’alibi à présenter à ses électeurs !
Mais le CDH et Écolo qui font partie de l’Olivier sont-ils prêts à tout accepter, sous peine de voir leur participation réduite dans cette coalition. Leurs électeurs sont en général
moins fidèles et cette constatation peut les amener à être rétifs aux ukases de chef de file imposé !
Quelques perles de la négociation
Les Flamands réclameraient notamment le transfert de la tutelle des services de police, de pompiers et de la protection civile vers les Régions.
Elles demanderaient aussi que l'organisation des élections, la politique de migration et la délivrance des documents d'identité (passeport et cartes d'identité) soient confiées aux
Régions.
Au niveau économique, ils réclament la régionalisation de la mer du Nord et des canaux et voies maritimes.
Pour les transports, ils veulent réaliser la partition du fonds des amendes et celle de la SNCB, souhaitent que les Régions aient des représentants au CA de la SNCB et exigent de
pouvoir se lancer dans des investissements régionaux différenciés sur le réseau ferroviaire. Cela pourrait conduire à un réseau ferroviaire à deux vitesses, souligne le quotidien La Libre
Belgique, ce qui prête à rire lorsque l’on sait que cette situation est déjà présente!
La question cruciale réside dans le manque d'intelligence de nos politiques à l'esprit sclérosé par la résistance au changement, c'est à dire à la disparition de l'état belge. Je n'ai qu'une
recommandation à leur faire, prendre à leur compte le slogan de la N-VA: Penser, oser et faire !
Penser à leurs concitoyens qui désirent vivre,
Oser dire que la seule solution est le rattachement à la France.
Faire le nécessaire pour entamer les premiers contacts !
* L’auteur rappelle qu’il n’a aucun respect pour cette appellation, choisie pour ne pas dire les
Français de Belgique ou les Bruxellois et les Wallons.
Par René G. Thirion
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Lundi 2 août 2010
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17:06
Rtl-Info le dit, la Febiac tire à boulets rouges sur le gouvernement wallon. La fédération de l’industrie automobile n’apprécie guère la réduction annoncée des Eco-bonus, ces primes à
l’achat des véhicules peu polluants. En Wallonie, cette réduction devrait entrer en vigueur le 1er septembre prochain. En effet, le gouvernement n’a plus un sou pour récompenser les acheteurs de
véhicules non polluants..
On restreint les primes à donner, tant pis pour ceux qui avaient commandé une voiture non encore livrée avec une confiance idiote dans la promesse d’un gouvernement brouillon.
Cette décision est la présage des gros problèmes qu’ils ont déjà actuellement sur le plan financier et qui ne pourra s’améliorer dans le futur .
Un de mes amis, ancien membre de l’Awex, me disait ces derniers jours la vision pessimiste sur la gestion et l’avenir de la Wallonie. Je ne résiste pas à la tentation de vous en
communiquer un extrait :
« Je pense avoir déjà insisté sur la situation précaire de la région wallonne dans le cadre de la prise en charge, du remboursement de sa part de la dette publique fédérale due
par notre région, sur base d’un rapport 40 /60 pourcent.
A cela, il faut ajouter la dette propre régionale, ainsi que la dette cachée par les «entourloupes» de nos gestionnaires financiers régionaux ( absence de présentation des bilans de
gestion de la région wallonne à la Cour des Comptes depuis 2004, établissement des systèmes de financement alternatifs plus que nébuleux, dettes cumulées des intercommunales exsangues depuis les
problèmes de la Dexia, créations de multiples ASBL et de «Clusters» subsidiés dans le cadre des pôles de compétitivité du «Plan Marshall vert.2, sans suivi de résultat».
Gardons en mémoire, les dépenses engagées par les Ministres Lutgen et Antoine, pour la réfection du réseau routier (+/- 880 Millions d’€) alors que ce budget n’est pas approvisionné, et
beaucoup d’autres joyeusetés du même type …
En outre, la dette publique est de moins en moins supportée par le contribuable belge, ce qui induit le recours aux emprunts étrangers, dépendant des cotations d’agences de notation
internationales, qui fixent les taux de remboursement.
Compte tenu de toutes ces dépenses incontrôlées, il m’apparaît que le «bain se sang social» brandit par Di Rupo en 2007, se rapproche de plus en plus grâce à sa politique déontologique
et laxiste d’un Olivier plus préoccupé par les mandats que par l’intérêt populaire. ».
Qu’ajouter à cela, sinon que la prime dont question n’est qu’un détail par rapport à tout ce qui nous attend dans les prochaines semaines !
Par René G. Thirion
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Samedi 31 juillet 2010
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10:32
D’abord, président du Parti socialiste wallon, il fait partie du Front des francophones qui déclarent à tout vent qu’ils ne sont demandeurs de rien en matière de modifications
constitutionnelles, il change d’opinion se déclarant désormais partisan d’une réforme radicale. Et cela, sans marche sur Rome ou sur Bruxelles. Simplement par allégeance au vainqueur du scrutin
en Flandre et par une envie irrépressible de pouvoir.
La presse le relate, Elio Di Rupo annonce une réforme de l’État radicale. Il n’a pas
dévoilé les éléments qui pourraient y amener mais a évoqué l'ampleur de celle-ci.
De l'avis des représentants des partis en négociations, elle pourrait être comparable aux grandes réformes de 1980 et de 1988-89, qui ont définitivement transformé la Belgique
en un État fédéral composé de Communautés et de Régions.
« Vu les résultats électoraux en Flandre, nous savons que le centre de gravité de la Belgique se déplacera du fédéral vers les entités fédérées. Mon souhait est que
cela puisse se passer d'une manière qui va stabiliser le pays au bénéfice de la grande majorité des Belges. »
Dans une mauvaise foi évidente, il déclare que les partis francophones sont prêts à s'engager dans une grande réforme à condition qu'elle soit équilibrée. Les partis
francophones ? Le MR est-il d’accord ? Le premier parti francophone à Bruxelles, le deuxième en Wallonie a été rejeté du débat comme dans un vulgaire royaume fasciste des années 20 d'un pays du Sud.
Il prend donc une position officielle qui semble agréer le palais. Il se rallie
aux exigences communautaires flamandes. L’on va vers un confédéralisme à deux communautés, à trois ou à quatre régions, quel que soit le nom qu’on lui donne. Et à ce jeu, l’on voit de suite le
perdant !
La Konfédération tant décriée par le CDH et son pontifiant sénateur est bien en vue. Pas grave, Joëlle Milquet est partie en vacances de même que la plupart des autres intervenants, laissant le
couple De Wever/ Di Rupo préparer la petite soupe institutionnelle, spécialement concoctée pour estomacs flamands.
Comme disait l’autre, l’on peut communiquer par courriel, par téléphone et donner des réponses aux questions que le « déformateur » pose entre la plage et le
restaurant, entre l’apéritif et le dessert !
Cela a le mérite de montrer au citoyen wallon le manque de civisme de leurs élus. Tous les médias, même étrangers, le soulignent,
le royaume de Belgique est en danger mortel. Mais cela ne devrait pas empiéter sur leur repos estival.
Par René G. Thirion
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Jeudi 29 juillet 2010
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15:08
Bart De Wever aurait posé un ultimatum à Elio Di Rupo, préformateur qu’il a surement suggéré au roi.
« Sire, le président du parti socialiste est le grand vainqueur des élections en Wallonie et il serait intéressant de le mettre devant les
responsabilités que cela entraîne », lui a-t-il peut-être dit.
En bon stratège, il savait que le préformateur serait obligé de demander aux Flamands ce qu’ils voulaient pour arriver à une paix communautaire au lieu de leur déclarer la guerre en affirmant les
demandes d’un front francophone, déjà mort aujourd’hui. Introduire un élément « dit raisonnable » dans le camp adverse est déjà un début de victoire qui s’annonce !
Selon les observateurs, il voudrait des engagements clairs des francophones concernant la réforme de l’Etat pour ce jeudi afin d’éviter la répétition des années de rejet des demandes
flamandes depuis l’élection fédérale de 2007.
Rien n’a filtré sur les négociations à l’issue de trois réunions et du dîner « amical ? » de mercredi.
Mais une chose est au moins certaine, les négociateurs flamands veulent la scission définitive de BHV et l’encerclement définitif des 19 communes bruxelloises. Pas de compromis à ce propos
Une autre chose est sûre, les francophones disaient vouloir l’élargissement de la région Bruxelloise mais ils n’auront même pas à chercher un consensus puisque la demande n’a même pas été déposée
sur la table. C’état interdit puisque, aucun parti flamand, même pas Groen, affirmé belgicain par Javaux et consorts, l’interdisent. Comme l’on sait que l’avenir d’une métropole économique et
social se situe dans son hinterland, il est facile que la seule possibilité pour Bruxelles sera de s’intégrer dans le territoire flamand.
L’on voit donc où se trouvent les maîtres et qu’il ne
restera dans un avenir qu’une solution aux francophones refusant la flamandisation, émigrer vers la Wallonie.
Mais Bruxelles une fois tombée, pourquoi la prochaine
extension de territoire de la « Grande Flandre » ne se ferait-elle pas vers cette Wallonie par le biais d’une asphyxie économique tellement facile à réaliser la vitrine de Bruxelles, et
de l’état fédéral belgïe étant dans leurs mains.
Décidément, la seule issue possible pour les Wallons
avant la colonisation totale de leur région est le rattachement à la France.
Mais quand les obscurs politiques des partis wallons
vont-ils enfin en prendre conscience et exiger une révision de la stratégie de leur famille idéologique ?
Aujourd’hui
il serait temps. Demain, il sera peut-être trop tard !
Par René G. Thirion
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Mardi 27 juillet 2010
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09:32
Le Tijd et l'Echo l’annoncent l'État est à la recherche de 1,3 milliard d’euros qui manquent dans le budget prévu par le gouvernement.
Ce dérapage budgétaire ressort d'un rapport du comité de monitoring budgétaire publié ce mardi.
En effet, au contrôle budgétaire de mars, le gouvernement Leterme avait tablé sur un déficit de 4,8% pour cette année (16,7
milliards d'euros), sensé respecter le programme de stabilité belge. Des fonctionnaires qui suivant le budget depuis la chute du gouvernement, estiment dans un rapport récent un déficit
budgétaire en 2010 qu’il sera de 5,2% ou 18 milliards d'euros, donc un manque de 1,3 milliard d'euros à trouver.
Une fois de plus, le gouvernement a établi une estimation trop optimiste des recettes fiscales. En mars, il espérait 90 milliards
de rentrées fiscales. Le comité de monitoring parle aujourd'hui de 88,4 milliards. Un déficit moins important que prévu pour la Sécurité sociale permet de contenir le manque à 1,3 milliard
d'euros.
Le comité de monitoring reste pessimiste pour les prochaines années aussi. A mesures inchangées, le déficit atteindrait 6% (24,2 milliards d'euros) en 2014.
Que va pouvoir annoncer Di Rupo à ses électeurs qui avaient cru à sa promesse d'un pactole de 7 milliards d'euros supplémentaires à distribuer généreusement au social ?
L’on peut dire que la gestion des finances belges de Leterme et de Reynders ressemble à celle de Daerden en matière de routes. Les
trous s’agrandissent mais on ne les comblent pas.
Par René G. Thirion
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