wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 12:00

Dimanche en fin d'après-midi, Elio Di Rupo, préformateur d’un éventuel gouvernement et déformateur de la constitution, a réuni dans un lieu tenu secret à Bruxelles les représentants de sept partis, le MR étant ignoré. La réunion "se serait bien passée" selon le porte-parole du président du PS. Autour de la table : les 5 partis pressentis pour former un gouvernement ayant la majorité au parlement fédéral (PS, CDH, sp.a, CD&V, N-VA) et les écologistes (Écolo et Groen !) pressentis pour arriver à la majorité des deux tiers, nécessaires pour faire une réforme institutionnelle.

La discussion a porté sur les réformes institutionnelles, les Verts n’étant pas impliqués pour le moment dans les discussions visant à former un gouvernement. Écolo semble donc ne pas avoir changé d’avis, les écologistes voulant bien participer à la partie institutionnelle, mais refusant de siéger au gouvernement si leur partenaire flamand n’en fait pas partie. Chose que refuse la N-VA .

Il est facile à imaginer les marchandages sordides en train de se faire à l’abri de l’opinion publique.
 Sachant que les Flamands ont des exigences sur lesquelles ils ne sont pas prêts à transiger et que le préformateur francophone et ses comparses auront oublié de poser sur la table des revendications comme l’élargissement de Bruxelles ou encore le respect absolu des minorités linguistiques, l’accord conclu de gouvernement scellera probablement d’une manière définitive la défaite des Bruxellois et des Wallons et d’une gestion politique équilibrée entre les différents citoyens de ce pays.

Di Rupo aura beau parer le cadeau empoisonné fait aux électeurs francophones de quelques faveurs de fantaisie, la réalité sera là. Une région flamande encore plus forte et puissante, face à une région bruxelloise la tête tenue hors de l’eau par ses assiégeants et une Wallonie sans grands moyens financiers et sociaux.

Le retour vers une Belgique unitaire comme le rêvent encore certains francophones sera définitivement impossible !

Il ne restera alors aux Wallons qu’à se présenter humblement à la France, chaque jour passant la rendant plus vulnérable socialement, financièrement et économiquement !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 09:42

La Belgique est devenue un état inégalitaire. On le savait déjà. Un exemple, pas de taxation pour la radio télévision en Flandre. Ne parlons pas des diverses allocations que la Région flamande verse à ses ouailles en complément d’indemnités fédérales.


L’article 10 de la Constitution dit pourtant « Les Belges sont égaux devant la loi ». Une vaste plaisanterie que l’équipe Di Rupo et ses acolytes vont encore augmenter.

En effet, il semblerait que la scission des allocations familiales devrait faire partie d'un grand "paquet" ide réforme institutionnelle.

Dans ce cas, la N-VA enregistrera son premier succès, les allocations familiales portant sur environ 5 milliards d'euros.

Mais l’on peut se demander ce que ces bradeurs francophones de l’égalité belge ont obtenu en échange ? Apparemment, Les allocations de chômage continueraient à être du ressort fédéral. 

Et alors cela existe déjà. Ce n’est pas un plus, mais plutôt un moins, puisque cela devrait s’envisager dans le cadre d’une scission du droit social. Une scission du droit social, encore une atteinte de plus à  l’économie et à l’emploi wallons.


Quand je disais que Di Rupo, président du parti soi-disant socialiste et ses complices du CDH, parti soi-disant humaniste étaient prêts à vendre leurs électeurs contre une  poignée de mandats.

Où en est-on avec l’union des francophones qui demandaient unanimement l’élargissement de Bruxelles ? Où en est-on avec le principe qu’un enfant wallon vaut bien un enfant flamand ? Plus d’argent et de services pour ce dernier parce que sa région est plus riche ? Où est l égalité prônée par l’article 10 de la Constitution ?

Autant de questions sans réponse, mais qui donnent la nausée sur ce pays d’apartheid, où les politiques sont devenus des chefs de clans, exactement comme dans un bantoustan sud-africain.

Mais tout est loin d’être dit dans cette quête de portefeuille ministériel et je crains la suite.

Sire, ils vous l’ont cochonné a dit le Général Janssens trois jours après la proclamation de l’Indépendance du Congo.  Sa formule est devenue valable aujourd’hui pour la Belgique.

Triste constatation au lendemain de la fête nationale pour un roi que la Constitution empêche d’exprimer, sinon par des poncifs, le regret de voir se déliter inexorablement son royaume

Mais la décision hier de la Cour internationale de Justice de reconnaître la légalité de l'indépendance du Kosovo, proclamée unilatéralement voici deux ans et demi montre que le chemin vers l’abandon d’un carcan belge assassinant la Wallonie est possible.

Reste juste à attendre la légitime colère de Wallons, qui, au fil des jours, vont se rendre compte qu’on les a « floués ».

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Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 10:23

Main dans la main, le couple De Wever/Di Rupo sont en route pour une union devant l’autel du royaume. Le républicain et le royaliste, le Flamand pur souche et le Wallon d’adoption, celui qui rêve d’une Flandre forte et arrogante et celui qui rêve d’une Wallonie vassalisée au nom de l’amour flamando-wallon.

 

En effet, il semblerait qu’ Elio Di Rupo, le préformateur pas encore formateur, n'ait pas encore trouvé d'accord sur les négociations de formation mais bien l’esquisse d'une éventuelle coalition composée par le PS et le CDH toujours accroché au basques du socialisme triomphant, et la N-VA, le CD&V et la sp.a. Les libéraux étant formellement rejeté par Di Rupo 1er et les écologistes, les Ecolos étant mis dans une opposition « cinquième colonne » francophone pour soutenir les réformes institutionnelles qui nécessitent une majorité des deux tiers.

Deux négociations séparées s’engagent donc, celle qui devrait aboutir à la formation du gouvernement et une autre  sur les questions institutionnelles débattues et votées par les partis de la gouvernementaux, soutenus par Ecolo et Groen.

 

Plus tortueux que cela, tu meurs.

Pauvre Wallonie qui sera sacrifiée sur l’autel de la raison d’état si ces accords interviennent.
Pauvre Bruxelles, dont Di Rupo se fout comme de sa première chemise et que les Flamands aux dents longues qui l’on déjà instituée capitale de la Flandre, vont étrangler par la scission de BHV d’abord, avant de l’acheter définitivement, Picqué et sa clique implorant un refinancement  important pour éviter la faillite de la région.

Bien sûr, une fois l’objectif atteint par l’époux flamand, le divorce ne sera pas bien loin et prononcé aux torts de la mariée montoise !

Au secours, la France !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 14:13

Après les élections du 11 avril 1937, le gouvernement Van Zeeland prévoyait un projet de loi d’amnistie accordant la restitution des droits civiques aux anciens activistes flamands de 14/18.

Aussitôt, la question de l’amnistie se mua en question linguistique. Très vite, l’on parla des Wallons loyaux et de Flamands qui avait pactisé avec l’ennemi allemand.

En proposant cette loi, Paul Van Zeeland prétendait poursuivre un but d’apaisement dans le pays.

« Beaucoup de Flamands, affirme-t-il, ont cru voir dans la sévérité  marquée par certains éléments à l’égard des inciviques, une arrière-pensée, une pointe tournée contre eux, un souci de punir non seulement la trahison  envers la Belgique, mais aussi et surtout la manifestation tout de même des préoccupations flamandes. »

Malgré une forte opposition, cette loi d’amnistie est votée à la Chambre par une forte majorité et au Sénat par une majorité plus forte encore.

Cette concession faite aux nationalistes flamands ne changera rien à leur attitude avant même le 10 mai 1940, date d’entrée des armées nazies en Belgique.

Un exemple mais pas isolé

Auguste Borms, nationaliste flamand, collabora activement avec les Allemands en aidant à la flamandisation de ses compatriotes et en mettant en place le Conseil des Flandres. Condamné à mort par la justice belge pour haute trahison, sa peine fut commuée en détention à vie. Libéré dès 1921, il se présenta à une élection partielle à Antwerpen où il fut plébiscité par 80.000 voix de préférence. Une véritable reconnaissance populaire.

Lors de l’occupation de la Belgique en 1940, il participa à nouveau à une collaboration active et s’enfuit avec les troupes nazies à Berlin.

Décidément, l'histoire semble faire plus que bégayer, elle se répète. Di Rupo, serait-il un nouveau Van Zeeland ?


L'analyse de cette période prouve, s'il le fallait que ce geste de pardon n'a pas soudé la "population belge" et les deux peuples qui la composent.


Faut-il toujours que nos dirigeants politiques commettent toujours les mêmes erreurs? Que vient faire le président du PS dans cette pantalonnade? Déjà que le parti socialiste, anciennement républicain et libre-penseur, montre de nos jours une dévotion à la royauté et un intérêt "positif" envers la religion islamiste !

Détail amusant, c'est l'opposition libérale qui prit la tête de la rébellion contre cette loi.

En sera-t-il de même aujourd'hui, moment où Didier Reynders espère encore obtenir un maroquin malgré sa défaite électorale !

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Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 09:37

Selon le quotidien Le Soir,  Monsieur Van Meerbeek aurait reçu une lettre d’Elio Di Rupo concernant l’amnistie pour les collaborateurs du régime nazi que le Flamands essaient d’obtenir depuis des lustres.

Il faut dire que Philippe Van Meerbeek  déclarait dans La Libre Belgique le 10 juin 2010, juste avant les élections que, s’il était premier ministre, il créerait l’amnistie avant la scission de BHV. "Amnistie pour qu’enfin il y ait pardon. Condition sine qua non pour qu’il y ait réconciliation entre les Belges. Avec un effet rétroactif, non pour les mille ou deux mille survivants aujourd’hui nonagénaires, mais y compris pour tous ceux qui sont défunts depuis vingt ou trente ans, "inciviques", frappés d’opprobre. Ces gens n’avaient plus aucun droit, c’était dramatique. De fil en aiguille, jusqu’à leurs arrière-petits-enfants aujourd’hui, il y a peut-être 20 % de la population flamande qui est concernée par cela."

La preuve réelle de cet attachement bien réel réside dans l’opération « Bréviaire » montée par la VMO qui a rapatrié clandestinement en 1972 au cimetière d’Ardooie le corps de Cyriel Verschaeve, curé flamand nationaliste qui déjà manifestait sa sympathie pour le troisième Reich en 1940 dans son livre “l’Heure de la Flandre”. “

Dans cette lettre, le président du PS lui aurait demandé " si l'on ne pouvait pas inventer un autre terme qu'amnistie, trop proche du pardon". Et Monsieur Van Meerbeek d’ajouter que M. Di Rupo "n'exclut pas de créer une commission parlementaire constituée d'experts pour travailler sur la question".

Il semblerait qu’il ne s’agisse pas d’une « intox ». En effet du côté du PS, on se borne à souligner que la priorité, à l'heure actuelle, est de former un gouvernement dans les meilleurs délais et de régler les problèmes institutionnels. "Comme toutes les questions à caractère éthique, celle de l'amnistie peut faire l'objet d'une discussion approfondie, dans un cadre serein, ultérieurement", conclut-on. Cela ne constitue nullement un démenti à l’affirmation de Monsieur Van Meerbeek.

Quand je disais qu’Elio était prêt au grand écart pour obtenir la gloire « éphémère » de la responsabilité du 1er ministre, cette attitude le prouve. L’opération aurait au moins un intérêt pour le PS… pouvoir enfin réinscrire le nom d’Henri De Man, président du Parti Ouvrier Belge et successeur d’Emile Vandervelde dans son histoire collective.

Mais que vont penser les fils, petits-fils wallons qui ont perdu un ou plusieurs de leurs proches au combat,  dans les camps de concentration ou d’extermination nazis ?  Mais si cela peut rendre la sérénité aux Flamands et permettre à Di Rupo 1er de gérer la belgique dans un "amour universel", quelle importance !

Enfin, cela va permettre au défunt FN et à ses ex-parlementaires d’affirmer que ce qui a été admissible à une époque peut le redevenir aujourd’hui !

 

Une info récente sur ce dossier de l’amnistie existe sur le site de « RésistanceS »

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur
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