Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 09:53

 

D’après La Libre Belgique , la délégation commerciale belge s'envolait ce samedi pour le Brésil.  Normalement, Un ministre fédéral aurait dû accompagner le Prince pour l'épauler dans les activités protocolaires et politiques.

 

Mais les deux ministres pressentis ont décliné l'invitation "in extremis".  Steven Vanackere, ministre fédéral des Affaires étrangères s'est désisté le premier et les organisateurs ont voulu le remplacer par Vincent Van Quickenborne, ministre de l'Entreprise et de la Simplification,. Celui-ci leur a aussi opposé une fin de non-recevoir. Tous deux justifieraient leur choix par la crise politique et le fait que le gouvernement soit en affaires courantes.

 

L’on comprendra  que le refus est dû à la campagne électorale. Finalement, c'est donc un ministre d'État qui accompagnera le Prince. Il s'agit de Jos Chabert.

 

Benoît Cerexhe, le ministre régional qui aurait dû être du voyage pour l'aspect économique de la mission s'est également désisté, "élections et campagne obligent".

 

Pourtant, la mission semblait être importante lorsque l’on apprend  qu’elle comprend  288 participants, dont 227 hommes d'affaires ou patrons d'entreprises et 22 journalistes.

 

Bah, les hommes d’affaires se débrouilleront bien sans ces irresponsables politiques qui lâchent l’intérêt économique général pour leur intérêt électoral.  Nous avons les ministres que nous méritons, Flamands et axés sur leur intérêt personnel.

 

Petite question subsidiaire.


Pourquoi 22 journalistes et qui paie leur voyage ? Un tel nombre pour quoi faire ? Une petite récompense pour services rendus, une mise en valeur du prétendant royal ou encore  une manière d’éviter des reproches comme pour le voyage des parlementaires wallons en Amérique pendant les vacances de Pâques ?

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 16:22

Le CDH, répond aux déclarations  d’ Alexander De Croo, président de l'Open Vld. Lors de lu lancement de sa campagne électorale, il a dit vouloir qu'un accord soit conclu sur BHV avant même que le nouveau gouvernement ne soit mis en place.

« Nous ne pouvons plus faire les fautes commises par le passé. Quand il n'y a pas d'accord, les choses n'avancent pas. C'est pourquoi il faut d'abord un accord communautaire » a-t-il ajouté.
La question qui se pose effectivement, c’est de savoir quel est le parti flamand qui n’aura pas la même attitude après les élections. Peut-être aucun, tous leurs politiciens qui avaient voté à l’unanimité (sauf la misérable voix de Groen qui s’était abstenu) la scission de BHV ont  vu que les politiques francophones bloquer leur décision par différents artifices légaux. Ils ne doivent pas avoir envie de recommencer le même jeu.

Mais le CDH préfère constituer d'abord et rapidement un gouvernement concentré sur un programme socio-économique et de prévoir, par ailleurs, un cadre de négociation communautaire clair pour permettre à celle-ci de démarrer selon un agenda soutenu.

Faut-il que le Dame Milquet soit bouchée à l’émeri pour ne pas comprendre que tant que la crise institutionnelle ne sera pas réglée, aucune action valable ne pourra être mise ne œuvre face au plan d’austérité drastique que l’Europe exige dans son plan de sauvetage de pays de la zone euro. Et BHV en est l’élément-clé. La scission transforme la frontière linguistique en frontière politique et la division de l’état sera bien en route. Ne pas admettre la scission bloquera toute solidarité entre les régions.

Et le CDH d’insister sur un "nouveau Pacte de solidarité et de Respect entre les Belges".  Il y a longtemps que le respect n’existe plus entre les peuples wallon et flamands, ni la solidarité non plus d’ailleurs.

Le CDH est donc un parti complètement obsolète, parlant d’amour comme le mari délaissé qui rêve du retour de celle qui l’a trompé, humilié, bafoué avent de claque la porte !

Et son véritable slogan de campagne devrait être l’union fait la farce. Dommage qu’elle soit tragique !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 09:12

La rentrée des documents obligatoires au tribunal de 1ère Instance devait être faite hier après-midi.

Pierre René Mélon et Marcel Dehalu, premier et troisième candidat sur la liste du RWF s’y sont présentés détendus, tous les documents demandés étant correctement remplis.

Après examen, le greffier déclare que la liste des candidats présentés n’est pas valable, car elle est sur papier libre au lieu d’être sur le formulaire officiel, la formule A/3.

Les documents sont donc rejetés. La RTBF qui réalise un reportage pour le journal télévisé enregistre donc la scène. Les deux candidats contactent alors le président Laurent Brogniet pour lui signaler le refus et sa cause.

Celui-ci leur demande de se représenter immédiatement. En effet, la formule A/3 constitue un modèle de présentation, mais n’est nullement obligatoire.

De retour dans le bureau du tribunal, le greffier admet son erreur et accepte de recevoir la liste officiellement.

Comment un greffier chargé de valider la rentrée de candidature à une élection peut-il ignorer la loi ?
Mauvaise humeur due à une mobilisation lors du congé de l’Ascension ? Aversion pour la liste présentée ? Peu importe, mais le fait est que sans la connaissance du règlement ou simplement « sonnés » par le refus, un parti pouvait être refusé aux élections, le délai restant pour faire signer tous les candidats étant trop court pour représenter le dossier.

Mais la conclusion de l’affaire est dans la réponse que le président du RWF-Liège fit à un journaliste qui l’interrogeait sur l’affaire. Il répondit « C’était très  Rock ‘n Roll ». " sauf le respect que je vous dois " ajouta-t-il au magistrat présent !

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Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 16:08

 

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Cocorico: Voici dix bonnes raisons d'être fier de la Belgique. Un titre évocateur qu'il fallait répercuter pour témoigner du manque de sérieux du quotidien. Voyons les 10 arguments d'un sénateur Delperée, tous aussi ridicules, les uns que les autres.

1° Nos savants et entrepreneurs. "Nous avons un passé de 180 ans avec des savants, des artistes des entrepreneurs qui ont essaimé dans le monde. Et avant 1830, nous ne les avions pas ? Et les artistes, les savants, les entrepreneurs ne parlaient-ils pas souvent exclusivement français ?

2° Une sécurité sociale qui fonctionne bien. "Nous avons une sécurité sociale qui fonctionne bien depuis 1944." Et il ose la comparer avec les USA d'Obama en oubliant les pays européens souvent plus avancés.

3° Notre système éducatif critiqué .. et performant. "Si on compare nos universités avec les pays voisins (France, Italie, Espagne, Autriche, pays de l'Est) nous sommes en très bonne position. Sur quels critères ? Et en plus, si l'on parle de l''ensemble de notre enseignement, de nombreux rapports affirment le contraire.

4° La qualité de vie belge fait des envieux. Elle fait envie aux étrangers. Le professeur devrait savoir pourtant que de nombreux Wallons vivent en dessous du seuil de pauvreté, que de nombreux belges ne se soignent plus par manque d'argent.

Entre Mer et Ardenne, paysages variés. Et accueil varié également du "Waals buiten" en passant par "Dilbeek waar de Vlaamgingen zijn thuis" et en se terminant en "Wallonie, terre d'accueil".

6° Un petit pays très bien éclairé. (...) nous sommes les seuls dont le réseau se voyait depuis l'espace;
Remarquez le mode de conjugaison et l'on pourrait ajouter que les trous qui s'y trouvent pourraient être considérés comme des cratères lunaires.

7° Nombreux moyens de transport. Notre pays, au cœur de l'Europe, représente le passage obligé par air, par route, par rail ou par mer (...) Même si les navetteurs peuvent regretter certains retards et que la SNCB connaît quelques soucis, notre réseau ferroviaire est très bien développé.
Quiconque utilise le train ou les autobus se rendra compte de l'énormité de l'affirmation de ce sénateur qui ne doit pas les fréquenter beaucoup.

8° Quelques sportifs d'anthologie Qui peut se vanter d'avoir deux joueuses de tennis (une Wallonne et une Flamande) de l'envergure de Justine et de Kim (...) Et ne parlons même pas des pigeons de compétition que l'on s'arrache dans le monde entier.
Il est vrai que l'électeur belge est considéré comme le meilleur pigeon du monde.

9° Des artistes dans tous les domaines. Et de citer des peintres, des chanteurs, des vedettes ou des réalisateurs de cinéma .
Parfait, Je demande à ce qu'il me cite un seul pays européen n'ayant pas la même sorte d'artiste et parfois en plus grand nombre. Comme si l'artiste provenait d'un terroir belge. Bizarrement, la plupart de ceux qu'il cite sont de culture française.

10° Notre exceptionnelle gastronomie. Les meilleurs restaurants belges servent de la cuisine française, italienne, espagnole et même vietnamienne. Mais ne trouvent-on pas les mêmes restaurants ailleurs en Europe ?

En conclusion, un zéro pointé pour le professeur et pour le journaliste qui l'a interrogé.
Et si l'on s'amusait à donner cent bonnes raisons, bien plus réelles d'aimer la France ?

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 11:06

Lors de la séance académique qui ouvrait la fête de l'Iris, Charles Picqué, le ministre-président bruxellois, déclare que ce serait un comble que sa région puisse subir une tutelle de cogestion des communautés flamande et wallonne ou d'un état fédéral sans compétences.

Dans son discours, il a notamment  déclaré que "Mettre le feu à Bruxelles en refusant aux Bruxellois le droit de gérer leur Région au même titre que les Flamands et les Wallons ou en lui refusant des moyens suffisants pour assurer des conditions de vie dignes à ses habitants serait ajouter un degré peut-être irréversible de dramatisation dans nos relations communautaires mais aussi prendre à témoin l'Europe que nos passions et notre déraison confinent au suicide collectif". Selon lui, la Région bruxelloise a loyalement honoré son contrat dans le fédéralisme coopératif en privilégiant l'établissement des institutions internationales et en renforçant son apport économique au pays.

Bien sûr, je suis contre un partage de gestion entre les deux régions du Nord et du Sud et je suis pour l’autonomie de la région bruxelloise qui a le droit de se déterminer comme capitale de Flandre ou d’Europe. C’est cela la démocratie. Mais peu importe ces considérations qui se réfèrent à un héritage du passé en train de disparaître. Bruxelles ne peut être en aucun cas un boulet nous attachant à jamais à une Belgique flamandisée. L’avenir de la Wallonie n’est pas, n’est plus dans un état fédéral ou non. Il se situe dans le retour à la France. Si les Bruxellois le désirent, ils pourront faire de même et opter pour la République. Mais ce sera leur choix.

Mais que ce soit la déclaration récente de Joëlle Milquet (voir l’article) ou celle de Charles Picqué, tout conduit à l’impossibilité de croire dans la survie du royaume. On le sait les Flamands estiment que Bruxelles est leur capitale située dans leur région, que l’élargissement de la région est « onbespeekbaar », non discutable . Quel est le miracle qui pourrait les faire changer d’avis. On le sait, si miracle il y a, c’est à Lourdes qu’ils se produisent et non en Belgique !

Derniers soubresauts auxquels même les politiciens ne croient plus !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 13:23

Selon la VRT (pour mes lecteurs français, nombreux à me lire, Vlaamse Radio Televisie – NDRL) , Annemie Turtelboom , la ministre fédérale de l’intérieur et membre de l’Open Vld, cause de la démission du gouvernement compte organiser le scrutin en se basant sur les circonscriptions provinciales.

Les présidents néerlandophones des tribunaux de première instance s'opposent ainsi à la ministre en se référant à l'arrêt de la Cour constitutionnelle qui avait estimé cette répartition anticonstitutionnelle, en 2003 et exigé une autre solution pour l'arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde.

 De ce fait, ils déclarent que les habitants de Leuven seraient discriminés par rapport à ceux de Halle-Vilvoorde.

A cela,  Annemie (anémie en français ?) Turtelboom réplique que les élections seront organisées "sur la base de la législation existante".
Les présidents des tribunaux de l'Intérieur, qui. Ils. C'est la raison pour laquelle ils s'interrogent sur la validité d'un scrutin organisé sur la base des circonscriptions provinciales.  

Selon les journalistes de la VRT, le pouvoir politique devra évaluer le poids de cet avis des présidents néerlandophones des tribunaux de première instance et son caractère contraignant..

Mme Turtelboom a fait savoir qu'elle réfutait cette position et qu'elle comptait s'en tenir aux circonscriptions provinciales.

Non seulement nous sommes partis pour des négociations difficiles pour la formation d’un gouvernement, mais il y aura aussi des contestations juridiques.

Dommage pour les Flamands, car, si le futur olivier francophone était prêt à accepter d’avance les « diktats » sur BHV et sur les modifications de la constitution, la NV-A, la Liste De Decker et le Vlaams Belang risquent de faire durer longtemps cette formation.

Quant à Joëlle Milquet qui nie tout accord préélectoral concernant un olivier fédéral, va-t-elle nous faire croire que le mariage sinon consommé, au moins prévisible du CDH, du PS et d’écolo, n’aura pas lieu ? Di Rupo, plus intelligent tente de nous faire croire à une union nationale en y ajoutant le MR. 

En connaissant le désamour de Di Rupo, de Milquet  envers Reynders et Maingain et le jeu maintenant célèbre  du « j’y va t-i, j’y vas t-i pas ? » de Javaux  pour finalement y aller, cela m’étonnerait fort que le MR en soit ! Et donc… pauvres Wallons et Bruxellois.

Le bonheur des Flamands fera le malheur des Wallons dans une Belgique en sursis !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 10:44

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C’est fait, le CDH a décidé du logo qui personnaliserait la campagne électorale et son thème principal.
A croire que Joëlle Milquet et ses conseillers sont plutôt branchés jardin d’enfants.

Quel est-il ? Une sorte de carte psychédélique d’une Belgique déchirée en trois. La devise qui l’accompagne ? Ben voyons « L’union fait la force ». Une originalité sans pareille, la devise nationale belge pour eux tous seuls !

En suivant la même inspiration, le parti de Di Rupo pourrait choisir une couronne en dégradé avec la devise « La roi, la loi, la liberté »

Les psychologues adorent analyser les dessins d’enfants qui expriment souvent une pensée qu’ils n’arrivent pas à exprimer.

Sans être maître en la matière, je dirais que le CDH inconsciemment constate la rupture entre les régions, que celle-ci est floue et la devise rappelle son espoir caché, la réunion de l’ancienne Belgique à n’importe quel prix.

Dame Milquet affirme que l’enjeu principal de son parti est l’emploi, mais ce message tend à prouver le contraire. Elle axe l’image de sa campagne sur la peur de la séparation.

Le RWF, bien avant elle, avait choisi ce slogan mais légèrement modifié « C’est l’union avec la France qui fera la force ».

Et ce slogan est bien plus porteur d’avenir que le sien dans un pays divisé en trois où le premier tiers représente grosso modo 60% des électeurs au fédéral et de ce fait monopolise la majorité des hautes fonctions en politique, mais aussi dans les institutions étatiques comme dans les grandes entreprises.

Aux prochaines élections, vous voterez RWF, ne fut-ce que pour marquer votre répulsion vers ce probable futur olivier au fédéral que le CDH nous prépare avec ses compères le PS et Ecolo.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 12:17

Dès ce 1er mai, le concert donné par le quatuor francophone de chambre (parlementaire) sera diffusé largement dans les médias.

 

Même si les partitions diffèrent selon les qualités de l’exécutant, une certaine harmonie règnera dans leur ensemble baroque !

 

Dame Milquet nous interprètera la ritournelle bien connue de « la priorité pour l’emploi », tandis que le 1er violon Di Rupo nous jouera l’air du « bon Samaritain qui veut le bonheur des gens ». Le trompettiste Javaux se lancera dans une improvisation sur la « qualité de l’environnement » et le percussionniste Reynders appuiera le tout par la frénésie d’un rythme à binaire décrit par l’expression « au premier temps, c’est la Wallonie, au deuxième temps, c’est Bruxelles »

 

Mais l’élément majeur de l’interprétation est et restera le maintien des pouvoirs du roi. Le chef d’orchestre Leterme a déclaré que cela n’empêcherait pas la modification musicale d’une constitution où les grands chefs de chapelles flamandes imposeraient leur rigueur et leur précision dans les modifications mélodiques pour une meilleure reconnaissance de l’orchestre politique de Belgique.

 

À l’ensemble de ce concert qui risque d’être encore plus discordant le lendemain des élections de juin, Wallonie 2010, en manque de ces subsides si généreusement distribués aux grandes formations du pays, offre cette affiche au RWF, par le biais de son site Internet.

 

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Espérons qu'elle aide le public à choisir le bon spectacle et le faire fuir devant la cacophonie qui va le submerger pendant quelque quarante jours !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 08:09

Alexander De Croo, président de l’Open VLD, a déclaré à RTL-TVI  "La Belgique est indivisible"  et il ajoute "Je déteste le nationalisme. Je suis un Flamand qui veut faire quelque chose de bien de ce pays. Pour couper les ailes des extrémistes, il fallait donc surtout éviter qu'on garde un gouvernement qui ne fasse rien pendant une année de plus. Je réagis ainsi parce que je suis Belge, favorable au système fédéral et je veux vraiment que ce pays fonctionne. Pour moi, la Belgique est indivisible. Flamands et  francophones sont comme des frères siamois, mais je pense qu'il ne faut pas avoir peur de voir chaque pas d'une réforme de l'État. Cela ne mènera pas au séparatisme. Ce n'est pas du tout le souhait des Flamands".

Pour celui qui a pratiqué le chantage à la démission du gouvernement fédéral si le délai qu’il fixait n’était pas respecté par les Wallons et Bruxellois au « paquet Dehaene », l'affirmation est belle. La Flandre doit pouvoir faire ce qu'elle veut. Les Wallons n'ont qu'à obéir  à l'ordre donné et vite, très vite, sinon ...

Cette profession de foi démontre, pour ceux qui ont la vision basse qu’une bonne partie des politiques flamands désire conserver une Belgique qui serait un état fédéral, sans solidarité, sans pouvoir de régulation sur les droits des citoyens et qui, par le biais de son parlement où la Flandre dispose d’une majorité absolue, ferait et dicterait les quelques lois fédérales qui resteraient encore en vigueur.

L’autonomie presque parfaite des régions conduirait alors à une Flandre économiquement et socialement prospère (80% des exportations belges, principale ressource du pays) mettant en coupe réglée la Wallonie comme une colonie du XIXe siècle.

La Belgique fédérale est un leurre. Divorçons et rejoignons la France qui pourra nous aider à reprendre notre envol vers un avenir plus prometteur !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 16:28

RTL-TVI l’annonçait comme si une résurrection du défunt gouvernement, son décès n’ayant pas encore été acté par  le palais royal,  Didier Reynders était convoqué par le roi qui l’a chargé, nous dit un communiqué « de s'assurer dans un très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde » ce qu’il a accepté, ajoute-t-il.

Il faut rappeler que Didier Reynders est président du MR et par conséquent le « cornac » d’Olivier Maingain, lui-même président du FDF. Il semblait que cette fois, le MR et le FDF n’étaient pas prêts à négocier sur le dossier BHV sans parler au moins de l’élargissement de Bruxelles.  Pourquoi ce choix royal ? Mais aussi et surtout pourquoi le bon petit soldat belgicain a-t-il accepté cette mission casse-gueule ?

Ou bien il réussit à remettre les partenaires politiques autour de la table avec le volet « élargissement de Bruxelles », ce qui correspond aux demandes des francophones, mais qui peut croire que les Flamands sont prêts à en discuter ? Même Groen, après l’Open VLD, vient de déclarer qu’il n’était pas question de s’écarter du plan Dehaene.

Ou alors il amorce l’acceptation de passer sous les fourches caudines flamandes en les réunissant autour des propositions, non négociables de Jean-Luc Dehaene avec la bénédiction de Joëlle Milquet qui déclare déjà les yeux embués de bonheur « Je me félicite de cette initiative royale. (…) La solution ne sera pas facile à trouver, mais la volonté d’y arriver est là ».

Quant au PS, il déclare dans un communiqué rester convaincu qu'il est possible de trouver une solution négociée et équilibrée sur ce dossier.

La décision du roi a été prise à la demande des partis flamands de la majorité, a-t-on indiqué au CD&V et à l’Open VLD. Tiens donc, la patate  « chaude » est renvoyée aux Francophones. Encore une manière de hurler que les accords ratent à cause de l’arrogance des politiciens du pays ou les écraser définitivement.

Dans le fond, jeudi prochain, la loi passera vraisemblablement au parlement si les francophones ne cèdent pas. Alors ? Pourquoi mener un combat inutile contre la puissante Flandre.

C’est vrai, mais il fut un temps où les Wallons avaient du panache et la moindre menace leur faisait relever les « crestes », allusion à un coq symbolique devenu entretemps un poulet dans l’attente de figurer dans un Waterzooi de derrière les fagots !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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