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Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 10:30

C’est La Libre Belgique qui le rapporte dans son édition de ce vendredi, les entreprises de voiries qui travaillent en sous-traitance pour la Région wallonne ne sont pas payées à temps et de nombreuses factures sont en souffrance. Rien que dans le Hainaut, une vingtaine d'entreprises pleurent pour obtenir le paiement des épandages de sel menés depuis novembre 2009. La facture totale s'élève à 3 millions d'euros.

Une dizaine de ces entrepreneurs n'ont pas pu payer l'ONSS et la TVA, avec pour conséquence qu'ils ne disposent plus de l'attestation de "bon entrepreneur" qui permet de soumissionner dans le cadre des marchés publics.

Ce n’est pas la première information du genre. Le 7 juillet, Sud Presse relatait que les travaux de réfection des routes wallonnes n’avaient pas encore commencé, car une machine destinée à tester la qualité et la sécurité du revêtement était bloquée en Grande-Bretagne, car les 113.000 euros que coûte l’entretien de ce camion spécial n’auraient pas été payés.

Les ministres wallons ont beau affirmer qu’il s’agit de retard dû à des changements au niveau administratif, il faut dire que cela laisse planer un sérieux doute sur la capacité financière de la Région à assumer ses responsabilités. Une gestion désastreuse en est probablement la cause et Michel Daerden qui fût Vice-Président du Gouvernement wallon, en charge des Finances, du Budget, du Logement, de l’Équipement et des Travaux publics d'avril 2000 à juin 2009 en porte certainement une responsabilité importante.

Décidément, l’Olivier wallon est un arbre qui ne porte que des fruits amers. Comment un Bart De Wever pourrait-il s’accommoder de gestionnaires aussi lamentables pour former un nouveau gouvernement fédéral. Et si tel était le cas, quels seraient les « cadeaux royaux » que le PS accorderait à la Flandre ?

Et quel bonheur, pour la N-VA que de démissionner du gouvernement récemment formé, une fois que leurs exigences auraient été comblées, sous prétexte de l’impossibilité des Wallons de gérer correctement l’entité nationale.

De nouvelles élections avec des résultats encore plus autonomistes pour aboutir enfin à l’autonomie qui leur donnera le pouvoir complet sur la Belgique.

Wallons, cessez de croire au mirage que les Di Rupo, Demotte et compagnie entretiennent, celle d’une région qui se porte bien.

La seule manière de lui assurer une meilleure santé est qu’elle rejoigne la France avant qu’il ne soit trop tard !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Wallonie
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 17:46

Dans "Le Soir" et "L'Avenir", Kris Peeters, le ministre-président flamand,  publie une carte blanche intitulée "Une charte pour la Flandre". Il explique sa vision de la « Charte pour la Flandre » dont il a parlé dans son discours du 11 juillet à l’occasion de la fête nationale flamande.

Il y déclare que 17 ans après que la Constitution ait entériné que la Belgique soit un État fédéral, les États fédérés (pour ma part, je pensais qu’il s’agissait de régions)  ont toujours la même autonomie constitutive très limitée.

"Aujourd'hui, les matières institutionnelles les plus importantes relatives aux États fédérés sont réglées par les lois fédérales. C'est un anachronisme", affirme-t-il.

Il est souvent établi qu’un état fédéral est une autorité supérieure aux états qui la constituent et qu’il régit les domaines les plus importants de la vie de leurs citoyens.

Il semble que ce Flamand confonde fédéralisme et confédéralisme. Ce dernier système est l’association de plusieurs états totalement indépendants se regroupant sous une autorité fédérale dont le pouvoir dépend de l’accord au moins égalitaire de ses membres. Dans le fond, la thèse de la NV-A aux couleurs CD&V.

L'utilisation des termes "États fédérés" alors que les francophones utilisent toujours les mots "entités fédérées" est significative de cette revendication de confédéralisme. La Flandre se considère déjà comme un état à part entière qui doit se libérer des règles fédérales actuelles pour mieux encore dominer l’état fédéral devenu coquille vide et ainsi encore mieux dominer économiquement et par conséquent politiquement et socialement les deux (ou une ? – NDLR) autres régions.

Comme toujours dans la longue marche des Flamands pour la conquête d’une Belgique entièrement soumise à l’autorité d’une Flandre majoritaire au Parlement, mais également maîtresse de l’économie Peeters n’insiste pas sur les transferts de compétences qu'il réclame dans le cadre d'une réforme de l'État.

Il ne veut pas effrayer les derniers politiques francophones qui pourraient l’aider dans la réalisation des projets de son état, mais comme toujours si la Flandre tend une main vers les francophones (et pourquoi pas les Wallons et les Bruxellois- NDLR), il est difficile de savoir ce qu’elle cache avec constance dans l’autre ?

Les Wallons vont-ils encore une fois accepter la perte définitive de leur avenir au profit d’une paix factice toute temporaire ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 11:57

C'est en défenseur de la Wallonie que son ministre-président Rudy Demotte s'est présenté ce 13 juillet face aux députés européens à l'occasion de la présentation des priorités belges concernant la politique des régions dans l'Union.

Rudy Demotte , ministre président du gouvernement wallon est inquiet pour la Wallonie et en particulier pour le Hainaut. Comme la province se porte un tout petit peu mieux, elle pourrait perdre l'aide européenne.,

Selon les critères d'attribution de l'aide financière, basés sur le PIB par habitant, le Hainaut pourrait ne plus recevoir les centaines de millions d'aide au-delà de 2013. Entre 2007 et cette date, la province aura reçu 700 millions.

Rudy Demotte demande de changer ce critère qui dit  que l'aide est réservée aux régions dont le PIB par habitant se situe sous la barre des 75% de la moyenne européenne. Or la barre de cette province est passée à 76%.

« "Lorsqu'une région se trouve à 74%, et puis qu'elle passe à 76%, est-ce qu'on peut dire que la messe est dite, que tout est rentré dans l'ordre? ", s'est-il interrogé devant les députés.  Il demande donc de nouveaux critères pour continuer à percevoir la manne européenne.

Dans ceux-ci devrait intervenir notamment le taux de chômage où le Hainaut se place en tête des autres provinces wallonnes.

Au moment où l’on parle de modification de la constitution avec une indépendance accrue au niveau des régions, au moment où ce même président parle de l’image de la Wallonie et de son identité, cette prière angoissée démontre bien une faillite annoncée de la Wallonie abandonnée par la Flandre et par l’Europe.

La seule constante de cette image dégradante est que le régime socialiste qui s’est abattu sur la Wallonie conforte aux yeux du monde son identité d’une nation d’assistés sociaux, constamment en train de tendre la main.

A quand le redressement moral du peuple de Wallonie ?
A quand son sauvetage par son intégration à la République française ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 08:12

C’est la suite logique de l’alliance objective entre le nationaliste De Wever et du socialiste Di Rupo, Elio devient "préformateur"

 

Un préformateur selon Pierre Vercauteren, le politologue qui a l’art d’enrober la chose politique avec un ton sentencieux, a pour but de créer un contexte de sérénité. C’est « Utiliser le terme d’explorateur ou de démineur aurait pu donner l’impression que la situation se rapproche davantage de la crise qu’on a connue de 2007 ou 2008. Tandis qu’ici, l’idée est peut-être de décrisper en quelque sorte les esprits, de maintenir une certaine sérénité pour donner un maximum de chance de succès au préformateur d’abord et à l’ensemble des négociateurs ensuite ».

 

Pour ma part, je dirai simplement qu’il s’agit simplement de mettre déjà le président socialiste dans le rôle de formateur et donc de premier ministre mais en période d’essai. Il réussit à réunir suffisamment de politiques wallons prêts à aller à Canossa et s’aplatir devant les diktats des politiques flamands ou un autre formateur (probablement flamand) lui succédera.

 

Bart De Wever, toujours aussi intelligent dans stratégie, oblige ainsi son futur comparse à se compromettre dans le bourbier fédéral.

 

Car si le président de la NV-A a dit qu’il avait trouvé des points de convergence, il a aussi précisé qu’il y avait encore des désaccords profonds entre les différents points de vue. En bref, il ne fait aucune proposition et laisse au candidat avide du titre le soin de trouver des propositions qui pourraient contenter les exigences flamandes.

 

Et si d’aventure, un gouvernement composé de nationalistes flamands (ils le sont pratiquement  devenus tous !) et de socialistes wallons (Le PS étant le maître du jeu, les autres devront bien s’aligner sur ses positions pour avoir un petit maroquin), il subsistera vaille que vaille tant que la Wallons serviront les objectifs flamands.

 

Ensuite, lors de la cassure inévitable (bien qu’étant très serviles actuellement, les politiques wallons ne pourront pas tout avaler), Il sera facile au bon Bart de dire aux électeurs flamands que l’entente avec les francophones n’est pas possible pour le redressement de la Belgique et que son parti dont le but avoué est le confédéralisme est la seule porte de sortie de la crise.

 

Une cote de 10/10 pour Bart. Une cote de 0/10 pour les Wallons !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 17:39

Certains rattachistes, toujours à l’affut de ce qui pourrait sembler une prise de position pour le retour à la France chante maintenant les louanges d’Olivier Maingain, le seul selon eux, capable encore de défendre les francophones.

Quand il déclare que soit l'Etat fédéral sera doté d'un pouvoir d'arbitrage des conflits entre entités autonomes, y compris lorsque les droits des minorités ne sont pas respectés, soit la Flandre n'a qu'à prendre son indépendance.        

« Je ne peux que redire ce que j'ai souligné en campagne électorale: le FDF ne soutiendra aucune démarche de type confédéral tel que le réclament les Flamands, à savoir un Etat belge semblable à une coquille vide et une Région bruxelloise sous contrôle de la Flandre", a-t-il déclaré.

Et d’insister. "Un Etat tel que le réclament les Flamands, qui semblent ne même plus supporter l'existence d'une telle autorité d'arbitrage, si c'est vraiment ce choix de la plus large autonomie que réclame la NV-A, alors il vaut mieux accorder l'indépendance à la Flandre ».

Ces rattachistes gloussent de plaisir en entendant ces fermes paroles face à l’ogre De Wever et aux exigences flamandes. Apparemment, ils ne comprennent toujours pas que Maingain est essentiellement le défenseur d’une Belgique, même amputé de la Flandre. Pour lui, une mini-Belgique, conservant sa capitale et sa région (ou province wallonne), son roi est la seule solution possible et la scission du royaume  permettant un retour  à la République française est évidemment son cauchemar.

Le parfait petit Belgicain dans toute sa splendeur. Il est donc important, si les Flamands choisissaient l’indépendance ce dont je doute car il préfèrent manifestement une Belgique totalement vassalisée avec les régions bruxelloise et wallonnes dansant sur leur musique, que la Wallonie puisse larguer ce pays factice en voie d’évaporation, en laissant le choix aux Bruxellois de choisir leur futur statut.

Dommage, qu’encore une fois, des militants sincères du rattachisme se laissent abuser par un politicien qui ne leur apportera que des déboires dans leur lutte pour être de vrais, d’authentiques Français !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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