wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 17:34

C’est RTL Info qui l’annonce sur son site, ce 3 février à 16 h 55. 

« La Commission d'enquête parlementaire Fortis ne peut accomplir la mission d'enquête dont elle est chargée, ont conclu unanimement les experts dans le rapport qu'ils viennent de présenter. »


Le principal argument réside dans le fait que ladite Commission est appelée à se pencher sur une procédure judiciaire dont on est loin de connaître le dénouement.


 
"Préoccupante en soi, cette immixtion du pouvoir législatif dans le temps et l'œuvre d'un procès devient intenable au regard de la connexité entre, d'une part, les manifestations et conséquences procédurales prêtées aux contacts visés par l'enquête et, d'autre part, les questions litigieuses qui devraient être débattues devant les juridictions saisies des recours à venir ".    
 

Ils notent également que "notre État de droit aurait tout à perdre dans un conflit entre pouvoirs qui, de ripostes en ripostes, d'arrêts en rapports, trouverait son issue dans l'arbitrage cuisant d'une juridiction supranationale ".      


Voilà où l’on en est arrivé en Belgique. Ce serait probablement l’Europe qui serait appelée au secours, ce qu’aucun responsable belge ne veut. L’on risque donc un enterrement en « grande pompe » de ce que l’on peut appeler « l’affaire Leterme 1er ».


Monsieur 800.000 voix (flamandes)  a d’ailleurs déclaré à la télévision flamande son manque de confiance dans ladite commission. Il craint que son impartialité ne soit entachée par des positions politiques à la veille d’un scrutin électoral.


Tout cela montre la déliquescence de notre système de gouvernance en général et de la valeur toute relative de nos politiciens de métier, en particulier.


Mais ce choc, qui aurait dû inciter à la prudence, n’ébranle pas la manière gouvernementale de  prendre des positions d’une manière autoritaire. La continuation de vouloir ABSOLUMENT conclure le mariage de Fortis avec BNP avant l’assemblée générale des actionnaires devient tout à fait suspecte.


Mais tout devient bizarre, étrange dans notre royauté bananière. KBC a été sauvée par apport d’une garantie financière fédérale dans un premier temps,  sans aucune contrepartie. Il est à remarquer que le même gouvernement fédéral a eu des exigences pour pratiquer le sauvetage de « Dexia », banque belgo-française.

 

Maintenant que KBC a de nouveau eu besoin d’aide, c’est la Flandre triomphante qui s’est précipitée à son secours en la garantissant à hauteur de 2 milliards d’euros. Normal, puisque la Flandre est plus riche que l’état fédéral, nous affirment les Flamands en chœur.

 

Oui, mais dans ce cas, pourquoi une première aide fédérale et surtout une furieuse envie de faire appel à nouveau au fédéral cette fois pour éventuellement sauver l’industrie de montage automobile menacée, essentiellement basée en région flamande ?

 

Ne touchez pas à ma banque, mais donnez-moi des sous pour mon emploi local.

Décidément, pour les politiciens flamands, la solidarité est une valeur à géométrie variable !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 13:56
Né à Ougrée, ce professeur émérite à l'Université de Liège, auteur de poèmes et d'œuvres théâtrales en wallon liégeois nous a quitté jeudi dernier, le 29 janvier.


La Libre Belgique écrit " Dans le registre poétique où il s’illustra particulièrement, c’est un contemporain capital qui s’en va avec lui."

 Il enseigna pendant de nombreuses années la langue et la littérature italiennes après avoir été parfaire ses études de philologie romane à l’Université de Turin.

Toutefois, son grand combat  son engagment pour les parlers de nos régions.
Dès 1956, il avait été élu à la Société de langue et de littérature wallonnes.

Dans son ouvrage " La littérature de Wallonie en langues romanes régionales ", il ecrivait en introduction " Les parlers romans régionaux de Wallonie (ou dialectes belgo-romans) se répartissent en quatre groupes différents du domaine d'oïl : le picard (Mons, Tournai), le wallon (Namur, Liège), le lorrain (Virton) et le champenois (Basse-Semois). Toutefois, dans le langage courant, on les désigne tous par le mot "wallon". C'est dans cette acception élargie qu'il faut entendre ce mot, ici aussi, à propos de la littérature. "

C'était la reconnaissance implicite de la diversité et de la richesse qui existent dans les différents terroirs culturels qui composent la Wallonie, notre Wallonie.

Né à Ougrée en 1922, sa passion pour les racines populaires et authentiques qui se manifestaient dans l'usage de ces parlers,souvent rejetés aujourd'hui par une jeunesse avide d'exotisme, l'a conduit devenir un auteur représentatif pour l'histoire de notre région qui servira de référence à tous ceux qui recherche une appartenance et  l'affirmation d'une personalité unique

Jean Brumioul, qui l'a bien connu, affirme  "qu'Il défendait une idée du wallon "supérieure", On peut dire un peu élitiste, dans le bon sens du terme". Cette déclaration sonne à nos oreilles comme une reconnaissance de la valeur de son oeuvre.

Nos pensées accompagnent ses proches dans leur douleur. Proches par liens familiaux, mais aussi par les liens  affectifs et spirituels que mérite ce grand Liégeois !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 10:40

Très attaché sentimentalement, viscéralement  à la culture française dans laquelle j'ai été élevé, j'ai le besoin et la volonté de rejoindre la nation où je me sentirai enfin chez moi.

Bien entendu, je suis accroché à mon terroir. Mes racines y vont chercher toute la substance nécessaire à ma maturité, tout comme une vigne  plonge les siennes profondément pour y trouver tous les minéraux indispensables à la production de son meilleur cru.

Le Pays de Liège est ce coin de terre privilégié où l'air et la nature semblent avoir été faits pour moi. C'est là où j'ai le plaisir de vivre avec les femmes et les hommes d'une identité semblable à la mienne. Notre manière de penser, d'aimer et de vivre est commune.

Mais depuis quelques décennies, le bonheur n'est plus parfait dans mon petit territoire wallon, dominé par un état fédéral qui veut imposer une culture hybride qui mélange Flamands et Wallons, dans une tentative de création d'une espèce inconnue et bâtarde, le petit belge. Une nouvelle création du Docteur Frankenstein.

Petit ,ce Belge il l'est. Depuis 1830 le royaume puisque l'on doit l'appeler encore ainsi, n'a jamais réussi à se fabriquer une unité nationale. Pour se comprendre, les hommes ont besoin d'une langue commune et jamais la loi belge ne sut ou ne voulut l'imposer, au contraire de la France.

En République française, les identités régionales existent et marquent d'une empreinte très forte chaque citoyen qui y est né, mais le français, la seule langue officielle reconnue, est devenu le ciment de la nation. Comment, malgré des différences évidentes, ne pas communier lorsque l'on a ce moyen formidable de communiquer à l'unisson ?

EN Belgique, vous savez celle du "Mariage de Mademoiselle Beulemans" et du « plattekeis», l'on a pensé qu'il suffisait d'imposer la pratique des deux langues pour unifier le pays. Il est vrai que là, on touche à une tentative de déstructuration de la personnalité profonde des êtres, puisque l'on sait que l'on ne possédera jamais qu'une seule langue maternelle. Celle de la maman, pleine d'amour et de tendresse, qui donne une couleur particulière, une saveur personnelle à chaque mot prononcé. Quelle que soit la maîtrise d'une autre langue, elle n'offrira jamais la même possibilité de parler "comme on le pense, profondément".

Je n'ai donc qu'une envie, qu'un espoir, qu'une passion, rejoindre la France, cette grande nation où ma patrie charnelle sera protégée comme un héritage précieux et indispensable.

Pourquoi serais-je attaché à un pays où  la pensée germanique entre compétition avec ma personnalité latine ? Tous les écrivains, tous les chanteurs, tous les poètes wallons ne trouvent leur consécration qu'à Paris. Notre existence nous conduit vers les Régions de France. Souvent mes concitoyens en savent plus sur la vie politique de ce pays que sur celle du nôtre. Normal, les radios, les chaînes de télévision, les revues les plus lues chez nous, sont françaises et non belges.

L'on dit souvent « petit pays, petites gens ". J'ai envie d'appartenir à un grand pays pour quitter ce plat pays, dont l'horizon limité s'arrête à la Mer du Nord, la "Vlaamse Kust".

C'est pour cela que je prends parti pour le Rassemblement Wallonie-France et que j'invite toutes mes soeurs et frères de Wallonie à voter pour lui.

Son programme ? Pour moi, il est simple. Créer toutes les conditions nécessaires pour réussir la greffe vitale à notre avenir. Le reste ? Nous en discuterons lorsque nous serons français. Pour ce que nous apportent les programmes des autres partis belges, vous savez ceux qui promettent la lune et qui font que l'on se retrouve dans le caniveau.

C'est vrai que si nous avons la chance d'y trouver un peu d'eau croupie, nous pourrons y voir le pâle reflet lunaire s’y profiler. Mais il cachera, le temps d'un instant seulement, la cruelle vérité qui fait que le caniveau ne peut conduire qu'à l'égout !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Wallonie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 10:41

Différents articles de mon blogue le prouvent. J’ai toujours été pour une large réunion, pour un rassemblement réel de tous les Wallons qui veulent se libérer d’une Belgique, livrée totalement à une Flandre, au fil des modifications de la Constitution (sûr garant de la nation, me faisait-on chanter à l’école).

 

Cette évolution mortifère s’est faite tant par l’agressivité nationaliste des Flamands que par la lâcheté des politiciens wallons. Quant aux politiciens bruxellois, n’en parlons pas. Longtemps, ils ont cru que le statut de capitale de la Belgique, puis de l’Europe et même de la Flandre, les mettraient à l’abri de la dictature thioise.

 

Alors que les élections régionales et européennes sont dans quelque quatre mois, l’on voit brusquement la fièvre s’éveiller chez certains militants wallons ou politiciens francophones. Brusquement, ils prennent conscience de l’émergence, bien réelle, du Rassemblement Wallonie-France, non seulement sur le plan national, mais aussi international.

 

Comme dans une mare où quand une grenouille se met à coasser, les autres font de même, les tenants de différents courants indépendantistes, rattachistes ou réunionistes, hurlent à l’unisson, au risque d’atténuer la puissance du discours du RWF. Bizarrement, Paul-Henry Gendebien, son président, et il faut lui rendre cet hommage, fut un homme du Rassemblement Wallon et aujourd’hui il est dans la droite ligne d’une évolution de pensée qui l’a conduit à vouloir mener la Wallonie vers un mariage heureux avec la cinquième puissance mondiale, j’ai cité la France.

 

Mais quelle différence de vision entre un État indépendant wallon ou une mini-Belgique et l’intégration comme région à part entière de l’Hexagone ! Quitter un état nabot pour rejoindre en toute égalité un empire industriel et commercial.

 

Mais nos grenouilles désirent « grenouiller ». Alors, l’on prône la volonté d’union.

 

Hier, elles appelaient à la dissidence, à la création de chapelles idéologiques séparées. Mais devant le début d’une médiatisation du RWF, elles réagissent en proposant une fusion de leurs faibles forces avec le challenger de la cause de la Wallonie.

 

Pourquoi ??? Pour l’empêcher de réussir ce qu’elles ratent régulièrement ? Pour essayer de capter un petit peu d’attention ? Simplement pour faire du bruit ?

 

Si elles désirent réellement l’union, qu’elles se taisent et accompagnent le combat du RWF, le  parti mieux placé pour obtenir des résultats probants pour la Wallonie et qu’elles viennent, après le 7 juin, le rejoindre dans la victoire ou dans la défaite, peu importe. Dès le 8 juin commencera déjà le nouveau combat pour progresser, pour faire triompher la seule cause qui importe, la liberté de la Wallonie, l’égalité pour tous ses citoyens et la fraternité retrouvée dans une région française à part entière, mais néanmoins profondément wallonne.

 

Tel est mon coup de gueule. Telle est ma conviction personnelle. Tel est mon engagement !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 17:33

Armand De Decker, président du sénat, appelle à la relance du dialogue de communauté à communauté.


Comme coprésident de ce dialogue avec le ministre-président flamand Kris Peeters, il lancera une invitation aux douze membres et aux deux ministres des réformes institutionnelles à participer prochainement à un déjeuner.


Son but ? Évaluer les opinions de chacun et  tenter de trouver un calendrier pour redémarrer les négociations interrompues lors de l’annonce de la non-nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise par Marino Keulen,  le ministre flamand des Affaires intérieures.


Armand De Decker estime le moment venu de reprendre les discussions, le problème de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et de Bruxelles étant traité séparément, suite à la décision de Herman Van Rompuy, notre nouveau premier ministre fédéral qui veut par ce « truc d’illusionniste », éloigner un blocage politique à quelques semaines des élections régionales et européennes.


Armand De Decker espère ainsi avancer rapidement sur certains points et notamment sur la politique de l'emploi. Est-ce vraiment le moment où l’on sait que le dégraissage est imminent dans de nombreuses banques comme Fortis ou ING, dans des entreprises comme Caterpillar ?


La devise de ce belgicain notoire est « l’Union fait la Force ». Quel politicien paradoxal . Penser qu’une régionalisation de l’emploi est indispensable au moment où le navire belge se trouve dans l’œil du cyclone. Mais servir la soupe aux intérêts flamands est une priorité pour garder les privilèges acquis durement lors des élections.


Et le président du MR auquel appartient ce triste sire veut devenir le premier parti de Wallonie. Quel aveuglement ! La seule solution pour les Wallons est de rejoindre l’Etat français avant que leur région ne soit complètement paupérisée. Mais cela, ce n’est pas un Didier Reynders qui la prônera.


Ni d’ailleurs le CDH, Ecolo ou le PS (saluons au passage Anne-Marie Lizin que son méchant président veut interroger alors qu’elle dispose d’un certificat médical lui prescrivant une convalescence paisible, seulement interrompue par les interviews sur le problème de Guantanamo).

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Profil

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés