Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Humour au rendez-vous

Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 09:20

 « Seuls, les Flamands peuvent oeuvrer dans ce sens (la partition de la Belgique - ndlr)), les Wallons sont trop mous, trop peureux, ils sont restés trop "belges" pour faire avancer les choses. »

Qui a écrit cette magnifique ode au courage wallon ? Yves Leterme ? Bart Dewever ? Un flamingant rabique ? Non, elle peut être lue sur un blogue rattachiste. Je rassure mes lecteurs, il ne s’agit pas du RWF qui croit, lui, dans les capacités de révolte du peuple wallon . Il n'attend pas l'aide (désintéressée ?) des flamands pour espérer un confédéralisme improbable !

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge ! » aurait dit Voltaire. Cette phrase dont la paternité réelle appartiendrait  à Antigonos II, roi de Macédoine, les rattachistes sincères pourront désormais la répéter à l’envi !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 09:15
Alors que notre ministre président exaltait les réussites d'un gouvernement wallon " nosse" Daerden international, son vice-président, buvait littéralement ses paroles, à tel point que tout cela lui est monté à la tête !
Attention l'abus de paroles lénifiantes peut affecter l'état de veille et provoquer des endormissements soudains. A écouter avec modération !

Depuis un nouveau slogan va entraîner la masse des électeurs à la victoire totale du PS wallon:

"Demotte au micro. Daerden au dodo"
Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 14:16

Comme à l’habitude, pour chaque rentrée au cirque, l’on prépare de nouveaux numéros pour attirer le badaud.

Le plus grand cirque du monde fait sa rentrée et les spectateurs vont pouvoir apprécier les trouvailles qui sont censées les distraire.

Quelques slogans qui doivent donner la qualité du spectacle.

« Un dialogue idéal se fait à un », j’ai entendu Karl Heinz Lambertz  le déclarer ce midi. Ce merveilleux sage choisi avec soin par le roi, a trouvé une solution, l’onanisme intellectuel et politique. Mais il admet qu’il faudra trouver l’accord parfait à plusieurs.

« Il y aura un ministre bruxellois parmi les négociateurs flamands, c’est un bon signe » a déclaré Joëlle Milquet. Bien, mais Guy Vanhengel, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Finances avait récemment déclaré « Si la région bilingue de Bruxelles-Capitale se laisse représenter lors des discussions institutionnelles, elle devra non seulement l'être par le ministre-président francophone, Charles Picqué, mais également par le premier ministre néerlandophone du Gouvernement bruxellois. En l'occurrence : moi-même. » Apparemment, il représentera surtout les exigences du Parlement flamand.

« Nous irons au dialogue à six puisque les Flamands auront ce nombre ». C’est le brave Didier qui pense à l’équilibre dans les intervenants. Donc, nous aurons 1,5 MR, 1,5 CDH, 1,5 PS et 1,5 Ecolo. Il va y avoir des coupes douloureuses dans les partis !

Mais j’ai mal compris. L’équilibre serait, selon Didier,  2 MR, 2PS, 1 CDH et 1 Ecolo. La délégation francophone sera puissante comme un piano de concert où une touche bleue ou rouge vaudront deux touches oranges ou vertes. La musique risque de devenir une véritable cacophonie.

Mais encore une fois, c’est le chef d’orchestre flamand qui dirige la symphonie. Avec brio, il faut le reconnaître.

Mais la difficulté sera la lecture de la partition. Déjà, pour pouvoir jouer l’allegro gouvernemental, l’on a séparé la gestion courante de la problématique institutionnelle. Maintenant, l’on propose d’aborder l’andante du dialogue en le divisant entre la négociation des institutions et la scission de BHV, exécutée à part par quelques solistes. Je me demande comment l'on va apprécier cette œuvre du 21e siècle que Béjart aurait eu plaisir à monter. Les pirouettes des danseurs iraient crescendo dans des voltiges de plus en plus hasardeuses. Et voilà comment de la salle du conservatoire, l’on repasse au cirque.

Pauvres électeurs wallons, Leterme vous avait indiqué la seule voie du salut en entonnant la Marseillaise. C’est probablement le seul moment où il a été crédible !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 13:56

La communauté française mérite-t-elle vraiment son appellation ?

Je suis tombé par hasard sur le portail Internet de la Communauté française et y ai juste jeté un coup d’œil rapide. Est-elle réellement française ? Au niveau de la rédaction, du vocabulaire et du soin apporté à sa langue véhiculaire sur son site, il semblerait que ce ne soit pas tout-à-fait le cas !

En prenant par curiosité l’option Enseignement, formation et recherche, dans le lien « Questions/réponses », je suis tombé sur la question suivante: nos écoles sont-elles des lieux démocratiques ?

Voici la copie conforme de la réponse :

Non, l'école n'est pas par essence un lieu démocratique. Elle rassemble des élèves de tous niveaux et de tous milieux sociaux. Différences qui ne pourront jamais être ravalées.

 

Définition de l’adjectif ravalé : Qui a fait l’objet d’un ravalement. Façades ravalées.


Les élèves sont donc de vieux bâtiments à restaurer d’urgence.

Mais je donne la suite du texte pour que vous en sachiez autant que moi…

du bon français qui n’exprime pas grand-chose sauf que les fautes de frappe sont excusables sur ce site de l'enseignement !

   

Mais le rapport maître/élève déterminant l'ensemble des droits et des devoirs devrait aboutir, en pratiquant la politique du débat, à la mise en place de structures démocatiques au sein de la classe, les conseils de participation. De même dans le rapport direction/enseignant.

 

Trouvé sur le portail de la Communauté française (http://www.cfwb.be/index.php?id=portail_q-r_enseignement) AccueilQuestions / Réponses > Enseignement, formation et recherche

 

Pour mieux m’imprégner de la rigueur francophile et de la culture francophone de Belgique, j’ai été consulter, toujours au hasard,  les activités culturelles proposées aux enseignants et associations de parents.

Je vous les livre telles que figurant sur le site

ACTIVITÉS PROPOSÉES

Info. 1 : Quelque chose d’Anne Franck – Spectacle

Info. 2 : Toernee général - Spectacles

Info. 3 : Le sourire de Bouddha – 1600 ans d’art bouddhique en Corée

Info. 4 : Journées du Patrimoine – Les classes du Patrimoine et de la Citoyenneté

Info. 5 : 2ème édition du Salon de la Musique – Festival

Info. 6 : Jeunes Journalistes – Projet d’éducation aux médias

 

Info. 2

TOERNEE GENERAL

Pendant 2 semaines, le Théâtre National et le KVS proposent leurs coups de coeur

choisis parmi les créations belges les plus marquantes de ces dernières saisons.

Ce festival qui réunit le Théâtre National et le KVS pour une programmation

théâtrale commune, faite des coups de coeur de chacun, choisis parmi les spectacles

phares de ces dernières saisons, des deux côtés de la frontière linguistique.

Ainsi, le public des deux communautés sera invité à découvrir ce qui se passe « de

l’autre côté de la frontière » ou à voir et revoir des spectacles auxquels il n’a pas eu

l’occasion d’assister.

Les représentations néerlandophones se donneront de préférence au Théâtre

National et les francophones au KVS. Toutes les représentations seront surtitrées.

Toernee General se veut aussi un moment convivial et sera jalonné de rencontres,

de débats et de fêtes.

Informations : LE THEATRE NATIONAL DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE

Boulevard Emile Jacqmain 111-115

1000 Bruxelles

 

Extrait de la Circulaire N° 2417 DU 26/08/2008

 

Je dois avouer que ce titre réellement poétique (Poète, prend ton luth et me donne un baiser) m’a laissé dans une profonde perplexité. Était-ce une interprétation artistique de « Tournée générale » inspirée par le Michel Daerden, Vice-président de cette communauté ? Était-ce  du brusseller, langue éminemment  littéraire et moderne ? Ou simplement la préfiguration du futur espéranto belgicain, le flamiwal ?

 

Monsieur le Ministre Christian DUPONT, ministre de l'Enseignement obligatoire (encore une perle du site, deux fois ministre sur moins de 10 mots) est-il le digne successeur de Maria Arena, pour ne même pas trouver un collaborateur capable de rédiger et surtout de superviser les textes du site et aussi des circulaires administratives ?

 

Madame la Ministre Fadila Laanan, ministre de la Culture et Monsieur le Ministre Marc Tarabella, ministre de la Jeunesse quatre fois ministre sur 19 mots, décidément, ils ont vraiment peur que cela ne se sache pas. Je sais une cela témoigne d’un respect poli de la part du rédacteur, mais comme il semble aimer un certain modernisme !)  vont-ils intervenir pour que le ridicule ne tue plus l’image du français de Belgique.

 

J’avoue avec le plus grand repentir, que je ne puis pardonner cette médiocrité parfaitement belge, pardon, brussello-wallonne.

 

Et cela me donne encore plus envie de voir la Wallonie rejoindre la patrie française, là où quand la médiocrité s’installe, le pouvoir finit par se fâcher !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 15:13

Ceci pourrait ne pas être une fiction

Notre envoyé spécial du Groupe Est-Presse,  José Jédite, a rencontré Yves Leterme à sa descente d’avion et a obtenu ces quelques réponses aux questions que se posent nos concitoyens.  Voici cette interview exclusive.

José Jédite – Monsieur le Premier Ministre, vous rentrez de Pékin et vous allez aborder de nombreux problèmes pour cette rentrée politique. Qu’en pensez-vous ?

Yves Leterme – Je dois dire que notre délégation sportive s’est bien comportée puisque nous avons même eu une médaille d’Or.

JJ – Oui, mais les belges attendent de vraies mesures contre l’augmentation du coût de la vie. Que va faire votre gouvernement ?

YL – Mon gouvernement est cohérent et prêt à soutenir l’évolution de nos sportifs nationaux pour porter encore plus haut l’honneur de notre pays en 2012 à Londres.  Je vais d’ailleurs m’atteler à la difficile tâche de convaincre le CIO d’accepter les drapeaux régionaux dans les stades olympiques.

JJ – Pensez-vous que le mazout de chauffage risque d’augmenter ?

YL – Je sais. Une certaine presse a largement commenté les prouesses de mon ami et supporter du Standard Michel, lors d'un match de tennis. Heureusement, il y avait des témoins qui ont pu témoigner qu’il avait été admirable ce jour-là. Il était totalement sobre.

JJ – La crise communautaire risque de pourrir encore plus le climat pré-électoral. Avez-vous des propositions concrètes pour l’apaiser ?

YL – J’ai beaucoup aimé relater l’ambiance typiquement unitaire qui régnait parmi nos athlètes. Je pense que j’ai bien rendu ce bonheur unique dans les chroniques que j’ai publiées chez votre concurrent Sud-Presse que je remercie pour avoir eu cette excellente idée.

JJ – Vous avez évoqué une proposition de loi sur une diminution de la dotation royale ? Allez-vous la présenter au parlement.

YL – j’aime être concret. Je vais donc proposer d’augmenter en nombre la  délégation sportive de notre pays aux  prochains JO.

JJ – Mais enfin Monsieur le Premier Ministre, vous n’avez répondu à aucune des questions posées . Cela fait-il partie de votre manière de gouverner le pays ?

YL – Vous le savez, je l’ai déjà dit et je le répète, je m’y connais mieux en sport qu’en politique. Je ne veux pas tromper l’électeur en tenant un langage de bois. Je lui dirai donc que pour toutes ces questions ennuyeuses, il voit mes Vice-premiers ainsi que mon président de parti.

JJ – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

YL – Oui je crois beaucoup dans l’avenir du Standard de Liège. La preuve, j’ai déjà mémorisé la Marseillaise pour pouvoir chanter avec l’équipe quand elle sera devenue française.

JJ – Vous croyez donc à la scission du Pays ?

YL- Je ne sais pas. Mais avec tout ce qui se passe, l’on ne sait jamais. En Flandre, on ne plaisante pas avec ceux qui ne réussissent pas à  convaincre les francophones de s’incliner devant la toute-puissance flamande. Aussi, serais-je peut-être obligé de m’exiler et de demander l’asile politique à la France ? Et en cela, je risque même de devancer les Wallons.

JJ – Monsieur le Premier-ministre, je vous remercie pour cette interview où vous avez répondu avec une sincérité qui plaide en votre faveur. Nous savons maintenant que si vous êtes responsable, vous n’êtes pas tout-à-fait coupable.

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 12:35

Comme tout le monde, j'écoute la radio et je regarde la télévision française surtout et belge.

Mais quel idiome parlent nos journalistes ?
De quelle banlieue exotique proviennent-ils ?
Ont-ils fait leur école de journalisme dans un établissement technique parmi les élèves les plus analphabètes ?

Une expression à la mode et qui me hérisse est "people". Le Roi d'Espagne, le Président de France, Johny Halliday et Steevie, Justine Henin et Zidane font partie de ces pipels.

C'est d'ailleurs une expression bizarre pour qualifier les tenants d'un microcosme argenté auquel s'intéressent les concierges, les ménagères de 50 ans et les adolescents en mal de modèle ! People signifie en anglais, le peuple (d'une nation) ou tout simplement "les gens ". Or l'expression signifie dans la bouche journalistique les personnages qui sont tout, sauf le peuple. Ce sont les privilégiés, les vedettes, les puissants, les riches, tout ... sauf les gens qui, d'une manière voulue ou non, ne participent pas au scandale public.

Même Yves Leterme, notre soi-disant Premier-Ministre d’un royaume où le souverain est de plus en plus aux abonnés absents, joue maintenant le rôle de Tintin, ce jeune reporter belge au « Pays de la Longue Marche vers la Démocratie ».

Pourquoi ? Parce qu’il s’y connaît mieux en sport qu’en politique, comme il l‘a déjà affirmé ? Ou simplement pour se créer une image de « pipel » capable d’émouvoir tous les lecteurs de la rubrique sport du Groupe Sud-Presse ?

Et notre souverain ? A ce qu’il paraît, il paie sa tournée comme tout le monde lors de se vacances aux iles grecques ! Pourquoi ? pour attendrir "nosse minisse" Daerden et tous les piliers de comptoir de nos estaminets ?

 Je me demande en quoi d’ailleurs il est souverain. Certainement pas en remède pour la restauration de la paix civile entre les communautés vivant sur le territoire national, pardon fédéral.

Et notre Joëlle Milquet, celle qui annonce de son lieu de détente estivale qu’en six mois, elle a vieilli de 10 ans ? Pipel aussi ? Elle veut faire pleurer toutes les féministes humanistes sur la dure tâche d’une femme en politique, d'une poupée qui fait non, non et non ?.

Mais le terme "pipel", au-delà de la mise en avant des bruits et chuchotements à destination des concierges révèle surtout  la volonté de détruire la langue française et par conséquent l'identité profonde des peuples qui y sont attachés.

L'usage de termes impropres venant d'une langue étrangère se généralise, peut-être simplement par manque de culture et de possibilité d'expression verbale, mais aussi par la volonté de se montrer proche du citoyen lamba, pensant ainsi se mettre à son niveau et le séduire.

Ce matin, j'entendais un mannequin déclarer que, si elle était entrée dans une émission de télé-réalité, c'était grâce à sa "relookeuse" qui l'avait recommandé à un "caster" de TF1. Et un interlocuteur de 56 ans ,voulant montrer toute sa richesse intellectuelle, affirmait qu'il la kiffait graaave (prononcé comme il l'a dit, l'accent circonflexe n'est pas suffisant !) en l'entendant dans l'émission.

Vers quel siècle des ténèbres nous dirigeons-nous ? Quand mettra-t-on fin à cette forme de "jeunisme bobo" mâtiné de borborigmes sortis tout droit de la bouche de "rebeus" des cités qui détruit une des plus belles langues du monde pour en faire un mélange de barbarismes qui n'ont même plus le sens du mot dont ils pourraient dériver ?

Mais il faut avouer que les médias, aussi ignares soient-ils,  ne pourraient nous conduire à cette nouvelle tour de Babel du vingt-et-unième siècle, sans l'aide précieuse et la collaboration de l'école et de ses enseignants, enseignants copains, mais aussi complices de ce laisser-aller culturel. Même Ségolène y participe avec sa bravitude. 

Mais rendons à César ce qui lui appartient et à nos journalistes régionaux les expressions tellement « in » telles que le kern, le ring, le premier et autres utilisations de mots flamands pour parler le « flamafranc », spécialité typique des intellectuels « belches » .

 Et cela, c'est censé être top et méga-génial ! Allez soyons définitivement un bon sujet de sa majesté, nous dirons plutôt que c’est tof, une fois !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 10:39

… perseverare diabolicum. L’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique.

Bien que loin de me considérer comme angélique, je ne voudrais pas que mes lecteurs me considèrent brusquement comme un suppôt de Satan.

Aussi, la tête basse et couverte de cendres, je vais implorer le pardon de « Tout le monde aime papa » pour avoir osé publier ses frasques imaginaires, nous dit-on, lors de sa présence au tournoi des Jeux olympiques à Pékin (Voir article précédent).

Car aujourd’hui, notre Jean-Michel Saive national et André Stein, président de la Fédération francophone de tennis (belge) l’affirment, « nosse minisse » était saive (expression wallonne pour dire sain), n’a fait aucun esclandre et c’est vers un autre spectateur que le joueur a marqué sa mauvaise humeur !

Ce sont des témoins dignes de foi, aussi je peux constater avec plaisir que l’image de notre petit terroir liégeois n’a pas été ternie sur le plan international et c’est un véritable bonheur pour les petits belges (petits par la pensée, mais grands par la foi qu’ils ont en l’amour du couple flamand/wallon)

Il est vrai que dans le passé, nosse Michel nous a donné déjà souvent bien des soucis à ce niveau, mais il ne faut pas confondre une joyeuse libation occasionnelle avec un état permanent d’éthylisme avancé.

C’’est ce qu’ont fait certains journalistes, Flamands pour la plupart, et même son collègue néerlandophone, Bert Anciaux, qui a admis qu’il avait un problème d’alcool, mais qu’il n’était pas le seul dans ce cas en politique. Un flamand lui aussi !

Il y a donc eu une manœuvre de déstabilisation envers ce brave homme politique dont le sourire et la joie de vivre est celle d’un buveur d’eau ou même, comme certains de mes amis aiment le dire, de suceur de glaçons.

Mais l’incident et l’aparté de Bert Anciaux doivent nous alerter. À l’heure où nos braves pandores sillonnent les routes à la recherche du moindre quidam au volant ayant 0,5 mg d’alcool dans le sang pour lui interdire encore tout déplacement, ne serait-il pas bon de faire passer un éthylotest  à chaque ministre avant la tenue d’une réunion gouvernementale ? Celui qui dépasserait le gramme d’alcool dans le sang serait suspendu de fonction pour un mois et déchu en cas de récidive.

Car il y a beaucoup plus de responsabilités à conduire un pays qu’un véhicule et les risques sont bien plus coûteux en cas de dérapage du premier que du second.

De plus, cela permettrait de blanchir « papa » qui recevrait une attestation de "ministre abstinent"  validée et signée par notre souverain après 4 mois de contrôle négatif.

Mais vous me direz que la connerie en politique est encore plus dangereuse que l’ivresse. C’est vrai, mais l’on n’a pas encore trouvé le moyen de la mesurer et l’on risquerait parfois d’écarter certains candidats brillamment élus. Car elle n’est pas que chez les politiques, on la trouve aussi chez les électeurs.

La preuve ? Les résultats électoraux qui nous conduisent vers le gouffre !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 12:39

A la veille d’un 15 août où les Liégeois s’apprêtent comme à l’habitude à célébrer la République libre d’Outremeuse, les histoires surréalistes belges continuent.

Il y aura de quoi franchement rire autour d’un « clapant » pèket.

Notre célèbre ministre des Sports de la Communauté française, Michel Daerden, a été interpellé en plein stade par le joueur de tennis argentin David Nalbandian lors de la rencontre de double qui l’opposait à la paire Rochus-Darcis aux Jeux olympiques de Pékin.

Agacé par les cris du ministre, qui avait visiblement trop bu, selon plusieurs journaux flamands, le joueur lui a lancé : "Eh toi, là-bas, manifestement, tu n'y connais rien au tennis ", rapportent jeudi plusieurs quotidiens francophones et flamands.

Il faut avouer que l’Argentin n’y connaissait pas grand-chose, lui, en matière de représentation politique wallonne où la seule pratique sportive de « nosse minisse » consiste à lever le coude … aux élections … aux matches du Standard et manifestement aux tournois de tennis. Pourtant, sa gloire est mondiale au niveau de ses records largement diffusés sur YouTube.

Aurait-il été trahi par le saké chinois ? Ce ne semble pas être l’avis de l’envoyé du Morgen qui écrit "Vous pouvez me croire, Michel Daerden est un ivrogne. À 10h30 du matin, il est au bar et commence la journée au champagne. Après, il passe au buffet..."

Mais par bonheur, l'intelligence et la répartie de Bert Anciaux, ministre communautaire néerlandophone ont sauvé notre "Tout le monde aime Papa"* et par l'occasion l'image de nos politiciens belges. Pris à témoin, il a admis que son collègue francophone (merci de ne pas avoir dit wallon) avait un problème avec la boisson, mais a-t-il de suite ajouté qu'il "n'était pas le seul dans ce cas en politique". La Belgique deviendra-t-elle aux yeux du monde, la patrie des "pochetrons" de toute sorte, reconnue au patrimoine culturel universel de l'Unesco.

Heureusement, nos politiciens ne sont pas tous comme cela.

RTL-Info affirme que le député Jean-Marie Dedecker a osé déclarer dans une interview à la presse « Il est anormal que 60.000 électeurs flamands valent 17 sièges au parlement régional et la moitié des ministres. C'est antidémocratique.   Être ministre bruxellois flamand, c'est un boulot à vie. Jos Chabert a été ministre pendant 27 ans... Discutons-en! ".

Que l'on aime ou pas le personnage, il faut saluer son courage et son honnêteté, car sa déclaration démontre le double langage pratiqués par les politiciens flamands et ne va pas lui faire beaucoup d'amis dans le landernau nationaliste.

Comme on l’entend constamment, beaucoup appelent  au respect démocratique des décisions de la majorité des électeurs belges, mais ils sont encore plus nombreux à profiter de dérogations obtenues par chantage (compromis à la belge, j'enrage !) pour exiger la même représentation politique que les francophones à Bruxelles alors que les électeurs flamands y sont une petite minorité.

Autre fait, le bourgmestre de Lennik, une commune de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, a supprimé tous les drapeaux belges ornant les façades des bâtiments communaux. Ils ont été remplacés par des drapeaux frappés du lion flamand.

Willy De Waele (Open Vld – un libéral flamand donc soi-disant en entente cordiale avec le MR) explique son attitude par le fait qu'il ne croit plus en un État belge.  Un petit plaisir pour Olivier Maingain, président du FDF en cartel avec le MR.

* -Tout le monde aime papa" - Déclaration rituelle que notre Daeden fait , d'une voix balbutiante à chaque fois qu'il est à l'apogée de l'ivresse et de la gloire"

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 17:10

 

RTL-Info communique aujourd’hui la nouvelle suivante :

« Dès son entrée en fonction comme ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V) a fixé, en interne, une nouvelle directive délimitant plus sévèrement la liberté d'expression des militaires et du personnel civil de l'armée. Une circulaire précise que ce droit peut être limité dans l'intérêt de l'intégrité territoriale de l'Etat et que les militaires doivent se comporter de manière respectueuse vis-à-vis du Roi en tant que chef de l'Etat.

Le député Francis Van den Eynde (Vlaams Belang) s'est demandé si cela signifiait que les militaires ne pouvaient plus s'exprimer au sujet du séparatisme et qu'ils ne peuvent pas se dire favorables à une république.

Dans sa réponse, le ministre estime qu'exprimer "des opinions républicaines revient à mettre en cause la fonction royale, ce qui est interdit pour les militaires", d’après une information des journaux De Standaard et Het Nieuwsblad.

Il faut ajouter que nombre de fonctions publiques demande la prestation de serment de jurer fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et obéissance aux lois du peuple belge. C’est le cas pour les politiques,  pour les magistrats, les huissiers et même pour les  géomètres expert.

Pourtant l’article 11 de la Constitution belge dit « la jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges doit être assurée sans discrimination. A cette fin, la loi et le décret garantissent notamment les droits et libertés des minorités idéologiques et philosophiques. »

L’on peut donc se demander raisonnablement quelle est la valeur la plus importante pour l’individu, le respect de son serment ou la liberté de penser ?

L’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme précise que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Ne pas pouvoir exprimer une opinion personnelle quant à sa manière d’envisager la direction d’un pays, même lorsque l’on est militaire, policier, parlementaire, édile communal est-il le fait d’un état démocratique ?

La déclaration du sieur De Crem est d’autant plus étonnante que le parlement flamand a modifié la formule du serment des élus communaux.

Au lieu de jurer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en de wetten van het Belgische volk" (fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge), la formule est désormais: "Ik zweer de verplichtingen van mijn mandaat trouw na te leven" ("Je jure d'être fidèle aux obligations de mon mandat, ce qui signifie que, symboliquement, dans les communes flamandes, il n'est plus fait référence ni au Roi, ni à la Belgique, alors que la formule du serment n'a changé ni en Wallonie ni à Bruxelles.

Alors encore une preuve du double langage des élus flamands ? A qui cherchent-ils à donner le change ? Se drapent-ils dans une attitude monarchique pour mieux arriver à une république flamande et laisser aux « francophones » le poids d’un serment qu’ils semblent avoir oublié depuis longtemps.

En effet, obéissent-ils encore aux lois du peuple belge ?

Je les accuse d’être, sauf rare exception, uniquement guidés par leur désir de domination du royaume et la colonisation de la Wallonie par le biais d’un chantage d’une « solidarité  interpersonnelle » qui serait maintenue qu’en cas de passage des Wallons sous les fourches caudines de la Flandre souveraine.

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 15:13

Je ne puis résister au plaisir de publier ici une chronique que j'entretenais en 2003 sous la signature de Candide.

 Il s'agissait d'une chronique humoristique qui détaillait à travers le regard du héros voltairien, quelques réflexions, parfois acides, mais malgré tout bon enfant lors de son passage dans la "Bonne Ville " de Liège.

Pour la plus grande joie des visiteurs, j'ai choisi une des interrogations que Candide se posait à propos du caractère festif des Liégeois.

Une description qui n'est pas sans fondement !

Candide décida d’encore mieux étudier les Liégeois, aussi demanda-t-il à Léon, son hôte, de lui faire connaître les festivités et liesses auxquelles ils s’adonnaient régulièrement. Léon lui répondit que l’habitant de la Cité Ardente n’avait nul besoin d’avoir des occasions précises pour faire la fête.

Habituellement, la première rencontre venue dans n’importe quel estaminet suffisait pour que son sang s’échauffe dans des discussions passionnées à tel point qu’il lui fallait moult libations pour tenter de le refroidir, ce qui n’était point chose aisée pour ce Méridional des pays germaniques.

La conversation commençait par la politique, qui n’est jamais bonne, pour dévier rapidement vers les « bonnes blagues » et parfois même les chansons populaires ou paillardes (cela dépendait de la classe sociale de l’individu).

Il ne s’agissait jamais de ces blagues belges dont les Français se repaissent avec délectation, mais ... souvent celles que racontait Coluche avec délectation, devenaient par miracle des histoires flamandes.

«Comment compte un Wallon lobotomisé ? Een, twee, drie... » Candide s’écria : «mais il faut donc que vous détestassiez à l’extrême les Flamands, ce peuple qui partage avec vous son destin pour ainsi le ridiculiser».

 Léon lui répliqua «mais nenni, hein, m’fi, à Liège on les aime bien sais-tu, mais quel dommage qu’il parle une langue aussi incompréhensible et affreuse. La preuve de cet amour, c’est qu’il suffit qu’ils parlent français à défaut du wallon, et qu’ils aiment notre belle ville pour qu'on les adoptent. Avec ces qualités-là, tu verras qu’ils seraient bientôt de vrais Liégeois, ce qui est une bénédiction pour notre pays tout entier. Car plus il y aura de Liégeois en Belgique, mieux le pays se portera. 

En plus, du coup, les flamands n'auraient plus en tête cette idée fixe que nous sommes un boulet pour eux. Le seul boulet qu'ils mettraient à l'honneur serait le " boulet de Liège " que l'on mange chez Leket.


Candide dut arrêter Léon dans sa démonstration enthousiaste et y arriva aisément en lui mettant un verre de bière dans la main.

Mais, demanda Candide, n’y a-t-il aucun jour particulier où le peuple se réjouit ensemble ?
Bien sûr que si. Nous avons le 14 Juillet avec son village gaulois, les fêtes de Wallonie avec son village wallon, les fêtes de Noël avec son village de Noël. Candide le stoppa net en s’exclamant «mais pourquoi toutes ces festivités s’accompagnent-elles d’un village ?»

À cela, il y a deux raisons, répondit Léon.
La principale, c’est que ce village se compose de multiples chalets où l’on sert généreusement à manger et à boire. De tout... des bouquettes, des lacquemants, des nems, des toasts aux champignons, du foie gras et des tas d’autres bonnes choses.

Candide voulut montrer sa bonne connaissance du pays et compléta l’énumération d’une voix sonore ... et des frites. Ah nenni, nin des frites. Une baraque à frites au village de Noël ? T’es biesse, toi !!!!

Et quel est la deuxième raison ? questionna Candide. Léon chuchota, la voix basse, je vais te le dire, mais ne le répète pas, hein.

Un jeune liégeois, ma foi fort inventif, a lancé une société de créations d’événements et dans ces événements, il y avait le village de Noël. C’était comme à Strasbourg, mais en plus petit, tu sais ! Comme il avait dû acheter les chalets nécessaires, il a décidé de les rentabiliser. Aussi, il a dû trouver des partenaires pour créer d’autres occasions afin de les utiliser plus souvent. 

Candide, qui était fort pratique d’esprit, demanda si d’autres villages n’étaient pas en préparation?  Léon eut une répartie bien dans l'esprit de l'endroit. L’idéal serait d’avoir des villages toute l'année à Liège. Cela nous donnerait encore plus d’occasions de boire un «frisse pékèt» et cela ferait la fortune de cet ingénieur ingénieux !

Il est parfois sain de railler son appartenance et les problèmes politiques belges. J'espère que cette chronique retrouvée vous aura fait sourire !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Présentation

  • : Le blog de René G. Thirion
  • : Ce blogue est celui d'un liégeois, partisan du retour à la France. Il n'accepte plus de vivre dans un état dont la langue et la culture de la majorité des habitants sont différentes de ses racines et qui tente de lui imposer celles-ci en même temps qu'il colonise sa patrie charnelle, la Wallonie. Il vous offre ses réactions d'humeurs.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 19/07/2008

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Profil

  • René G. Thirion
  • Le blog de René G. Thirion
  • Homme
  • 10/04/1939
  • france belgique politique liberté réunion
  • Partisan du retour de la Wallonie à la France comme Région française à part entière.
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés