Triste soirée que celle d’hier soir à la télévision
belge. Se « taper » une émission comme "Belgique: un pays inachevé" relève d’une tentative maladroite de conditionnement à une belgitude malade.
Déjà cette volonté de faire alterner les témoignages dans la langue
maternelle des invités (avec sous-titre, bien sur, le réalisateur étant au courant que le bilinguisme désiré ne passe pas chez nous), rendait l’exercice, sinon désagréable à l’oreille, mais aussi
fatiguant à la vue.
Mais en plus, tous ces témoignages de politiques tant Flamands que Wallons
qui avaient plaisir à raconter leurs souvenirs de leur lutte pour une meilleure Belgique, plus égale, plus solidaire et surtout plus pacifiée au niveau linguistique !
Toutes les étapes de la crucifixion de la Belgique de papa furent abordées, avec chaque fois , la démonstration de leur intelligence politique. Chaque avancée vers la division
du pays fut considérée comme un remède qui devait requinquer le malade, oubliant que chaque accord conclu était une avancée pour le nationalisme flamand et une défaite pour les francophones,
comme ils aiment à nous appeler.
A les écouter, l’on ne peut qu’ éprouver du mépris pour ces politiciens à l’intellect aussi étriqué que l’est devenu notre état fédéral. Ils auraient pu triompher dans le film ridicule du
« Mariage de Mademoiselle Beulemans », ils ont préféré n’être que des créatures sans dimension (intellectuelle, bien sûr, car la soupe belgicaine est tellement bonne qu’elle laisse des
traces au physique) .
Mais, tout orienté vers un avenir radieux, ils ont expliqué leur foi dans
une Belgique éternelle et ont conclus, la main sur le portefeuille (ministériel, évidemment) que l’évolution des rapports entre les communautés et les modifications de l’état fédéral ne
s’arrêterait jamais, car le changement fait partie de la vie de notre nation.
Maingain et Moureaux semblaient avoir les larmes aux yeux devant cette évidence, non de peine à l’idée de toutes
les épreuves nouvelles qui attendent dans un premier temps Bruxelles, et la Wallonie ensuite, mais de bonheur d’avoir encore de nombreuses compromissions en perspective !
Heureusement, l’émission fut tellement outrancière qu’elle en perdit toute
crédibilité. De la mauvaise ouvrage, Messieurs les propagandistes d’un état virtuel que l’on essaie en vain de le rendre réel.
Cela m’a conforté dans mes
convictions. Rejoindre la France le plus vite possible pour quitter ce panier de médiocres pontifiants.
Le 7 juin, il faudra voter RWF pour que cessent de pareilles âneries sur nos chaînes de télévision !
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