Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 09:30

Pour arriver à avoir un de leurs au poste de 1er ministre à l’État fédéral alors que la représentation majoritaire gouvernementale devait donner pour une fois un 1er ministre wallon (Didier Reynders, si Di Rupo et Milquet l’avaient voulu), ils ont collé une nounou communautaire à Yves Leterme, lui permettant ainsi de faire un peu illusion.

La nounou (qui devrait faire peur à tout wallon), Zean-Luc Dehaene, le bulldozer pour les journalistes, mais le pitbull pour les francophones, a trouvé une solution pour essayer d’arriver aux élections de 2011 sans querelle communautaire, reporter la scission de BHV.

Pour lui rien de plus simple, la question devrait être traitée lors d’une prochaine négociation gouvernementale (donc après les élections de 2011), les Flamands acceptant ce report au lieu de faire passer en force une loi au Parlement fédéral, à condition que les  « francophones » s’engagent à des transferts massifs de compétence concernant l’emploi, la santé, la politique familiale, la fonction publique et la justice.

 Bien entendu, cette acceptation aurait l’avantage de ne pas causer une chute gouvernementale avant ou lors de la présidence belge à l’Europe et engagerait les partis politiques à une scission qui irait bien au-delà du cas de Bruxelles-Halle-Vilvorde puisqu’il s’agirait alors de dépecer le reste de solidarité nationale au profit de la région la plus forte, la Flandre au détriment d’un Wallobrux anémique ou de la Région Wallonne déjà souvent passée sous le joug exigeant du maître flamand.

Tant mieux diront certains indépendantistes, régionalistes ou rattachistes. La Wallonie en état d’infériorité certaine irait vers un état de délabrement tel que la paupérisation d’un grand nombre de ces citoyens conduirait à l’éclatement définitif de l’État fédéral.

C’est  la stratégie de la terre brûlée. C’est plonger dans la précarisation extrême un maximum de familles. C’est attendre le grand tremblement de terre en se disant que tout étant détruit, l’on va pouvoir reconstruire.

Reconstruire comment ? Avec quoi ? Peu importe, diront-ils, nous retrouverons la liberté espérée.

Nous ne pouvons être de ceux qui appellent le malheur sur la tête de nos concitoyens. Il faut maintenant que la situation évolue rapidement vers une séparation et un rattachement à la France, seule possibilité d’avenir pour notre région . La fermeture d’Opel d’Antwerpen montre bien que les petits pays n’ont plus aucune défense contre les dirigeants de multinationales et de pays plus importants.

Quand un Albert II, dans ses vœux, parle du rayonnement de la Belgique, il trompe ceux qu’il appelle ses sujets. Il y a belle lurette que la Belgique s’engouffre dans l’appauvrissement industriel, économique et financier. Le rayonnement du début du début du XXème siècle est en voie d'extinction !

Nous devons donc plus que jamais faire passer nos idées dans le grand public, lui ouvrir les yeux sur la catastrophe annoncée si nous continuons la marche vers le précipice en moutons de Panurge.
 

Nous devons critiquer sans ménagement tous les politiques godillots et les pousser à la prise de conscience qui précède la révolte nécessaire. À l’inverse, quelles que soient nos opinions politiques, nous devons les encourager dès qu’ils manifestent une volonté de changer cet ordre établi qui nous paralyse.

Nous devons quitter ce navire qui prend eau de toute part avant que nous ne soyons au fond de l’océan.

Mais pour en revenir au plan « génial » de la nounou, il ne doit pas croire qu’il va réussir à le faire passer. Opposition des « francophones » ? Non, mais l’électorat flamand a tellement été poussé par ses partis régionaux à l’idée d’une autonomie salvatrice, qu’il risque d’exercer une pression sur ses représentants politiques, jugeant que ne pas voter la loi le plus vite possible sur la scission est un renoncement, sinon une trahison. Et comme le jeu électoral consiste à faire mieux que les concurrents, il y aura toujours une surenchère.

La crise gouvernementale risque donc de venir des Flamands alors que leur intérêt va dans le sens d’un maintien d’un État fédéral dont ils sont pratiquement les maîtres absolus !

Les prochaines semaines risquent d’être très chaudes malgré le consensus mou désiré par nos gouvernants !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 16:12

Quand je dis FDF, ne croyez pas que je parle de Front Démocratique Francophone. Non, celui-là est mort. Il s’agit désormais des Fédéralistes Démocratiques Francophones. Il fallait bien essayer de casser l’image d’un parti défenseur des francophones pour la muer en une image de la défense d’un Wallobrux  opposé au partenaire flamand.

Là,  je dis partenaire, puisqu’il va de soi que le fait d’être fédéraliste présume d’une entente entre les composantes qui constitue l’état. Et pour arriver à ce fédéralisme d’entente espéré par tous, il faut en arriver à une réforme de la constitution et le passé nous a démontré que les accords pour « améliorer » l’unité fédérale vont toujours dans le sens d’un troc financier contre un pouvoir accru de la Flandre.

Mais la seule réforme possible pour avoir un état fédéral apaisé serait de donner l’égalité parlementaire aux élus wallons et  aux élus flamands. Qui peut penser qu’Olivier Maingain serait favorable à cette option qui le priverait d’une assise électorale et qu’un  Kris Peeters accepterait cette perte de pouvoir pour sa communauté.

Le président en annonçant ce changement de nom, ne fait rien d’autre qu’une opération cosmétique pour  ratisser en Région wallonne les électeurs indépendantistes et même rattachistes (ensemble, ils représentent quand même quelques pour cent de l’électorat) .  "En donnant cette signification à l'acronyme FDF, nous sommes la première force politique à faire ce pari: s'identifier aux citoyens qui partagent nos convictions, plutôt que de demander aux gens de s'identifier à une structure", a déclaré Olivier Maingain.

Car tout est là comme l’annonce certains mages. Le fédéralisme peut conduire à la liberté, si l’on en croit le bon apôtre qui déclare "Nous sommes fédéralistes parce que nous avons été les précurseurs de l'indispensable évolution institutionnelle de la Belgique    Le problème, c’est qu’au vu des quelque 40 ans écoulés, l’on s’est aperçu qu’il conduisait plutôt les Wallons à l’esclavage par une Flandre égocentrique et revancharde.

En réalité, une seule pensée domine ce politicien, conserver la Belgique en prônant l’entente de deux blocs, le Flamand et le francophone. Mais le sens des mots prend ici toute son importance. Être Flamand, c’est appartenir à un pays, la Flandre. Être francophone, c’est parler français dans une communauté.

À une question de Pascal Vrébos sur RTL-TVI, Antoinette Spaak a répondu que la langue flamande était belle aussi (ou quelque chose de similaire – NDLR) . D'abord, les Flamands parlent une langue le néerlandais, surtout depuis la réforme ABN. Alors, il faut parler  de néerlandophones en opposition de francophones, ou alors de Flamands en opposition de Wallons. Mais comme les Belges du Nord sont plus Flamands que Néerlandais et que ceux du Sud sont plus francophones que Français, toute l’impossibilité  d’une rencontre entre les deux visions différentes est impossible !

Quand on veut berner l’électeur !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 12:31

Sur le site d'André Scheurs, Jean-Sébastien Jamart, l" "bobo ecolo" se lâche en insultant Jacques Myard, honorable Député UMP à qui il refuse le droit d'avoir des idées contraires aux siennes. Belle leçon de démocratie d'un donneur de leçon belge (il ne mérite plus le titre de citoyen wallon) franchement pro Ségolène Royal.

 

Voici son intervention complète:

 

A l'anonyme (encore !) : je n'ai écrit de billets que sur mon blogue et sur le site du RWF Namur (qui a d'ailleurs la gentillesse de garder mes billets sur son site malgré mes 4 demandes de suppression, étant donné que j'ai été exclu du RWF. Le RWF m'ayant exclu sur insistance de Claes du RWF Namur, il serait logique - et courtois - de m'exclure aussi du site internet du RWF Namur. Pareil pour Arnaud Pirotte). Sachez aussi que jamais je n'ai écrit des billets sur le blogue d'André Schreurs, bien que j'y poste souvent de très longs commentaires signés. Mes commentaires sont longs afin que les internautes reconnaissent le style Jamart et que personne ne puisse usurper mon identité, comme cela arrive avec d'autres internautes. La longueur de textes sans fautes d'orthographe peut être très dissuasive envers les usurpateurs d'identité peu lettrés (il y en a quelques uns parfaitement identifiés), quand ils ne sont pas aussi par ailleurs de pleutres anonymes (sans doute identifiés aussi par l'administrateur du blog via l'IP. Je conseille d'ailleurs aux administrateurs de tout garder, classer et ranger dans le dossier ad hoc, à sortir le moment voulu).

Cela dit, sur le fond du billet (sans doute d'André Schreurs), c'est rigolo non ? Cela fait un peu disputes d'écoliers, mais bon, du moment que cela détend l'atmosphère, c'est le principal. Moi, du moment que l'humour n'est pas vulgaire (ce qui n'est pas toujours le cas à Namur, surtout après 3 ou 4 verres, n'est-ce pas ? ;o), cela me va. En tout cas, je trouve cela bien plus humoristique que ce que Jacques Myard, invité par le RWF à son congrès du 17 mai, disait des homosexuels il y a quelques années, les comparant aux zoophiles (!!!). Non mais, il est limite quand même ce député français. En plus, il a déposé une proposition de loi pour le rétablissement de la peine de mort (!!!).

 

Il faudrait tout de même que le baron (jadis rouge, aujourd'hui à tendance plus brune visiblement, vu ses amitiés et sa façon de diriger le RWF, mais sans doute me trompé-je) surveille le pedigree de ses amis politiques en France,... et aussi de ses candidats sur ses listes RWF ! Ainsi, aux élections de 2003, 2004, 2006, 2007 à Namur, il avait mis sur ses listes Roland Pinnoy passé depuis à Wallonie d'abord !... Il ne faudrait pas que le RWF passe dans l'esprit des gens et des médias comme l'antichambre à Wallonie d'abord ! ou à la droite extrême (fut-elle française et même si elle nous soutient : il est des soutiens à refuser et à ne pas aller chercher à Paris).

 

Conseil d'ami : soyez vigilants avec vos amis de la droite décomplexée à ce point, ne les mettez pas en avant, cela dessert notre idéal à tous. En plus, en Wallonie, cela fait plutôt mauvais genre. Comment après lutter contre les idées de Modrikamen, si on invite des Français qui ont le même programme aux congrès électoraux du RWF ? Evidemment, peut-être que vous aussi vous considérez les homosexuels comme des zoophiles ou que vous proposez le rétablissement de la peine de mort ? Dans ce cas, bien content de ne plus vous parler, militants du RWF !

12 janvier 2010 23:14

 

Que Jacques Myard, que nous respectons au Rassemblement Wallonie-France, veuille bien nous excuser pour des propos injurieux de ce malotru à son égard qui s'insère dans la vie de la République sans aucun droit, alors qu’invité à notre congrès électoral de Namur en juin dernier, il a rappelé son devoir de non-ingérence dans la politique belge mais aussi toute sa sympathie. Nous en gardons un souvenir ému !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 09:45

Bart De Wever, président de la N-VA a déclaré n'est pas demandeur d'une réforme de l'Etat avant les élections fédérales de 2011. Il estime que "ce n'est pas le moment actuellement, avec les partis flamands présents au fédéral".

"Si c'est pour avoir un accord de la qualité de celui sur le budget ou l'immigration, je ne suis pas demandeur d'une telle catastrophe sur la réforme de l'Etat", a-t-il déclaré au journaliste du journal Le  Soir. Il ajoute espérer  qu'en 2011, "les électeurs flamands donneront un nouveau signal en faveur d'une telle réforme".

Cela me fait penser à l’erreur profonde de certains rattachistes convaincus que les nationalistes flamands, dont notamment le NV-A, sont prêts à faire sauter l’état belge pour proclamer l’indépendance de leur région.

Cette déclaration prouve, s’il le fallait, que ce parti, certes autonomiste mais certainement pas séparatiste, veut préserver l’état fédéral qui leur sera encore plus propice lorsque un confédéralisme leur donnera le pouvoir de flamandiser Bruxelles et de dominer une Wallonie, toujours plus faible, toujours plus veule !

La N-VA est l'expression d'un mouvement flamand, en route depuis des dizaines d'années pour reconquérir le Belgique de 1830. Mais les autres partis flamands, vus comme plus raisonnables par nos politiciens, sont exactement dans la même ligne. Et ce n'est pas un Leterme, malgré son accoutrement de 1er ministre belge, qui doit nous abuser. Les attaques se feront dans différents styles, mais le but recherché sera toujours le même. Une Vlaamse België avec une colonie wallonne !

Non, les nationalistes flamands ne sont pas nos alliés pour le retour à la France. Ils sont bien trop intelligents que pour abandonner  ce qu’ils possèdent déjà en grande partie, un pouvoir dû à une majorité numérique au  parlement fédéral et dû aussi à un pouvoir économique et social sur les autres régions.

Dont acte ! Puisse cette déclaration enfin ouvrir les yeux aux Wallons qui n’ont pas envie de disparaître dans un état où certains citoyens seraient victimes d’un apartheid réel !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 18:18
Deux chiffres suffiront pour démontrer l'intérêt témoigné pour ce blogue au cours de l'année 2009. 8211 visites et 13.545 pages consultées.

Je remercie tous ces visiteurs souvent anonymes surtout qu'il est doublé par un site www.wallonie2010.eu qui lui aussi a de beaux chiffres de fréquentation.
Sur six mois d'existence, il totalise:
- 7.090 visites dont 4684 belges et 1895 françaises
- 2.587 visiteurs nouveaux
- 4.503 visiteurs ayant déjà visité le site au moins une fois
- une moyenne de visites journalière de 34 visiteurs
- 22.223 pages consultées dont 1.400 lectures d'articles
- les pages "Nouvelles" totalisent 4.294 lectures
- la page des Perles de Chicotins a attiré 1.035 curieux
- la page de présentation a été consultée par 737 lecteurs.
 
Qui pourrait encore dire que le retour de la Wallonie à la France intéresse peu de monde !


VoeuxWallonieFrance2010Reduit.JPG
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 17:02

Ce matin sur Bel-RTL, Olivier Maingain, président du FDF et vice-président du MR, a été interrogé par Pascal Vrébos sur l’épineux dossier de BHV.

 

Ce brave Olivier fut muet comme une carpe sur les discussions menées à ce propos avec Jean-Luc Dehaene.


Pour rappel, Dehaene est le mentor imposé à Yves Leterme, notre premier ministre par le CD&V , son propre parti, pour lui éviter ses gaffes habituelles. C’est un copilote particulièrement flamingant et parfaitement apte à mettre la pression sur les francophones déjà terrifiés à l’idée d’une nouvelle fissure élargie dans leur fonds de commerce, la Belgique fédérale !

 

Mais Olivier sait se montrer néanmoins agréable : "C'est un homme de talent et de pugnacité, même si je peux marquer des divergences nettes avec luiJe suis exigeant comme le sont tous les francophones. Pour éviter le pire: s'engager sur la voie du séparatisme sans qu'on le dise aux citoyens, ce qui serait malhonnête et préjudiciable."

 

Cette banale civilité a toutefois l’avantage de démonter ce que nous affirmons sans cesse, Maingain est un bruxellois, prêt à tous les grands écarts pour sauver l’état belge . Le bilinguisme, cause de la disparition de l’identité française à Bruxelles ? Il est prêt à l’appliquer même au Brabant Wallon, si cela peut rendre du lustre à la capitale. C’est la Jeanne d’Arc du XXIe siècle tentant de rendre son royaume à son gentil souverain.

 

Quand l’on pense que cet individu tente de créer des sections du FDF en Wallonie. Qu’il arrive même à éblouir certains indépendantistes ou rattachistes, amateurs de scores électoraux qu’ils n’ont pu réaliser à leur grand dépit.

 

Cela n’est pas sérieux et démontre s’il le fallait que le plus « grand défenseur des  francophones » est prêt à rejoindre ses acolytes politiques wallons pour rejouer la lamentable comédie des Bourgeois de Calais !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 10:29

Une de nos amies nous rappelle cette histoire lamentable, encore récente, en nous adressant ces quelques  mots et une copie d'article paru dans le Nouvel Observateur. Nous devons la remercier pour ce rappel d'une histoire pas très exemplaire de la justice belge.

 

Voici l'hommage simple à un homme qui est mort plusieurs fois...au moins, trois fois; la première fois, parce qu'on l'a radié de l'ordre des avocats, la seconde parce que son corps est décédé, la troisième parce qu'on ne trouve quasi plus trace de lui alors qu'il fut mécène, républicain rebelle, francophile éperdu et surtout libre dans sa tête... sans doute surtout PARCE QUE il était libre dans sa tête. Qu'il sache que des personnes pensent encore à lui et respectent ce qu'il a osé faire.


Belgique : le bouffon du roi - "Monsieur, votre règne touche à sa fin"
En réclamant l'abdication de Baudouin Ier, un homme de robe iconoclaste sème la zizanie en plat pays.

C’est l'histoire d'un roturier d'origine wallonne qui s'est mis dans la tête de
renverser' la famille royale de Belgique.

 

Comme là-bas on le prend au sérieux, on le traite de fou. Et comme l'histoire est drôle, elle ne fait rire personne. Le lundi 26 décembre l'aube, Christian Bouvier, 45 ans, choisit sa plus belle plume pour écrire à son souverain.

 

Cet avocat namurois, fils d'une Normande et d'un gros fermier des plaines de la Hesbaye, a le cœur gros. Il vient de passer la nuit de Noël avec son épouse et ses quatre grands fils devant les images de la révolution roumaine retransmises en direct par la chaîne VTM. A 20 heures, c'est la traditionnelle allocution de S.M. Baudouin 1er, Albert, Charles, Léopold, Axel, Marie, Gustave de Belgique.

 

Et là, le sang de Christian Bouvier ne fait qu'un tour. Le discours axé sur le thème de l'enfance ne contient pas un mot de réconfort pour les insurgés de Bucarest.

L'avocat a vraiment trop honte de son roi. Ce républicain forcené n'en est pas, lui, à compter ses mots, encore moins à une lettre près. En 1986, il avait déjà osé demander Baudouin... d'abdiquer.

 

Cette fois, il lui écrit: " Monsieur, Votre règne touche à sa fin. Le temps où vous vous promeniez avec le "génie des Carpates" est révolu... Cracher sur le Conducator ne relève pas de l'impertinence, c'est un devoir. »

 

A trop chercher des crosses aux puissants on les trouve. En l'espace de quelque jours, un ciel noyé de crachin s'est effondré sur la tête de Christian Bouvier, frondeur certes, mais surtout bon Vivant, amateur de vins fins et de peinture abstraite.

 

La sentence est tombée début février. Le fauteur de troubles est inculpé «d'offense à la personne du roi» par le juge Guy Comeliau du parquet de Namur. Et doit se soumettre à une expertise psychiatrique, en vue de passer aux assises. Tous ses amis, une grande partie de sa famille de hobereaux de la Beauce namuroise l'ont lâché.

«Cette lettre ordurière ne peut être que l'acte d'un fou. Il faut l'enfermer» dit un fonctionnaire du ministère de la Justice. Pendant qu'au château de Laeken le service de presse du roi se refuse à toute déclaration.

 

Qui a voulu faire taire le bavard du barreau de Namur ? Le palais royal, la chancellerie ou bien tout simplement les robes noires du Conseil de l'Ordre wallon, bien décidées à se débarrasser de ce collègue indiscipliné et par trop réputé pour ses prises de bec avec l'administration régionale? On ne le saura probablement jamais.  Ni ce que pense «le roi triste» de ce sujet à la truculente insolence.

«C'est une gaffe, une maladresse que le gouvernement va probablement essayer d'étouffer», explique Jean-François Pacco, journaliste à "l'Avenir", le grand quotidien de tradition catholique et royaliste de Namur, «Christian Bouvier a touché à la personne du roi, transgressé un tabou inviolable de par la loi.  Ici on écrit au roi pour le plaindre, pour le féliciter, jamais pour l'insulter. D'accord, l'allocution de Noël était un peu gnangnan. Comme d'habitude. Mais imaginez que Baudouin prenne part au débat sur l'avortement qui divise actuellement le Parlement, son peuple ne comprendrait pas. Alors, il fait l'impasse.»

 

Et la presse, elle aussi, passe. Reclus sous la verrière du loft qu'il s'est aménagé dans le quartier, à bordels du vieux Namur, Christian Bouvier, le «cauchemar du barreau belge», comme le nomme l'hebdomadaire satirique «Pan», n'est pas si allumé qu'en haut lieu on aimerait le faire croire.

 

Même s'il passe son temps à commettre des impairs qui font jaser la bourgeoisie catholique, monarchiste et ultraconservatrice des rives de la Sambre. Comme de trimbaler les dossiers de ses clients dans des sacs en plastique de supérette sous les nobles lambris du parquet de Namur. De plaider systématiquement en faveur des mauvais payeurs, des victimes des compagnies d'assurances, de tous les empêcheurs de juger en rond.

 

Pis, d'assouvir des passions extrajudiciaires qui vont du mécénat artistique à la restauration quatre étoiles, en passant par la promotion immobilière. «C'est plus fort que moi, dit-il en voilant son regard de chien Droopy, je suis un hérétique. Je refuse de me laisser berner comme l'ensemble de mes compatriotes par "Point de vue-Images du monde", par l'image d'une monarchie rassurante. Le pouvoir non législatif est indéfendable sur le plan intellectuel.

 

Que peut représenter le roi potiche d'un pays d'opérette face aux grands chambardements qui menacent l'Europe ? Nous avons besoin d'un pasteur, d'un véritable homme d'Etat, sinon la Belgique sera rayée de la carte.

 

Christian Bouvier ne baissera pas sa garde. Il est persuadé que son procès sera celui de la royauté. A voir l'émotion que suscite son pamphlet libertaire, il n'a Peut-être pas tout à fait tort. Mais il risque de perdre sa robe. Il vient successivement de demander l'asile politique à François Mitterrand et une audience avec le roi Baudouin où il compte se rendre avec un entonnoir sur la tête.

 

Ça ne troublera pas l'immobilisme de base de ses compatriotes. Flamands et Wallons se sont mis d'accord, une fois pour toutes, en 1950, lors du référendum sur  « la question royale » pour conserver une monarchie constitutionnelle depuis 1831. Ils ne laisseront pas un vaurien de républicain réactiver un sujet définitivement proscrit de leurs chamailleries légendaires.

«Je ne suis pas un monarchiste convaincu», affirme le député socialiste Robert Denison, «mais entre nous, le roi ne dérange personne. Il faut faire avec. Si on devait élire aujourd'hui un président de la République, il serait quoi ? Flamand, bruxellois ou wallon ? Quel grabuge !»

Sylvie Véran - Le Nouvel observateur - notre époque 

 

Déjà à l'époque, un socialiste défendait la monarchie, comme ce bon Di Rupo le fait si souvent maintenant. Le socialisme a bien changé avec le temps par rapport ou Parti Ouvrier Belge. (ndlr).

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 12:03

La nouvelle que les visiteurs de ce site connaissaient déjà vient de tomber sur les téléscripteurs de Belga et est relatée abondamment par le presse.

Le RWF a été l'objet d'une tentative de déstabilisation menée de l'intérieur par le président de la section locale de Liège, Paul Durieux, ancien directeur d'école et par Jean-Sébastien Jamart maître de conférences à l'Université de Liège, et de l'extérieur par un Jules Gheude, initiateur des Etats-Généraux de Wallonie tenus en mai dernier et qui ne regroupa qu'une centaine de participants. Même les indépendantistes wallons avaient jugé bon de ne pas soutenir l'initiative et brillaient par leur absence.

 

Mais la présence d'un directeur de fonds de solidarité appartenant au ministère des sports français, Jacques Lenain permit de semer la zizanie dans l'opinion rattachiste. Sa théorie ? Une sorte de Belgique francophone indépendante (Wallonie + Bruxelles) mais sous autorité régalienne de la France.

 

Les vieilles rivalités d'un Durieux et d'un Jamart, écartés lors de l'élection statutaire de 2006, se réveillèrent par cette occasion inespérée. Parler des erreurs électorales de Paul-Henry Gendebien, d'une nécessaire modification de la ligne politique du parti furent les leitmotivs de leurs cris et gémissements. L'on devait abandonner une ligne tracée depuis 10 ans pour rejoindre un langage qui pourrait plaire à l'électeur wallon. Rien ne changerait fondamentalement chez nous sauf que nous serions protégés et subventionnés par la France,

 

Mais est-ce vraiment l'alternative à proposer aux Wallons ? Garder ce qu'il y a de plus belge dans notre région et tendre la main à la République française pour l'assurer ?

 

L'on retrouve dans ces arguments, une vente "marketing" destinée à tromper l'électeur lors des prochaines élections et se faire une place rémunérée dans le vivier politique wallon.

 

Oui, bien sûr, seulement 31.000 votes se sont portés sur les listes du RWF en juin dernier, mais son but était-il vraiment de gagner des mandats. Cela ne lui aurait pas déplu d'en avoir quelques-uns. Mais Paul Henry Gendebien aime à le dire et c'est pourquoi nous aimons son message, "Nous ne sommes pas un parti de pouvoir".

 

Effectivement, si le RWF est un parti démocratique, ses propositions sont révolutionnaires et son but essentiel est d'éveiller les consciences à ce qu'il juge comme seule solution à nos crises institutionnelles, à l'oppression d'un gouvernement fédéral où jamais plus les Wallons n'auront une majorité, même pas une parité au parlement, lieu où toutes les lois applicables sont votées.

 

Il faudra donc encore et encore se battre sur le terrain des idées, rester clair et honnête dans leur développement, informer, convaincre, montrer la seule voie possible à notre redressement. Mais cela marche. Il faut se rappeler le sondage paru dans le Soir et la Voix du Nord qui donnait 49% de Wallons prêts à rejoindre la France en cas d'éclatement du pays. Ce mouvement de l'opinion ne s'est pas fait tout seul, ni grâce aux quelques chapelles rattachistes qui essaiment la Wallonie. Le RWF et son président y sont pour une bonne part.

 

 

C'est pourquoi la nouvelle d'une reprise en main du parti pour rester cohérent avec ceux qui lui ont fait confiance et l'éviction de quelques individus qui ne pouvaient que semer le doute sur la pureté de ses intentions fera que 2010 le RWF sera plus fort et plus agissant en 2010.

 

Perdre de la "mauvaise graisse" n'est jamais mauvais pour la santé.
En cette année nouvelle, le RWF sera à nouveau un parti en ordre de marche !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 12:24

Dans son allocution de Noël, Albert II a notamment déclaré que le traité de Lisbonne devait permettre à l'Europe "de mieux jouer son rôle dans les grands dossiers internationaux tels que le climat, les négociations économiques et financières internationales, la coopération au développement et la paix dans le monde".

Sur sa lancée,  le monarque  y a vu un exemple pour une Belgique,  où "la diversité et les divergences de vue entre groupes de population rendent la cohésion parfois plus difficile".

Est-ce de l’humour d’un souverain détaché d’une royauté qu’il va bientôt quitter ou la vision d’un homme détaché de la réalité et des problèmes de son peuple ? « Divergences de vue entre groupes de population » est un une expression bien légère pour désigner les rivalités profondes qui divisent les communautés.

Il  a aussi appelé à la créativité,  à la confiance et à la détermination pour surmonter les obstacles. "C'est à cette condition que nous pourrons continuer à jouer le rôle constructif qui est le nôtre en Europe", a-t-il ajouté.

S’il considère que l’avènement de Van Rompuy 1er à la présidence de l’Europe est le fait de l‘exemple de l’intelligence « belge », ou il ne lit pas la presse étrangère, ou il ne veut pas savoir que les locomotives des vingt-sept pays de l’Union l’ont choisi pour ses qualités de silence et d’indécision.

Enfin, pour clore le bec  à ceux qui, de plus en plus nombreux, croient en une Belgique en voie d’éclatement, il leur assène l’argument final : "Nous manquerions de crédibilité pour suggérer le dépassement des divergences entre les Etats membres si nous ne parvenons pas à le faire au sein de notre propre pays".


Mais Sire, pour employer la formule protocolaire, c’est déjà le cas. Quel crédibilité peut avoir encore un pays où il y a une citoyenneté à deux vitesses et ou un groupe, comme il aime à le désigner pudiquement, s’est emparé du pouvoir fédéral et écrase une minorité de belges français.

Oui, j’ose le dire et le répéter, des belges français et non des belges francophones. Et puisque ce  pays  les considère, de plus en plus, comme indésirables aux postes de commandes de l’état, des institutions publiques, permettez-nous, Sire, d’avoir la volonté de rejoindre notre vraie patrie, la France !





Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 09:51
Dans un entretien accordé à La Libre Belgique, Marcel Cheron, sénateur écolo, a déclaré que la scission de BHV se fera "si la scission se fait dans le cadre de compensations acceptables. La question est de savoir comment on peut garder des droits électoraux, administratifs et judiciaires pour des gens qui ont le bonheur ou le malheur de vivre en Région flamande".

Écolo prêt à compenser la scission compensée,  titre le journaliste.

Et de dire que « dans le dossier BHV, la seule chose qui compte, c’est d’avoir une solution négociée. Même une solution provisoire devra être négociée. Toute proposition qui hérisserait le monde politique flamand ne passera pas le cap. On peut essayer cela. Mais je n’en vois pas la nécessité. »  Il faut pourtant rappeler que Cheron (à ne pas confondre avec le Professeur Choron) fait partie d’un parti dit wallon, et qu’admettre que seule une solution convenant aux Flamands, devrait être trouvée, prend bien peu les intérêts des francophones en charge.


À la question « Philippe Moureaux et Jean-Claude Marcourt (PS) ont dit que BHV serait un jour scindé. Pensez-vous la même chose , le brave écolo de répondre tout de go “Si la scission se fait dans le cadre de compensations acceptables, alors oui, je crois qu’il y aura scission. La question est de savoir comment on garde des droits électoraux, administratifs et judiciaires pour des gens qui ont le bonheur ou le malheur de vivre en Région flamande.”

Dans le fond, écolo, semble privilégier une solution nouvelle (c’est une ironie – NDLR), créer des citoyens à facilités pour les élections, pour l’administration et pour la justice.

Les communes à facilités de la périphérie de Bruxelles et les Fourons, nous ont pourtant démontré la duplicité des politiques flamands et la remise en question régulière de ce qu’ils avaient accepté.

Le sort de Bruxelles doit être réglé par les Bruxellois, mais comment pourrait-on accepter que cette région, qui en tant que capitale de l’état, a bénéficié de l’activité de tout le pays tombe dans les mains de la région flamande, après une asphyxie économique, sociale et culturelle ?


Alors une scission de BHV, acceptée par les politiques wallons qui n’en sont plus à une compromission près ? Non, non et non. S’il faut discuter d’une partition définitive des régions, cela ne pourra se faire que lorsqu’elles auront une indépendance réelle et le choix d’opter pour l’avenir qu’elle désire.

Pour la Wallonie, en tout cas, mon choix est fait. Ce sera le retour à la République comme région de France à part entière, avec les mêmes droits et devoirs que les autres.

Enfin, un peu de grandeur pour un peuple asservi par une crainte savamment entretenue d’être lâché par une solidarité nationale qui n’existe déjà plus !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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