Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 12:47

 

Que l'on aime ce personnage historique ou qu'on le déteste, il est le grand homme, le fédérateur de résistance à l'invasion nazie sur la France, l'homme de l'appel du 18 juin 1940 qui sut faire renaître l'espoir et le sentiment national aux Français, écrasés par la faute de la lâcheté des politiques européens de l'époque.

Ce fut le grand Président français qui créa la Cinquième République. Il compte donc dans la Galerie des Grands Français, et c'est à ce titre qu'il mérite le rappel de sa disparition le 9 novembre 1970 à l'âge de 79 ans.

De Gaulle espérait vivre jusqu'à 85 ans environ (c'est-à-dire jusqu'en 1975), ayant calculé qu'il aurait achevé ses Mémoires d'espoir.

En août 1970, le plan du dernier tome est établi, et 2 chapitres sur 8 sont rédigés. Le 2 novembre, on fête la Saint-Charles (en avance de deux jours pour lui permettre de profiter de la présence de ses petits-enfants).

Le lundi 9, il se promène malgré le mauvais temps, et travaille à son livre. A 19 h 10, alors qu'assis à sa table de bridge, il fait une réussite selon ses habitudes, il est saisi d'un malaise à la suite d'une rupture d'anévrisme, et perd connaissance.

A 19 h 15, lorsque le curé, convoqué avec le médecin, lui administre l'extrême-onction, il respire encore mais il est dans le coma. Il s'éteint à 19 h 30, étendu sur un matelas dans le salon.

La famille ne fait diffuser la nouvelle que le lendemain matin, pour retarder l'afflux de visiteurs à Colombey, sa résidence. Le 10 novembre, à 13 h 00, dans une brève allocution radiotélévisée, Pompidou, nouveau président de la République, annonce officiellement la mort du Général : "La France est veuve".
(extrait de la biographie de Charles de Gaule sur jesuismort.com)

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 17:10
1. La Wallonie doit élire son ministre-président au suffrage universel direct à deux tours, selon le modèle de la Cinquième République.
Le gouvernement wallon et son chef se verraient ainsi conférer une vraie légitimité populaire et une meilleure autorité pour affronter les difficultés économiques. Leurs poids augmenteraient dans les pourparlers qui mettront un point final à la crise belge. Aujourd'hui, la légitimité principale du ministre-président lui vient de sa désignation par son chef de parti, voire de son autoproclamation... Choisi par les citoyens, il serait vraiment le porte-parole et le garant des intérêts wallons. Il pourrait plus aisément s'élever au-dessus des intérêts partisans et locaux. L'élection directe conduirait à un vrai débat sur les projets de société et le programme du gouvernement. Elle ouvrirait le jeu en permettant à un non-socialiste, éventuellement, d'être élu. Enfin, elle accoutumerait les Wallons aux institutions de la France, dont ils relèveront demain ou après-demain.

2. La Wallonie doit rénover son mode de scrutin pour l'élection du Parlement wallon.
Elle pourrait opter pour le système majoritaire uninominal à deux tours. Soit l'élection des 75 députés régionaux dans 75 circonscriptions. Un élu par territoire : cela signifie un élu plus visible, plus responsable, que l'on pourra sanctionner au scrutin suivant. Ce mode de sélection subit moins l'influence des appareils particratiques. Aujourd'hui, les partis choisissent souvent leurs candidats en fonction de critères tels que leur discipline présumée, leur notoriété plus ou moins populiste, voire leur hérédité familiale. Certes aucun système électoral n'est parfait mais celui-ci favorise incontestablement les candidats qui possèdent une envergure suffisante pour s'imposer au premier tour ou pour rassembler au-delà de leur camp au deuxième tour. Elle donne une meilleure chance de faire émerger une droite et une gauche cohérentes et de parvenir à des alternances gouvernementales dignes de ce nom.

3. La Wallonie doit pouvoir organiser des référendums sur les très grandes options politiques.
Promise depuis plus de 10 ans par les libéraux, cette réforme ne sera jamais mise en œuvre au niveau belge parce que le Palais royal, et les partis chrétien et socialiste, n'en veulent à aucun prix, échaudés par le  « mauvais » souvenir de la consultation populaire de 1950. Quitte à en définir strictement les conditions, la Wallonie doit décider elle-même de cette réforme en s'inspirant des divers modèles européens. Continuer à refuser ce progrès serait faire preuve de méfiance excessive à l'égard du peuple.
Au 19e siècle, le pouvoir n'acceptait pas le suffrage universel parce qu'il craignait ceux qui faisaient partie, disait-on, des « classes dangereuses ». En 2006, les peuples sont-ils toujours des classes dangereuses ?

4. Il faut réduire à cinq le nombre de ministres de la Région wallonne, et parmi eux nommer au moins deux femmes.

5. Les cabinets ministériels seront supprimés et remplacés par des cellules légères ne pouvant en aucun cas compter plus de dix personnes.

6. Il sera désormais interdit d'exercer une fonction ministérielle pendant plus de deux législatures.

7. Prohibition de tout cumul de mandats politiques.

8. Impossibilité de se faire élire dans une Assemblée et de siéger dans une autre.

9. La Wallonie doit installer une Cour des comptes régionale en vue du contrôle systématique des finances de la région, des communes, des provinces, des intercommunales...
Cette Cour doit être constituée d'experts totalement indépendants.

10. Pour la minorité germanophone, il serait judicieux de créer une circonscription électorale distincte d'Eupen-Saint-Vith avec élection de deux députés régionaux.
La Wallonie a tout intérêt à préserver ses relations avec la minorité allemande, trait d'union entre les mondes français et germanique. Il en résultera aussi davantage de clarté et de sérénité politiques dans l'arrondissement de Verviers.

11. Il faut repolitiser - au sens convenable du terme - les Wallons, à savoir leur rendre de l'intérêt pour la politique, avec l'aide de l'école, des associations, des médias.
La classe politique s'y emploiera elle-même en se comportant de manière responsable. Pour reconstituer le lien social, il importe de rétablir un civisme actif. Et de prendre conscience qu'il y a des interférences entre l'individualisme, l'hédonisme, la brutalité de la société. Enfin, il conviendra que les ASBL subventionnées rendent des comptes précis quant à l'usage des fonds publics mis à leur disposition.

12. Une réforme de la RTBF.
La radio-télévision officielle est de moins en moins un service public et de plus en plus un « service au service du pouvoir ». Agent numéro un du régime, c'est l'instrument de propagande privilégié des partis traditionnels et des gouvernements. C'est aussi une machine qui pour l'essentiel se définit comme belgicaine, monarchiste et non wallonne. C'est le temple du politiquement conforme et du culturellement correct. À terme, et en veillant à garantir les droits du personnel, elle sera remplacée par France 3 Wallonie et France 3 Bruxelles. Dans l'immédiat, les mesures suivantes doivent être décidées :

- suppression des administrateurs nommés par les partis et création d'un Conseil d'administration composé de personnalités compétentes et de représentants des milieux culturels et d'associations telles que la Ligue des Familles ;

- remplacement de la deuxième chaîne par un bouquet de chaînes wallonnes et bruxelloises ;

- libération des télévisions communautaires locales de la tutelle quasi féodale des partis

- reconstitution d'un Conseil supérieur de l'Audiovisuel véritablement indépendant des partis.

13. Un service civil pour les jeunes entre 16 et 25 ans (garçons et filles)
aiderait à « resocialiser » une jeunesse à laquelle on ne propose le plus souvent que le choix entre deux pistes : soit l'exclusion sans espoir, soit la réussite matérielle et individuelle à tout prix et dans un esprit de compétition et de rivalité. Ce service civil serait consacré à des activités encadrées telles que : entretien de la nature et de l'environnement de proximité, cours de secourisme et apprentissage des institutions, aide aux personnes âgées ou isolées, aide aux services de lutte contre l'incendie, cours de langue aux jeunes immigrés, encadrement des adolescents,...

14. Toute la société wallonne doit renouer avec les valeurs de la citoyenneté, qu'on appelle valeurs républicaines en France.
Elles devraient être chères au cœur des Wallons puisqu'elles fondèrent leurs luttes politiques et sociales depuis plus de deux siècles. Elles sont positives et modernes. Elles permettent de concilier la liberté et le progrès social, les libertés et l'ordre public. Elles fondent la sécurité comme un droit pour tous et en particulier pour les plus fragiles dans la société.

Ces valeurs sont :
- la priorité à l'intérêt général et à la solidarité ; la nécessaire initiative des individus ne peut devenir concurrence exacerbée et inhumaine, les droits sociaux ne doivent pas être alloués comme s'ils étaient des faveurs clientélistes, tous les groupes et intérêts, tous les âges de la vie doivent participer à la solidarité générale en fonction de leurs capacités et de leurs moyens;
- l'égalité de tous devant la loi, l'accès égal aux fonctions publiques ;
- l'unité de la société contre les particularismes de toutes espèces : c'est le choix de l'intégration culturelle, et sociale contre les communautarismes qui entretiennent les différences et créent les ghettos ; la mise en valeur des différences par leur juxtaposition introduit le règne des clans, des « tribus » et des quotas, menaçant la citoyenneté.

15. La Wallonie doit garantir et approfondir la séparation des Églises et de l'État.
Les choix philosophiques et religieux sont une question privée et les pouvoirs publics doivent respecter ce fait : c'est ce qu'on appelle la « séparation des Églises et de l'État », dans l'intérêt de tous. C'est la tolérance positive ou la laïcité, par opposition à la guerre des religions ou à la guerre scolaire pour motifs religieux. La laïcité à la française, c'est la garantie et la protection apportées par l'État au libre exercice des cultes dans la sphère privée. On peut aussi parler de neutralité politique des religions et de neutralité religieuse de l'État. C'est pourquoi il faut avoir le courage de réglementer avec clarté le port de signes religieux ostensibles et provocants, dans les écoles, les hôpitaux, les administrations... Une loi, ou un décret, est donc nécessaire car le pouvoir politique ne peut pas se défiler ni laisser aux établissements la responsabilité de décider eux-mêmes en cette matière. Les autorités feraient ainsi preuve de lâcheté. À noter qu'il ne s'agit ici nullement d'une quelconque discrimination à l'égard de telle ou telle religion, ni d'un type d'enseignement, ni d'un groupe humain. Au contraire c'est un gage de bonne intégration, d'égalité et de paix civile.

16. La démocratie bruxelloise, elle aussi, a besoin de réformes.
Sans vouloir abolir le statut de région, il faut remettre en cause le prétendu « modèle » bruxellois. Ce modèle est aberrant: Bruxelles est gouvernée comme si elle était composée de deux communautés d'importance numérique égale. Et il est coûteux pour le contribuable du fait de la multiplication invraisemblable des institutions et des mandats qu'elle engendre.

Une simplification radicale des institutions s'impose:
- une seule assemblée (au lieu de quatre si on compte les commissions communautaires) ;
- réduction de moitié du nombre des députés régionaux (89 actuellement) ;
- suppression de la double majorité et du droit de veto ;
- fin du caractère obligatoire de la quasi-parité au sein du gouvernement;
- remplacement de la commission communautaire flamande par un organisme administratif;
- élection directe du ministre-président au suffrage universel à deux tours.

Ce qui précède ne remet pas en question l'existence d'une minorité flamande à Bruxelles. Il faut reconnaître pleinement les droits individuels des Bruxellois flamands à utiliser le néerlandais dans leurs relations avec l'administration et la justice, ainsi qu'à bénéficier d'un enseignement à tous les niveaux et d'une vie culturelle et sociale dans leur langue. Ces droits pourront être garantis par un accord de coopération avec la Flandre, fondé sur le principe de l'égalité des parties, la réciprocité et le bon voisinage.

Enfin, il va de soi que le siège des institutions politiques de la Flandre ne peut être fixé hors de son territoire. La région flamande est donc invitée à rapatrier ce siège en Flandre.

17. La réforme par excellence, la plus nécessaire et la plus difficile sans doute, est celle qui se produira dans les mentalités :
il s'agit de rendre les Wallons plus critiques et plus indépendants. Eux seuls peuvent y parvenir. Tant qu'ils ne se décident pas, en très grand nombre, à refuser le clientélisme dégradant qui leur est imposé, leur région conservera son image suspecte de république bananière.

C'est dans les têtes, il faut le répéter, que se produira l'inversion culturelle.

Les Wallons devraient y réfléchir à deux fois avant d'envoyer à leur Parlement régional une majorité de chefs de village, figures tantôt joviales et familières, tantôt menaçantes et cyniques. Ils doivent comprendre que sous l'apparente quiétude des soirées boudin-compote ou des courses cyclistes, quelque chose de diffus et de peu rassurant est en train de ronger le meilleur des mondes, quelque chose qui pourrait bien être la perte de « l'ex-paradis belge », un chômage de masse record qui ne serait plus compensé par des allocations suffisantes.

Dans leur crainte de l'abandon, les Wallons croient pouvoir soigner la disparition de la Belgique par l'exigence de plus de Belgique; mais ils ne saisissent pas que cela reviendra à entretenir la maladie qui afflige l'État. Car la Flandre a déjà résolu de se passer de la Belgique. Quand les Wallons et les Bruxellois s'emploient à préserver celle-ci, ils risquent de vouloir maintenir en vie un État qui n'a plus, du fait de sa majorité flamande, la volonté de continuer son existence.

Wallons et Bruxellois, encore un effort : soyez politiques avant d'être sentimentaux.
À vous la culture de la liberté et de la responsabilité.


Paul-Henry Gendebien, Belgique, le dernier quart d’heure ?, Labor, 2006,
pp. 142-151

Alain Destexhe a écrit sur son blogue à propos du livre d'où sont extraites ces propositions.

Je ne connaîs pas Paul-Henry Gendebien, mais il mérite mieux que le semi anonymat dans lequel il est retombé et la caricature que l'on fait parfois de ses propos. Du moins si j'en juge par la lecture de son dernier petit livre "Belgique : le dernier quart d'heure ?".

Il n'y a pas grand chose à ajouter à sa brillante étude de la Wallonie : "L'essentiel, c'est que le système reste en place" ou encore "La démocratie, c'est la révocabilité du pouvoir. En Wallonie le pouvoir n'est plus révocable!". Son analyse de "L'échec historique du fédéralisme belge" est également assez lucide et parfois cruelle. "La barrière francophone était en papier mâché ". On le suit jusqu'à la page 134, puis on tombe dans le plaidoyer pour le rattachement à la France et le RWF qui fait notamment l'impasse sur l'intérêt économique qu'aurait la Wallonie à se rattacher à la France. Certaines de ses 17 propositions pour une "citoyenneté républicaine" rejoignent celle de "Démocratie ou particratie : 120 propositions pour refonder le système belge" et mériteraient d'être au moins discutées.

A mon avis, la meilleure analyse récente du fonctionnement de notre système. On en recommande vivement la lecture.

Alain Destexhe - 26 mai 2006
Extrait de son blogue  Alain Destexhe & Co


Article paru sur le site officiel du RWF

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 10:15

The Agrofood Link  est une nouvelle association internationale de coopération avec l'Allemagne, les Pays-Bas et en Flandre dans le domaine de l'agriculture et l'industrie de la nutrition. (Information Meuse-Rhine Journal Issue 216).

Ce courriel d’information se veut le lien des partenaires de l’Eurégio Meuse-Rhin. Je rappelle qu’elle est composée du Limburg hollandais, du Limburg belge, de la Communauté germanophone belge, de la région d’Aachen et … de la province de Liège. Pauvre province de Liège engluée dans ce fatras flamando-allemand. Pas étonnant que le gouverneur limbourgeois Steve Steevaert voulait appeler la gare de Calatrava, Liège-Limburg. Demeyer, le bourgmestre liégeois avait l’air d’apprécier !

Cette nouvelle parue aujourd’hui sur mon écran prouve bien que d’une part, les agriculteurs wallons (ou tout au moins liégeois) sont écartés de cette association et d’autre part, l’intégration lente et cachée de la province à un magma germano-néerlandais. Les objectifs que le
Groupe de Baarle, dont beaucoup de rattachistes, wallons ou simplement francophones se gaussent, semblent progresser lentement, mais surement.

Le refus de la réouverture de la ligne ferroviaire Givet-Dinant qui permettrait la liaison TGV Est à la capitale de la Wallonie et pas de projet d’autoroute ou de voie rapide vers Reims sont deux preuves supplémentaires de la collusion de nos politiques conscientes ou inconscientes, mais dans ce cas c’est pire, avec une flamandisation économique de notre région, entraînant dans son sillage l’appartenance à un germanisme larvé.

Les Latins que sont les Wallons ne peuvent pas rester indifférents à ces évolutions pernicieuses et doivent enfin ouvrir les yeux. La seule solution réside dans l’abandon de la Belgique qui n’en finit plus de vendre ses citoyens à une hégémonie insupportable et de rejoindre la France.

Il en va de notre liberté de vivre dans la culture que nous aimons et de refuser l’esclavage idéologique, économique et culturel que l’on nous prépare !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 14:41

Kris Peeters, ministre –président de Flandre devrait rencontrer son homologue de la Communauté germanophone  Karl Heinz Lambertz, le très monarchiste et belgicain rouge , pour évoquer  l’accord du gouvernement flamand et dire  «  très clairement que nous souhaitons cette scission au plus tôt » a annoncé, Ludwig Caluwé, chef de groupe du CD&V.

Évidemment, cette opération suit la demande du Vlaams Belang au parlement flamand de demander par écrit à la Communauté germanophone de ne pas déclencher une quatrième procédure en conflit d’intérêt sur BHV  qui retarderait le vote de la proposition de loi de la scission.

Elle suit également la visite que Bart De Wever, le président de la NV-A avait déjà rendue la semaine précédente pour plaider la même cause.  Ce parti, de même que la Liste De Decker et le Vlaams Belang, ont vivement critiqué le fait que  Karl-Heinz  qui semble être réceptif  au déclenchement du conflit d’intérêts, estimant qu’il s’agit d’une manoeuvre dilatoire qui constitue une violation de l’état de droit.

Bart De Wever trouve absurde de penser que la proposition de loi flamande visant à scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde puisse porter atteinte aux droits des germanophones.

Et Jean-Marie Dedecker de décocher la flèche finale. : "C'est mieux que les masques tombent maintenant et que nous, Flamands, sachions que même pour une réforme de l'État, nous ne devons attendre aucun soutien de M. Lambertz et de son équipe", a-t-il déclaré.

Il est clair que la guerre pour BHV est entamée et que la plupart des partis flamands et de leurs électeurs piaffent d’impatience de gagner la bataille de BHV, écrasant ainsi de leur majorité parlementaire l’ensemble des politiques francophones.

Au moins, à ce moment, le signal sera clair et le Wallon devra enfin comprendre que la Belgique est passée (légalement puisqu’à la majorité des voix)  sous la domination de la Flandre.

Amis, entends-tu le bruit sourd du pays wallon qu’on enchaîne ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 14:24

Aujourd’hui, ce sera le tour de Namur, capitale de la Région wallonne de participer aux fêtes de Wallonie. Apparemment une Wallonie qui n’existe pas pour les politiciens de la région.

Pour la circonstance, la Région Champagne-Ardenne est mise à l’honneur et je félicite Jean-Paul Bachy, son président, d’avoir réussi enfin à obtenir cette invitation après des années de contacts laborieux avec ladite Région wallonne. Il faut rappeler un accord déjà signé en son temps par Van Cauwenbergh, alors ministre-président et qui n’a vraiment pas amené le rapprochement désiré.

Tiens comme c’est bizarre. Ce n’est pas la Région champagnardennaise comme ce ne sera jamais la Région normande ou la Région alsacienne qui viendra à Namur.

Non, contrairement à la République française, où les noms des Régions claquent comme autant de drapeaux marquant une fierté d’appartenance, en Belgique fédérale, les régions deviennent des adjectifs communs, désignant leur vassalité à un état artificiel qui tente désespérément d’enlever le sentiment d’appartenir à une communauté de langue, de culture et de projet.

Wallon doit être le prénom de Belge.

D'abord la langue. En effet, elle est vecteur d’une bonne communication, et les spécialistes vous diront toutes les nuances qu’une langue maternelle comporte et qu’i faut savoir saisir pour ne pas déformer les échanges nécessaires à une bonne compréhension.

Ensuite, la culture. Elle est directement inspirée par la langue et la conforte dans sa puissance et la manière de voir l’univers au départ de l’endroit où l’on est né.

Enfin, le projet. C’est le seul moyen de fédérer des individualités pour arriver à une cohésion nécessaire pour défendre l’individu dans sa personnalité profonde.

A lire ce mot, il est facile de comprendre que si la Belgique est un état, elle ne peut pas se dire une nation. À l’inverse, la République française peut s’affirmer une nation et un état. Elle protège les terroirs et les traditions qui la composent, mais elle les réunit dans une langue, une culture et un projet commun basé sur la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.

La Wallonie a donc toute sa place en France comme Région à part entière. Elle possède la même langue, la même culture et n’aura aucun problème à adopter la devise française, nettement mieux adaptée que l’union fait la force. L’union de qui, avec quoi et comment.

La Wallonie est captive d’un état, mais peut s’assimiler rapidement à une nation !

Vive la Wallonie. Vive la Wallonie, Région de France. Vive la France !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 10:42

Ce vendredi, dans les journaux l’Écho et DeTijd, Guy Vanhengel, le ministre du Budget du gouvernement fédéral, estime que les flux financiers actuels ne sont pas tenables et précise qu'une réforme de l'État est nécessaire pour atteindre l'équilibre en 2015 et que la rigueur n'épargnera pas la sécurité sociale du pays.

Ce brave Open VLD ajoute même qu’« À terme, le poids de la dette et du vieillissement ne seront plus supportables avec les flux financiers découlant de la loi de financement actuelle. Il faudra vraiment revoir l'organisation des flux financiers dans ce pays. Le débat sur les gros sous est bien plus important que la discussion symbolique sur la scission de BHV ».

Bien sûr, ces derniers mots montre la véritable panique de l’équipe gouvernementale de voir la réapparition de la scission BHV au Parlement avec un vote majoritaire pour la faire passer, malgré la résistance des francophones, entraînant probablement la chute du gouvernement et de nouvelles élections.

Heureusement, il y a la Communauté germanophone pour tirer (une dernière fois !!!) la sonnette d’alarme et tenter de bloquer la crise politique imminente, doivent penser nos dirigeants fédéraux.

Oui, mais les Flamands vont-ils encore une fois avaler l’huile de foie de morue francophone. Bart De Wever, président du NV-A membre du gouvernement régional flamand, a affirmé samedi dernier au journaliste du Het Nieuwsblad : « Je ne suis pas d’accord que les Flamands doivent se plier à ce chantage. Pourquoi ne pas demander aux francophones d’accepter la constitution et un vote démocratique ? .

Le « pôvre » Van Rompuy doit s’arracher les quelques poils qui lui restent sur le crâne. Une crise gouvernementale à la veille de la présidence de l’Europe par la Belgique et au moment où l’on pense à lui pour être le premier Président de l’Europe.

Il faut avouer qu’avec Barroso, cela formerait la « fine fleur » d'une équipe pour diriger ce continent qui se cherche, ne se trouve pas et qui irrite de plus en plus ses citoyens !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 11:57

D’après un rapport que le Conseil Supérieur des Finances doit rendre public cette semaine,  les quotidiens Le Soir et La Libre Belgique annoncent dans leurs colonnes ce mardi que le fédéral ne pourra couvrir que 65 pc du déficit annoncé !

Ils publient notamment que le Conseil Supérieur des Finances a fixé la clé de répartition de l'effort budgétaire que doit consentir le pays pour revenir à une situation sous contrôle des finances publiques. Selon lui,  l'effort de l'Etat fédéral ne pourra dépasser 65% des économies. Ce qui implique que les Régions, Communautés et les pouvoirs locaux devront prendre en charge au moins 35% de cet effort budgétaire. Si tel n'est pas le cas, le déficit des finances publiques se creusera pour atteindre 7,4% en 2015. Par contre, si les différents niveaux de pouvoir suivent les recommandations du CSF, le déficit montera à 6% en 2010, mais il commencera à diminuer l'année suivante, avec une bonne chance de retour à l'équilibre pour 2015 ».

Le gouvernement flamand et  le professeur Maddens ont de quoi se réjouir. L’état  fédéral en déconfiture, les régions bruxelloise et wallonne asphyxiées, tout semble conduire au but désiré, les francophones  à genoux implorant quelque moyen de subsistance contre une réforme de l’État qui consacrerait une Belgique Flamande.

À moins … à moins qu’à force, de prier, de supplier, de vendre leur liberté, les Wallons, avec quelques politiciens sincères, tous partis confondus, refusent cette fois un compromis et acceptent enfin l’éclatement de cette Belgique virtuelle.

C’est par une indigestion d’injustice sociale, de colonisation économique et d’oppression politique que le royaume pourrait disparaître de la carte européenne et que la Wallonie rejoindrait la France et non par les discussions sans fin sur la manière d’arriver à convaincre les quelque 98% des citoyens de rejoindre la république, mais bien parce qu’elle constituera leur seul recours.

 Le devoir , le seul devoir des partisans d’un retour à la France est de rappeler, de marteler sans arrêt cette réalité, la France sera leur rempart contre une oppression définitive flamande !  

C
’est, hélas, une vérité que beaucoup oublient, tout occupés à tirer des plans sur la comète et à croire que le moment venu, ils imposeront les conditions qu’ils auraient déterminées lors de leurs débats sans fin, mais aussi sans finalité !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 17:52

Je ne puis résister au plaisir de reprendre in-extenso un article paru dans le quotidien " Vers l'Avenir" du 3 septembre  2009.

En effet, je vous rappelle que la Parlement Wallon lors de la dernière législature (majorité PS/CDH) avait décidé la fermeture complète de la ligne de chemin de fer Givet-Dinant pour en faire éventuellement un RAVEL (piste cyclable). Cela malgré une manifestation du RWF (Merci Paul-Henri Gendebien)  et de l'opposition du MR et d'Ecolo.

Le 9 juillet 2009, Dominique Bussereau, secrétaire de l'état français a attribué un montant de 60.000 euros pour une étude complémentaire sur le sujet, preuve de l'intérêt réel de la République pour cette voie qui devrait permettre la liaison entre le TGV Est et Namur, la capitale de la Wallonie.

Apparemment, Willy Borsus ignore ce détail complémentaire important. Je vais essayer de le lui faire parvenir.

Le MR Wallon, largement battu aux élections du 7 juin commencerait-il à se rendre compte de l'importance de mener enfin, non un combat politicien, mais une lutte pour sauver notre région d'un isolement vis-à-vis de la France, voulu par la SNCB fortement flamandisée (Il faut rappeler qu'Edmée De Groeve, sa présidente actuellement en congé pour suspicion d'abus de biens sociaux et grande amie de Di Rupo, est d'origine gantoise). Il faut rappeler que l'hexagone est l'un des principaux acheteur de notre région.

Hier, c'est Christine Defraigne qui montait au créneau (
voir notre nouvelle du 3/09) contre le port de la burqa. Aujourd'hui, c'est Willy Borsus qui relance le projet wallo-français.

Le MR, au moment où Didier Reynders annonce sa transformation va-t-il se colorer (légèrement peut-être) aux couleurs de la France. Va-t-il enfin faire un premier pas vers le largage d'une Flandre colonisatrice et envisager une certaine autonomie de la Wallonie, premier pas vers une reprise réelle de la croissance ?

En tous cas, saluons l'initiative de cet homme politique. Puisse-t-il avoir le courage de porter le projet jusqu'au bout. Ecolo qui était pour, va-t-il manger son chapeau en votant cette fois contre (majorité oblige). Le CDH et le PS oseront-ils rle rejeter alors que ce lien est appelé à devenir vital pour la région?

"Wait and see" disent les anglais. En bon français, je dirai " rien n'est impossible " !

L'ARTICLE

Nouvelle majorité wallonne oblige, le dossier revient. Willy Borsus plaide pour qu'on n'abandonne pas définitivement la ligne Dinant-Givet.

PS et CDH ne sont plus seuls maîtres du jeu au Parlement wallon. Le MR en profite et revient avec un dossier sensible.

Voilà que le nouveau chef de groupe MR à la Région wallonne, Willy Borsus, vient d'introduire une proposition de résolution en faveur de la ligne Dinant-Givet. Alors que le 4 mars 2009, au Parlement wallon, la majorité PS-CDH de l'époque avait voté une motion prônant la fermeture définitive de la ligne.

Le MR voudrait-il devancer une éventuelle proposition semblable d'Écolo ? M. Borsus rappelle quelques constats en faveur du maintien du tronçon ferroviaire. Quels sont-ils ? Une étude (cofinancée par le programme opérationnel INTERREG IIIA France-Wallonie-Flandre), examinant le scénario de réouverture de la ligne, a débouché en juillet 2004 sur le constat suivant : le coût de remise en état de la ligne est estimé à 21 millions d'€.

Les autorités françaises sont très favorables à la réouverture du tronçon transfrontalier. Le 17 janvier 2009, le Préfet des Ardennes a reçu un mandat du gouvernement français pour faire avancer le dossier. Le gouvernement français est prêt à débourser 50 % du coût financier des travaux, même si environ 3 km de la ligne se trouvent en France et les 19 km restant en Belgique.

La ville de Dinant est favorable au projet. La commune d'Hastière aussi mais avec une consultation des citoyens. La SNCB estime ce dossier comme non prioritaire par rapport aux investissements liés à la modernisation de la ligne 162 Namur-Luxembourg et au projet de dorsale wallonne. Elle n'estime cependant pas opportun de désaffecter totalement la ligne. La CPDT (Conférence Permanente du Développement territorial) est favorable à la réouverture. Le Comité Consultatif des Usagers est favorable au projet de réouverture. Les syndicats soutiennent également le dossier.

L'impact

Considérant :

- qu'il convient non seulement de ne pas condamner définitivement l'option de la réouverture du tronçon Dinant-Givet mais d'envisager l'impact positif en terme économique, social, touristique, de développement durable et de service public que pourrait entraîner une nouvelle entrée en fonction de cette ligne,

- que le transport par chemin de fer est une solution de mobilité dont la collectivité ne pourra se passer à l'avenir », le député demande au gouvernement wallon d'entamer les démarches visant à écarter l'hypothèse de l'aliénation définitive du tronçon ferroviaire Dinant-Givet.

M. Borsus demande aussi de soutenir la volonté du Groupe SNCB de maintenir l'assiette de la ligne et de maintenir toutes les possibilités d'une nouvelle mise en exploitation et la réactualisation de l'étude de faisabilité et d'évaluation du potentiel commercial de la ligne.

Il réclame que l'on mesure l'ensemble des impacts qu'une réouverture pourrait créer : économique, environnement et service public.

Il plaide pour que l'on soutienne la réouverture de la ligne, si les conclusions des études actualisées sont favorables à ce scénario, et, enfin, de poursuivre et approfondir la coopération transfrontalière entre la Wallonie et la France


Les arguments pour

Les arguments positifs sont plus nombreux : le désenclavement de la région et la fin des deux culs-de-sac ferroviaires à Dinant (ligne Namur-Dinant) et à Givet (ligne Charleville-Givet), la mobilité transfrontalière (professionnelle, sociale et touristique), l'attractivité touristique de la ligne - ce n'est pas par hasard que cette ligne fut exploitée, pendant onze années par le CFV3V , les importants débouchés de cette ligne, tant vers le nord (Namur) que vers le sud (Sedan, Charleville et le TGV-Est), les coûts non prohibitifs des investissements nécessaires à sa réouverture, le développement durable et la meilleure visibilité commerciale pour les transports en commun.

La fermeture de la ligne en 1989, selon W. Borsus, est due surtout au manque d'attrait de l'offre de trains (pas de correspondance à Dinant, seulement quatre allers-retours quotidiens, matériel peu attrayant et peu confortable). Se baser sur les chiffres de passagers de cette époque est donc une erreur d'analyse. Quant à la non-concurrence avec l'Athus-Meuse, cette ligne étant électrifiée et à double voie, son gabarit est sans aucune comparaison avec le tronçon Dinant-Givet. En outre, les coûts très élevés des sillons de RFF (l'équivalent français d'Infrabel) pour l'utilisation de son réseau rendent caduque toute volonté de contourner l'Athus-Meuse par le tronçon Dinant-Givet et la dorsale Charleville-Longuyon-Thion
ville. Cet itinéraire allongerait aussi le trajet de 32 km.

Par ailleurs, le bassin économique desservi par l'Athus-Meuse n'est pas le même (la Lorraine, l'Alsace, l'Allemagne du sud, la Suisse et l'Italie). La démonstration précise de cette non-concurrence avec l'Athus-Meuse a été effectuée par la
CCU (commission consultative des usagers SNCB).

ENCOURAGER LE PORTEUR DU PROJET ?

Il est important d'encourager son action, aussi je vous propose une action rapide, simplement lui envoyer des encouragements par courriel à willy.borsus@mrpw.be.

Le RWF a manifesté en faveur de cette ligne et le maire de Givet, présent à notre dernier congrès électoral, avait insisté sur sa nécessité.

Envoyer ce courriel est une action militante pour la liaison du TGV Est à la capitale de la Wallonie.



Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 09:49

Je rentre d'un séjour en Haute Normandie en passant par la Picardie. L'on ne peut pas dire qu'il s'agit là des Régions les plus riches de France. Et pourtant...

J'y ai trouvé nombre de petites villes aux petits commerces encore prospères, des villes et villages propres et abondamment fleuris.

Au niveau du patrimoine, les efforts d'entretien, de restauration ou de conservation de chaque monument sont constants. un exemple ? Le Hom de Beaumont le Roger où j'ai séjourné. Il est certain que la gestion des Régions y est pour quelque chose.

Quelle différence avec notre Wallonie qui devient terne lorsque l'on voit cela.

Cela me conforte dans l'idée que notre pays wallon ne redécouvrira sa beauté, son essor économique et son bonheur de vivre qu'en devenant Région de France.

Et en rentrant aujourd'hui dans mon pays de Liège, je découvre que certains rattachistes hurlent avec les loups flamands en véritables collaborateurs de l'oppression majoritaire de la Flandre sur le pays, J'en découvre d'autres qui tentent de déstabiliser le seul parti qui construit avec obstination ce retour à la mère patrie depuis 10 ans maintenant.

Les élections du 7 juin ne leur ont pas apporté la victoire éclatante espérée. Donc le président, la structure et le programme actuel devraient être modifiés. Jusqu'à un certain Pierre Pilat qui se voit déjà calife à la place du calife sur le blogue du Scrogneugneu !

Cela me confirme dans l'idée que j'ai toujours eue que la progression se fera par l'apport de nouveaux membres, plus réalistes et moins romantico-révolutionaires que ceux qui ne sont bons qu'à donner des conseils, qu'à fustiger quiconque les met en question ou encore qui s'affirment les détenteurs uniques de la voie à suivre.

Je le dis, ceux-là, il vaut mieux les laisser à leurs revendications stériles, à leurs jeux de petites chapelles idéologiques, quitte à dégraisser les effectifs présents pour construire une machine efficace, capable de rassembler tous ceux qui vont se trouver bientôt devant le dilemme; accepter une domination flamande ou choisir le pays de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité ! Ce ne sera jamais avec les 1% au plus des vieux grognards, que la cause gagnera en popularité.

Bien au contraire, elle décourage tous les nouveaux partisans, les néophytes comme ils disent avec condescendance et cela est une trahison pure et simple de l'idéal qu'ils prétendent servir !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 14:42

La récente mise en évidence du groupe de Baarle a été accueillie de différentes manières, au niveau des partisans d’un retour à la France et des indépendantistes wallons. Certains vont jusqu’à parler de fantasme et de nier catégoriquement la réalité qui se cache derrière ce qui pourrait être pris pour un groupuscule nostalgique.

La signature d’un nouveau traité Benelux par Yves Leterme le mardi 17 juin 2008.
Même si le Parlement belge a été peu ou pas informé, les partis politiques wallons habituels étaient au courant de ses objectifs principaux. Je pense notamment à Charles Piqué pour la Région bruxelloise et Marie-Dominique Simonet pour la région wallonne qui assistaient à la cérémonie créant des liens supranationaux autres que ceux de l’Union européenne.

 Les objectifs principaux ?

Préserver leur rôle de précurseur au sein de l'Union européenne et élargir la coopération transfrontalière, surtout dans les domaines du marché intérieur et de l'union économique, du développement durable et de la justice et des affaires intérieures. La coopération élargie au-delà du seul domaine économique aura pour conséquence un changement de la dénomination officielle de l'Union économique Benelux, qui s'appellera désormais Union Benelux.

Mais qu’est ce fameux Parlement « Benelux » ?

Le Parlement Benelux réunit des parlementaires néerlandais, belges et luxembourgeois. Il est l'une des composantes de l'Union Benelux. C'est une instance consultative. Les deux langues officielles sont le néerlandais et le français.

Le champ d'activité du Parlement Benelux dépasse celui de l'Union économique Benelux. Cela s'explique par sa création antérieure à celle de l'Union.

Outre les matières relatives à l'Union, le Parlement Benelux traite notamment du rapprochement culturel, de coopération en matière de politique extérieure, de l'unification du droit entre les trois États membres et de toute autre matière d'intérêt commun.

La concertation est une autre dimension essentielle du Parlement Benelux qui est amené à se prononcer sur des questions européennes.

Au niveau de la coopération, Le Conseil Interparlementaire Consultatif s'inscrit dans le domaine économique, social et financier où l'objectif reste l'achèvement du marché intérieur.

Elle s'applique à tous les aspects de politique transfrontalière qu'il s'agisse, par exemple, d'aménagement du territoire, de rapprochement culturel, de lutte contre la fraude fiscale, de libre circulation des personnes, de problèmes de transport ou de questions environnementales. 
Elle favorise le rapprochement des polices et l'unification du droit dans les trois pays.
Elle concourt au renforcement du poids des trois pays partenaires dans l'Union européenne

Comment fonctionne ce Parlement extrabelge et quel est son pouvoir ?

Lors de ses travaux, le Parlement se prononce par voie de recommandations ou d'avis. Les recommandations et les avis sont adoptés à la majorité des deux tiers des membres votants. Les autres décisions sont prises à la majorité simple.

Après délibération, l'assemblée plénière émet des recommandations. Celles-ci sont transmises au Comité de ministres. Lorsque ce Comité approuve une recommandation, les trois gouvernements s'engagent à les exécuter.

Dans certains cas, les trois gouvernements sont obligés de recueillir l'avis du Parlement Benelux. Dans d'autres cas, le Parlement Benelux émet des avis de sa propre initiative. 

Que retenir de tout cela, sinon que l’union économique entre les trois pays a disparu au profit de l’Union Benelux, que cela rejoint très fortement une volonté d’union voulue par certains Flamands de former un bloc politique homogène, face à l'Union Européenne et que la pauvre Wallonie dans ce grand bloc de culture germanique va encore perdre de son identité latine !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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