wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 12:26

Qui ne se souvient du débat où Joëlle Milquet accusait Olivier Maingain d’avoir fait échouer les négociations sur la scission de BHV qui étaient sur le point d’aboutir.


De cette déclaration découlaient deux faits incontestables. Le premier Joëlle était prête à l’accepter le « paquet Dehaene » avec quelques modifications mineures et le deuxième c’est qu’il avait été bien souligné qu’il n’était pas question pour les Flamands ne fussent que d’aborder l’élargissement de Bruxelles autour de la table.

L’on ne pouvait que conclure à l’époque que Joëlle Milquet était prête à abandonner cette idée d’élargissement que le « front francophone » avait pourtant voulu mettre sur la table de négociations.

Ce vendredi, sous le titre «  Élargir Bruxelles, c'est une nécessité géopolitique », le Vif/L’Express donne une longue interview de la présidente du CDH.

On y trouve notamment l’affirmation que « Madame non » affirme que l’élargissement de Bruxelles est loin d’être l’apanage du FDF. Elle veut « réunifier enfin l'espace francophone, regrouper Wallons et Bruxellois au sein d'un même territoire. »

Elle rappelle aussi que les francophones ne sont demandeurs de rien… sauf « d'un refinancement de Bruxelles », mais que l’élargissement de Bruxelles « reste une demande fondamentale » ; 

Bruxelles est enclavée en Flandre ? Elle affirme  "l’erreur majeure ».

Et d’ajouter « Moi, je défends totalement l'élargissement de Bruxelles. C'est nécessaire. Pour une raison sociologique et pour une raison géopolitique. Il est logique que la Région bruxelloise s'étende vers Kraainem ou Wezembeek-Oppem, à 85 % francophones. Ces communes-là font sociologiquement partie de Bruxelles. Mais l'enjeu, c'est aussi que la Wallonie ait une frontière commune avec Bruxelles. C'est stratégique, ça. L'espace francophone existe sur le plan culturel et économique, mais il est malheureusement scindé sur le plan territorial. C'est l'erreur majeure que les francophones ont commise en 1962-1963, lors de la fixation de la frontière linguistique. À cause de ça, Bruxelles se retrouve aujourd'hui enclavée. Il faut réparer cette erreur et joindre les territoires wallon et bruxellois. Il faut créer un espace territorial francophone dans l'État belge, tout comme il existe déjà un espace néerlandophone. Et puis, en termes d'équilibre, ce n'est pas normal que la capitale de la Belgique possède une bordure avec une des deux grandes régions du pays, mais pas avec l'autre. Naturellement, pour concrétiser ça, il faudra payer un prix... »

 

Dans l’opéra Rigoletto de Verdi, le ténor chante « Comme la plume au vent, femme est volage et bien peu sage, qui s'y fie un instant. Tout en elle est menteur, tout est frivole, c'est chose folle - que lui livrer son cœur.

À entendre la Joëlle d’avant les élections, celle des élections, l’on peut se demander à quoi ressembleront ses déclarations post électorales ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 16:28

Le meilleur exemple arrive aujourd’hui avec le Soir Magazine qui joint au numéro de cette semaine un autocollant avec la mention « Touche pas à mon pays ». Slogan d’une grande originalité puisqu’il fait référence au fameux « touche pas à mon pote ». Le rédacteur en chef, un certain Michel Marteau demande (je crois l’entendre avec des sanglots de désespoir) à ses lecteurs de l’afficher sur leurs voitures, sur leurs fenêtres, leurs cartables.

À ce respectable ancien belge, je lui demande à quel pays il appartient. À celui des bourgmestres élus démocratiquement, mais refusés par le pouvoir flamand ? À celui qui refuse des logements à ses habitants sous prétexte qu’ils sont français ? À celui qui veut ingérer Bruxelles en ayant désigné la ville comme sa capitale et en l’encerclant d’une frontière linguistique bientôt transformée en frontière d’état afin de mieux la phagocyter ? À celui d’un état fédéral où la minorité wallonne est écrasée par la majorité flamande ? Son pays est –il wallon, bruxellois ou simplement flamand ?

Son pays devient flamand, exclusivement flamand ! Et si c’est l’ancienne Belgique qu’il regrette, pourrait-il, comme un vrai journaliste, nous dire comment la regagner ! Pas facile, car justement la N-VA se place déjà comme premier parti de Flandre dans les sondages et que l’on sait que le CD&V, le SP.A, l’Open VLD et même le minuscule Groen sont pour une énième révision de la constitution.  

Va-t-on armer les Francophones pour reconquérir l’unité que le CDH réclame ? Va-t-on faire des neuvaines de prières pour supplier Dieu de nous envoyer un Bart De Wever wallon comme jadis il fit don de Jeanne d’Arc à la France ? Car pour revenir à ces temps unitaires qui lui semblaient si heureux, il faudra convaincre la Flandre de cesser ses exigences de plus en plus séparatistes.

Et ce ne sera pas sur un Rudy Demotte qu’il faudra compter, lui qui déclare, notamment dans la Meuse, « il ne faut pas avoir peur des Flamands ». Ben voyons, ils sont si attentifs aux désirs de la Wallonie. Ils font même appel à sa main-d’œuvre pour la cueillette des fruits. N’est-ce pas généreux ?

En bref, la presse francophone atteint les limites de la propagande en se livrant à des gesticulations incantatoires dignes d’un chef sioux dans l’espoir d’obtenir de la pluie !

Et je conclurai par une citation de Jean Giraudoux, " La propagande est le contraire de l’artillerie : plus elle est lourde, moins elle porte ! "

SoirMagPropagande2010

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 13:23

Selon la VRT (pour mes lecteurs français, nombreux à me lire, Vlaamse Radio Televisie – NDRL) , Annemie Turtelboom , la ministre fédérale de l’intérieur et membre de l’Open Vld, cause de la démission du gouvernement compte organiser le scrutin en se basant sur les circonscriptions provinciales.

Les présidents néerlandophones des tribunaux de première instance s'opposent ainsi à la ministre en se référant à l'arrêt de la Cour constitutionnelle qui avait estimé cette répartition anticonstitutionnelle, en 2003 et exigé une autre solution pour l'arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde.

 De ce fait, ils déclarent que les habitants de Leuven seraient discriminés par rapport à ceux de Halle-Vilvoorde.

A cela,  Annemie (anémie en français ?) Turtelboom réplique que les élections seront organisées "sur la base de la législation existante".
Les présidents des tribunaux de l'Intérieur, qui. Ils. C'est la raison pour laquelle ils s'interrogent sur la validité d'un scrutin organisé sur la base des circonscriptions provinciales.  

Selon les journalistes de la VRT, le pouvoir politique devra évaluer le poids de cet avis des présidents néerlandophones des tribunaux de première instance et son caractère contraignant..

Mme Turtelboom a fait savoir qu'elle réfutait cette position et qu'elle comptait s'en tenir aux circonscriptions provinciales.

Non seulement nous sommes partis pour des négociations difficiles pour la formation d’un gouvernement, mais il y aura aussi des contestations juridiques.

Dommage pour les Flamands, car, si le futur olivier francophone était prêt à accepter d’avance les « diktats » sur BHV et sur les modifications de la constitution, la NV-A, la Liste De Decker et le Vlaams Belang risquent de faire durer longtemps cette formation.

Quant à Joëlle Milquet qui nie tout accord préélectoral concernant un olivier fédéral, va-t-elle nous faire croire que le mariage sinon consommé, au moins prévisible du CDH, du PS et d’écolo, n’aura pas lieu ? Di Rupo, plus intelligent tente de nous faire croire à une union nationale en y ajoutant le MR. 

En connaissant le désamour de Di Rupo, de Milquet  envers Reynders et Maingain et le jeu maintenant célèbre  du « j’y va t-i, j’y vas t-i pas ? » de Javaux  pour finalement y aller, cela m’étonnerait fort que le MR en soit ! Et donc… pauvres Wallons et Bruxellois.

Le bonheur des Flamands fera le malheur des Wallons dans une Belgique en sursis !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 10:44

LogoCampagneCDH2010-copie-1.JPG

C’est fait, le CDH a décidé du logo qui personnaliserait la campagne électorale et son thème principal.
A croire que Joëlle Milquet et ses conseillers sont plutôt branchés jardin d’enfants.

Quel est-il ? Une sorte de carte psychédélique d’une Belgique déchirée en trois. La devise qui l’accompagne ? Ben voyons « L’union fait la force ». Une originalité sans pareille, la devise nationale belge pour eux tous seuls !

En suivant la même inspiration, le parti de Di Rupo pourrait choisir une couronne en dégradé avec la devise « La roi, la loi, la liberté »

Les psychologues adorent analyser les dessins d’enfants qui expriment souvent une pensée qu’ils n’arrivent pas à exprimer.

Sans être maître en la matière, je dirais que le CDH inconsciemment constate la rupture entre les régions, que celle-ci est floue et la devise rappelle son espoir caché, la réunion de l’ancienne Belgique à n’importe quel prix.

Dame Milquet affirme que l’enjeu principal de son parti est l’emploi, mais ce message tend à prouver le contraire. Elle axe l’image de sa campagne sur la peur de la séparation.

Le RWF, bien avant elle, avait choisi ce slogan mais légèrement modifié « C’est l’union avec la France qui fera la force ».

Et ce slogan est bien plus porteur d’avenir que le sien dans un pays divisé en trois où le premier tiers représente grosso modo 60% des électeurs au fédéral et de ce fait monopolise la majorité des hautes fonctions en politique, mais aussi dans les institutions étatiques comme dans les grandes entreprises.

Aux prochaines élections, vous voterez RWF, ne fut-ce que pour marquer votre répulsion vers ce probable futur olivier au fédéral que le CDH nous prépare avec ses compères le PS et Ecolo.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 19:53

Lors du débat politique de ce dimanche, le PS, le CDH et écolo ont prévenu le MR, ils ne veulent pas d’Olivier Maingain !

Laurette Onkelinx a affirmé que le parti socialiste ne pourrait négocier pour un gouvernement avec le MR si Didier Reynders continuait à suivre "de manière aveugle l'intransigeance et l'arrogance" d’Olivier Maingain, le président du FDF

Le 1er mai 2010 marque la fin de l'entente simulée et obligée des partis francophones dans la résistance aux partis flamands dans le dossier BHV.

C’est lors du débat dominical "Mise au Point" que les politiciens francophones présents se sont accrochés presque hystériquement. La PS Laurette Onkelinx, la CDH Joëlle Milquet et l’écolo Jean-Marc Nollet ont joué la meute enragée à la poursuite d’un Olivier Maingain qui les a vraisemblablement empêchés d’accepter un accord en douce du « diktat flamand.

Mais cette entente montre déjà à l’électeur que ce sera la coalition  que ces trois partis appellent à titre injuste l’Olivier, symbole de paix dans le monde, symbole de la capitulation à la majorité dominante. Le choix devient simple en Wallonie ou trois votes sont possibles, voter pour ce cartel ou voter pour le MR avec peu de chance de le voir triompher ou alors créer une surprise qui sera un coup de tonnerre dans le ciel belge, donner des représentants au RWF, à tel point que les politiciens soient obligés de raidir leur position par rapport aux exigences d’une Flandre souveraine.

En suivant ce débat, j’ai eu de l’admiration pour un Olivier Maingain mis au ban de la communauté du monde politique francophone et qui répondait avec courage aux attaques violentes de ses adversaires.

S’il est sincère, qu’il aime vraiment les francophones et les deux régions Bruxelles et Wallonie, il sait maintenant qu’elles seront inévitablement phagocytées par une nation flamande et la seule manière de combattre avec honneur pour la défense des Francophones que j’aimerais qualifier de Français de Belgique, est de rejoindre le RWF – le Rassemblement Wallonie-France.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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