Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 14:42

La récente mise en évidence du groupe de Baarle a été accueillie de différentes manières, au niveau des partisans d’un retour à la France et des indépendantistes wallons. Certains vont jusqu’à parler de fantasme et de nier catégoriquement la réalité qui se cache derrière ce qui pourrait être pris pour un groupuscule nostalgique.

La signature d’un nouveau traité Benelux par Yves Leterme le mardi 17 juin 2008.
Même si le Parlement belge a été peu ou pas informé, les partis politiques wallons habituels étaient au courant de ses objectifs principaux. Je pense notamment à Charles Piqué pour la Région bruxelloise et Marie-Dominique Simonet pour la région wallonne qui assistaient à la cérémonie créant des liens supranationaux autres que ceux de l’Union européenne.

 Les objectifs principaux ?

Préserver leur rôle de précurseur au sein de l'Union européenne et élargir la coopération transfrontalière, surtout dans les domaines du marché intérieur et de l'union économique, du développement durable et de la justice et des affaires intérieures. La coopération élargie au-delà du seul domaine économique aura pour conséquence un changement de la dénomination officielle de l'Union économique Benelux, qui s'appellera désormais Union Benelux.

Mais qu’est ce fameux Parlement « Benelux » ?

Le Parlement Benelux réunit des parlementaires néerlandais, belges et luxembourgeois. Il est l'une des composantes de l'Union Benelux. C'est une instance consultative. Les deux langues officielles sont le néerlandais et le français.

Le champ d'activité du Parlement Benelux dépasse celui de l'Union économique Benelux. Cela s'explique par sa création antérieure à celle de l'Union.

Outre les matières relatives à l'Union, le Parlement Benelux traite notamment du rapprochement culturel, de coopération en matière de politique extérieure, de l'unification du droit entre les trois États membres et de toute autre matière d'intérêt commun.

La concertation est une autre dimension essentielle du Parlement Benelux qui est amené à se prononcer sur des questions européennes.

Au niveau de la coopération, Le Conseil Interparlementaire Consultatif s'inscrit dans le domaine économique, social et financier où l'objectif reste l'achèvement du marché intérieur.

Elle s'applique à tous les aspects de politique transfrontalière qu'il s'agisse, par exemple, d'aménagement du territoire, de rapprochement culturel, de lutte contre la fraude fiscale, de libre circulation des personnes, de problèmes de transport ou de questions environnementales. 
Elle favorise le rapprochement des polices et l'unification du droit dans les trois pays.
Elle concourt au renforcement du poids des trois pays partenaires dans l'Union européenne

Comment fonctionne ce Parlement extrabelge et quel est son pouvoir ?

Lors de ses travaux, le Parlement se prononce par voie de recommandations ou d'avis. Les recommandations et les avis sont adoptés à la majorité des deux tiers des membres votants. Les autres décisions sont prises à la majorité simple.

Après délibération, l'assemblée plénière émet des recommandations. Celles-ci sont transmises au Comité de ministres. Lorsque ce Comité approuve une recommandation, les trois gouvernements s'engagent à les exécuter.

Dans certains cas, les trois gouvernements sont obligés de recueillir l'avis du Parlement Benelux. Dans d'autres cas, le Parlement Benelux émet des avis de sa propre initiative. 

Que retenir de tout cela, sinon que l’union économique entre les trois pays a disparu au profit de l’Union Benelux, que cela rejoint très fortement une volonté d’union voulue par certains Flamands de former un bloc politique homogène, face à l'Union Européenne et que la pauvre Wallonie dans ce grand bloc de culture germanique va encore perdre de son identité latine !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 11:54

La presse l’annonce ce 24 juillet 2009, Kris Peeters , le ministre-président flamand a confirmé que les plans des deux repreneurs potentiels d'Opel, le Canadien Magna et la holding RHJ, prévoyait la fermeture du site anversois du constructeur.

"Magna et RHJ ont bien stipulé un 'phasing out' pour l'usine d'Opel Anvers", a-t-il indiqué. "C'est nouveau pour nous. Jusqu'à présent nous croyions que Magna avait d'autres possibilités pour Anvers".

Le patron de l'exécutif flamand va prendre contact avec les deux repreneurs potentiels pour "voir si une alternative est envisageable" et "clarifier" les termes des deux plans d'affaires. "

Je vais aussi envoyer une lettre à la Commission européenne, car je crains que le dossier ne réponde pas uniquement à des paramètres économiques, mais politiques", poursuit M. Peeters. « L'Allemagne ayant donné 1,5 milliard d'euros de crédit-relais, les candidats à la reprise ont changé le business plan pour ne pas fermer d'usines allemandes, mais bien le site d'Anvers", affirme Kris Peeters. "

Or nous sommes convaincus que le site d'Anvers a des avantages et des outils très positifs d'un point de vue économique », conclut-il. (DAD).

Malgré qu’au début de l’année, ledit président, accompagné de ses ministres flamands Frank Vandenbroucke et Patricia Ceysens se sont rendus à Détroit aux Etats-Unis plaider la cause de l’usine anversoise et promettre des interventions financières de la région flamande, la cause semble entendue, GM-Antwerpen est condamnée.

Avec la bonne foi qui caractérise les politiciens flamands, Kris Peeters accuse l’Allemagne d’avoir joué le même jeu que celui qu’il proposait. Mais comment pouvait-il espérer battre sur ce terrain la puissante République fédérale qui a d’autres moyens que ceux d’une Belgique en voie de perdition ?

A lire un extrait de Trends-Tendances dans un article consacré à une fermeture éventuelle, l’on se rend compte des dégâts que cela va occasionner.

Le journal économique dit notamment  « En cas de fermeture du site Opel d'Anvers, près d'un cinquième de l'emploi (18 %) dans l'assemblage automobile en Belgique disparaîtra, selon des chiffres présentés mardi par Agoria, la fédération de l'industrie technologique. En 2008, 15.100 personnes travaillaient dans les usines d'assemblage, soit 10 % de moins qu'en 2007. En 2008, 688.861 voitures ont été assemblées en Belgique, ce qui représente une baisse de 13 % par rapport à 2007.

Une fermeture de l'usine Opel d'Anvers toucherait 2.700 personnes directement, mais aussi quatre fois plus d'emplois indirects, a par ailleurs affirmé Eddy De Decker (syndicat CSC) : «Une fermeture toucherait quatre à six fois plus d'emplois indirects. On peut avancer le chiffre de 10.000 emplois perdus.»

Loin de nous l’idée de nous réjouir du drame social qui est en train de s’instaurer en Flandre et pour lequel nous compatissons, mais il démontre bien qu’une région dite aussi  prospère et bien gérée que la Flandre, n’a aucune capacité de défense ou de réaction face à un des deux états les plus puissants d’Europe qui tente de maîtriser sa propre crise.

La Wallonie plus faible encore économiquement et dont une bonne partie de l‘emploi dépend de la France devrait tirer des conclusions sur ce qui est en train de se passer chez nos voisins. L’on ne peut reprocher à un pays de défendre l’emploi sur son territoire. Aussi pourrions-nous reprocher à la République française de faire de même, un jour ou l'autre pour ses citoyens  au détriment de nos travailleurs ?

Par contre, si la Wallonie se trouvait être une région de France à part entière, elle pourrait bénéficier de cette protection bien naturelle.

La crise mondiale est loin d’être terminée. La Belgique ne représente plus rien auprès des états décisionnaires, et encore moins, la Wallonie.

Allons-nous, à l’instar des capitaines courageux, sombrer avec ce pays artificiel où nous ne sommes même plus chez nous ? Ou allons-nous enfin adopter le pragmatisme d’une réunion à la seule nation à même de mieux nous protéger, de mieux répondre aux menaces d’un futur proche ?

Que ce qui arrive en Flandre ouvre enfin les yeux de nos responsables politiques, c’est tout ce que l’on devrait espérer. Mais en sont-ils capables ? Y aura-t-il enfin des politiciens socialistes, libéraux ou humanistes pour se révolter contre l’oppression de la pensée unique belgicaine qui règne dans les partis et clamer leur volonté de rejoindre la République ?

Car les électeurs les écouteront avec attention. Ce ne sera plus le discours de quelques vieux rattachistes nostalgiques ou rêveurs qui leur indiquera le chemin à prendre, mais bien des hommes politiques au parler-vrai et en qui ils accorderont une confiance, cette fois méritée.

Oui, la Wallonie est petite et sans force dans une Belgique qui ne peut plus lui assurer un avenir !

Oui, il est temps, plus que temps, d’ouvrir les yeux et les esprits, sinon la chute sera mortelle !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 15:46

 
Le quotidien La Meuse de ce jour publie en première page la photo du Président de la République Française avec une interview de la responsable de la communication SNCB qui annonce qu'une invitation lui a été envoyée à participer à l'inauguration de la nouvelle gare des Guillemins à Liège. Elle déplore n'avoir encore reçu aucune réponse de l'Elysée.

Mais le Président ne ferait-il pas œuvre d'intelligence politique en retardant sa réponse pour appuyer la demande des autorités françaises de l'accord sur la réouverture de la ligne de chemin de fer Givet-Dinant qui permettrait une liaison nouvelle entre Reims (ligne à grande vitesse Est) et Namur (ligne à grande vitesse Thalys) à travers les Ardennes ?

Du côté français, les budgets sont préparés et il dépend de la SNCB essentiellement que les travaux ne commencent rapidement. Pour voir  le communiqué de Claude Wallendorff, Maire de Givet et Conseiller général du canton de Givet et de Boris Ravignon, Conseiller municipal de Charleville-Mézières et Conseiller général du canton de Charleville, cliquez sur le lien suivant:
http://www.wallonie2010.eu/Articles/givet_dinant090709.pdf

La Région wallonne peut être rapidement convaincue de la nécessité d'abandonner un projet Ravel pour le remplacer. Le ministre Marcourt a dernièrement insisté sur le besoin vital de dynamiser l'économie de la Région. Que voilà un beau défi à réaliser. Namur, Capitale de la Wallonie, ouverte aux voyageurs du TGV Est et aider à désenclaver la région Champagne-Ardenne, si proche de nous, ne fut-ce que par l'amitié que Jean-Paul Bachy, Président de cette Région, témoigne aux Wallons.

Mais le Conseil d'administration, même si Edmée Degroeve ne le préside plus, pourra-t-il s'abstraire de son favoritisme flamand ?

Parfois le chantage se révèle utile. Puisse Nicolas Sarkozy s'en souvenir !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 07:17

Éric Van Rompuy, le frère du fantôme du 16, rue de la Loi, le disait le 10 juillet 2008, il lancerait cette harangue lors de la fête nationale flamande s’il était président du parlement flamand :  " Amis wallons, nous sommes à quelques jours d'un rendez-vous historique. »

 
« Comprenez que ceci est l'une des dernières chances d'une profonde réforme de l'État. Et je terminerais en disant : espérons nous revoir ici le 11 juillet 2009 dans un nouveau pays », ajoutait-il sur son site internet.


Mais si ce souhait d'une profonde réforme de l'État ne se réalisait pas, le président du parlement flamand devrait alors ouvrir son discours en 2009 « avec ce plan B dont personne aujourd'hui n'ose parler ; le peuple devient l'État », a prédit Éric Van Rompuy.


Et le député flamand d'accuser les dirigeants politiques francophones de commettre « l'erreur historique de continuer à refuser d'adapter nos structures d'État et à aspirer à un New Deal entre communautés de ce pays. Ils ne comprennent toujours pas qu'un État est en train de mourir », concluait-il. (Source : La Libre Belgique du 10/07/2008)


Voilà un politicien qui n’adopte pas la langue de bois de son frère. Aujourd’hui, il doit boire du « petit lait ». Les francophones ont rejeté les accords qu’il désirait sur les réformes amicales, mais intéressées qu’il espérait. Le nouveau gouvernement devient représentatif du « peuple » souverain, donc il devient l’État.


Et ce gouvernement de l’État flamand montre qu’il va désormais appliquer le plan B soit la fameuse doctrine de Maddens qui préconise l’étranglement de l’état fédéral par l’application une politique flamande, toujours basée sur la légalité, mais strictement libre des décisions ou pressions fédérales.


Son pauvre frère doit s’arracher les quelques cheveux qui lui restent. Voilà que le chaos dont il menace les séparatistes s’annonce très proche.


Mais les grugés dans ce nouveau développement, ce sont bien les Wallons. Les électeurs de Wallonie ont privilégié les quatre partis qui s’accrochent à une Belgique qui se dérobe, au lieu de voter RWF. S’ils avaient refusé un tant soit peu la propagande malsaine de nos lâches politiques, ils auraient, qu’ils soient monarchistes ou républicains, probelges, indépendantistes ou rattachistes, voté en nombre suffisant pour le seul parti capable de mettre fin au chantage exercé depuis plus de trente ans. Paradoxalement, ce la aurait peut-être été une bouée de sauvetage pour l’état fédéral par la démonstration d’une capacité wallonne de répondre aux injonctions toujours plus pressantes des Flamands. La crainte d’une explosion de cet état fédéral, vidé de toute autorité et qu’ils veulent maîtriser pour conquérir les derniers bastions francophones.


Car il ne faut pas se leurrer, les déclarations faites cette année pour le 11 juillet étaient claires. À l’Hôtel de Ville de Bruxelles, il a bien été déclaré que Bruxelles devait demeurer pour le monde une vitrine belge (flamande – NDLR) et qu’elle était la capitale incontestable de la Flandre.


Cette affirmation prouve bien que l’idée des politiques flamands est bien d’avoir un état indépendant dans ses lois et ses décisions, mais possédant une influence dominante sur la Belgique. Heureusement, "qui souffle le vent récolte la tempête", et il n’est pas exclu que les électeurs flamands, convaincus d’appartenir à un peuple unique et à une nation supérieure, ne poussent à des exigences tellement fortes que la Belgique éclatera définitivement, mettant fin ainsi à leur domination dissimulée, mais réelle.


Qu’un Di Rupo admette que les négociations avec la Flandre seront désormais plus dures, démontre l’incapacité de ce président et de son parti, à avoir une influence positive  pour l’avenir de la Wallonie. Il aurait fallu, qu’il ait le faible, mais réel courage d’un Eerdekens, d’au moins oser dire que l’option de rattachement de la Wallonie à la France était désormais une possibilité envisageable en cas de durcissement flamand !


D’autre part, Joëlle Milquet, malgré son surnom de « Madame Nee » ne peut que s’indigner sur une décision de gouvernement régional de profiter de son autonomie pour compléter les allocations familiales des enfants flamands. Qu’attend-elle pour exiger la même attitude en Wallonie ? Il est vrai que les disparités financières entre régions se sont accentuées sous les législatures précédentes wallonnes.


Ne parlons même pas de Javaux qui rêve à une révolution verte dans un pays exsangue !


Oui, Éric Van Rompuy avait raison. Pas d’accord sur l’institutionnel avant les élections régionales de juin 2009, la méthode pour rendre les « francophones » plus dociles est en route.


Mais rien n’est joué, car une chute du gouvernement fédéral pourrait intervenir en fin d’année, face au précipice social, économique et financier entre les régions qui se crée et qui ne peut qu’entraîner des crises politiques majeures au fédéral.


Et qui sait, cette fois l’électeur pourrait enfin comprendre l’intérêt pour la Wallonie (et pourquoi pas pour Bruxelles) de faire entrer le parti rattachiste au gouvernement et de marquer ainsi au moins un coup d’arrêt à la furie de conquête flamande !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 08:22
Décidément, il n'en manque pas une. Le rattachiste "scrogneugneu" continue à divaguer sur son blogue.

Il vient d'écrire " Les rattachistes lucides, qui ont un minimum de culture historique et refusent la "pensée unique" que d'aucuns tentent de leur imposer, n'ont pas a hésiter, à présent, à adopter mutatis mutandis la même attitude que leurs devanciers : constituer, sous une dénomination et une forme acceptable pour l'opinion publique wallonne, un " front autonomiste/séparatiste" avec les nationalistes flamands.

La N-VA est un parti démocratique et certains de ses parlementaires, comme M. Jan Peumans, se déclarent même "de centre-gauche". Mais il y a aussi divers groupements importants, comme le Vlaams Volksbeweging et le Cercle De Warande. Les interlocuteurs "fréquentables" ne manquent pas.
.."

Par un tour de passe-passe, l'unité nationale va se créer pour défaire l'unité nationale. La réunion de la NV-A (13% aux élections 2009) et de quelques rattachistes wallons (0,5%) va créer un séisme capable d'obtenir la scission de la Belgique honnie. Mais quelle naïveté ! Quel angélisme !

Si un partage de la Belgique devait s'effectuer par l'entente entre les nationalistes flamands (et derrière la NV-A, se profile le CD&V, version soft du flamingantisme), et ces quelques rêveurs, quelle serait la la répartition de l'héritage belge .

Doit-on croire en la générosité de ces individus "fréquentables" , subitement soucieux d'une équité entre les régions ? Ces rattachistes qui prétendent connaître l'histoire, se rappellent-ils seulement le retour triomphal de Chamberlain en 1938 qui trouvait les exigences d'Adolf Hiltler parfaitement raisonnables et qui pensait avoir écarté le spectre de la guerre ?

Pourquoi une nation en devenir résisterait-elle à la volonté d'écraser ce qui pourrait l'affaiblir ?

Décidément, je comprends de plus en plus la désaffection du citoyen lucide qui, à lire ce genre de déclaration, ne peut comprendre un rattachisme qu'il découvre prêt à s'allier avec le diable, quitte à brûler en enfer !
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 12:52
Mon article précédent,fait « mouche » et dérange un vieux rattachiste « scrogneugneu ».

Comme dirait Georges Brassens, « je suis de la mauvaise herbe, braves gens. Je pousse en liberté dans les jardins mal fréquentés ».

C’est un véritable plaisir de citer les griefs qu’il lui fait et d’y ajouter quelques observations de mon cru.

B
ien entendu, je trouve que Paul-Henri Gendebien est actuellement le seul « leader » incontesté du retour à la France au niveau du grand public, même si cela gêne, je le répète, quelques anciens combattants d’une cause qu’ils n’ont jamais réussi à faire connaître d’une manière notable.

Il faut que je précise aussi mon indépendance totale de pensée. Je ne suis nullement le porte-parole du RWF et si le « néophyte » que je suis à ses yeux estime sa pensée comme une participation indispensable au redressement wallon, je n’en suis pas idolâtre pour autant.

Voici quelques perles de ce qu’il a publié sur son blogue :

«  On trouve décidément de tout sur les blogs de certains rattachistes. Même lorsqu'ils mettent en exergue que la Wallonie aime la France, ils semblent souvent regretter la " Belgique de papa", celle dont Gaston Eyskens a dit, en 1970, qu'elle était dépassée par les faits.  (Si Gaston l’a dit, c’est tout bon ! NDLR)

Aveuglés par une haine pour la Flandre, ils affirment, par exemple, que "la Belgique est morte en 1970 d'un fédéralisme qui a donné tout le pouvoir à la Flandre". Ou encore : Les politiques flamands voient la Flandre comme un État reconnu et indépendant, part d'un État fédéral belge qu'elle gère, avec comme capitale Bruxelles et comme colonie un autre État soi-disant indépendant, mais sous sa coupe, la Wallonie".  (Mais non bien sûr, la haine du Flamand qu’il détecte chez moi, l’empêche de voir la réalité de ce qu’il s’est passé depuis 1970 et s’accentue encore – NDLR) …

… Prétendre que la Wallonie est devenue une "colonie" de la Flandre à la suite de l'instauration du fédéralisme est tout aussi absurde, car ce sont les politiques wallons - et non les flamands - qui s'accrochent, depuis trente ans, à ce qu'ils appellent la "solidarité nationale", pour pouvoir continuer à bénéficier d'une sorte d'assistanat par la Flandre grâce aux transferts financiers nord-sud..C'est en cela qu'ils font preuve d'une certaine lâcheté, en tout cas d'un manque de dignité, et non dans les négociations interrégionales. (Eurêka, j’ai trouvé nos politiques, et par delà les syndicats et les Wallons qu’ils représentent sont lâches et veules. Rudy Aenhoudt ne disait rien de plus – NDLR)…

 … Si colonisation il y a, elle est plutôt le fait des francophones qui ont été planté (sic) leur tente dans la périphérie bruxelloise ou le restant du Brabant flamand, un peu comme les Israéliens en Cisjordanie (Les Francophones  sont donc des émules des Israéliens. CQFD  - N’est-ce pas témoigner d’une certaine haine des Bruxelles, mère de tous les péchés qui doivent retomber sur ces habitants honnis qui osent parler le français –NDLR).

On ne fait pas avancer une cause avec des contre-vérités. On ne le fait pas davantage en prêchant la désunion entre les rattachistes et autres séparatistes wallons, entre lesquels nous nous efforçons, au contraire de jeter des ponts. Il paraîtrait, selon certains, que cette idée d'union est passéiste. Elle l'est peut-être, mais seulement pour les néophytes donneurs de leçon qui n'ont pas de passé ! Pour les gens sérieux et lucides, elle est au contraire d'une brûlante actualité. Une chose est frappante : ces dénigreurs se sont courageusement abstenus de participer aux États généraux de Wallonie, obéissant au doigt et à l'œil au nouveau prophète qu'ils admirent. Au pays des aveugles... »

Clôturons cette polémique. Cet ancien Belge refusant d’être Belge, Français de cœur, wallon d’appartenance depuis des lustres est le seul à décerner des brevets de réunionistes à la France. J’ai raté mon examen de passage en ne participant pas aux états généraux, épreuve obligatoire pour le recevoir.

Le rattachisme semble être un sujet trop important que pour accepter les « néophytes »  dans le combat pour une restauration, de même que de s'intéresser aux quelque 97% d’électeurs wallons qui préfèrent encore la Belgique dominée par la Flandre à une Wallonie indépendante et française ! Ils n'ont pas droit à la rédemption sans une conversion préalable à la fois de celui qui voit tout, qui sait tout, qui sanctionne tout... mon triste interlocuteur occasionnel ! 

La grande victoire espérée de ce monsieur sera donc le résultat d’une entente des nationalistes flamands qu’il aime tant et quelques irréductibles rattachistes.

Je n’aurai qu’un seul message pour ce parangon de vertus wallonnes et françaises.

Monsieur, retournez vivre avec vos fantômes du passé et laissez-nous vivre avec l’espoir d’un avenir où une majorité de ces « Belges » que vous semblez particulièrement haïr basculeront dans une vision d’une Wallonie libre, vivant en harmonie dans une nation où elle se retrouvera !

Mais cela ne se sera pas fait grâce à vous et à vos quelques fidèles !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 14:08

Je lisais dans une lettre d’information, une réaction que l’on entend souvent dans les milieux rattachistes wallons. Elle regrettait que lors de ces dernières élections, s’était aussi manifestée la désunion du Mouvement wallon : outre le RWF, on avait eu droit à la liste Wallons - parti France, où se retrouvent des régionalistes, des indépendantistes, mais aussi des rattachistes, ainsi qu’à une liste Républicain-wallon ou Parti Républicain Wallon.

Il serait bon de quitter cette idée passéiste de l’union à tout prix de toutes les chapelles où règnent des petits chefs, sûrs de leur intelligence stratégique et de la valeur de leur vision.

Les militants se trompent de cible en tentant une union impossible.
Et d’ailleurs qu’apporterait une telle union dans des résultats électoraux ? Un demi pourcent de plus ? La création d’une confusion des idées particulières ?

La cible est pourtant bien visible. Ce sont les 97% de Wallons qui, tôt ou tard, devront bien se rendre compte que la seule solution possible pour leur survie sociale et économique est le retour à la France.

Le seul groupe politique qui peut entamer cette lutte de conquête est actuellement le RWF, qui représente le plus grand dynamisme et le plus d’atouts. Son président, pour la plus grande rage de ses détracteurs, a une visibilité et une idéologie cohérente. Ses militants ont donc la lourde responsabilité de défendre ce qui a permis l’émergence de ce parti, malgré de faibles moyens. Il ne s’agit pas de conserver une stratégie passéiste, mais ce serait une grave erreur que de vouloir ébranler ce outil qui prend de plus en plus d’efficacité par une volonté de réforme purement électorale.

J’ai encore à l’oreille cette réflexion d’un militant de Liège. Pourquoi ne pas changer le logo ? Le nom ? Le contenu du message ? Argument suprême, le MR et le CDH l’ont bien fait !

M
ais les vrais rattachistes doivent-ils se comporter comme cette classe politique qui ne pense qu’à obtenir des scores électoraux qui lui assureront un pouvoir temporaire ?

Ne doivent-ils pas plutôt songer à montrer le chemin vers la nation qui protégera leur petite patrie et ses citoyens et qui constitue leur dernier rempart contre une dictature flamande.

Une première victoire des rattachistes
ne se trouve-t-elle pas déjà dans l’étude de l’Institut Emile Vandervelde, centre d’études du PS, qui a publié en septembre 2008,  un « État de la Question » intitulé « Le rattachisme : une conviction en progrès en Wallonie ? »  Son auteur, Philippe Hubert, y déclare dans ses conclusions :  « Il est clair qu’on ne peut plus conclure à l’inexistence d’un sentiment rattachiste réunioniste francophile du fait que les partis portant ce courant ne récoltent qu’un à deux pour cent des suffrages.

Il convient également de mesurer combien cette tendance est en  rajeunissement. L’image du rattachisme (et du rattachiste) a sensiblement changé en quelques années. Ce ne sont plus quelques anciens chantant la Marseillaise autour d’un éphémère ministre du Général, mais une tendance plus large, jouissant d’un fond de sympathie chez « monsieur tout le monde ”, d’un attrait auprès de catégories plus « formées » et affichant un réel dynamisme. Il se pourrait que le mouvement se crée progressivement une place durable dans le paysage. »

Cette réflexion reste complètement d’actualité après le 7 juin 2009.

Leur deuxième victoire
se trouvera dans l’orientation de leur message vers le citoyen en leur disant, en leur répétant, en leur répétant encore :

-        * La Wallonie ne peut plus se développer au sein d’une Belgique morte en 1970 d’un fédéralisme qui a donné tout le pouvoir à la Flandre
* Pire, elle est condamnée socialement dans un pays dont l’économie est essentiellement basée sur les exportations, la grosse majorité d’entre elles étant assurée par la Flandre
* Elle finira par devenir un réservoir de main-d’œuvre sous-payée pour la Flandre. Il suffit de voir que nombre de cadres supérieurs sont flamands.
* Pour se plier aux exigences du patron flamand, tout travailleur wallon devra être bilingue français/wallon pour subsister alors que le travailleur flamand devient de plus en plus bilingue flamand/anglais.

 
* Les menaces de prise d’indépendance de la Flandre relèvent d’une stratégie pour supprimer toute résistance des politiciens wallons à leurs exigences nationalistes.
* Les politiques flamands voient la Flandre comme un état reconnu et indépendant,  part d’un état fédéral belge qu’elle gère, avec comme capitale Bruxelles et comme colonie, un autre état soi-disant indépendant, mais sous sa coupe, la Wallonie.

* En France, la Wallonie serait une région  à part entière, protégée par la République

*
Sa culture serait reconnue et encouragée et son économie se développerait rapidement dans un marché de quelque 70 millions d’habitants
Son intégration se ferait d’une manière souple sur un processus de plusieurs années, de manière à ce que les particularités régionales sociales, juridiques et économiques ne soient pas diminuées.
*
De toute façon, des négociations devraient être engagées pour arriver à cette intégration, en espérant que nos politiques s’y montrent plus fermes et moins lâches que lors de toutes celles engagées avec la Flandre depuis 1970
* Notre culture est française, notre personnalité est latine. Nous sommes donc cousins, sinon frères de ces Français, alors que nous ne sommes en aucune manière proche de nos voisins germaniques du Nord.


Bien d’autres aspects des avantages sont encore à développer et faisons confiance à nos intellectuels wallons pour les exprimer !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 08:10

Hier, lors d'une interview télévisée, le président du MR, interrogé sur la formation des gouvernements de la Région wallonne, de la Région Bruxelloise et de la Communauté Française dont le MR a été rejeté a déclaré que beaucoup d'électeurs qui attendaient le changement dans la gestion de ces entités devaient être frustrés.

Beaucoup  avaient voté pour un programme alternatif et ils se retrouvaient avec une coalition à l'ancienne, confortée par un nouvel arrivant écolo qui pourtant avait vu gonfler le nombre de ses électeurs par simple rejet dû au manque d'éthique du PS?

Ce Brave Didier regrettait que les tractations pour créer la nouvelle gestion se fasse en dehors des citoyens, qui donnent par leur vote un blanc-seing pour toutes les interprétations possibles, d'un suffrage pourtant clair.

Et d'évoquer avec regret la France aves son système électoral à deux tours, qui permet lors du deuxième tour de choisir sans équivoque le programme réel du gagnant.

Didier, c'est Saul qui, frappé par la révélation divine, prend brusquement conscience de la Vérité. Deviendra-t-il un nouveau Saint-Paul pour autant ?

Eh oui, Didier, le système républicain est plus juste, plus efficace et plus égalitaire. Même le chef suprême de l'état est élu tous les cinq ans et fait appliquer le programme pour lequel on l'a choisi en toute démocratie.

Cher Didier, il ne te reste plus qu'à achever ta conversion. Deviens rattachiste et sois le premier des nouveaux élus du parlement à afficher le courage nécessaire pour éveiller la Wallonie à un avenir réel, débarrassé des scories communautaires, au sein de la 5e puissance du monde.

Peut-être ouvriras-tu une marche salvatrice pour tes collègues parlementaires ?

Qui sait ? Tu pourrais peut-être devenir Président de la République alors que dans le Royaume de Belgique, tu ne seras jamais 1er Ministre. Tu n'es pas flamand donc, tu n'as aucune chance !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 17:50


Certains visiteurs de ce blogue m'ont demandé s'il était vraiment visité.

Je dois dire que je l'ignorais mais comme l'hébergeur offre la possibilité de savoir, je vous place ci-dessous la capture d'écran. Et vous verrez, ce n'est pas mal !



 Attention, pour les amateurs, je crée un nouveau site Internet

www.wallonie2010.eu

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 12:01

Les résultats du scrutin électoral pour le parlement de la Région wallonne sont particulièrement décevants.

Pas au niveau du Rassemblement Wallonie-France qui se classe souvent dans les premiers petits partis qui suivent les 4 partis habituels, vous savez ceux qui n’ont pas droit à l’accès des médias sauf d’une manière anecdotique, ceux dont les quelques malheureuses affiches payées sur leurs propres deniers sont surcollées dans les minutes qui suivent leur affichage par leurs affiches qui sont payées par l’ensemble des contribuables, ceux que l’on cache, que l’on fait taire, que l’on tente d’isoler !

Mais ils sont décevants au niveau de la survie de la région elle-même. Que peut-on constater ?

1° le parti socialiste, grâce à son réseau d’obligés et malgré ses casseroles, reste le premier parti de la Région.

2° le MR, par le biais de Didier Reynders, a tenté maladroitement de s’imposer comme parti dominateur, alors qu’il aurait plutôt dû éviter de tirer tous azimuts.

3° Ecolo a largement profité des votes de rejet de l’électeur dégoûté qui s’est cru obligé de se présenter dans l’isoloir.

4° Le CDH, par son attachement au PS (C’est Milquet qui a dit non à l’orange bleue au fédéral, pas aux exigences flamandes, car elle voulait absolument y faire rentrer ses amis rouges) reste stable, mais passe en dernière position au parlement.

À voir qu’Ecolo détient la clé, comme l’a déclaré Reynders et sachant que ce parti  est le plus attaché à la préservation de la Belgique parmi tous ses membres, l’on se demande comment les 3 autres partis résisteront aux nouvelles exigences des Flamands.

Quand Bart De Wever, fidèle allié du CD&V, malgré son départ du cartel dit «  Les francophones continueront à tirer sur une tétine fédérale tarie. Nous en avons assez. Plus une seule goutte », il y a de quoi s’inquiéter.

Les Wallons sont devenus des assistés qui craignent que le robinet social ne se ferme et qui mendient misérablement quelques minutes de répit supplémentaire et que les partis censés les défendre n’ont qu’une crainte, celle de voir des élections fédérales nouvelles, de vivre une nouvelle crise interminable avant de voir la Belgique exploser.

Alors, comme ils l’ont fait jusqu’à présent, ils vont se mettre à genoux pour prolonger un tant soit peu l’agonie.

Bien sûr, les excuses pour céder sont celles qui ont marché jusqu’à présent. Nous devons rester unis pour résister à la crise mondiale. Amusant, si l’on peut dire, lorsque l’on sait que la dette publique va dépasser les 100% du PIB annuel de la Belgique, que l’effet boule de neige étant à nouveau en route va l’augmenter rapidement par le jeu des intérêts.

Alors que va pouvoir faire la Wallonie lorsque ces exigences de scinder lois sociales, lois financières, lois économiques et lois culturelles seront remplies ?

Nous savons que la Belgique a vécu grâce aux exportations, mais que près de 85% sont faites au départ de la Flandre.

Nous connaissons maintenant l’égoïsme flamand et compte tenu de leur volonté  de sortir leur région (j’ai bien dit région, pas l’état) le plus rapidement de la crise qui les touche fortement, il serait particulièrement naïf pour croire en des accords équilibrés.

« Alles voor Vlanderen ». Désormais cette devise remplacera la vieille et éculée « L’union fait la force ».

Les partis habituels ont gagné. Ils continueront à placer leurs candidats à des postes rémunérateurs tant que la Belgique survivra.

Dommage que l’électeur n’ait pas encore compris la portée vitale de ces élections. L’on est reparti pour un tour de cirque. Ce n’est pas nous qui en rirons !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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  • : Ce blogue est celui d'un liégeois, partisan du retour à la France. Il n'accepte plus de vivre dans un état dont la langue et la culture de la majorité des habitants sont différentes de ses racines et qui tente de lui imposer celles-ci en même temps qu'il colonise sa patrie charnelle, la Wallonie. Il vous offre ses réactions d'humeurs.
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