wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 12:17

Dès ce 1er mai, le concert donné par le quatuor francophone de chambre (parlementaire) sera diffusé largement dans les médias.

 

Même si les partitions diffèrent selon les qualités de l’exécutant, une certaine harmonie règnera dans leur ensemble baroque !

 

Dame Milquet nous interprètera la ritournelle bien connue de « la priorité pour l’emploi », tandis que le 1er violon Di Rupo nous jouera l’air du « bon Samaritain qui veut le bonheur des gens ». Le trompettiste Javaux se lancera dans une improvisation sur la « qualité de l’environnement » et le percussionniste Reynders appuiera le tout par la frénésie d’un rythme à binaire décrit par l’expression « au premier temps, c’est la Wallonie, au deuxième temps, c’est Bruxelles »

 

Mais l’élément majeur de l’interprétation est et restera le maintien des pouvoirs du roi. Le chef d’orchestre Leterme a déclaré que cela n’empêcherait pas la modification musicale d’une constitution où les grands chefs de chapelles flamandes imposeraient leur rigueur et leur précision dans les modifications mélodiques pour une meilleure reconnaissance de l’orchestre politique de Belgique.

 

À l’ensemble de ce concert qui risque d’être encore plus discordant le lendemain des élections de juin, Wallonie 2010, en manque de ces subsides si généreusement distribués aux grandes formations du pays, offre cette affiche au RWF, par le biais de son site Internet.

 

AffichePrisonnier.JPG

 

Espérons qu'elle aide le public à choisir le bon spectacle et le faire fuir devant la cacophonie qui va le submerger pendant quelque quarante jours !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 08:09

Alexander De Croo, président de l’Open VLD, a déclaré à RTL-TVI  "La Belgique est indivisible"  et il ajoute "Je déteste le nationalisme. Je suis un Flamand qui veut faire quelque chose de bien de ce pays. Pour couper les ailes des extrémistes, il fallait donc surtout éviter qu'on garde un gouvernement qui ne fasse rien pendant une année de plus. Je réagis ainsi parce que je suis Belge, favorable au système fédéral et je veux vraiment que ce pays fonctionne. Pour moi, la Belgique est indivisible. Flamands et  francophones sont comme des frères siamois, mais je pense qu'il ne faut pas avoir peur de voir chaque pas d'une réforme de l'État. Cela ne mènera pas au séparatisme. Ce n'est pas du tout le souhait des Flamands".

Pour celui qui a pratiqué le chantage à la démission du gouvernement fédéral si le délai qu’il fixait n’était pas respecté par les Wallons et Bruxellois au « paquet Dehaene », l'affirmation est belle. La Flandre doit pouvoir faire ce qu'elle veut. Les Wallons n'ont qu'à obéir  à l'ordre donné et vite, très vite, sinon ...

Cette profession de foi démontre, pour ceux qui ont la vision basse qu’une bonne partie des politiques flamands désire conserver une Belgique qui serait un état fédéral, sans solidarité, sans pouvoir de régulation sur les droits des citoyens et qui, par le biais de son parlement où la Flandre dispose d’une majorité absolue, ferait et dicterait les quelques lois fédérales qui resteraient encore en vigueur.

L’autonomie presque parfaite des régions conduirait alors à une Flandre économiquement et socialement prospère (80% des exportations belges, principale ressource du pays) mettant en coupe réglée la Wallonie comme une colonie du XIXe siècle.

La Belgique fédérale est un leurre. Divorçons et rejoignons la France qui pourra nous aider à reprendre notre envol vers un avenir plus prometteur !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 10:21

C’est fait. Le roi a accepté la démission du gouvernement fédéral, après une tentative maladroite de « rabibochage » en chargeant Didier Reynders de relancer les négociations.

Cette crise est pathétique, car elle souligne l’impossibilité de survie de ce royaume factice qu’est le belgeland. Le seul souvenir qui s’attachera à ce royaume défunt sera celui du surréalisme.

Car le fameux « ceci n’est pas une pipe » de Magritte s’applique parfaitement au monde politique belge et les propos tenus par ses représentants en sont la preuve.

N’avons-nous pas vu les quatre partis francophones qui, il y a quelques mois, chantaient en chœur l’air du « Nous ne sommes demandeurs de rien » piquer des crises d’hystérie parce que les négociations étaient rompues.

N’a-t-on pas entendu Dame Milquet faire le reproche à l’Open VLD d’avoir rompu les négociations sur BHV au détriment de l’intérêt du pays. Surréaliste !!! Celle qui a dit « Nee » à l’orange bleue pendant près de neuf mois empêchant ainsi la formation d’un gouvernement nécessaire à la conduite du pays, rien que pour y faire une place à son comparse, le PS.

 Ne faut-il pas constater le slogan vide de sens et lancé continuellement comme une litanie de « La Belgique a d’autres priorités que la résolution de BHV » du PS alors que c’est le problème qui bloque tout.

Ne parlons pas du couple Reynders/Maingain, qui souffle le froid et le chaud tout au long des tractations.

Encore moins de Javaux qui ose citer la solidarité de Groen, alors que ce parti frère écologiste a déclaré qu’il voterait la scission au parlement fédéral,  contrairement à la fois précédente où il s’était abstenu.

La Belgique, terre du surréalisme ? Bien sûr, mais pas la Flandre, pragmatique, nationaliste, colonisatrice et entièrement tendue vers un but commun, y asseoir son pouvoir au point que Bruxelles et la Wallonie dansent sur sa musique !

Que va-t-il advenir dans les prochains jours ? Mais quelles que soient les orientations qui seront prises, il y aura toujours cet antagonisme où les francophones seront niés, humiliés, meurtris, écrasés par une majorité flamande, sûre de sa puissance numérique.

Nous sommes désormais partis vers des avenirs improbables dont le pire serait la paupérisation d’une Wallonie proie pantelante d’un lion fou et le meilleur, le retour à une Nation en phase avec ses aspirations profondes de Liberté, d’Égalité et de Fraternité, j’ai cité la République Française !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 12:26

RTL-Info annonce sur son site Internet que « Le ministre des Réformes institutionnelles, le libéral Didier Reynders, a achevé une mission de médiation considérée comme celle de la dernière chance pour éviter une grave crise politique dans notre pays. A l’issue de sa rencontre avec le Roi, il n’a fait aucun commentaire sur le résultat obtenu, mais la presse révèle qu'il aurait réussi. »

 

Dans l’édition de la Meuse-Liège, l’on trouve sous le titre « Mission accomplie » l’analyse du journaliste notamment sur les concessions qui seraient probablement faites par les Francophones.

 

« D’abord, dit-il, et c’est l’essentiel, ils vont sans doute devoir accepter une forme de scission du fameux arrondissement (Qui pourrait en douter, c’est là l’objet de la négociation – NDLR). Mais, ajoute-t-il, cela ne signifierait pas qu’il n’y aurait plus de lien avec les francophones de la périphérie, ou du moins ceux des communes à facilités. Par contre, il faut sans soute oublier définitivement l’idée d’élargir Bruxelles. Avec peut-être quand même la possibilité d’un « corridor » entre Bruxelles et la Wallonie.

 

Je sais que ce quotidien n’est pas la référence matière politique, mais l’on sent pointer la langue de bois, si chère à nos politiciens tellement loués par ce qui est devenu une « feuille de chou » parfaite.

 

Traduisons les suppositions qui risquent de se révéler. L’arrondissement BHV sera scindé, les francophones marcheront sur leur fière détermination d’élargissement de Bruxelles, les communes à facilités auront encore des facilités, mais diminuées et l’on créera peut-être le corridor mentionné ! Et pourquoi ne pas créer aussi un tunnel style Eurostar ou un pont aérien style berlinois d’avant la chute du mur.

 

Encore des capitulations pour garder au pouvoir un gouvernement de façade au moins le temps de la présidence européenne.

 

Mais la grande question, le grand écart va se situer entre Olivier Maingain, président du FDF et Didier Reynders, président du MR.

 
Le premier va-t-il accepter les ordres du second et lâcher ainsi son fonds de commerce électoral ?


Le second, peut-il encore représenter quelque chose à Bruxelles sans le premier ?


Didier Reynders a peut-être voulu réussir sa mission en pensant que les négociations n’aboutiront pas de toute façon.

 

Mais dans ce cas, pourquoi avoir accepté cette mission du roi. Il aurait eu bien plus de panache en disant « Sire, les Droits de l’Homme sont en jeu dans votre royaume et je ne peux décemment aider à les abattre ».

 

Sentier2010

  Improbable sentier reliant
la Wallonie à la capitale européenne
 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 16:28

RTL-TVI l’annonçait comme si une résurrection du défunt gouvernement, son décès n’ayant pas encore été acté par  le palais royal,  Didier Reynders était convoqué par le roi qui l’a chargé, nous dit un communiqué « de s'assurer dans un très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde » ce qu’il a accepté, ajoute-t-il.

Il faut rappeler que Didier Reynders est président du MR et par conséquent le « cornac » d’Olivier Maingain, lui-même président du FDF. Il semblait que cette fois, le MR et le FDF n’étaient pas prêts à négocier sur le dossier BHV sans parler au moins de l’élargissement de Bruxelles.  Pourquoi ce choix royal ? Mais aussi et surtout pourquoi le bon petit soldat belgicain a-t-il accepté cette mission casse-gueule ?

Ou bien il réussit à remettre les partenaires politiques autour de la table avec le volet « élargissement de Bruxelles », ce qui correspond aux demandes des francophones, mais qui peut croire que les Flamands sont prêts à en discuter ? Même Groen, après l’Open VLD, vient de déclarer qu’il n’était pas question de s’écarter du plan Dehaene.

Ou alors il amorce l’acceptation de passer sous les fourches caudines flamandes en les réunissant autour des propositions, non négociables de Jean-Luc Dehaene avec la bénédiction de Joëlle Milquet qui déclare déjà les yeux embués de bonheur « Je me félicite de cette initiative royale. (…) La solution ne sera pas facile à trouver, mais la volonté d’y arriver est là ».

Quant au PS, il déclare dans un communiqué rester convaincu qu'il est possible de trouver une solution négociée et équilibrée sur ce dossier.

La décision du roi a été prise à la demande des partis flamands de la majorité, a-t-on indiqué au CD&V et à l’Open VLD. Tiens donc, la patate  « chaude » est renvoyée aux Francophones. Encore une manière de hurler que les accords ratent à cause de l’arrogance des politiciens du pays ou les écraser définitivement.

Dans le fond, jeudi prochain, la loi passera vraisemblablement au parlement si les francophones ne cèdent pas. Alors ? Pourquoi mener un combat inutile contre la puissante Flandre.

C’est vrai, mais il fut un temps où les Wallons avaient du panache et la moindre menace leur faisait relever les « crestes », allusion à un coq symbolique devenu entretemps un poulet dans l’attente de figurer dans un Waterzooi de derrière les fagots !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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