wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 17:45

André Antoine, le ministre wallon du Budget du gouvernement de la Région wallonne a déclaré être prêt à intervenir financièrement afin qu'Arcelor Mittal dispose des quotas C02 nécessaires pour la relance du haut-fourneau B d'Ougrée, prévue le 12 avril.

« La Région est prête à rencontrer les attentes d'Arcelor Mittal si ce qu'elle fait au présent s'inscrit dans un avenir » a-t-il dit lors d’une rencontre avec les représentants des syndicats liégeois.

Toutefois, il réclamera des garanties à Arcelor Mittal sur le maintien de l'emploi et la réalisation des investissements.

J’aime qualifier ce ministre de « bébé Antoine » car sa vision est souvent sinon toujours empreinte d’une naïveté toute enfantine.

Tous le monde sait que Monsieur Mittal mettra en fonction deux aciéries ultra performantes en 2012 ou 2013 en Inde.

Chacun se rend compte qu’il joue avec les travailleurs et les politiques wallons, selon la demande du marché, une fois fermant des sites, l’autre fois, les réactivant..

Comment ce ministre est-il aveugle au point d’ignorer l’histoire encore récente de ces groupes étrangers, qui, la main sur le cœur, nous assurent de leur volonté de s’installer durablement sur notre territoire, bénéficient d’aides importantes, puis claquent la porte, dès que la situation leur semble plus profitable ailleurs ?

Et le pire, c’est que l’argent public dépensé, le mien, le vôtre, pourrait servir dans le développement d’activités nouvelles. La Wallonie est riche de PME innovantes, freinées dans leur développement pour des raisons uniquement financières.

Là est le scandale. Le plan Marshall dont s’enorgueillit l’Olivier est totalement sous- financé.

Mais il en faut mécontenter personne jusqu’au prochaines élections, n’est-ce pas. Même Leterme II défend avec acharnement notre « Daerden international », face aux accusations des medias. Edifiant !!! Les Flamands défendant la présomption d’innocence d’un homme qu’ils détestent le plus souvent !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 15:34

Dans une interview accordée au Groupe Sud-Presse, sous le titre de " Un vrai slogan pour la Wallonie ", Rudy Demotte, le président de la Région Wallonne qui porte également la casquette de président de la Communauté française (sorte de Wallobrux en gestation), déclare notamment " (...) Parler de Région wallonne plutôt que de Wallonie me semble dépassé par les faits. Comme pour les termes de gouvernement et de parlement  (de Wallonie et non plus de Région wallonne - NDLR).  La consécration de la Wallonie implique une révision de la Constitution  (??? - La Région flamande s'appelle souvent la Flandre sans aucune gêne par rapport à la Constitution actuelle qui parle pourtant de 3 régions - NDLR) (...) ".

 

Cette déclaration devrait remplir d'aise le citoyen que je suis. Après le papier à lettre de Di Rupo, alors ministre-président de la Région Wallonne, Royaume de Belgique comme son courrier le précisait à l'époque, voilà que Rudy Demotte parle d'identité wallonne plus forte.

 

Mais cela ne prépare-t-il pas l'acceptation de négociations sur modification de cette fameuse constitution, tellement désirée par les Flamands ?

 

Pourquoi pas, me direz-vous ? Mais à ce changement de nom doit alors s'ajouter obligatoirement une représentation égale au parlement fédéral pour cesser le statut de "cocus" que le fédéralisme belge nous a imposé. Une majorité flamande imposant sa volonté au peuple wallon en état d'infériorité numérique.

 

Et cette grande révolution libératrice d'un joug de plus en plus insupportable, il n'en fait pas mention.

 

Alors préparation psychologique à une échéance proche où les élus wallons vont se mettre à table pour encore une fois accepter l'inacceptable ?

 

Mais Pourquoi bouder le petit plaisir qu'il nous accorde ? Donnons lui un bon point pour un changement mimine mais sur la bonne router un avenir que nous réclamons. Nous lui faisons donc la suggestion de déjà marque l'évolution par le changement du logo officiel utilisé par son administration.

Et qui sait, peut-être un pas vers un logo plus représentatif.  Celui qui porte en filigrane, les mots Liberté, Égalité et Fraternité.
Un slogan qui ne devrait pas effrayer un vrai socialiste !
EvolutionLogoW-copie-1.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 13:51

Lors de sa première apparition au Parlement européen, Herman Van Rompuy, président européen permanent, élu probablement sous une amicale  pression de Nicolas Sarkozy er d’Angela Merckels, a été insulté par le chef de file des europhobes britanniques.

Nigel Farage - c’est le nom de ce député européen et co-président du groupe Europe libertés démocratie (ELD) – lui a adressé un virulent «  Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d'une serpillière humide et l'apparence d'un petit employé de banque ».

Dans le fond, il exprimait crûment ce que la presse internationale avait dit avec des gants, lors de son élection.

Le cadeau fait au Royaume-Uni en désignant en même temps une illustre inconnue, Catherine Ashton au poste de Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité n’a pas suffit à calmer l’ire de ce politicien britannique.

.« Moins connue qu’Herman Van Rompuy, il faut le faire, non ? », a-t-il précisé dans son intervention.

 

Il doit se rendre compte, comme beaucoup, que l’arrivée de ce personnage  qui, sur le temps limité à quelques mois d’un mandat de 1er ministre belge, a prouvé largement son manque de réactivité face aux groupes de pression de son gouvernement et son art de dissimuler les impasses qui attendent son pays natal.

 

Il semble craindre que le couple Sarkozy-Merckels, patrons actuels des deux grandes puissances au sein de l’Union, ne profite de sa faible personnalité et du Traité de Lisbonne pour imposer leur suprématie sur les pays associés, et notamment sur le Royaume-Uni qui est toujours en pied en dedans et un pied en dehors de l’Europe.

Dans son discours, il a aussi adressé à Herman Van Rompuy un vibrant « Vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays. »

Et là, il faut bien avouer qu’il est difficile de lui trouver un manque de lucidité !

Discours de Nigel Farage

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 15:43

RTL-Info publie ce jour un communiqué de B Plus sous le titre "Une autre Belgique est possible".

 

Sans vouloir peiner des citoyens belges certainement respectables et nostalgiques d'une certaine Belgique de Papa, il faut, hélas!, les démentir.

 

La Belgique, leur Belgique est décédée depuis longtemps, atteinte d'un nationalisme flamand outrancier, d'une démission des politiques wallons qui ont accepté un état fédéral injuste où la communauté minoritaire (les francophones, comme aime les appeler Maingain) est définitivement mise sous la coupe et la domination de la communauté majoritaire, les Flamands qui avaient et qui ont un poids électoral injustifié dans un régime où les régions devraient avoir la parité totale dans la représentation nationale.

 

Totalement aveuglés par le désarroi qui leur inspire le régime actuel, ils appellent ce que les royalistes français ont appelé la restauration.

 

Dans un couple désuni, dont l'époux sûr de sa force et de sa domination bat régulièrement sa femme, celle-ci doit-elle se soumettre jusqu'au dernier coup fatal ?

Peut-on l'encourager à continuer de subir ce calvaire sous prétexte qu'il est possible par la raison d'adoucir les rapports conflictuels et que c'est son mari qui dispose des revenus principaux du ménage.

 

Malgré ce que ce mari lui a fait subir, elle est encore désirable et elle pourrait donc encore séduire un autre homme, riche et en meilleure santé qui pourrait lui assurer des jours meilleurs.

 

C'est le cas de la Wallonie et des Wallons qui hésitent encore à demander le divorce et à regarder vers la France. Pourtant, devenir le partenaire d'une république égalitaire, libertaire et fraternelle devrait les faire rêver. Appartenir à la cinquième puissance économique au monde, au lieu de se contenter d'une nation sur le chemin d'une faillite de plus en plus annoncée, quel changement d'horizon !

 

Le dernier exemple du besoin d'appartenir à une puissance tutélaire plutôt qu'à un état factice en déliquescence nous vient de Flandre. Kris Peters, si fier de sa région et de ses réalisations, l'avoue. Il n'a pu sauver Opel à Anvers parce que General Motor a préféré subsister dans un état puissant comme l'Allemagne.

 

Une autre Wallonie est-elle possible? 

Oui, une Wallonie moderne et forte si elle prend sa place comme région à part entière dans une France solidaire !

Quelle place ? Certainement une des dix premières régions classées par importance économique et sociale !
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 13:41

Dans un communiqué signé par 4 parlementaires Ecolo et Groen, les verts  appellent à une réflexion sur la sécurité et l'orientation des investissements. Ils soulignent notamment que « des investissements colossaux ont été réalisés par la SNCB dans certains projets alors que la sécurisation du réseau et la qualité du service proposé aux navetteurs progressent trop lentement ». Selon eux, il faut « retrouver une certaine sobriété et un sens des priorités pour permettre la modernisation » du réseau.

Ronny Balcaen, député fédéral Ecolo, désire une bonne utilisation des moyens.  Il déclare « S'il s'avère qu'il faut faire un choix entre une belle gare et la sécurité des voyageurs, notre choix ira toujours à la sécurité des voyageurs ».

L’on sait que le débat qui s’est instauré sur la future gare Calatrava de Mons, énerve Elio Di Rupo, le bourgmestre de Mons, qui a mis toute son autorité de  Président du PS au service de son prestige.

Bourgmestre de la capitale européenne de la culture en 2015, « c’est chiant, non » comme aurait dit Jack Lang, son frère de cœur français.

Il veut sa gare et pas
au rabais. L'investissement serait de 110 millions d'euros, le tiers du coût de la nouvelle gare des Guillemins.  Mais l’on connaît la technique des dépassements de budget, rétorquent ses adversaires, témoins de l’alourdissement spectaculaire de la facture liégeoise.

Mais Ronny Balcaen modère ses propos, la température ambiante entre les partenaires de l’Olivier wallon étant déjà en surchauffe. La remise en cause du projet Calatrava à Mons " n'est pas d'actualité ». Mais il ajoute tout de même : « Il faut en tout cas qu'on se penche sur la question. Après la catastrophe qu'on vient de connaître, on ne comprendrait pas que l'on ne puisse pas remettre en débat certains choix... ".

Polémiquer sur l’accident ferroviaire qui a eu lieu à Halle ne doit pas être une attitude politique, mais il serait incompréhensible de ne pas mettre en cause les faits qui conduisent à ce genre de catastrophe humaine.

Pourquoi la France est-elle, malgré ses faiblesses au niveau de la modernisation de ses lignes régionales, dotée totalement de ce système de sécurité que la SNCB promet terminé en 2013.

Q
uestion de préférence pour des investissements d’image pour la satisfaction d’égo politicien, plutôt que de sécurité pour la vie courante des citoyens ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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