wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 11:34

Une citation déposée sur le site de Liège-France par un correspondant anonyme qui rappelait que Jacques Brel avait dit « La Belgique, c'est un terrain vague où des minorités se disputent au nom de deux cultures qui n'existent pas. »a fait réagir et a inspiré une de ses lectrices.

À son propos, elle juge et condamne le chanteur.

« Le cas de Brel est spécial », dit-elle dans son commentaire, «  Il aimait son "plat pays" pour ses paysages et son architecture, mais rejetait sa culture. Il est le type même du fransquillon flamand devenu bruxellois, espèce détestable en voie de disparition. (…) La phrase de Brel est à mettre sur le compte du surréalisme belge. En quelque sorte, cet homme bourré de talent et très cultivé n'appartenait à aucune culture, ni flamande, ni wallonne, C'est un des derniers produits de la "belgitude", cette fausse culture qui a de moins en moins d'adeptes, sauf peut-être à Bruxelles. - 13 février 2010 20:04 »

Cette chère dame, pseudo psychologue de nature, pense que la culture ne peut pas s’enrichir des racines locales, du terroir où l’individu a grandi,  mais doit correspondre à une norme politiquement correcte.

Bien sûr, le grand Jacques était en partie de Flandre et alors !!!

Jean Giono et Marcel Pagnol n’étaient-ils pas de Provence et de grands écrivains français ?

Le fait de n’être pas un « francophone uniformisé » empêche-t-il d’être un grand  chanteur ou poète d’être Français dans son expression de la vie et des hommes ?

 

Certains rattachistes m’effraient, car leur haine de la Belgique les entraîne à renier ceux qui y sont nés sous prétexte que leur carte d’identité n’est pas celle de la République.

 

Ils n’ont pas l’intelligence de séparer le mot « carte » de sa notion administrative et le mot « identité » qui fait que chaque être humain est attachant du fait de sa diversité. L’on finirait par croire qu’une certaine conception dépassée du sol et du sang les hante quelque part dans leur cerveau. Ce qui explique aussi leur tendresse pour certains nationalistes flamands.

La République française est un modèle qui se base sur des valeurs d’Égalité, de Liberté et de Fraternité. Celui qui accepte d’y agréer est déjà digne de se réclamer de la France, mais c’est son amour de sa langue et de sa culture qui en fera son fils à part entière.

 

Alors, j’en ai assez de ce mépris qui consiste à reprocher à quelqu’un son lieu de naissance et d’oublier l’option volontaire qu’il fait dans son libre arbitre.

Albert Camus disait cette vérité « Ma patrie, c'est la langue française ! ».  

C’est de cette patrie spirituelle qu’un vrai rattachiste doit s’inspirer. C’est celle qui crée une identité de beauté, une communion d’esprit, un élan vers un avenir commun et une union avec ses frères de pensée.


Alors Brel, un Flamand ? Un Bruxellois ? Un Belge ? Non, un vrai Français même si une certaine nostalgie du plat pays lui avait ébloui l’âme.

Mais comme j’aime la France et ses chanteurs, même d’origine italienne, je conclurai par  ces quelques vers chantés par Serge Reggiani :

« (…) J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses... »


BrelFlandre.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 11:08
Guy Verhofstadt, ex-premier ministre Open VLD et chef du groupe libéral au Parlement européen, a osé déclarer dans une tribune publiée aujourd'hui dans le quotidien Le Monde que le débat sur l'identité nationale en France montrait qu'il « y a décidément quelque chose de pourri en République française", devenue "source d'accablement pour ses amis ».

Toujours aussi injurieux envers la République et son gouvernement, il va encore plus loin en précisant que « Pour ses voisins, la France a souvent été un modèle d'inspiration et d'admiration (...). Elle est source d'accablement pour ses amis, qui la voient se perdre dans une polémique stérile sur l'identité nationale ».

Enfin ce ministre d’état d’un état fédéral inégalitaire entre les régions qui la composent a le culot de fustiger un débat qui "a remis les thématiques d'extrême droite au premier plan" et estime que les discussions "de sous-préfecture" organisées par le gouvernement et le site internet du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale sont devenues "un défouloir au remugle vichyste".

Les dernières remarques sont particulièrement mal venues de la part d’un élu de Flandre dont la politique régionale crée actuellement une ségrégation entre citoyens de première qualité (du cru de préférence) et de deuxième choix (les francophones en particulier). Le traitement (et le mot est cruel) dont sont victimes les habitants de la périphérie de Bruxelles, capitale européenne en est une preuve évidente.

L’énergumène politique (énergumène, car si ladiplomatie française était chatouilleuse, elle rappellerait son ambassadeur pour exiger, au minimum, des excuses) est donc particulièrement mal placé pour émettre ce genre de critiques nauséabondes.

Au nom des Wallons attachés profondément aux Valeurs de la République Française, je présente toutes nos excuses à Monsieur le Président de la République, à son Premier Ministre et à son gouvernement, pour l’affront que leur a été fait par un élu belge, ministre d’état de surcroit !
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 16:13

Yves Leterme, premier ministre fédéral a déclaré ce jeudi que la Belgique était  « prête à prendre ses responsabilités" pour venir en aide à la Grèce, dans le cadre d'un effort coordonné des pays de la zone euro ».

« Je suis pour un effort coordonné au niveau européen", a-t-il dit à quelques journalistes présents.

« Tout soutien financier est toutefois conditionné à un effort crédible d'Athènes pour ramener son déficit public à des proportions plus raisonnables », a-t-il ajouté. Toutefois, il s'est montré réticent à une intervention du Fonds monétaire international (FMI), sans toutefois l'exclure catégoriquement.

Ce premier ministre, a-t-il eu les conseils éclairés de sa nounou qui s’occupe de l’institutionnel, mais qui préside également le conseil d’administration de la banque DEXIA, ou envisage-t-il que la même question pourrait se poser d’ici peu à la Belgique ?

Car si la situation de la Grèce est préoccupante sur le plan budgétaire, les journalistes belges toujours bien orientés citent également l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Mais ils semblent oublier dans quel état sont les finances d’une Belgique en état de délabrement accentué.

Ces déclarations d’un Leterme relèvent du dicton « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ».

Le déficit de la Belgique fédérale est en hausse constante, le gouvernement se contentant de saupoudrer un peu partout le peu d’argent qui rentre dans les caisses.

Ne parlons même pas des trous prévisibles de la sécurité sociale et du problème des pensions. Nos gouvernants nous parleront de la crise économique mondiale pour les excuser.

Mais la police et les pompiers manquent de moyens, la justice n’est plus à même d’exécuter toutes ses condamnations, l’enseignement se fait dans ses locaux, parfois à la limite de l’insalubrité et nos routes sont devenues des véritables pistes de savane qui se transforment en pistes de la toundra dès qu’il y a le moindre flocon de neige.

Nous sommes en état de faillite virtuelle et ce n’est pas la présence d’un Van Rompuy à la présidence de l’Europe qui nous épargnera se déclaration le temps venu ?

Je comprends donc sa peur de l’intervention musclée éventuelle du FMI. L’on sait que les mesures drastiques qu’il impose au pays en redressement sont cruelles et brutales.

Et cette intervention, si elle se faisait chez nous non seulement créerait non seulement des troubles sociaux indescriptibles, mettrait en grave danger la carrière (confortable) debout nos politiques qui nous jouent des berceuses depuis des années et risquerait de faire exploser ce royaume divisé.

Demain, il risque d’être trop tard pour réagir . Quand les élus honnêtes de toutes tendances vont-ils se révolter contre cette tragi-comédie d’un état totalement aux mains des présidents de partis ?

C’est la question que l’on se pose avec une angoisse grandissante !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 12:15

C’est fait, L’Europe, par l’entremise  du jury de sélection des capitales européennes de la Culture, a choisi sa Miss Culture 2015 belge.

Enfin « choisi » est un terme surréaliste pour un concours où il n’y a qu’une ville candidate, les autres ayant été gentiment (ou moins gentiment) priée de ne pas se présenter !

Un concours réservé à une seule candidate, voilà qui ne relève pas d’un exemple d’émulation citoyenne européenne.

Bien sûr, je peux comprendre que le meilleur moyen de gagner est d’éliminer tous les concurrents avant l’épreuve, mais cela est-il éthique qu’un jury dit « indépendant » accepte cette parodie ?

Quand il n’y a qu’un seul candidat, il ne devrait pas y avoir remise de prix puisque la compétition n’a pas eu lieu.

La bonne manière  de gagner le championnat européen pour le Standard serait donc de se présenter seul sur le terrain et gagner faute d’équipe adverse à lui opposer ?

Je vois déjà certains titres publiés dans les médias avec la même considération.

 « Notre champion cycliste belge gagne le Tour de France, étant le seul sur la ligne de départ »
ou
« Participez à notre grande tombola promotionnelle dotée d’un prix d’un million d’euro. Il n’y aura qu’un seul participant admis et gagnant : VOUS ! »

Cette acceptation d’un jeu truqué est un déshonneur de plus pour l’Europe et une piteuse image pour la Ville de Mons et son bourgmestre. « A vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire » disait le héros du Cid. Mais dans le cas de ce concours qui n’en était pas un, il n’y a ni gloire, ni victoire. Juste la réception d’un titre non mérité puisqu’il n’avait pas lieu d’être donné. Un accord politique intérieur conclus n’est pas un critère d’attribution pour un jury.

Le jury de sélection des capitales européennes de la Culture, s’il avait eu un tant soit peu le respect de ce concours, aurait dû refuser d’attribuer le titre à un seul candidat.

Mais il y a longtemps que l’Europe et que la politique belge s’écartent du citoyen et de ses sentiments profonds !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 08:09

Dans son entretien de dimanche avec Pascal Vrébos sur RTL-TVI, Joëlle Milquet , présidente du CDH,  a montré la limite de sa culture française. En exemple d'humanisme, elle a cité la résolution du problème des "sans-papiers".

Il était bon de rappeler les définitions du mot "humanisme" à cette égérie politique qui le confond avec compassion. Vous la trouverez ci-dessous.

En prônant une solution humaine à ce problème, elle ne s'occupe pas de leur épanouissement que je sache, mais juste d'un peu de confort matériel.

S'occuper du problème de ces illégaux est peut-être faire preuve de charité, mais certainement pas d'humanisme.

De là, à en arriver à se poser des questions sur la véritable orientation idéologique du CDH, il n'y a qu'un pas. Comme sa présidente confond allègrement des notions, sinon opposées mais néanmoins différentes, son message n'est-il pas trop brouillon?

A la question du journaliste de quel humanisme, elle se targuait, celui du 17e siècle, celui des lumières, elle se projeta dans un humanisme futur de pacotille, celui des dames patronnesses, revues et modernisées par la mondialisation.

A force de jouer à la bonne Samaritaine, son argumentation devient celle du bazar parisien du même nom, l'on y trouve pratiquement tout et pour tous les goûts.

Et c'est là, peut-être son désir réel, convaincre tout le monde que sa présidence est la plus éclairée de toutes, surtout depuis qu'elle a transformé un parti chrétien en parti "humaniste". Cela permet de ratisser large et d'avoir même une parlementaire voilée!

Définitions de humanisme, nom masculin

Théorie qui vise l’épanouissement de l’être humain.

Mouvement des humanistes de la Renaissance.

[PHILOSOPHIE] Formation de l’esprit humain par la science ou la littérature.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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