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Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /2008 10:42

L’actualité semble confirmer en Belgique cette notion ancienne, mais toujours d’actualité.

Prenons d’abord la retournement des médias dans ses appréciations sur Yves Leterme. Enfin, il a endossé « son costume de premier ministre », le pauvre passe ses nuits à sauver la finance belge, il promet des réponses rapides et adéquates à tous les problèmes qui se présentent pour le pouvoir d’achat, pour la relance de l’économie, pour le bien-être et la sécurité des citoyens.

Pourtant, une journée de grève nationale vient d’avoir lieu marquant une révolte (l’expression de mécontentement est insuffisante pour décrire le sentiment général), la situation des pauvres et classes moyennes empire de jour en jour et certains commerçants au détail sont au bord de la faillite.

Ensuite, en opposition à cette fièvre gouvernementale, la tiédeur et la lenteur des 12 négociateurs sur la réforme institutionnelle qui doit sauver le Royaume. Une première réunion d’une heure et la décision de se rencontrer une fois par semaine avec des interlocuteurs qui peuvent changer (par exemple, notre Daerden pourrait remplacer Marcourt). L’on n’a parlé de rien et même les Flamands ont eu quelques « bons » mots pour détendre l’atmosphère. Du genre « Geen cent in 2009 voor de federale Staat » ? Une réunion qui laisse augurer une inefficacité totalement voulue, pour laisser le gouvernement durer dans le temps.

Cela, au moment où des sondages annoncent la volonté de changement dans l’institutionnel de plus d’un citoyen flamand, wallon ou bruxellois.

Enfin, le gouvernement a démantelé dans l’urgence Fortis, vendant, sous la menace bien évidemment, la partie hollandaise aux Pays-Bas et la partie bancaire belgo-luxembourgeoise à BNP Paribas, et laissant le groupe avec ses obligations pourries au grand détriment des actionnaires qui risquent de perdre beaucoup, sinon tout dans l’aventure, quoi qu’en dise notre nouvelle Pythie, Didier Reynders.

Pour Dexia, une nouvelle injection de capitaux frais (4,5 milliards d’euros) a été acceptée, et est  devenue illimitée pour ne pas démanteler le groupe.

Pourtant, il semblerait que ce groupe possède lui aussi des obligations « pourries », mais cette fois les isoler pour en faire porter le risque aux actionnaires, ne semblait pas la bonne solution. Évidemment, quand l’on me dit que la plupart de ceux-ci sont des institutionnels et notamment des communes, je comprends mieux la différence de traitement.

Il est d’ailleurs remarquable que des villes en faillite virtuelle comme Charleroi ou Liège (qui vient d’être sauvée) manifestent des craintes pour la perte de revenus de dividendes importants versés par Dexia. Cela semble témoigner de l’existence d’un bas de laine. Un peu comme le pauvre du CPAS qui réclame une aide pour survivre alors qu’il possède des économies bien placées.

Tout cela me conduit inexorablement à la conclusion populaire mais bien réelle, laquelle déclare que selon que vous serez puissant et misérable, la suite est connue !

Les puissants, ce sont ceux qui parlent à l’oreille des riches ou qui mentent aux pauvres. Les misérables sont les citoyens qui se font constamment plumer comme de la volaille.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 11:45

Le gouvernement fédéral, en difficulté pour boucler un budget 2009 de plus en plus aléatoire, a marqué son désir de solliciter à nouveau les Régions, comme il l'a fait précédemment en 2008.

Cette fois, la demande est à hauteur de 800 millions d'euros et la Flandre a d'ores et déjà annoncé qu'elle n'y répondra pas favorablement, Il faut rappeler l'accord qu'elle avait donné pour le budget 2008 et ensuite son refus de l'honorer, sous prétexte que la réforme institutionnelle n’était point entamée.

La Wallonie, bonne fille, se dit prête à nouveau d'épauler le budget fédéral à certaines conditions, dont celle que les autres entités jouent également le jeu tandis que la Région bruxelloise ne pourra tout simplement pas, déclare la presse francophone.

Rudy Demotte, président de la Région wallonne et de la Communauté française (l’on aime cumuler les mandats chez les socialistes) déclare "Pas question, comme l'an dernier, pour le budget 2008, que la Flandre dise " oui " avant de retirer ses billes sous prétexte qu'il n'y a pas de réforme de l'Etat. Si les Régions aident le fédéral, et nous sommes prêts à le faire, c'est toutes les Régions". Paroles terriblement fortes au moment où le partenaire flamand claironne à longueur de journée " geen cent voor de Federale Staat ".

Cela révèle la grande fraîcheur et une certaine naïveté de notre homme politique, qui a laissé les Wallons et les Bruxellois cracher au bassinet  cette année alors que les Flamands nous roulaient dans la farine comme à l'habitude.

Mais l’on peut se demander si ce n’est pas plutôt un sentiment masochiste qui soude nos politiques wallons  à la Belgique de Papa plutôt qu’une volonté de diriger une communauté d’intérêts.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 13:40

Les représentants du MR dans le dialogue communautaire, qui débutera demain à 11h au Palais des Académies, seront Armand De Decker, président du Sénat, et... Olivier Maingain, vice-président du MR et président du FDF.

Ce choix ne plaira guère aux Flamands (pour qui Olivier Maingain est une sorte de Bart De Wever version francophone)  mais inquiétera aussi les partisans d’une Wallonie indépendante ou du retour à la France.

En effet, tout le monde connaît le monarchisme et le belgicanisme affiché par le président du PS, mais l’on sait que dans son parti, il pourrait s’y trouver des représentants moins attachés à ses valeurs et plus orientées vers l’avenir de notre région.

Ne parlons pas d’Ecolo et du CDH qui jouent naturellement dans le même camp que Sa Majesté Montoise, dont la ville devra être capitale de la cul-ture européenne en 2015. Sauf si la Wallonie rejoint la France avant cette année glorieuse qui devrait le porter au pinacle. Avoir évincé Liège, concurrent tant redouté.

Mais pour en revenir à Maingain, il est l’expression même du belgicanisme-capitalo-bruxellois. Au point que de vouloir agrandir Bruxelles en créant un état bilingue dont les frontières s’arrêteraient au seuil des provinces de Liège, de Namur et du Hainaut. Brabant wallon ? Connaît plus !

 Bernard Clerfayt, secrétaire d'État aux Finances et membre du MR invité ce matin sur Bel RTL justifie le choix de Reynders en expliquant qu'Olivier Maingain " a tiré la liste MR avec d'excellents résultats. Il représente bien le MR bruxellois, il est donc légitime que Reynders lui fasse confiance ".  Reynders, oui, mais nous NON.

Les beaux jours de la crise belgicaine sont devant nous. Qu’est-ce que l’on va pouvoir s’amuser à regarder le spectacle des lutteurs de foire en même temps que celui du  bradage de nos économies et de l’augmentation de la fiscalité indirecte .

Car ce gouvernement ne veut pas augmenter les impôts, seuls les riches paieraient. Les taxes indirectes ont l’avantage de frapper les plus pauvres de la même manière que les riches. Cela accentue le fossé tellement désiré par les syndicats qui eux, participent à la tendance en refusant de supprimer l’index sur les salaires les plus élevés.

De cette manière, à chaque augmentation, le fossé se creuse entre les pauvres et les riches.

Une société à deux vitesses, vous avez dit ? Bien sûr. Plus de classes moyennes pour jouer les éléments régulateurs d’un capitalisme fou.

Au secours, la France !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 12:25

RTL-Info communiquait  ce matin l’information titrée « L'action Dexia(-Dehaene) continue de baisser » et de s’inquiéter par les questions suivantes

Jean-Luc Dehaene est-il la bonne personne ?

Oui pour Leterme: "Jean-Luc Dehaene a été bourgmestre de Vilvoorde et connaît donc bien la holding communale", a relevé le premier ministre, qui souligne aussi l'expérience de M. Dehaene dans les grands groupes internationaux, ainsi que les nombreux contacts dont il dispose. M. Dehaene est « fier et content  » de ce nouveau poste, et pas seulement parce que Dexia s'affiche sur le maillot des joueurs du Club de Bruges, dont il est un ardent supporteur, a ajouté Yves Leterme en boutade.

Non pour le professeur d'économie Robert Terwulghe: "Ce n'est pas rassurant pour l'actionnaire belge et la Belgique. On maintient des positions purement politiques" a-t-il estimé sur Bel RTL ce matin, mettant en avant les responsabilités, selon lui, de Jean-Luc Dehaene dans les chutes de la Sabena et du fleuron technologique flamand Lernout & Hauspie dans les années 90. 

Que dire sinon que le Belge moyen partagera sans doute l’opinion négative de professeur Robert Terwulghe et que cet « arrangement politique CD&V » ne rassurera pas le marché national.

Dommage que le président Nicolas Sarkozy ne soit pas mieux informé de la réalité belge. Pour moi, ce choix porte en soi une perte de crédibilité au plan de sauvetage de Dexia.

Les Français vont-ils, eux aussi, payer pour les arrangements « entre amis » qui tuent la rentabilité de nos entreprises ?

D’autre part, il y en a marre des « boutades » d’Yves Leterme qui se pose en fantaisiste plutôt qu’en homme politique.

Il serait plus que temps qu’il démissionne !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 10:28

Dans une interview accordée au Soir, Johann Vande Lanotte (SP.A)  pense que le premier ministre Yves Leterme devrait démissionner sans attendre, avant les élections régionales, parce que « le gouvernement est incapable d'élaborer la moindre politique cohérente " et de faire un budget convenable,

« On va se retrouver avec des trous budgétaires faramineux : plus longtemps Leterme restera, plus il sera difficile de prendre des mesures pour rétablir un équilibre ", ajoute Johan Vande Lanotte.

« Le gouvernement qui succédera à Leterme ne pourra qu'adopter des mesures d'austérité. Plus vite ce gouvernement partira, mieux ce sera pour tout le monde ".

Il semblerait que la manière dont la crise Fortis a été gérée est une confirmation de l’incapacité du premier et de ses ministres de gouverner la Belgique dans la tempête économique qui s’annonce.

Le « couac » pour ne pas dire le lâchage par les Pays-Bas qui ont profité de la faiblesse et du désarroi pour quitter le navire en emportant avec eux, la meilleure partie valorisable du groupe. C’est le premier ministre hollandais qui a osé le déclarer plongeant ainsi les Belges et le Luxembourgeois dans des difficultés d’image, de communication et de négociations.

Il est beau ce Benelux tellement vanté par Leterme qui a renouvelé en douce, sans avertir le Parlement ou consulter la population belge, le pacte qui n’était plus un besoin dans une Union Europe. Plus un besoin ? Les événements viennent de le prouver.

Quant aux actionnaires de la banque, Yves Leterme considère maintenant, juste avant de négocier la bouée de sauvetage que constitue l’intégration de la banque dans le Groupe BNP Paribas, que leur problème était "naturellement différent. Quelqu'un qui est actionnaire dans une société en prend aussi les risques. Donc l'État, les contribuables belges ne peuvent pas garantir tous les intérêts de tous les actionnaires et de toute l'économie.

Pourquoi n’a-t-il pas déjà dit cela la semaine précédente lorsqu’il croyait encore dans la solidarité bénéluxienne ?

Et d’autre part, si comme certains l’annoncent, Dexia se retrouve à nouveau en difficulté, va-t-il avoir les mêmes paroles sachant que beaucoup d’actionnaires sont les communes.

Décidément, l’équipe gouvernementale prouve que le bateau coule de plus en plus vite et que la Belgique, complètement schizophrène va nous entraîner au fond du gouffre.

J’attends avec espoir les premiers politiciens wallons qui vont enfin dénoncer la situation d’impossibilité de continuer ainsi et d’envisager le partage du lourd héritage laissé par tous ceux que la presse a qualifiés longtemps de sages. Depuis 1962, il y a eu beaucoup plus d’irresponsables intéressés plutôt par leur fortune personnelle et le pouvoir que de sages dans le sens que le dictionnaire le définit.

Allons, Messieurs, une peu de courage ! En 1944, de nombreux citoyens ont brusquement opté vers les États libérateurs du territoire. Ayez au moins cette audace et criez avec nous, Au secours, la France !

A mes lecteurs, je conseille de lire les excellentes réflexions de Claude Thayse qu'il vient de publier sur son blogue:

Crise financière: coût (provisoire) du sauvetage

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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