Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Mouvements d'humeur

Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 10:55

Comme à l’habitude, nos hommes politiques en campagne électorale, nous avait promis monts et merveilles. Pas de taxes nouvelles mais des augmentations du pouvoir d’achat pour les plus faibles, du refinancement de Bruxelles, des institutions comme le ministère de la justice par exemple.

Et quand un trouble-fête, comme votre serviteur parlait d’austérité sévère, le brave Elio parlait de rigueur.

Et voilà qu’aujourd’hui, l’austérité tant décriée revient tel un boumerang, nous dit RTL-Info.. C'est bien la réalité Nous allons payer de nouvelles taxes, c'est une certitude. La dette publique a encore largement augmenté et atteint des plafonds. Les dépenses sociales sont en hausse, les recettes fiscales en baisse, et l'intervention de l'Etat en faveur des banques a fini de trouer un budget en totale perte de vitesse, sans compter que l’Europe exige un contrôle réel sur l’assainissement de ses états membres. (Voir
L'Europe impose son contrôle sur une gestion financière des états de moins en moins souverains).

 Notre dette publique s'élève désormais à 322 milliards d'euros, soit 6% du PIB.
Lors de son entretien avec Bart De Wever, le gouverneur de la banque nationale a été clair De nouvelles taxes sont inévitables. Didier Reynders, ministre des Finances en affaires courantes dit la même chose. "On peut croire aux 3% ou même moins de 3% de déficit en 2012, à l'équilibre en 2015, mais seulement si le prochain gouvernement annonce des mesures concrètes pour y arriver".

Augmentation des recettes et  diminution des dépenses sont donc à l’ordre du jour sur la table de négociations.

Gageons que ce seront encore les classes les plus faibles qui paieront le plus lourd tribut sans aucune certitude de réussite du redressement. Depuis des années, nos hommes politiques ont creusé ce trou. La crise mondiale a bon dos pour dissimuler la réalité des faits. Ce seront les mêmes ou leurs peu dignes héritiers qui seront à la barre.

Pourquoi voulez-vous que cela fonctionne mieux de nos jours !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 09:32

Je ne puis résister à l’envie de publier ce texte excellent.  Ce que je fais avec l’accord de son auteur. Bonne lecture !

Plus personne ne peut encore contester que les heures du Belgenland sont comptées.

Ce n'est peut-être pas le début de la fin, car il y faut encore convaincre certains irréductibles qui en sont encore à déclarer qu'il n'existe pas de problème communautaire en Belgoslavie.

Mais c'est en tout cas, la fin du début d'un pays qui, au point de vue historique, n'aura vécu que ce que vivent les roses: le temps d'espérer.

L'espoir s'est enfui. La rose est fanée en bouton. La Belgique est un avorton.

Mais ce n'est pas parce qu'une page est tournée qu'il faut fermer le livre !

 

 

Une autre page s'ouvre à nous. Puissions-nous la lire comme elle se doit d'être lue, pas avec des lunettes de pays de cocagne ou de pays préfabriqué à la mode de papa.

Nous sommes eu XXIe siècle : aujourd'hui, les peuples ont le droit et le devoir de s'occuper de leur destin.

Si vous voulez continuer à pédaler dans la semoule comme le Belgenland le fait depuis 180 ans, libre à vous. Mais vous serez de plus en plus seul; quelques ptérodactyles vous tiendront compagnie, sans trop y croire, mais la crainte du changement les retient dans cette position anachronique.

Pour ceux qui souhaitent utiliser les droits de l'Homme pour défendre leurs opinions, outils que nous ont légués nos aïeuls qui se sont battus pour nous les laisser, le combat ne fait que commencer; une aventure nouvelle voit le jour, amenant des moments difficiles, mais ô combien gratifiante. D'autant que le désintérêt dans cette cause est total. Nous menons ce combat pour nos enfants et petits-enfants qui n'auront pas à aboyer flamand, eux qui ne leur ont rien fait !

Nous luttons aussi contre cette particratie qui enfile les unes derrière les autres les perles de la Wallonie sur leur revers de veston, telles des médailles de pacotilles, illustrant bien plus leur félonie que leur don de soi. Ces fleurons de l'économie wallonne, jadis une des premières mondiales, aguichent les partisans de cette particratie qui veulent tous en croquer.

"Aujourd'hui je suis ministre, demain tu auras ton tour". Les seuls gagnants dans l'histoire, sont les Flamands qui, contre un poste, aux élus wallons, coulent ici la métallurgie, détruisent là le circuit de Spa, etc. Les seuls perdants dans l'histoire sont les Wallons qui voient ainsi s'envoler leur outil de travail. Ils ne sont pas fainéants, messieurs les Flamands, ils sont sans emploi.

Ce non-pays a cependant une destinée, car tant qu'il subsiste un seul homme, le rêve de voir se lever une nation n'est pas utopique.

Le peuple wallon ne verra son essor que dans le retour à la France, non seulement parce que la France est son unique bouée de sauvetage, mais aussi et surtout parce qu'elle est la partie mère, celle d'où nous venons, celle que nous sommes.

Ainsi donc, le Belgistan aura vécu, crevé par ses propres parasites qui l'auront bouffé de l'intérieur. Nul ennemi extérieur, le ver était dans le fruit. Ils étaient deux, le peuple flamand et les élus wallons.

Tels sont les assassins de la Belgique.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 09:09

NouveauDrapeauBelge.JPG

Combien de temps encore avant la séparation ? Et dans quelles conditions ?
À l'amiable ? Par la violence ? Par obligation européenne ?

Une Flandre nationaliste de droite et une Wallonie internationaliste de gauche peuvent-elles encore avoir un avenir commun ? Surtout que la Flandre est et restera majoritaire au parlement fédéral , qu'elle totalise 80% des exportations qui permettent à la Belgique de subsister financièrement.

Un avenir bouché pour un royaume en perdition ! 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 10:11

Dans le quotidien Le Soir, Philippe Moureaux, le vice-président du PS déclare qu’il faut sortir de la culture de l'échec et donner d'emblée une perspective pour l'après élections.

Il juge qu'il faut d'emblée donner une visibilité à la future négociation, un calendrier, la doter d'un programme qui offrirait "une perspective".

 Il propose de négocier "tout, tout de suite", soit le socio-économique et le communautaire en même temps en désignant des groupes de négociations distincts.

Il croit, comme Alexander De Croo, le président libéral flamand, qu'il faut se donner un but et réussir pour la rentrée avec un accord sur BHV, mais aussi sur une série d'autres avancées institutionnelles.

Il verrait bien, deux ministres des Réformes institutionnelles "d'un type nouveau, qui se consacreraient à cela à plein temps durant la législature"  pour imaginer l'architecture institutionnelle du pays.  

Il indique encore n'être pas opposé personnellement à ce que la majorité des compétences ne soient plus centrales, mais du ressort des Régions et Communautés.

D’autre part, Elio Di Rupo, son président, a dit mercredi soir à la RTBF, comprendre la décision de la ministre libérale flamande Annemie Turtelboom d'envoyer des convocations électorales en néerlandais dans quatre communes à facilités de la périphérie,

Olivier Maingain, président du FDF a affirmé à l'agence Belga que la démarche des communes qui ont décidé d'envoyer les convocations en deux langues "a fait l'objet d'une concertation préalable à laquelle avait pris part Philippe Moureaux .

"Je comprends d'autant moins qu'il ( Elio Di Rupo – NDLR) rompe cette solidarité francophone que nous avons pour nous la jurisprudence de la Commission permanente de Contrôle linguistique et les circulaires de ministres de l'Intérieur qui ont précédé Annemie Turtelboom" a-t-il ajouté.

Mais Olivier, tu devrais comprendre. La plupart des partis flamands, Bart De Wever en tête, jouent une musique douce à l’oreille du « conductor » socialiste montois qui se voit déjà premier ministre du gouvernement fédéral, sauvant le pays d’un éclatement prévisible et préservant ainsi le trône.

Une nostalgie italienne du règne de Victor Emmanuel III ? Une envie de grandeur et de reconnaissance ?

En tout les cas, une volonté des bonzes du PS de préparer son accession au pouvoir par une bonne volonté évidente de laisser entendre aux Flamands qu’avec un « francophone » socialiste à la tête de l’état, tous leurs désirs pourraient être envisagé avec compréhension, sinon sympathie.

Pauvres électeurs socialistes trahis, pauvres Wallons, pauvres Bruxellois !  Il ne vous reste qu’un espoir, faire tonner le canon annonciateur de la révolte en votant pour le RWF, seul parti qui propose une solution réelle pour leur avenir !

DESTREE

Jules Destrée,
Réveille-toi,
ils sont devenus fous
!

Son sentiment wallon fut une réponse
à une dynamique belge et flamande,
injuste et oppressante pour les Wallons.

Faire prendre conscience
d'elle-même à la Wallonie,
s'appuyer sur la France et sa culture,
rendre l'autonomie
aux communes et aux provinces,
telles étaient ses objectifs
lorsqu'il fonda
la Société des Amis de l'art wallon (1911)
 et lorsqu'il écrivit
la Lettre au Roi (15 août 1912).

En 2010, vrai socialiste wallon,
il aurait probablement rejoint le RWF
comme le fit Ernest Glinne,
 après un très longue fidélité au PS !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 13:25

C’est le quotidien flamand Het Laatste Nieuws qui le révèl, la tenue des élections a failli être "menacée" à cause d’une panne informatique. Selon différents greffes du pays un serveur mail est hors service ce qui retarde la composition des bureaux de vote.

Tiens un serveur du Ministère de la Justice que Laurette Onkelinkx alors ministre en charge avait voulu informatiser et où il a fallu tout recommencer après son départ.

Et cela nous permet d’apprendre que ce serveur est vieux de 10 ans et n’est pas prévu pour un trafic des quelque 15.000 boites courriel nécessaires actuellement.

Le SPF Justice reconnait qu’il est usé jusqu'à la corde. Le département promet un nouveau et "grand" serveur pour le second semestre.

Les problèmes qu'a rencontrés le serveur électronique de la justice ces derniers jours ont été résolus, a indiqué ce vendredi le ministre de la Justice Stefaan De Clerck sur les ondes de Radio 1. Mais il a précisé que d'autres canaux de communication telS que la poste, le télécopieur ou le téléphone existent. J’aimerais lui préciser qu’il y a encore d’autres possibilités, le morse, la communication gestuelle et le tamtam !


Encore une fois le gestion ministérielle prise en défaut par manque de vision et de volonté. L’on attend l’accident pour dire que l’on va prendre les mesures nécessaires « pour que cela n’arrive plus jamais »

Comme pour la catastrophe ferroviaire de Pecrot en 2001 renouvelée en 2010 à Buizingen ?

Quand l’administration ne sait plus bien administrer, quand les transports publics ne savent plus valablement transporter, quand la gestion financière n’est correctement plus gérée et surtout quand les ministres responsables même s’ils ne sont pas coupables ne savent plus dignement démissionner, alors … « avec le temps, tout fout le camp ? Même les plus chouettes souvenirs, cela a une de ces gueules » chantait Léo Ferré.

La Belgique, un pays en naufrage, un nouveau Titanic mais à l’échelle d’un état !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 12:26

Qui ne se souvient du débat où Joëlle Milquet accusait Olivier Maingain d’avoir fait échouer les négociations sur la scission de BHV qui étaient sur le point d’aboutir.


De cette déclaration découlaient deux faits incontestables. Le premier Joëlle était prête à l’accepter le « paquet Dehaene » avec quelques modifications mineures et le deuxième c’est qu’il avait été bien souligné qu’il n’était pas question pour les Flamands ne fussent que d’aborder l’élargissement de Bruxelles autour de la table.

L’on ne pouvait que conclure à l’époque que Joëlle Milquet était prête à abandonner cette idée d’élargissement que le « front francophone » avait pourtant voulu mettre sur la table de négociations.

Ce vendredi, sous le titre «  Élargir Bruxelles, c'est une nécessité géopolitique », le Vif/L’Express donne une longue interview de la présidente du CDH.

On y trouve notamment l’affirmation que « Madame non » affirme que l’élargissement de Bruxelles est loin d’être l’apanage du FDF. Elle veut « réunifier enfin l'espace francophone, regrouper Wallons et Bruxellois au sein d'un même territoire. »

Elle rappelle aussi que les francophones ne sont demandeurs de rien… sauf « d'un refinancement de Bruxelles », mais que l’élargissement de Bruxelles « reste une demande fondamentale » ; 

Bruxelles est enclavée en Flandre ? Elle affirme  "l’erreur majeure ».

Et d’ajouter « Moi, je défends totalement l'élargissement de Bruxelles. C'est nécessaire. Pour une raison sociologique et pour une raison géopolitique. Il est logique que la Région bruxelloise s'étende vers Kraainem ou Wezembeek-Oppem, à 85 % francophones. Ces communes-là font sociologiquement partie de Bruxelles. Mais l'enjeu, c'est aussi que la Wallonie ait une frontière commune avec Bruxelles. C'est stratégique, ça. L'espace francophone existe sur le plan culturel et économique, mais il est malheureusement scindé sur le plan territorial. C'est l'erreur majeure que les francophones ont commise en 1962-1963, lors de la fixation de la frontière linguistique. À cause de ça, Bruxelles se retrouve aujourd'hui enclavée. Il faut réparer cette erreur et joindre les territoires wallon et bruxellois. Il faut créer un espace territorial francophone dans l'État belge, tout comme il existe déjà un espace néerlandophone. Et puis, en termes d'équilibre, ce n'est pas normal que la capitale de la Belgique possède une bordure avec une des deux grandes régions du pays, mais pas avec l'autre. Naturellement, pour concrétiser ça, il faudra payer un prix... »

 

Dans l’opéra Rigoletto de Verdi, le ténor chante « Comme la plume au vent, femme est volage et bien peu sage, qui s'y fie un instant. Tout en elle est menteur, tout est frivole, c'est chose folle - que lui livrer son cœur.

À entendre la Joëlle d’avant les élections, celle des élections, l’on peut se demander à quoi ressembleront ses déclarations post électorales ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 16:28

Le meilleur exemple arrive aujourd’hui avec le Soir Magazine qui joint au numéro de cette semaine un autocollant avec la mention « Touche pas à mon pays ». Slogan d’une grande originalité puisqu’il fait référence au fameux « touche pas à mon pote ». Le rédacteur en chef, un certain Michel Marteau demande (je crois l’entendre avec des sanglots de désespoir) à ses lecteurs de l’afficher sur leurs voitures, sur leurs fenêtres, leurs cartables.

À ce respectable ancien belge, je lui demande à quel pays il appartient. À celui des bourgmestres élus démocratiquement, mais refusés par le pouvoir flamand ? À celui qui refuse des logements à ses habitants sous prétexte qu’ils sont français ? À celui qui veut ingérer Bruxelles en ayant désigné la ville comme sa capitale et en l’encerclant d’une frontière linguistique bientôt transformée en frontière d’état afin de mieux la phagocyter ? À celui d’un état fédéral où la minorité wallonne est écrasée par la majorité flamande ? Son pays est –il wallon, bruxellois ou simplement flamand ?

Son pays devient flamand, exclusivement flamand ! Et si c’est l’ancienne Belgique qu’il regrette, pourrait-il, comme un vrai journaliste, nous dire comment la regagner ! Pas facile, car justement la N-VA se place déjà comme premier parti de Flandre dans les sondages et que l’on sait que le CD&V, le SP.A, l’Open VLD et même le minuscule Groen sont pour une énième révision de la constitution.  

Va-t-on armer les Francophones pour reconquérir l’unité que le CDH réclame ? Va-t-on faire des neuvaines de prières pour supplier Dieu de nous envoyer un Bart De Wever wallon comme jadis il fit don de Jeanne d’Arc à la France ? Car pour revenir à ces temps unitaires qui lui semblaient si heureux, il faudra convaincre la Flandre de cesser ses exigences de plus en plus séparatistes.

Et ce ne sera pas sur un Rudy Demotte qu’il faudra compter, lui qui déclare, notamment dans la Meuse, « il ne faut pas avoir peur des Flamands ». Ben voyons, ils sont si attentifs aux désirs de la Wallonie. Ils font même appel à sa main-d’œuvre pour la cueillette des fruits. N’est-ce pas généreux ?

En bref, la presse francophone atteint les limites de la propagande en se livrant à des gesticulations incantatoires dignes d’un chef sioux dans l’espoir d’obtenir de la pluie !

Et je conclurai par une citation de Jean Giraudoux, " La propagande est le contraire de l’artillerie : plus elle est lourde, moins elle porte ! "

SoirMagPropagande2010

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 19:53

Lors du débat politique de ce dimanche, le PS, le CDH et écolo ont prévenu le MR, ils ne veulent pas d’Olivier Maingain !

Laurette Onkelinx a affirmé que le parti socialiste ne pourrait négocier pour un gouvernement avec le MR si Didier Reynders continuait à suivre "de manière aveugle l'intransigeance et l'arrogance" d’Olivier Maingain, le président du FDF

Le 1er mai 2010 marque la fin de l'entente simulée et obligée des partis francophones dans la résistance aux partis flamands dans le dossier BHV.

C’est lors du débat dominical "Mise au Point" que les politiciens francophones présents se sont accrochés presque hystériquement. La PS Laurette Onkelinx, la CDH Joëlle Milquet et l’écolo Jean-Marc Nollet ont joué la meute enragée à la poursuite d’un Olivier Maingain qui les a vraisemblablement empêchés d’accepter un accord en douce du « diktat flamand.

Mais cette entente montre déjà à l’électeur que ce sera la coalition  que ces trois partis appellent à titre injuste l’Olivier, symbole de paix dans le monde, symbole de la capitulation à la majorité dominante. Le choix devient simple en Wallonie ou trois votes sont possibles, voter pour ce cartel ou voter pour le MR avec peu de chance de le voir triompher ou alors créer une surprise qui sera un coup de tonnerre dans le ciel belge, donner des représentants au RWF, à tel point que les politiciens soient obligés de raidir leur position par rapport aux exigences d’une Flandre souveraine.

En suivant ce débat, j’ai eu de l’admiration pour un Olivier Maingain mis au ban de la communauté du monde politique francophone et qui répondait avec courage aux attaques violentes de ses adversaires.

S’il est sincère, qu’il aime vraiment les francophones et les deux régions Bruxelles et Wallonie, il sait maintenant qu’elles seront inévitablement phagocytées par une nation flamande et la seule manière de combattre avec honneur pour la défense des Francophones que j’aimerais qualifier de Français de Belgique, est de rejoindre le RWF – le Rassemblement Wallonie-France.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 10:21

C’est fait. Le roi a accepté la démission du gouvernement fédéral, après une tentative maladroite de « rabibochage » en chargeant Didier Reynders de relancer les négociations.

Cette crise est pathétique, car elle souligne l’impossibilité de survie de ce royaume factice qu’est le belgeland. Le seul souvenir qui s’attachera à ce royaume défunt sera celui du surréalisme.

Car le fameux « ceci n’est pas une pipe » de Magritte s’applique parfaitement au monde politique belge et les propos tenus par ses représentants en sont la preuve.

N’avons-nous pas vu les quatre partis francophones qui, il y a quelques mois, chantaient en chœur l’air du « Nous ne sommes demandeurs de rien » piquer des crises d’hystérie parce que les négociations étaient rompues.

N’a-t-on pas entendu Dame Milquet faire le reproche à l’Open VLD d’avoir rompu les négociations sur BHV au détriment de l’intérêt du pays. Surréaliste !!! Celle qui a dit « Nee » à l’orange bleue pendant près de neuf mois empêchant ainsi la formation d’un gouvernement nécessaire à la conduite du pays, rien que pour y faire une place à son comparse, le PS.

 Ne faut-il pas constater le slogan vide de sens et lancé continuellement comme une litanie de « La Belgique a d’autres priorités que la résolution de BHV » du PS alors que c’est le problème qui bloque tout.

Ne parlons pas du couple Reynders/Maingain, qui souffle le froid et le chaud tout au long des tractations.

Encore moins de Javaux qui ose citer la solidarité de Groen, alors que ce parti frère écologiste a déclaré qu’il voterait la scission au parlement fédéral,  contrairement à la fois précédente où il s’était abstenu.

La Belgique, terre du surréalisme ? Bien sûr, mais pas la Flandre, pragmatique, nationaliste, colonisatrice et entièrement tendue vers un but commun, y asseoir son pouvoir au point que Bruxelles et la Wallonie dansent sur sa musique !

Que va-t-il advenir dans les prochains jours ? Mais quelles que soient les orientations qui seront prises, il y aura toujours cet antagonisme où les francophones seront niés, humiliés, meurtris, écrasés par une majorité flamande, sûre de sa puissance numérique.

Nous sommes désormais partis vers des avenirs improbables dont le pire serait la paupérisation d’une Wallonie proie pantelante d’un lion fou et le meilleur, le retour à une Nation en phase avec ses aspirations profondes de Liberté, d’Égalité et de Fraternité, j’ai cité la République Française !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 12:26

RTL-Info annonce sur son site Internet que « Le ministre des Réformes institutionnelles, le libéral Didier Reynders, a achevé une mission de médiation considérée comme celle de la dernière chance pour éviter une grave crise politique dans notre pays. A l’issue de sa rencontre avec le Roi, il n’a fait aucun commentaire sur le résultat obtenu, mais la presse révèle qu'il aurait réussi. »

 

Dans l’édition de la Meuse-Liège, l’on trouve sous le titre « Mission accomplie » l’analyse du journaliste notamment sur les concessions qui seraient probablement faites par les Francophones.

 

« D’abord, dit-il, et c’est l’essentiel, ils vont sans doute devoir accepter une forme de scission du fameux arrondissement (Qui pourrait en douter, c’est là l’objet de la négociation – NDLR). Mais, ajoute-t-il, cela ne signifierait pas qu’il n’y aurait plus de lien avec les francophones de la périphérie, ou du moins ceux des communes à facilités. Par contre, il faut sans soute oublier définitivement l’idée d’élargir Bruxelles. Avec peut-être quand même la possibilité d’un « corridor » entre Bruxelles et la Wallonie.

 

Je sais que ce quotidien n’est pas la référence matière politique, mais l’on sent pointer la langue de bois, si chère à nos politiciens tellement loués par ce qui est devenu une « feuille de chou » parfaite.

 

Traduisons les suppositions qui risquent de se révéler. L’arrondissement BHV sera scindé, les francophones marcheront sur leur fière détermination d’élargissement de Bruxelles, les communes à facilités auront encore des facilités, mais diminuées et l’on créera peut-être le corridor mentionné ! Et pourquoi ne pas créer aussi un tunnel style Eurostar ou un pont aérien style berlinois d’avant la chute du mur.

 

Encore des capitulations pour garder au pouvoir un gouvernement de façade au moins le temps de la présidence européenne.

 

Mais la grande question, le grand écart va se situer entre Olivier Maingain, président du FDF et Didier Reynders, président du MR.

 
Le premier va-t-il accepter les ordres du second et lâcher ainsi son fonds de commerce électoral ?


Le second, peut-il encore représenter quelque chose à Bruxelles sans le premier ?


Didier Reynders a peut-être voulu réussir sa mission en pensant que les négociations n’aboutiront pas de toute façon.

 

Mais dans ce cas, pourquoi avoir accepté cette mission du roi. Il aurait eu bien plus de panache en disant « Sire, les Droits de l’Homme sont en jeu dans votre royaume et je ne peux décemment aider à les abattre ».

 

Sentier2010

  Improbable sentier reliant
la Wallonie à la capitale européenne
 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur
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