wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Lundi 27 avril 2009
René, tu te présentes pour la première fois aux élections ce 7 juin 2009. A 70 ans, n’est-ce pas un peu tard pour briguer un mandat ?

RGT – C’est vrai qu’à mon âge, je ne peux pas espérer une longue carrière politique, mais en constatant l’évolution tragique de l’économie et du social en Wallonie, j’ai pensé que ce serait poser un acte citoyen que de m’insurger contre les compromissions et de collaborer à la défense de ma Région, et plus précisément de l’ex-département français de l’Ourthe, auquel je me sens appartenir profondément. J’ai la notion de la valeur du terroir et des racines qui y fixent l’être humain. Je ne suis donc intéressé que par une seule législature. Contrairement à beaucoup, je ne me parjurerai pas pour continuer une carrière.

Tu viens de parler de l’ex-département français de l’Ourthe, tu te sens donc français ?

À vrai dire, je me suis toujours senti l’héritier des citoyens de la Principauté de Liège. Son indépendance pendant près de 1.000 ans et le caractère généreux et contestataire du Liégeois font que je me sens le prolongateur de son histoire. J’ai fait miens les 16 articles des Droits de l’Homme et du Citoyen proclamé en août 1789 par Laurent-François Dethier et le Ban de Franchimont, lors du Congrès de Polleur. Ils me parlent de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. Je sais que la République Française n’est pas parfaite, mais elle tente au moins de s’adapter à ces trois concepts qui sont sa devise nationale.

Tu ne trouves pas ces valeurs importantes en Belgique ?

Comment accepter qu’un chef d’État le soit par le droit, quelles que soient ses qualités, et non par le choix du peuple ? Comment admettre que sa fonction ne puisse être remise en cause pendant la durée de sa vie, sinon par le biais d’une insurrection comme en 1950 ?

En plus dans le régime fédéral belge, où se trouve l’égalité ? La proportion de six millions de Flamands contre quatre millions et demi de Francophones rend l’état fédéral totalement partial. La loi du nombre joue en faveur de la communauté la plus forte. Cela explique que nous n’avons plus eu de premier ministre wallon depuis Edmond Leburton et que la Wallonie se trouve dans la situation d’une colonie de la Flandre.

Ne faudrait-il pas simplement réclamer plus d’autonomie pour les régions ?

Plus d’autonomie pour les régions signifierait une Flandre plus forte, étranglant plus fortement Bruxelles, déjà complètement encerclée et où la présence politique flamande est surreprésentée par des accords politiques iniques. Cela signifierait également une domination économique de la Wallonie. Car il faut savoir que si les Flamands déclarent que chaque Wallon leur coûte 1.000 euros, ils ne mentionnent jamais que la majorité des marchandises qu’il achète est passée par des mains flamandes. Il serait intéressant de voir combien d’articles (produits ou commercialisés) flamands sont vendus dans la grande distribution par rapport aux Wallons. Par contre, il suffit d’interroger le patron d’une entreprise wallonne pour se rendre compte qu’il est difficile, sinon impossible pour lui de vendre en Flandre.

Dans ce cas, l’indépendance de la Wallonie ne devrait-elle pas être recherchée ?

La Wallonie est devenue une région où nombre de PME de haute technicité et d’innovation se sont créées. Mais cela ne peut suffire pour faire vivre la région. Il est admis communément que leur expansion dépend de la puissance économique du pays où elles sont localisées. Wallonnes, elles survivront difficilement sur un marché limité. La France, cinquième puissance économique peut leur ouvrir le monde, en plus de son marché national.

C’est pourquoi l’indépendance, si l’espérance est belle, ne peut nullement être envisagée comme une solution d’avenir. Il n’y a pas d’alternative. Nous devons rejoindre la France pour sortir de notre enlisement communautaire et économique

Soit, mais je doute que vous puissiez atteindre un nombre de parlementaires suffisant pour parvenir à réaliser ce projet. Que pourraient faire vos élus ?

Il faudrait être complètement irréaliste pour croire qu’une élection suffira pour réaliser ce grand projet. Mais, et croyez que je le regrette car je suis sensible aux malheurs qui frappent et frapperont encore plus mes concitoyens, la crise entre des communautés concurrentes et qui vont se déchirer de plus en plus, la crise économique sociale et financière vont être des éléments majeurs menant à une séparation devenue indispensable.

Nos élus seront donc les aiguillons qui vont contraindre nos hommes politiques à plus de respect et d’éthique. À chaque fois qu’une loi ira dans le sens de l’amélioration de la Wallonie, nous serons aux côtés de ceux qui la proposent, quel que soit le parti. A contrario, toute décision qui pourrait nuire à notre communauté sera combattue avec ardeur.

Il faut aussi que je vous précise que mes convictions personnelles, basées sur une carrière commerciale et sociale, me portent à la défense des indépendants et des salariés. Au cours des années, j’ai pu constater que les valeurs financières avaient pris le dessus sur l’homme et son travail. Je n’ai jamais pu supporter ce fait. Je serai donc particulièrement attentif aux intérêts des petites et moyennes entreprises ainsi qu’au statut des travailleurs qui y sont employés. J’ai appris que l’une ne pouvait vivre sans l’autre et que le respect de l’humain passe avant le cours de la bourse.

Et de toute façon, croyez bien que nous dénoncerons avec toute la vigueur nécessaire, toutes les manquements et compromis douteux qui seraient proposés. Nous voulons avoir l’esprit révolutionnaire de 1789. Il est temps de rendre la parole au peuple !

Tu me me semble bien extrémiste ? Nos hommes politiques habituels ne vont-ils pas dans ce sens, eux aussi ?

Non, je ne suis pas extrémiste mais réaliste. Nos politiciens habituels ne vont pas dans ce sens. La politique est devenue une manière de faire carrière et cela fait oublier à la plupart les promesses faites à leurs électeurs. Comme c’est le parti qui donne l’investiture et que l’on a besoin de lui pour continuer à être élu, l’on vote comme un seul homme, dans un même élan, tout ce que le parti a décidé. J’admire la démocratie française où des parlementaires UMP votent contre la volonté d’un président, parce que la proposition faite à l’assemblée est contraire à leur conviction ou à la volonté de ceux qui les ont élus.

Donc si je comprends bien, tu fais preuve en tant que candidat d’une certaine liberté face à votre parti ?

Oui, et lorsque j’ai accepté de présenter ma candidature, je l’ai bien précisé. Paul Durieux, le président du RWF- Liège, qu’il en soit remercié, l’a acceptée néanmoins. Je ne suis pas sûr qu’il y ait un autre parti belge, ayant ce respect de l’individu et de sa liberté de pensée. Mais je ne pense vraiment pas qu’un jour, je puisse être en contradiction avec lui, car des valeurs essentielles nous réunissent, toutes basées sur les fameux Droits de l’Homme et du Citoyen et sur notre volonté commune de sortir notre Wallonie de l’impasse tragique où elle se trouve.

En conclusion, finirons-nous par devenir français ? Et si oui quand ?

Je ne puis vous répondre à cette question ? Le jour où il deviendra possible d’envisager cette option, il faudra une grande consultation populaire. Car il est impensable de se conduire comme les alliés en 1815, lors de la défaite napoléonienne, et d’imposer à tout un peuple un sort dont il ne veut pas. Le retour à la France doit être librement consenti.

Pour la date, cela peut être long comme elle peut survenir rapidement. Tout dépendra des Wallons et de leur degré de résignation à l’état actuel des choses. Mais l’histoire l’a suffisamment prouvé. Un simple évènement peut brusquement tout bouleverser, une injustice de plus ou parfois même une simple injure de plus.

Il faut que je termine cette interview par une remarque. Vous l’avez constaté, je suis Liégeois et Wallon. Mais il est clair que comme tous les Wallons, je suis déjà français d’esprit, de culture et de langue par les écrivains, les philosophes, les poètes, les chansons qui ont bercé ma jeunesse

. Ma carte d’identité déclare que je suis belge, mais mon cœur m’affirme français !


Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Lundi 20 avril 2009

Cela fait des lustres que les Flamands nous serinent qu’ils veulent leur indépendance et que nos politiciens francophones se couchent littéralement devant les diktats sous prétexte qu’ils veulent le divorce !

Soyons lucides pour une fois. Quel Flamand voudrait obtenir le divorce alors que le ménage Belgieke lui va si bien ?

Il a la majorité absolue dans l’état fédéral (6 millions de Flamands face à trois millions et demi de Wallons et un million de Bruxellois). Les règles démocratiques jouent donc en sa faveur.

Bruxelles, dont il a déjà fait unilatéralement sa capitale de région, est encerclée complètement par une frontière linguistique qu’il veut étanche et a des dirigeants flamands dans son gouvernement, non élus démocratiquement, mais aux mandats offerts par les élus francophones bruxellois.

La Wallonie est mise à genoux économiquement par un échange à sens unique. La plupart des produits vendus en Wallonie viennent de Flandre, mais peu de produits wallons arrivent à être vendus dans leur région. Un refus qui permet d’établir des chiffres prouvant que la Wallonie est en déficit constant et que les Wallons sont des assistés !

La situation belge ressemble à un ménage à l’ancienne. Le mari flamand, a pouvoir de décision face à son épouse wallonne soumise qui, elle, hésite à le quitter, malgré les coups et les insultes qui pleuvent, car elle a peur pour sa survie économique. Quand elle réagit timidement, il menace de prendre ses valises et de l’abandonner.

Mais lui, content de sa domination psychologique, heureux d’avoir le confort d’une maison entretenue, d’avoir ses repas servis selon son bon plaisir,  d’avoir une femme esclave prête à tout accepter, en un mot, d’avoir tous les avantages d’un maître absolu, pourquoi mettrait-il sa menace à exécution ?

Non, je le dis, je l’affirme, je le crie à tous ceux qui croient encore que la Flandre veut son indépendance qu’ils se trompent. Que ce jeu de rôle est exécuté depuis longtemps et que les Wallons n’ont cessé d’accepter des compromissions pour éviter ce divorce qu’ils craignent tellement.

C’est pourquoi ce marché de dupes DOIT CESSER.

C’est nous Wallons qui devons demander le divorce et réclamer un partage des biens équitable.
C’est nous qui devons exiger enfin le respect qui nous est dû.

Mais hélas ! La peur du mari brutal existe. Et si nous composions une nouvelle modification de la constitution avec les Flamands, se disent nos éternels cocus ? Peut-être seraient-ils compréhensifs ? Peut-être que cela mettrait un arrêt à leurs constantes exigences d’en avoir toujours plus et de donne r de moins en moins ?

Il m’est pénible d’entendre certains rattachistes affirmer que la Flandre cherche son indépendance et qu’ils pourront  traiter raisonnablement avec elle. La vérité est bien autre et bien plus dramatique.

Les Flamands veulent plus d’autonomie, mais conserver cet état fédéral, coquille vide qu’ils dominent par leur représentation parlementaire. Bruxelles et la Belgique sont des vitrines dont ils ne désirent pas se passer, mais dans lesquelles le label « Made in Flanders » prend la place la plus importante.

Elle est là la réalité. C’est nous, Wallons, qui devons mener notre guerre d’indépendance et obtenir le droit à l’autodétermination.

Nous n’avons pas à craindre la solitude. Nous avons la cinquième puissance économique, à laquelle nous sommes liés par la culture, la langue, les intérêts économiques, qui pourrait  nous accueillir fraternellement et protéger nos racines et notre terroir.

La France, berceau du Siècle des Lumières et pays des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Nos parents les avaient proclamés au Ban de Franchimont à Polleur dès août 1789. Depuis hélas, ces principes sacrés ont été ignorés, bafoués, niés dans le monde entier, mais de plus en plus en Belgique et principalement en Flandre. Que les francophones qui s’y sont installés, ayant eu le malheur de croire en la protection de l’état belge, soient contraints à abjurer leurs racines à travers leur langue maternelle me choque profondément, même si, comme le disent certains,  je n’ai pas à m’ingérer dans leurs affaires internes.

J’en appelle donc à un sursaut de conscience, à un réveil de lucidité, à une honnêteté d’analyse !

« Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ! » et « Aux armes, Citoyens » sont les mots du début du Chant de Partisans et de La Marseillaise.

Sans violence, sans haine, mais avec une froide détermination ,entamons notre marche vers l’avenir de nos enfants !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 20 avril 2009

19 avril - Tic TAK – C’est un tic. C’est un TAK. C’est la bombe flamingante !

 

RTL-Info l’annonce sur son site : « une trentaine de membres de l'organisation flamingante Taal Aktie Komitee (TAK) ont été arrêtés administrativement samedi après avoir gravit la butte du Lion de Waterloo, a indiqué samedi le TAK.

Par cette action, les militants entendaient "clairement faire comprendre où se trouve la frontière". Le TAK souhaite voir se concrétiser l'ancien slogan "Taalgrens=Staatsgrens" (frontière linguistique=frontière d'Etat). La campagne menée samedi a commencé à la frontière entre Overijse et Genval, avant de se rendre à Rhode-Saint-Genèse où ils ont bloqué un temps la chaussée de Waterloo. Armés de peinture blanche, ceux-ci ont dessiné la frontière. L'action s'est terminée à Waterloo par l'ascension de la Butte du Lion où les flamingants ont déployé une banderole, moment où la police les a interpellés.

Evidemment, une frontière pour nous séparer de ces extrémistes serait souhaitable, car ils constituent l’avant-garde de l’invasion flamingante qui cerne Bruxelles et considère la Wallonie comme son territoire d’expansion vers l’Est.

Mais la seule et unique frontière capable de nous protéger sera la frontière française. C’est celle-là dont nous devons disposer avant qu’il ne soit trop tard !

18 avril  - La liste du RWF a obtenu le numéro 14 pour les élections européennes !

Pour un symbole, c'est un symbole ! Alors que les partis habituels se sont servis les premiers en matière de numérotation de liste, au second tirage, le RWF obtient le numéro 14.

14 comme le 14 juillet 1789 - date de la prise de la Bastille, symbole de la révolution du peuple contre l'ancien régime en France
14 comme le 14 juillet - date anniversaire de la République française, fêtée partout dans l'hexagoneµ
14 comme le 14 juillet à Liège, fêté chaque année avec faste depuis la libération de la Cité Ardente en 1944.
14 comme la liste qui représentera l'espoir de Liberté, d'Égalité et de Fraternité des Wallons dans une Belgique flamandisée !

17 avril bis - La presse française salue notre "grand pays" avec ses six gouvernements (près de 60 ministres pour quelque 10 millions d'habitants)

Ceci n'est pas un pays - comme aurait dit Magritte. J'ajouterai ceux-ci ne sont pas des politiques mais des profiteurs !

17 avril - La représentation commence - Nouvelle pièce humoristique - Le rideau rouge se lève sur un vieux couple en dispute !

Elio Di Rupo n’y va pas avec le dos de la cuillère dans la presse ce matin. L’attitude et les déclarations de Jean-Claude Van Cauwenberghe sur l’affaire du "voyage californien" sont tellement à l’encontre de la ligne de conduite du parti que le président du PS dit en avoir assez de lui. Van Cau met Di Rupo en garde, et reporte sa retraite ! Jean-Claude Van Cauwenberghe a déclaré à la presse "Il pense que j'ai fait du tort au PS. Je pense que c'est lui au contraire qui a nui au parti."

Les choses sont différentes pour José Happart. Il a tenu à peu près les mêmes propos que Van Cau. Devant la presse il a déploré le comportement des présidents des partis qui ont réprouvé la mission : "C'était à celui qui sera le plus sévère", a-t-il regretté. "J'assume pleinement et entièrement cette mission en tant que chef de l'institution et du Bureau. Si cela avait dépendu de moi, il n'aurait pas été question que les parlementaires remboursent". Ce qui fait affirmer à cher (onéreux) Van Cau qu’ « Elio Di Rupo n'a pas dû entendre ce que pense Happart de tout le foin fait autour de ce voyage en Californie. Ils ont encore besoin de lui".

A part, une certaine lucidité sur le pouvoir de nuisance du doucereux mais omnipotent Di Rupo et sa prudence vis-à-vis du président du parlement wallon (pour combien de temps encore ?), cet échange de vérités, plaisantes certes, mais totalement inutiles, n’existe que pour cause électorale et est digne de la Comedia dell’arte. Commediante ! Tragediante ! L’homme est italien et connait l’art de jouer la comédie !  Qui peut croire qu’il n’était pas au courant du voyage ? Qui pense qu’il ne s’est pas aperçu que ce périple tombait pendant les fêtes de Pâques ? Que les épouses accompagnaient les parlementaires processionnaires ?

Alors, qui peut croire à ce mauvais théâtre ?

16 avril - Une majorité de citoyens réclament une éthique depuis longtemps disparue dans la politique "classique" belge !

C’est RTL-Info qui le dit « 49% des Belges ne font pas confiance au monde politique. Près de la moitié des Belges ne font pas confiance au monde politique et 44% d'entre eux sont sceptiques par rapport au gouvernement, selon une étude réalisée en mars 2009 par Ipsos Belgium. »

La question qui se pose, après le retour tant attendu de nos processionnaires wallons et de leur refus d’affronter quelques électeurs pacifiques venus exprimer leur désapprobation sur un voyage, dit d’étude, en Californie pendant les vacances de Pâques, est quel serait le résultat d’un même sondage réalisé aujourd’hui ?

D’autant plus que ces excellences processionnaires et vacancières manifestent un mépris profond pour les citoyens avec des réponses empruntées à l’ancien régime, d’avant la révolution française.

José Happart déclare «  Je ne suis pas allé voir le Comité d’accueil, je ne les avais pas invités » « La Meuse du 16/04/2009)

Jean-Claude Van Cauwenberghe, quant à lui, observe « Tous les voyages sont du même niveau depuis dix ans. L’Inde, c’était pas mal non plus » « La Meuse du 16/04/2009).

Quelle morgue ! De quoi dégoûter encore plus l'électeur et faire basculer les 49% méfiants en un 51¨% majoritaire !
Je sais qu’il y a de vrais socialistes sincères et honnêtes. Je les côtoie de plus en plus aux réunions du RWF. Quelle insulte pour eux que ces représentants « parvenus » (à quoi, sinon à leur bon plaisir ?). Ils pensent sincèrement qu'une bonne cure d’opposition ferait du bien au PS et qu'elle, cela leur remettrait peut-être la tête à l’endroit à cette gauche, avide de voyage en "classe de luxe", d'hôtels 5 étoiles et de champagne pour accompagner le caviar Molossol. Cette fois, ils ont décidés de voter RWF. Une bonne gifle, surtout à ceux que l'on aime, crée toujours un choc salutaire !

15 avril - Une révolution morale va-t-elle se produire ? Il serait temps de quitter l'ancien régime !

Le "voyage pascal californien"  de nos excellences parlementaires du PS, CDH et MR s’est terminé ce matin vers 7h15. L’avion s'est posé à Zaventem où un comité d'accueil  les attendait. Mais courageusement, ils ont profité d'une porte dérobée pour éviter le contact avec les manifestants.

"Ces parlementaires ont choisi une sortie honteuse. C'est leur choix mais il faudra qu'ils l'assument à l'égard de l'opinion publique", a commenté Olivier Baum, à l'origine du "groupement citoyen de vigilance".   "Nous étions pacifiques. Nous avions simplement un message à faire passer. Je laisse à chacun le soin de juger ce qui vient de se passer ici mais je trouve ça dommage. Je suis très déçu pour eux. Ils auraient pu donner un signal au citoyen mais ils ont préféré sortir par la petite porte", a-t-il ajouté.

Si les protestataires étaient peu nombreux, il faut signaler la présence de nombreux journalistes, représentant des médias belges et étrangers. L'on relevait parmi eux la présence d'un correspondant de Radio France.

Il est certain que nos éminences ne s’étoufferont pas de honte, confiant dans le pouvoir d’oubli des électeurs. Et puis ce petit peuple, de quel droit  se permet-il, de juger les excès d’une caste supérieure ? Ils sont en chômage ? Ils perdent leur emploi ? Leur pension de survie ne leur suffit plus ? Certains ont même faim ? La rumeur populaire a attribué, à tort ou à raison, à Marie-Antoinette, reine de France les paroles suivantes, «S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche!» Aujourd’hui, ce sont des représentants du peuple, élus par le peuple, qui pourraient tenir les mêmes propos. Leur bon plaisir avant tout et cela, sur le compte du contribuable.

Pour l’occasion, il  me plait à rappeler trois articles de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, écrit par nos compatriotes du Franchimont en août 1789. Nous sommes très loin de leur application.

Art. 13 Pour l'entretien de la force publique et des frais de l'administration une contribution commune est indispensable, et la répartition doit être rigoureusement proportionnelle entre tous les citoyens en raison de leurs facultés.

Art. 14 Chaque citoyen a le droit, par lui-même ou par les représentants, de constater la nécessité de la contribution publique, de la continuer librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la qualité, l'assiette, le mouvement et la durée.

Art. 15 La société a le droit de demander compte à tout agent public, de son administration.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 12 avril 2009

12 avril - Camarade ou ... amie ? Cela n'est pas du tout la même chose !


Anne-Marie Lizin, ex-bourgmestre de Huy et exclue du PS, vient de recevoir, à son domicile, une missive du cabinet Courard adressée à "Madame la sénateur-bourgmestre, chère amie".


Un manque de mise à jour du fichier du cabinet de ce Ministre socialiste,
responsable du département des Affaires intérieures et de la Fonction publique au gouvernement wallon n’est pas un drame en soi.


MAIS, ce qui frappe dans ce libellé, c’est le « Chère amie », bien loin de l’austère « camarade » employé dans le parti. Cette désignation affectueuse expliquerait-elle la lenteur (pour ne pas dire la marche à reculons) de cet amical responsable des affaires intérieures lors des différents recours contre cette bourgmestre déchue, aussi rouge de colère que de conviction qu’un coquelicot ?

Parfois, une inattention permet de saisir mieux où se trouve le problème d’une situation. L’on peut contester la défense d’un camarade mais l’on ne peut trahir un ami ! C’est ce que m’ont appris mes professeurs laïcs de l’Athénée que j’ai fréquenté.


11 avril -
Les partis ont introduit leurs listes pour les Européennes

Les partis politiques ont introduit, ces vendredi et samedi, leurs listes de candidats pour les élections européennes du 7 juin 2009 auprès des bureaux principaux de collège de Namur, Malines et Eupen, confirme samedi un communiqué du SPF Intérieur.  Quatorze listes ont été introduites auprès du collège français (pour la Communauté française)


il s'agit des listes PS, MR, CDH, Ecolo, RWF, « Wallonie d'abord », PC, « PTB+ », LCR, « CAP d'Orazio », « Belgique soyons positifs » et de deux autres listes se revendiquant du FN et de mouvement socialiste).


Comme à l’habitude (injustice belge des partis habituels servons-nous d’abord), c’est lors d’un tirage jeudi prochain, que les partis émergents n’ayant pas d’élus vont se voir attribuer leur numéro de liste.


Il y a fort à penser que le RWF verra beaucoup de mécontents du régime (bananier) de la Communauté française et de la Région Wallonne voter pour lui à condition que les électeurs ne posent pas leur vote de protestation sur Ecolo qui est devenu, rappelons-le, un parti « officiel et habituel ».


Des sondages qui le gratifient de poussées de plus de 11% ne veulent pas dire que le mouvement écolo a de nombreux supporters en plus mais signifie simplement que l’électeur pourrait choisir le seul parti à n’être pas associé dans le gouvernement fédéral dont la gestion se révèle si calamiteuse.


Votez RWF est certainement la meilleure gifle à administrer aux politiciens de carrière et amener un peu d’air frais dans les parlements européen et wallon. Il faut donc espérer que l’électeur de plus en plus dégoûté de la politique actuelle s’en rendra compte à temps !


10 avril - Où il vaut mieux être Espagnol que Belge - Et dire que certains croient encore être protégé par ce pays qui n'en finit pas de mourir


J
onas Degée, un de mes jeunes compatriotes d’Esneux, ma commune, était en stage Erasmus à l’Université d’Aquila, lors du terrible et récent séisme qui s’est produit dans cette région italienne.


Désemparé, il n’a pu que récupérer de quoi se vêtir et son téléphone portable. Aujourd’hui il est rentré chez lui mais sans aucune aide de l’Etat belge. Dans son interview donné au journal La Meuse, il explique.


« Nous étions bloqués à l’Aquila. Les transports en commun ne roulaient plus.  J’ai contacté l’Ambassade de Belgique et le Consulat qui m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien pour moi si je n’étais pas blessé physiquement. Finalement, j’ai quitté les lieux grâce à l’Ambassade espagnole qui a envoyé un car pour rapatrier tous les étudiants espagnols à Rome. L’ambassade espagnole nous a payé les frais d’hôtel du lundi soir et je suis rentré en avion à mes propres frais, mardi après-midi.
Si l’Ambassade d’Espagne n’ait pas intervenue, je serais probablement toujours là. »


Triste témoignage qui démontre que la Belgique qui se vante de posséder B-Fast, service d’intervention rapide pour les aides humanitaires, n‘est pas à même d’intervenir pour un de ses ressortissants, wallon il est vrai.


Affréter le véhicule de fonction de l’Ambassadeur ou du Consul pour aller chercher ce jeune étudiant, le prendre en charge jusqu’au moment de son retour au pays, était probablement trop fatiguant pour leur personnel et trop onéreux pour leur budget de fonctionnement.


Quand l’on sait ce que nous coûtent ces postes diplomatiques, devenus souvent inutiles en Europe mais où l’on place des « amis », quand l’on voit ce qu’engage le parlement wallon pour une petite excursion en Californie, une juste indignation nous saisit et mais aussi un sentiment de grande reconnaissance envers ce l’Espagne qui sait, elle, se préoccuper du sort de ses citoyens.


Triste histoire pour un triste pays en pleine déliquescence !


9 avril - Crise ? Vous avez dit crise - Cessez donc de croire qu'elle existe pour tous -  Il y a encore des heureux en Wallonie !


C'est La Meuse qui le dit dans son édition du 9 avrll:
ILS S'ÉCLATENT

Ils sont sept parlementaires wallons : José Happart (PS), Michel Lebrun (cdH), Charles Janssens (PS), Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS), Jean-Pierre Dardenne (MR), René Thissen (cdH) et Maurice Bayenet (PS). Plus un conseiller du Parlement. En tout, huit personnes, donc, pour une mission au Nouveau Mexique, en Arizona et en Californie. Décidé à l'unanimité du bureau du Parlement, précisons-le.


C'est ainsi qu'il est facile de constater que sur 11 jours, 3,5 seront dédiés au travail. Entendez, des visites d'entreprises et quelques petits rendez-vous officiels. Notamment à Santa Fe et Phoenix. Histoire de voir, précise le programme, les possibilités économiques de coopération entre l'État d'Arizona, notamment, et la Belgique (la Wallonie en particulier).

Et de discuter en profondeur de l'agriculture en milieu aride... À San Francisco, nos parlementaires vont voir comment faire venir des entreprises wallonnes à Silicon Valley. Voilà voilà, en gros, pour le boulot. Pour le reste, quelques visites, dont le Grand Canyon et les alentours de San Francisco. Et beaucoup d'avions. Transfert sur transfert.


Bref, si les voyages parlementaires peuvent parfois se révéler très utiles, celui-ci ne devrait pas rester dans les annales comme le plus prolifique. Mais peut-être parmi les plus chers : plus de 80 000 € au total pour trois jours de boulot aux résultats relatifs, soit plus de 25 000 € la journée de travail, ou 10 000 euros dépensé par personne. Ça fait bonbon le déplacement..Rappelons toutefois que dans ce budget est inclus le per diem (argent de poche) de 150 euros par jour et par député. 

Dernière nouvelle: Le quotidien "La Meuse nous l'apprend, lors de la "mission wallonne" au Mipim, notre cher (onéreux) Michel Daerden a organisé une soirée "champagne à volonté". C'était avec son argent, a précisé son attaché de presse.

Une nouvelle qui réconfortera les chômeurs, les pensionnés et les travailleurs à petit revenu. Lors de sa "mission" en Californie, Jean-Marie Happart va-t-il suivre son exemple ? Parce que 150 € par jour pour les menus frais ne permettra aux participants de faire une fête pareille.  A votre "bonne" santé les damnés de la terre !


L'Amérique pour les uns, le Club Med pour les autres lors du Mipim sur la Côte d'Azur. Un encouragement pour tous les prolétaires qui votent pour ce parti de "parvenus" comme aime à les appeler Di Rupo, vous savez celui que certains appellent "l'homme qui sait mentir aux pauvres".


Punissez ces partis de leurs expositions outrancières en ces temps de crise !

VOTEZ RWF -  Ce sera une invite à moins exposer leur goût du luxe  !


 
8 avril - RTL Info informe bien ses visiteurs - Le CDH est à l'honneur ou son rédacteur bégaie


Vous pourrez constater combien ce journal en ligne aine le CDH au point de communiquer trois fois de suite la même information concernant la grande honnêteté de ce parti humaniste, ex-chrétien converti l'universalisme de la pensée mais pas encore laïc 100%.


Vous pouvez ainsi apprendre (trois fois) que Pierre Migisha, l’ancien journaliste sportif de RTL-TVI, permettrait de « développer le message de multiculturalité du CDH et de travailler dans toute la politique sportive et, notamment, l’intégration par le sport ».  Journaliste sportif à RTL-TVI, que voilà un beau candidat qui risque de faire de l'ombre aux autres membres de la liste!  C'est peut être d'ailleurs l'amitié d'un ex-collègue de la station de télévision qui a permis cette triple exposition.




Décidément, le "people" a la cote en politique belge. Avec Jean-Claude Defossé à Ecolo, la bataille de "politistars" est bien engagée.  Dans un pays où les partis de disputent les grâces, quoi qu'ils en disent, des vedettes, qui préfèrent les paillettes à une programme sérieux, comment peut-on encore espérer s'en sortir ?


7 avril bis - Des nouvelles de l'excursion de nos représentants au pays d'Obama

Sous le titre de « Tout à coup, on se retrouve une vertu », le quotidien  Le Soir a publié la liste de La délégation du Bureau du parlement wallon qui s’est envolée samedi pour le Nouveau-Mexique, avant l’Arizona et la Californie. Les participants à ce voyage tombant agréablement lors des vacances de Pâques sont José Happart (PS), président du parlement, Michel Lebrun (CDH) et Charles Janssens (PS), vice-présidents, Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS), Jean-Pierre Dardenne (MR), René Thyssen (CDH), secrétaires du Bureau, Maurice Bayenet, président du groupe PS du parlement, et Jean-Luc Bock, conseiller adjoint au parlement. La plupart sont accompagnés par leur compagnes. Le coût de l’opération est  estimé à 80.000 euros.


Contacté à Albuquerque, Maurice Bayenet n’apprécie pas les commentaires sur ces vacances inespérées : « Subitement, tout le monde se retrouve une vertu. C’est scandaleux et cela jette le discrédit sur notre institution alors que de telles missions sont organisées dans toutes les assemblées. Et, croyez-moi, avec Happart comme président, on n’a pas le temps de faire du tourisme. Nous allons revenir sur les genoux. Mais je dois vous laisser. Nous nous apprêtons à visiter une production laitière et nous avons rendez-vous avec le gouverneur de l’Etat.


Si nos parlementaires ont besoin de voir à quoi ressemble une laiterie, il y en a suffisamment en Wallonie et les producteurs de lait wallons seraient heureux de recevoir le prix du voyage pour couvrir les déficits de leurs exploitations locales.


7 avril -  La France offre de nouvelles chances d'accéder à l'école quand la Wallonie organise des files d'attente pour y entrer !


C’est le quotidien français « Les Echos » de ce jour qui nous l’apprend en exclusivité, «  A compter de la rentrée 2009, HEC, la grande école de Jouy-en-Josas fera cadeau des frais de scolarité à tous les élèves bénéficiant d'une bourse d'Etat, quel qu'en soit le montant. Un geste fort pour encourager les étudiants des milieux modestes.

Dans la course au «mieux-disant social» qui s'est engagée entre les grandes écoles, la «business school» de Jouy-en-Josas, souvent cataloguée parmi les plus «élitistes» de l'Hexagone, franchit une étape importante : à compter de la rentrée 2009, la scolarité, facturée 8.300 euros en première année et 12.300 euros par an ensuite, y sera gratuite pour tous les étudiants bénéficiaires d'une bourse d'Etat, quel qu'en soit le montant.

La mesure devrait concerner, dans un premier temps, quelque 70 élèves (entre 20 et 30 par année). De quoi générer pour l'école un «manque à gagner» que l'on peut estimer autour de 600.000 euros par an.

Pour financer cette initiative, l'école va puiser notamment dans les ressources apportées par sa fondation. Sa campagne de collecte de fonds vise à lui rapporter 100 millions d'euros sur la période 2008-2013. Sur ce montant, une part significative doit être consacrée à des bourses. Le nouveau dispositif viendra s'ajouter aux bourses d'excellence, accordées aux élèves - français et étrangers - particulièrement brillants.

L'initiative d'HEC ne doit rien au hasard. Du côté des pouvoirs publics comme des entreprises, en effet, la pression s'accentue sur les grandes écoles pour qu'elles accueillent davantage d'étudiants issus de milieux modestes. Le président de la République a ainsi fixé, en décembre dernier, un objectif de 30 % de boursiers en classes préparatoires.


Et en Belgique ? Et en Wallonie ? Le plan Marshall est-il intervenu dans ce sens? Pourtant, c'est l'enseignement qui prépare le futur du pays.

Comme l'on sait que l'inégalité des capacités intellectuelles ne correspond pas à l'inégalité sociale, aider totalement les plus aptes au hautes études commerciales à suivre ces cours primordiaux dans un monde en voie de mondialisation, ne serait pas un luxe, ni un caprice !

En France, l'on oublie de moins en moins le mot " Égalité ". Puisse un jour nos enfants profiter de ce concept qu'en Wallonie,  les copains se gardent précieusement pour eux !


6 avril - Quand une Intercommunale liégeoise favorise les fournisseurs flamands !


lI est des petites histoires ménagères qui en disent long sur le comportement des politiciens wallons vis-à-vis de la Flandre.  Que je sache une association intercommunale liégeoise est gérée par les communes de la province de Liège. Mais ce qui suit est édifiant.
 

Intradel, association liégeoise de traitements des déchets liégeois a créé un nouveau système de collecte sélective de déchets ménagers auquel les communes sont invitées à participer. Bonne nouvelle ? Oui pour les entreprises flamandes qui, comme à l'habitude, vont en profiter !


Ayant fait le numéro d'appel gratuit 0800/99154, je suis tombé à mon grand étonnement sur un standard flamand (even geduld, astublief). J'ai posé la question à l'employée de savoir quel était le nom de la société qui me répondait, "Il m'est interdit de vous donner ce nom" affirma-t-elle et comme j'insistais pour savoir si le  centre d'appel était liégeois ou flamand, elle me raccrocha au nez. N'est-ce pas normal de connaître le correspondant que vous appelez ? L'anonymat peut-il jouer dans une communication du secteur public ? 


Par l'amabilité d'une employée de ma commune à qui je me suis adressé ensuite pour demander les explications que je n'avais pu obtenir, j'ai eu confirmation que le numéro d'appel gratuit qui ne savait pas répondre à ma question, était bien flamand et qu'il n'était vraiment pas au courant des problèmes locaux. Gentiment, mon interlocutrice m'a donné le numéro d'appel direct d'Intradel à Herstal. 


Là, nouvelle découverte. Ma nouvelle interlocutrice, comme je m'étonnais qu'Intradel utilisait un centre d'appel téléphonique flamand, me répondit embarrassée que ce n'était pas Intradel qui en avait fait le choix, mais bien le fournisseur de conteneurs qui serait lui aussi flamand,


Une histoire pareille pourrait-elle se produire en Flandre ? Vous savez là où il faut prouver 5 ans de résidence dans une commune et une bonne connaissance de la langue pour pouvoir y acheter un terrain ?


Quand je dis que la Flandre pille la Wallonie, l'on me répond que c'est faux
Quand je dis que nos élus wallons (et liégeois ici en l'occurrence) collaborent à ce pillage, l'on me dit que j'exagère. En réalité, nous sommes trompés, cocufiés et vendus par eux ! Cette historiette en est une des preuves flagrantes !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 12 avril 2009

Elio Di Rupo vient de décéder. Après des obsèques émouvantes dans sa bonne ville de Mons, il arrive au Paradis où Saint-Pierre, secrétaire général de la « Père, Fils et Saint-Esprit Company » l’accueille aimablement.  " Bienvenue Elio. Nous devons régler un petit problème. Nous voyons si rarement des chefs de parti politique wallon ici, que nous ne savons pas de ce que nous devons faire de toi. Le Grand Patron exige que tu passes un jour d’essai en Enfer et un jour au Paradis.  Après tu pourras choisir l'endroit où tu voudras passer l'éternité. "

Le très sage Elio répond qu’il désire rester au Paradis, mais rien n’y fait. Saint-Pierre (Sint Pieter pour les Flamands qu’il a tellement essayé de séduire)  le conduit vers l’ascenseur menant à l'Enfer.


La porte ouverte, Elio se retrouve sur un magnifique terrain de golf vert à l’envi, le soleil brille dans un ciel bleu azur et il y règne un parfait 25 degrés. Au loin, se profile un superbe club house. A l'avant de l'édifice, se trouvent déjà Jean-Claude VanCauwenberghe, Michel Daerden , Anne-Marie Lizin, Marc Uytendaele, sa femme et beaucoup d’autres camarades, en train de sabler le champagne comme dans un quelconque Club Med du Midi méditerranéen.


Une grande partie du MR est là aussi autour de Didier Reynders et de Serge Kubla. Tout ce beau monde rit, s'amuse, semble heureux et est habillé de façon élégante et décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.).  Même Joëlle est là souriante, lui ouvrant ses bras maternels pour l’étreindre comme au bon vieux temps.


Tous accourent à sa rencontre, l'embrassent chaleureusement et se mettent à se remémorer leurs bons souvenirs d'antan et leurs débats homériques si passionnants.


Le reste de la journée se passe agréablement. Une partie de golf amicale, un repos bien mérité sous quelques ombrages en sirotant un cocktail de chez Lenotre, diner au homard et au caviar. A la fin du repas, Satan en personne vient saluer ses hôtes, s’enquérir de leur satisfaction et leur offre même un Bas Armagnac âgé de 200 ans.

Le brave Eio, si soucieux de la bonne opinion de ses électeurs hésite à le boire. Satan lui rappelle que nul Montois ne le verra et qu’une vie de luxe et de félicité s’ouvre à lui. Elio Di Rupo boit, taquine un angelot et trouve son hôte très sympathique.


Il s'amuse tellement qu'il ne voit pas le temps passer. Le moment du départ arrive pourtant. Tous ses amis et ennemis politiques le serrent dans leurs bras. Elio prend l'ascenseur qui le conduit cette fois vers le Ciel. " C'est maintenant le moment de visiter le Paradis ", lui dit Saint-Pierre qui l’attendait.

Pendant 24 longues heures, Elio Di Rupo se retrouve avec Baudouin,  Benoit XVI, le cardinal Daneels, sœur Emmanuelle et toute une assemblée de gens bienveillants qui conversent sur la vertu, l’honnêteté, le courage, le respect de l’autre. Jamais un propos amusant sur le sexe, le pouvoir, l’argent. Pas de rires ici, le menu de la cantine est frugal et l’eau y est servie avec générosité. Cela lui donne le cafard en pensant à nombre de se électeurs qui ont connu ce type de régime. Il ne reconnait personne autour de la table et l’on ne lui accorde pas beaucoup d’attention.
Pire ! Jésus est une espèce de hippie, un hurluberlu qui ne parle que de " paix éternelle " qui ne cesse de ressasser d’insipides slogans comme  " Chasser les marchands du Temple ". Un vrai Rudy Aernhoudt !


La journée passée, Saint Pierre lui demande son choix. Elio Di Rupo fait semblant de réfléchir comme dans ses meilleures interviews et répond : "J e n'aurais jamais pensé faire ce choix... Hum ! Bon, je trouve le Paradis  intéressant  et fréquenté par des gens de qualité. Néanmoins je crois que je serais plus à l'aise en Enfer avec tous mes amis ".

Saint-Pierre le reconduit à l’ascenseur menant en Enfer.

Les portes ouvertes, Elio se retrouve au milieu d'une grande plaine aride au sol brûlé et stérile qui ressemble à la Wallonie. Les routes et chemins, bordée de déchets toxiques, sont couverts de nids de poule  et mènent à des ruines industrielles et à des logements sociaux délabrés.

Il aperçoit horrifié tous ses amis, en guenilles, emplis de plaies purulentes et la faim au ventre. Ils sont enchainés l’un à l’autre, ramassant ces déchets pour les mettre dans des grands sacs noirs. Ils gémissent de douleur, se plaignent de leur supplice, les mains et le  visage noir,avec des reflets bleuâtres, dus à la radioactivité ambiante .

Le Diable s'amène et pose son bras velu et puant sur l’épaule gauche d’Elio.

 " Je ne comprends pas, balbutie Elio Di Rupo désemparé.  Hier, il y avait un terrain de golf et un « club house " ; j'ai mangé comme un roi et je me suis saoulé comme un Daerden, le soir d'une élection. Je me suis envoyé en l'air comme un lapin au printemps  et tous étaient emplis dejoie et de bonheur. Aujourd’hui, je ne vois qu'un désert rempli d'immondices et tout le monde y est misérable et malheureux.

Le Diable le regarde, lui sourit sournoisement et lui glisse dans l'oreille :


 " Tu vois, Elio, j’ai fait comme toi.  Hier j’étais en campagne électorale mais aujourd'hui que tu as voté pour moi ! "

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : C'est du belge
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