wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 18:18
Deux chiffres suffiront pour démontrer l'intérêt témoigné pour ce blogue au cours de l'année 2009. 8211 visites et 13.545 pages consultées.

Je remercie tous ces visiteurs souvent anonymes surtout qu'il est doublé par un site www.wallonie2010.eu qui lui aussi a de beaux chiffres de fréquentation.
Sur six mois d'existence, il totalise:
- 7.090 visites dont 4684 belges et 1895 françaises
- 2.587 visiteurs nouveaux
- 4.503 visiteurs ayant déjà visité le site au moins une fois
- une moyenne de visites journalière de 34 visiteurs
- 22.223 pages consultées dont 1.400 lectures d'articles
- les pages "Nouvelles" totalisent 4.294 lectures
- la page des Perles de Chicotins a attiré 1.035 curieux
- la page de présentation a été consultée par 737 lecteurs.
 
Qui pourrait encore dire que le retour de la Wallonie à la France intéresse peu de monde !


VoeuxWallonieFrance2010Reduit.JPG
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 17:02

Ce matin sur Bel-RTL, Olivier Maingain, président du FDF et vice-président du MR, a été interrogé par Pascal Vrébos sur l’épineux dossier de BHV.

 

Ce brave Olivier fut muet comme une carpe sur les discussions menées à ce propos avec Jean-Luc Dehaene.


Pour rappel, Dehaene est le mentor imposé à Yves Leterme, notre premier ministre par le CD&V , son propre parti, pour lui éviter ses gaffes habituelles. C’est un copilote particulièrement flamingant et parfaitement apte à mettre la pression sur les francophones déjà terrifiés à l’idée d’une nouvelle fissure élargie dans leur fonds de commerce, la Belgique fédérale !

 

Mais Olivier sait se montrer néanmoins agréable : "C'est un homme de talent et de pugnacité, même si je peux marquer des divergences nettes avec luiJe suis exigeant comme le sont tous les francophones. Pour éviter le pire: s'engager sur la voie du séparatisme sans qu'on le dise aux citoyens, ce qui serait malhonnête et préjudiciable."

 

Cette banale civilité a toutefois l’avantage de démonter ce que nous affirmons sans cesse, Maingain est un bruxellois, prêt à tous les grands écarts pour sauver l’état belge . Le bilinguisme, cause de la disparition de l’identité française à Bruxelles ? Il est prêt à l’appliquer même au Brabant Wallon, si cela peut rendre du lustre à la capitale. C’est la Jeanne d’Arc du XXIe siècle tentant de rendre son royaume à son gentil souverain.

 

Quand l’on pense que cet individu tente de créer des sections du FDF en Wallonie. Qu’il arrive même à éblouir certains indépendantistes ou rattachistes, amateurs de scores électoraux qu’ils n’ont pu réaliser à leur grand dépit.

 

Cela n’est pas sérieux et démontre s’il le fallait que le plus « grand défenseur des  francophones » est prêt à rejoindre ses acolytes politiques wallons pour rejouer la lamentable comédie des Bourgeois de Calais !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 10:29

Une de nos amies nous rappelle cette histoire lamentable, encore récente, en nous adressant ces quelques  mots et une copie d'article paru dans le Nouvel Observateur. Nous devons la remercier pour ce rappel d'une histoire pas très exemplaire de la justice belge.

 

Voici l'hommage simple à un homme qui est mort plusieurs fois...au moins, trois fois; la première fois, parce qu'on l'a radié de l'ordre des avocats, la seconde parce que son corps est décédé, la troisième parce qu'on ne trouve quasi plus trace de lui alors qu'il fut mécène, républicain rebelle, francophile éperdu et surtout libre dans sa tête... sans doute surtout PARCE QUE il était libre dans sa tête. Qu'il sache que des personnes pensent encore à lui et respectent ce qu'il a osé faire.


Belgique : le bouffon du roi - "Monsieur, votre règne touche à sa fin"
En réclamant l'abdication de Baudouin Ier, un homme de robe iconoclaste sème la zizanie en plat pays.

C’est l'histoire d'un roturier d'origine wallonne qui s'est mis dans la tête de
renverser' la famille royale de Belgique.

 

Comme là-bas on le prend au sérieux, on le traite de fou. Et comme l'histoire est drôle, elle ne fait rire personne. Le lundi 26 décembre l'aube, Christian Bouvier, 45 ans, choisit sa plus belle plume pour écrire à son souverain.

 

Cet avocat namurois, fils d'une Normande et d'un gros fermier des plaines de la Hesbaye, a le cœur gros. Il vient de passer la nuit de Noël avec son épouse et ses quatre grands fils devant les images de la révolution roumaine retransmises en direct par la chaîne VTM. A 20 heures, c'est la traditionnelle allocution de S.M. Baudouin 1er, Albert, Charles, Léopold, Axel, Marie, Gustave de Belgique.

 

Et là, le sang de Christian Bouvier ne fait qu'un tour. Le discours axé sur le thème de l'enfance ne contient pas un mot de réconfort pour les insurgés de Bucarest.

L'avocat a vraiment trop honte de son roi. Ce républicain forcené n'en est pas, lui, à compter ses mots, encore moins à une lettre près. En 1986, il avait déjà osé demander Baudouin... d'abdiquer.

 

Cette fois, il lui écrit: " Monsieur, Votre règne touche à sa fin. Le temps où vous vous promeniez avec le "génie des Carpates" est révolu... Cracher sur le Conducator ne relève pas de l'impertinence, c'est un devoir. »

 

A trop chercher des crosses aux puissants on les trouve. En l'espace de quelque jours, un ciel noyé de crachin s'est effondré sur la tête de Christian Bouvier, frondeur certes, mais surtout bon Vivant, amateur de vins fins et de peinture abstraite.

 

La sentence est tombée début février. Le fauteur de troubles est inculpé «d'offense à la personne du roi» par le juge Guy Comeliau du parquet de Namur. Et doit se soumettre à une expertise psychiatrique, en vue de passer aux assises. Tous ses amis, une grande partie de sa famille de hobereaux de la Beauce namuroise l'ont lâché.

«Cette lettre ordurière ne peut être que l'acte d'un fou. Il faut l'enfermer» dit un fonctionnaire du ministère de la Justice. Pendant qu'au château de Laeken le service de presse du roi se refuse à toute déclaration.

 

Qui a voulu faire taire le bavard du barreau de Namur ? Le palais royal, la chancellerie ou bien tout simplement les robes noires du Conseil de l'Ordre wallon, bien décidées à se débarrasser de ce collègue indiscipliné et par trop réputé pour ses prises de bec avec l'administration régionale? On ne le saura probablement jamais.  Ni ce que pense «le roi triste» de ce sujet à la truculente insolence.

«C'est une gaffe, une maladresse que le gouvernement va probablement essayer d'étouffer», explique Jean-François Pacco, journaliste à "l'Avenir", le grand quotidien de tradition catholique et royaliste de Namur, «Christian Bouvier a touché à la personne du roi, transgressé un tabou inviolable de par la loi.  Ici on écrit au roi pour le plaindre, pour le féliciter, jamais pour l'insulter. D'accord, l'allocution de Noël était un peu gnangnan. Comme d'habitude. Mais imaginez que Baudouin prenne part au débat sur l'avortement qui divise actuellement le Parlement, son peuple ne comprendrait pas. Alors, il fait l'impasse.»

 

Et la presse, elle aussi, passe. Reclus sous la verrière du loft qu'il s'est aménagé dans le quartier, à bordels du vieux Namur, Christian Bouvier, le «cauchemar du barreau belge», comme le nomme l'hebdomadaire satirique «Pan», n'est pas si allumé qu'en haut lieu on aimerait le faire croire.

 

Même s'il passe son temps à commettre des impairs qui font jaser la bourgeoisie catholique, monarchiste et ultraconservatrice des rives de la Sambre. Comme de trimbaler les dossiers de ses clients dans des sacs en plastique de supérette sous les nobles lambris du parquet de Namur. De plaider systématiquement en faveur des mauvais payeurs, des victimes des compagnies d'assurances, de tous les empêcheurs de juger en rond.

 

Pis, d'assouvir des passions extrajudiciaires qui vont du mécénat artistique à la restauration quatre étoiles, en passant par la promotion immobilière. «C'est plus fort que moi, dit-il en voilant son regard de chien Droopy, je suis un hérétique. Je refuse de me laisser berner comme l'ensemble de mes compatriotes par "Point de vue-Images du monde", par l'image d'une monarchie rassurante. Le pouvoir non législatif est indéfendable sur le plan intellectuel.

 

Que peut représenter le roi potiche d'un pays d'opérette face aux grands chambardements qui menacent l'Europe ? Nous avons besoin d'un pasteur, d'un véritable homme d'Etat, sinon la Belgique sera rayée de la carte.

 

Christian Bouvier ne baissera pas sa garde. Il est persuadé que son procès sera celui de la royauté. A voir l'émotion que suscite son pamphlet libertaire, il n'a Peut-être pas tout à fait tort. Mais il risque de perdre sa robe. Il vient successivement de demander l'asile politique à François Mitterrand et une audience avec le roi Baudouin où il compte se rendre avec un entonnoir sur la tête.

 

Ça ne troublera pas l'immobilisme de base de ses compatriotes. Flamands et Wallons se sont mis d'accord, une fois pour toutes, en 1950, lors du référendum sur  « la question royale » pour conserver une monarchie constitutionnelle depuis 1831. Ils ne laisseront pas un vaurien de républicain réactiver un sujet définitivement proscrit de leurs chamailleries légendaires.

«Je ne suis pas un monarchiste convaincu», affirme le député socialiste Robert Denison, «mais entre nous, le roi ne dérange personne. Il faut faire avec. Si on devait élire aujourd'hui un président de la République, il serait quoi ? Flamand, bruxellois ou wallon ? Quel grabuge !»

Sylvie Véran - Le Nouvel observateur - notre époque 

 

Déjà à l'époque, un socialiste défendait la monarchie, comme ce bon Di Rupo le fait si souvent maintenant. Le socialisme a bien changé avec le temps par rapport ou Parti Ouvrier Belge. (ndlr).

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 12:03

La nouvelle que les visiteurs de ce site connaissaient déjà vient de tomber sur les téléscripteurs de Belga et est relatée abondamment par le presse.

Le RWF a été l'objet d'une tentative de déstabilisation menée de l'intérieur par le président de la section locale de Liège, Paul Durieux, ancien directeur d'école et par Jean-Sébastien Jamart maître de conférences à l'Université de Liège, et de l'extérieur par un Jules Gheude, initiateur des Etats-Généraux de Wallonie tenus en mai dernier et qui ne regroupa qu'une centaine de participants. Même les indépendantistes wallons avaient jugé bon de ne pas soutenir l'initiative et brillaient par leur absence.

 

Mais la présence d'un directeur de fonds de solidarité appartenant au ministère des sports français, Jacques Lenain permit de semer la zizanie dans l'opinion rattachiste. Sa théorie ? Une sorte de Belgique francophone indépendante (Wallonie + Bruxelles) mais sous autorité régalienne de la France.

 

Les vieilles rivalités d'un Durieux et d'un Jamart, écartés lors de l'élection statutaire de 2006, se réveillèrent par cette occasion inespérée. Parler des erreurs électorales de Paul-Henry Gendebien, d'une nécessaire modification de la ligne politique du parti furent les leitmotivs de leurs cris et gémissements. L'on devait abandonner une ligne tracée depuis 10 ans pour rejoindre un langage qui pourrait plaire à l'électeur wallon. Rien ne changerait fondamentalement chez nous sauf que nous serions protégés et subventionnés par la France,

 

Mais est-ce vraiment l'alternative à proposer aux Wallons ? Garder ce qu'il y a de plus belge dans notre région et tendre la main à la République française pour l'assurer ?

 

L'on retrouve dans ces arguments, une vente "marketing" destinée à tromper l'électeur lors des prochaines élections et se faire une place rémunérée dans le vivier politique wallon.

 

Oui, bien sûr, seulement 31.000 votes se sont portés sur les listes du RWF en juin dernier, mais son but était-il vraiment de gagner des mandats. Cela ne lui aurait pas déplu d'en avoir quelques-uns. Mais Paul Henry Gendebien aime à le dire et c'est pourquoi nous aimons son message, "Nous ne sommes pas un parti de pouvoir".

 

Effectivement, si le RWF est un parti démocratique, ses propositions sont révolutionnaires et son but essentiel est d'éveiller les consciences à ce qu'il juge comme seule solution à nos crises institutionnelles, à l'oppression d'un gouvernement fédéral où jamais plus les Wallons n'auront une majorité, même pas une parité au parlement, lieu où toutes les lois applicables sont votées.

 

Il faudra donc encore et encore se battre sur le terrain des idées, rester clair et honnête dans leur développement, informer, convaincre, montrer la seule voie possible à notre redressement. Mais cela marche. Il faut se rappeler le sondage paru dans le Soir et la Voix du Nord qui donnait 49% de Wallons prêts à rejoindre la France en cas d'éclatement du pays. Ce mouvement de l'opinion ne s'est pas fait tout seul, ni grâce aux quelques chapelles rattachistes qui essaiment la Wallonie. Le RWF et son président y sont pour une bonne part.

 

 

C'est pourquoi la nouvelle d'une reprise en main du parti pour rester cohérent avec ceux qui lui ont fait confiance et l'éviction de quelques individus qui ne pouvaient que semer le doute sur la pureté de ses intentions fera que 2010 le RWF sera plus fort et plus agissant en 2010.

 

Perdre de la "mauvaise graisse" n'est jamais mauvais pour la santé.
En cette année nouvelle, le RWF sera à nouveau un parti en ordre de marche !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 10:29

Selon un sondage publié par La Libre Belgique, 33% de Belges estiment que le dossier BHV est sans intérêt. Ce qui, à contrario, signifierait que 67% des autres considèreraient que ce sujet est sinon préoccupant, au moins sensible ! Mais il semble bien que le conditionnement du « peuple » que l’on pense de plus en plus idiot prenne la priorité sur l’information.

Pour l’œil qui parcourt discrètement ce titre, l’affirmation est simple et en grosses lettres, à la « une », les Belges n’accordent peu d’intérêt à ce problème. Il faut une lecture contradictoire et critique pour redresser l’information en opposant 67%  à 33%.

Pour démontrer la finesse de son analyse, le journaliste va jusqu’à compléter ses résultats par un saupoudrage habile.

 « Au niveau belge, 22% des Belges estiment que le dossier BHV est prioritaire, 35% secondaire et 10% ne se prononcent pas. En Flandre, 28% estiment ce dossier prioritaire, 40% secondaire et 26% sans intérêt. Le caractère prioritaire n'est retenu que par 15% des Wallons ou 22% des Bruxellois tandis que 38% des Wallons et 33% des Bruxellois le trouvent sans intérêt. »

Mais en bonne logique, cela donne les chiffres suivants : Au niveau belge, 57% des Belges accordent de l’importance au dossier BHV et seulement 10% s’en foutent royalement (c’est le cas de le dire !). En Flandre l’intérêt passe à 68% contre 26% d’indifférents et les Wallons y  accordent le leur à 62% et les Bruxellois à un gros 67%.

La presse prend ses lecteurs pour des imbéciles et tente de les préparer psychologiquement au passage négocié ou en force de la décision de scission de BHV. Voilà la triste réalité de notre démocratie de pacotille. Une presse servile, même plus capable d’intelligence, dans sa manière de servir la soupe. Il faut sauver un royaume qui craque de toute part. Alors ? Tant pis pour la forme et pour l’honnêteté !

C’est gros, trop gros ? Tant pis. Circulez, bonnes gens, dormez tranquilles. Tout va très bien, Madame la Marquise !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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