Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 12:46
 Triste anniversaire que ce jour où des gendarmes ont tiré sur la foule et abattu quatre manifestants wallons sur la place des Martyrs de la Résistance à Grâce-Berleur.

Beaucoup de versions ont été données sur ce drame mais les faits sont bien réels.

Aujourd'hui, son souvenir doit nous inspirer quelques réflexions.

En cas de confrontations graves avec le régime fédéral actuel, une telle tragédie pourrait-elle se reproduire ?

La passion des uns pour la Belgique pourrait-elle se confronter brutalement à celle des autres, indépendantistes wallons, rattachistes à la France ou républicains démocrates?

L'état pourrait-il tenter par la force de contraindre les opposants à plier l'échine devant les diktats d'une constitution à géometrie variable depuis que les différents politiques ont décidé de la modifier sans arrêt. Elle était censée protéger le citoyen et elle sert, de plus en plus, à satisfaire les appétits divers des groupes de pression politiques. 

De plus, l'on constate que tous les politiciens (j'aimerais que l'on me cite quelques exceptions) votent selon les consignes du parti, posant ainsi délicatement leur mouchoir sur les désirs de leurs administrés.

Le vote unanime des mandataires socialistes et humanistes du Conseil communal  contre la candidature de la ville de Liège au titre de Capitale Européenne de la Culture 2015 en est un triste exemple de cette conduite. Pas un seul, qu'il s'appelle Grafé ou  Marcourt, n'a voté contre la consigne du Bourgmestre de la refuser pour ne pas opposer la Cité Ardente à la ville de Mons, territoire de Sa Majesté Présidente Di Rupo.

Au souvenir des blessures et coups portés à ces braves Fouronnais qui refusaient d'être vendu à la Flandre, je me sens obligé de marquer certaines craintes pour l'avenir.

A moins qu'un dégoût généralisé de nos politiciens actuels ne gagne nos institutionnels, nos forces de police locales et fédérales.

C'est pourquoi cette commémoration des événements de Grâce-Berleur doit nous rappeler aussi qu'il faut savoir parfois montrer un certain courage dans la manifestation de ses opinions.

Ils sont morts, innocentes victimes d'un meeting  pour une Marche sur Bruxelles qu'ils n'ont pu accomplir.  Mais, comme le dirait amèrement un homme politique flamand, il ont démontré qu'une minorité pouvait imposer au pays sa volonté lorsque la cause semble juste!

En 1951, Léopold III, objet de la contreverse entre Wallonie etr Flandre, abdiqua en faveur de son fils Bauduin 1er, dont l'anniversaire de la mort est demain le 31 juillet.  Certains monarchistes sincères ont vu dans cette disparition, la fin d'une certaine pacification qu'il était arrivé à maintenir entre les communautés; 

Hasard de la vie ou clin d'oeil de l'histoire?

 
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 08:36

Hier, j’ai publié sur AgoraVox, média citoyen français, une nouvelle mouture de mon article « La France ? Aussi pour notre expansion économique ! ».  Mon but ? Evidemment rassurer les entrepreneurs français sur l’avenir de leurs relations commerciales et de leur investissement dans notre région.

A peine en ligne, j’ai eu quelques réactions de la part d’un liégeois, profondément belgicain (oui, oui, cela existe – il a même eu l’amabilité de me laisser entendre que j’étais un incivique. Finirais-je tondu ou dans les mines du Limbourg ?) mais preuve vivante que même ce genre d’individu vit branché sur la France.


Mais j’ai reçu également une réaction d’un liégeois anonyme puisque sont pseudo est 1984. Je ne ferai aucun commentaire sure ce long message mais me ferez un plaisir de le répercuter sur ce site. Il en vaut la peine.


« Comme chaque année, j'ai fêté le 14 Juillet et pas le 21. Ne dit-on pas que Liège est plus française que la plupart des villes de France ?
 


Evidemment que les politiciens rejettent l'hypothèse...Vous pensez bien, une cinquantaine de ministres wallons à l'heure actuelle, réduits à une poignée en cas de rattachement, pas sûr que ça les fasse rêver. Imaginez, ils devront travailler comme les autres, sauf que les autres ne bénéficient pas d'un carnet d'adresse long comme un bras.


La Wallonie indépendante dans ces conditions ? Laissez-moi rire. Oh je sais, je suis un "lâche", un couard, une personne ayant peur de l'indépendance et de la liberté. J'ai surtout peur de l'oligarchie socialiste à la tête de la Wallonie, élue année après année par le peuple.


Pour sûr, la réunion avec la France donnerait un immense pied dans la fourmilière. Finis les copinages, les intercommunales bidons, les cabinets fictifs sous l'œil bienveillant des autorités dirigées par des amis. Il faudrait filer un peu plus droit.


D'ailleurs, j'ai aujourd'hui plus de chances d'être un jour élu Président de la République que Premier Ministre. Nous serions à mon avis beaucoup mieux traités en étant français qu'en l'état actuel. Les flamands sont majoritaires en Belgique. Ils sont donc plus représentés, et n'ont de comptes à rendre qu'au nord du pays. Ils gouvernent donc en tant que flamands, élus par des flamands, pour une politique flamande.


En cas de réunion, il en serait tout autre. Nous pourrions voter pour les mêmes dirigeants que le reste de la population, et notre voix compterait autant.


Il est d'ailleurs étonnant de voir que la courbe de popularité de N.
Sarkozy en Belgique suit exactement celle de la France. Très populaire au début (Certains sondages lui conféraient 40% d'intentions - fictives - de vote au premier tour de la Présidentielle), il semble aujourd'hui aussi impopulaire ici que dans le reste de la France.

La culture wallonne existait. Elle était d'ailleurs très riche. Mais elle a été sacrifiée au belgicanisme, doctrine popularisée par les élites francophones de Bruxelles. Le belge serait donc "surréaliste", si tant est que cela signifie quelque chose. Ainsi en a été décidé. Le belge aurait de l'autodérision, serait plein d'humour, alors que le français serait chauvin et de mauvaise humeur. L'idée d'une réunion est donc folle, "nous sommes différents". Cependant, pour fréquenter autant de français que de belges, j'affirme qu'il y a exactement la même proportion de gens biens et de cons des deux côtés de la frontière.


A vrai dire, les seuls qui pourraient avoir à y perdre culturellement en cas de réunion, ce seraient les bruxellois. Ce seraient les seuls à pouvoir se plaindre de parisianisme, tant on est habitués en "province" à n'entendre parler de sa région que lorsque ça concerne les affaires de pédophilie, ou alors pour montrer au gré des kermesses quelques authentiques papys wallons mort saouls dès 10 heures du matin. C'est ça, le paysage médiatique belge. La province, c'est les prolos abrutis, qui parlent avec un accent à couper au couteau, mais qu'on regarde avec un œil bienveillant, tant ils sont pittoresques. Mais dès qu'il s'agit de choses sérieuses, de vraie culture et pas de fêtes locales, fussent-elles pluri centenaires, c'est à Bruxelles que ça se passe. C'est simple, pas un seul mot sur les concerts en dehors de Bruxelles, lors de la dernière fête de la musique. Pas un !


Entendra-t-on parler du festival de Jazz de Gouvy, qui accueille outre Philip Catherine, celui qui est à l'heure actuelle le plus digne représentant du manouche, Biréli Lagrène ? Ciel non, cela ne se passe ni à Bruxelles, ni dans sa périphérie. Ça se passe près de Bastogne, dans la province de Liège. Eh, prenez deux minables groupes de rock et faites-les jouer à Bruxelles, on appelle ça un évènement culturel de premier plan.

Réunissez quelques-uns des plus talentueux musiciens de Jazz et faites-les jouer en province de Liège, on n'en parle même pas.

En cas de réunion avec la France, on aura sûrement droit à 10 minutes du JT de Pernaud, c'est à dire autant de visibilité médiatique qu'en un an en Belgique. Bruxelles est culturellement morte. Retirez les eurocrates et les quartiers avec 35% de chômage, et il ne reste plus que quelques endroits encore authentiques où persiste l'esprit bruxellois.


Les centres bougent. Liège s'est faite voler son titre de capitale wallonne au profit de Namur, moins peuplée, moins riche, mais plus proche de Bruxelles, elle s'est faite voler sa culture, comme toutes les autres villes wallonnes, par les élites bruxelloises nombrilistes qui nous ont gavés de vivrensemble™® et de fierdêtbelge®™, et grâce à la grrrrrande solidarité entre élus socialistes seule Mons (Ville de Di Rupo, président socialiste) a le droit de présenter sa candidature pour devenir capitale européenne de la culture.


Alors, l'indépendance pour préserver quoi, culturellement parlant ? Un dogme belge, qui se refuse de voir que la Flandre a su garder son identité ? Un dogme dans lequel il est interdit de remarquer que nous partageons les mêmes sujets d'inquiétude que les français ? Un dogme qui nous démontre que, parce que nous disons "septante" et "bourgmestre", nous sommes aux antipodes des français ? Un dogme qui est persuadé que si les wallons pouvaient parler le néerlandais, la situation serait différente ? La seule raison pour laquelle la Belgique est en moyenne plus riche que la France ou l'Allemagne, c'est la Flandre.


Et l'échec wallon n'est pas à mettre sur le dos des flamands. Il ne s'agit pas de trouver un coupable, il faut prendre ses responsabilités. La wallonie vote socialiste depuis le début. Contre vents et marées, les wallons choisissent pour se sortir de la crise, les mêmes qui les y ont plongés. Pourquoi est-ce que la mafia socialiste se déciderait à appliquer une politique différente, alors que malgré tout elle obtient la majorité ?

Tout est gangréné, partout. Essayez de trouver un poste juridique sans votre carte du parti Socialiste, pour voir. Ma sœur cherche de l'emploi dans le milieu, et c'est ce qu'on lui a - officieusement - conseillé. Y'a pas de miracle, elle n'a pas de relations, elle est condamnée à ne pas trouver de l'emploi.

En cas de réunion avec la France, ce système serait ébranlé. Il faudra du temps pour effacer les traces de 100 ans de gestion par un parti qui n'a de socialiste que le nom.


Je crois que la réunion avec la France permettrait de faire un sacré ménage à bien des niveaux. On me dit que les politiciens n'auraient rien à faire de l'identité wallonne, qu'elle ne serait plus qu'une identité parmi d'autres. Je crois que, pour son renouveau, c'est ce qui pourrait lui arriver de mieux. Economiquement, ça serait je pense, une chance aussi.


Une fois la pravda socialiste reléguée au rang qui lui sied, et une fois les wallons considérés comme des français comme les autres, dirigés par d'autres français, enfin on pourrait rêver de ne plus être considérés comme une terre de chômage de masse et de crises sociales. Je suis persuadé, en tous cas, que Liège retrouverait vite un grand statut économique. La ville est déjà une place logistique de première importance, avec sa nouvelle gare située à deux pas de l'autoroute, de l'aéroport et du port fluvial. Une fois que ces richesses -et toutes les autres richesses wallonnes- seront exploitées à leur maximum, ce qui est aujourd'hui impossible tant que perdure la blague Belgique. Enfin nous pourrons à nouveau être fiers d'appartenir à une région culturellement riche d'un pays chargé d'histoire. »


Message posté par 1984 à la suite de votre article.


Qu'ajouter ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 16:25

Bernard Demonty dans le « Le Soir » du 29 juillet titre son enquête « Un Wallon sur deux se verrait bien Français » et il développe longuement un sondage IFOP réalisé pour son journal et la « Voix du Nord ».

D’après celui-ci, « 49 % des Wallons sont favorables au rattachement de leur région à la France en cas d'éclatement du pays. » Et il ajoute « qu’il s’agit d’un résultat en progression spectaculaire sur quelques mois : une enquête de l'UCL, réalisée entre le 10 octobre 2007 et le 15 janvier 2008, évaluait la proportion de Belges en faveur de cette issue à 29 % ».

Du coup, le cœur des rattachistes s’est mis à battre plus vite, plus fort. L’espoir de rejoindre la mère patrie française devient plus fort, plus irraisonné.

Il faut avouer que ces chiffres du très sérieux IFOP ont de quoi faire le bonheur de tous ceux qui se battent avec obstination depuis 1945.

En effet,  le Congrès national wallon réuni à Liège, sous la présidence de Joseph Merlot, se prononça avec une majorité relative de 46%  pour le retour à la France. Mais des discours « raisonnables » (l’on sortait de la guerre) orientèrent le vote vers une solution moins radicale.

Le Congrès se termina par une vibrante allocution de Charles Plisnier qui appuya la thèse rattachiste (qu'il abandonnera plus tard), en estimant que l'option pour le fédéralisme était le dernier essai d'entente dans le cadre belge. S’il ne réussissait pas, la seule voie qui s’imposerait alors serait d'« appeler la France au secours ».

Aujourd’hui, l’on voit où le fédéralisme belge nous a conduits. Un ratage total. Peut-être pas de la faute de ceux qui y ont cru, mais bien de celle de tous les politiciens qui ont tellement fait de compromis « à la Belge », que l’édifice laborieusement construit avec de nombreux accords ne pouvait que s’effondrer. Le peuple wallon fut lamentablement sacrifié au nom de la raison d’Etat. Rappelons-nous le triste sort des Liégeois, annexés brutalement au Limbourg et lamentablement lâchés par des politicards sans conscience.


Avec l’échec de 1945, cela fait trois fois  que les Wallons ratent lamentablement leur destin à cause de la politique.


En 1815, Napoléon, Empereur de France est défait à Waterloo par une coalition anti-impériale. Nous devenons donc par la défaite la proie des Hollandais pour des raisons politiques. Une de celles-ci est probablement de recréer les Provinces-Unies ou le territoire Thiois, comme l’appelait le Verdinaso en 1931, qui leur avait apporté la richesse.


En 1830, après une révolution réussie, le Congrès national belge élit comme Roi Louis d’Orléans, Duc de Nemours, deuxième fils de Louis Philippe 1er qui venait d’être lui-même élu Roi des Français par le Parlement. Cela fut essentiellement refusé par l’Angleterre, qui craignait de voir la puissance de la France se reconstituer.


Il serait dommage où l’histoire nous donne à nouveau rendez-vous avec la France de rater encore une fois ce destin qui est celui du peuple wallon.


Il y a encore beaucoup d’indécis où de lâches qui hésitent devant le rattachement, mais il faut savoir qu’ils ne seront pas l’obstacle majeur à la réalisation de ce retour à la République. Nos ennemis réels qui sont à combattre si l’on veut que notre cause triomphe, ce sont les politiciens, prêts à nous vendre une nouvelle fois éventuellement pour conserver leur mandat et les privilèges qui s’y rattachent, mais surtout par ce que les psychologues appellent la résistance au changement.


Pourtant, le monde évolue à une telle vitesse que le changement doit se faire, de plus en plus vite, de plus en plus fort !


S’ils ont encore un peu d’intérêt pour la chose publique et le bien de leurs concitoyens, il faut qu’ils s’engagent à fond.


Faire partie de la cinquième puissance au monde permet plus d’espoir de survie dans ce monde chamboulé que d’appartenir à un état croupion du Benelux tout proche et de l’Europe si lointaine !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 17:44

Alors que l’Europe veut trouver une position commune en matière d’immigration sur son sol, le ministre bruxellois de l'Économie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe, a déclaré vouloir accorder, pour motifs humanitaires, un permis de travail aux sans-papiers bénéficiant d'un titre de séjour et d'une attestation d'immatriculation délivrée par l'administration fédérale.

C’est d’autant plus comique que cet humaniste (à ce qu’il dit) aurait déclaré qu’il y a des détenteurs de titre de séjour de trois mois pour raison de santé qui bénéficieraient de la décision. Il a donc pour projet  de faire travailler des inaptes médicaux. Quand je vous parlais du surréalisme belge, reconnu dans le monde entier !

Mais ce qui est plus significatif est qu’il prend cette décision, en dehors de toute position du gouvernement fédéral, encore moins de directives européennes. D’une certaine manière, il confirme la thèse que la Belgique est en déliquescence et que les trois régions veulent oublier les lois et les contraintes fédérales.

En effet, que vont faire, ses collègues wallons et flamands, suite à cette décision ? Vont-ils abonder dans le même sens ? Vont-ils créer une frontière régionale cette fois pour empêcher la contagion et éviter que toutes les grues du royaume se peuplent de « sans-papiers », peu soucieux de se sentir wallon ou flamand, francophone ou néerlandophone, mais bien désireux de vivre dans le paradis « Belgique ».

Si certains pensent à un nouveau Brabant belge, sorte de mini-Belgique bilingue, où les citoyens seraient tous des « zinneke », Benoit Cerexhe se dit peut-être que la Région bruxelloise serait beaucoup plus belle si au lieu de parler des citoyens wallons ou de flamands qui l’habitent, l’on parlait  de citoyens multiculturels. Ce serait une belle manière de ne pas devoir rendre des comptes à la Wallonie et à la Flandre qui, dans l’état actuel des choses, ont encore une capitale fédérale vivant en partie du travail de ces deux régions et en partie de l’Europe.

Quand la plupart des citoyens belges (ils le sont encore actuellement) vont-ils enfin prendre conscience que la vie ensemble n’est plus possible, que les désirs de gestion de ces trois parties (je devrais dire quatre, car l’on oublie souvent la partie germanophone belge) deviennent tellement divergents que le divorce s’impose par la raison, afin d'éviter que ne cela se règle par des conflits entre elles qui se révèlent déjà dans les prémisses terriblement destructeurs pour tous.

Beaucoup ont peur de l’avenir. Que fera-t-on sans l’aide flamande ? Que fera-t-on sans la capitale ?, se disent-ils angoissés.  

Je leur dirai que si la Flandre est censée faire des transferts financiers vers la Wallonie mais qu'ils ne doivent pas oublier qu’elle exploite la Wallonie comme une colonie. Je le sais, j’ai servi des patrons flamands pendant des années.  L’on y vend des produits manufacturés ou importés et des services, mais l’on n’y achète rien.

Responsable pour une grande société « belge » dont le siège social était en Flandre profonde, j’ai dû, un jour, envoyer un de mes commerciaux acheter un GSM de remplacement à Gand. Pas question d’en faire l’achat à Liège même si la dépense était minime. Les petits ruisseaux wallons font les grandes rivières flamandes. C’est un exemple caricatural mais je l'ai vécu et  j’affirme qu'il est bien réel.

Il n’est donc pas certain du tout que l’arrêt de ces transferts financiers de solidarité Nord/Sud provoquerait un drame économique dans notre région.

Quant à Bruxelles, il suffit de prendre le train le matin pour se rendre compte de l’exploit  par la capitale réalisé au cours de ces dernières années. La plupart des sièges sociaux des grandes sociétés ou des grandes institutions économiques, financières ou sociales y sont situés, obligeant ainsi les travailleurs à migrer tous les jours vers cette ville pour y trouver un emploi convenable.

A tous ceux qui doutent, qui sont angoissés ou simplement dubitatifs, j
e répèterai sans cesse, n'ayez pas peur ! Le temps venu, la France saura être protectrice !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 08:14

Ce n'est pas que je veuille traiter notre premier Ministre d'âne, quelqu’un qui connaît la Marseillaise n’est pas forcément bête, mais il faut avouer que notre "bon Roi" le ménage manifestement.

Après avoir lamentablement échoué dans les négociations gouvernementales de l'Orange bleue et avoir été repêché par Verhofstadt, premier ministre temporaire et intérimaire nommé par le Roi, il n'arrive pas à programmer la réforme des institutions pour le 15 juillet. Il présente sa démission au palais, soi-disant otage de son cartel et de Bart De Wever.

Lors de sa première prestation, il n'a cessé d'éviter que les "francophones " ne rencontrent les "néerlandophones ", persuadés que les Reynders, Milquet et Di Rupo, voyant arriver le terme fatal (tiens une bonne expression, mais apparemment peu significative !),  allaient finir par lâcher, lors de la première et dernière rencontre, les concessions tant attendues par le Parlement flamand depuis 1999.

Pari raté. Les mules « francophones » se révélaient aussi têtues qu’un âne. Donc vive le psychodrame. Démission présentée au palais. Le roi hésite, retient sa décision, consulte, et décide de faire faire un nouveau tour au carrousel gouvernemental en la refusant.

Le premier Ministre deviendra une moitié de premier Ministre gérant les affaires courantes et trois « sages » se chargeront de trouver les formules magiques qui permettront de garantir aux Flamands qu’ils obtiendront bien ce qu’ils veulent.

Des sages ? Mais qui décerne donc cette qualité tant enviée ? Suffit-il d’être âgé ? Monarchiste ? D’avoir exercé un mandat politique quelconque ?

Au moins , avec les formateurs et démineurs, l’on pouvait comprendre leur rôle. Pourquoi ne pas les avoir appelés simplement « illusionnistes ou  prestidigateurs » ? Cela aurait donné un meilleur sens à leur mission !

Mais il ne faut pas lâcher la pression sur les « francophones » donc, il y a à nouveau une date-butoir, le 31 juillet pour offrir ces garanties.

Idéal, le brave Bart De Wever peut patienter jusque-là et ne pas abandonner le CD&V, 15 jours de délai supplémentaire sont gagnés et la Belgique garde son image du pays du surréalisme.
En effet, à part un Belge, qui pourrait donner à l'avance des certitudes de résultats sur un arrangement qui n’a pas encore eu lieu et où un désaccord profond existe !

Qui veut aller loin ménage sa monture. En inventant cette solution à la crise, le Roi se prépare encore quelques moments de répit.

En effet, le parlement est maintenant en congé et si les Flamands attendent le 1er août avec impatience, les « francophones », eux, ont pris leurs vacances bien décidés à ne pas trop se préoccuper du royaume avant la rentrée parlementaire.

Enfin, le paradoxe de toute la crise est qu’elle se situe actuellement entre Flamands et « francophones » alors qu’il n’y a que deux ethnies en Belgique, les Flamands et les Wallons.

C'est pourquoi il faudrait que nos observateurs politiques désormais opposent Wallons et Flamands ou francophones et néerlandophones, ou français et néerlandais de Belgique.

Je ne connais pas encore une ethnie qui pourrait s’appeler walfla, dont la caractéristique principale serait d'être un métissage entre les deux premières.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 08:13

Le 23 juillet 1979 à Avernes dans le Val d’Oise, Joseph Kessel nous quittait, à l’âge de 81 ans.

Ce célèbre romancier, aventurier  et  journaliste, mais surtout infatigable combattant pour la liberté naquit à Clara en Argentine, le 10 février 1898.

Fils de Samuel Kessel, médecin juif d’origine lituanienne qui vint passer son doctorat à Montpellier, puis partit exercer en Amérique du Sud, Joseph Kessel vécut en Argentine ses toutes premières années, pour être emmené ensuite de l’autre côté de la planète, à Orenbourg, sur l’Oural, où ses parents résidèrent de 1905 à 1908, avant de revenir s’installer en France.

Il fit ses études secondaires au lycée Masséna, à Nice, ensuite au lycée Louis-le-Grand, à Paris.

Kessel appartint à la grande équipe qu’avait réunie Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fit l’âge d’or des grands reporters.

Correspondant de guerre en 1939-40, il rejoignit après la défaite la Résistance (réseau Carte), avec son neveu Maurice Druon. C’est avec celui-ci qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces Françaises libres du général de Gaulle.

En mai 1943, c’est également avec lui qu’il composa les paroles du « Chant des Partisans », voué à devenir le chant de ralliement de la Résistance, et ensuite l’hymne de tous les oppressés par des forces étrangères à leur nation.

À la Libération, il reprit son activité de grand reporter, voyagea en Palestine, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan.

Il faut citer encore ce bel hommage rendu à Joseph Kessel par François Mauriac, dans son Bloc-notes : « Il est de ces êtres à qui tout excès aura été permis, et d’abord dans la témérité du soldat et du résistant, et qui aura gagné l’univers sans avoir perdu son âme. »

Il n’était que justice que de commémorer ce triste anniversaire en évoquant le premier couplet du « Chant des Partisans » qui parle si bien à nos cœurs

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.


In Memoriam

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 10:55

Lors des discours officiels du 21 juillet, Patrick Janssens, Bourgmestre de la ville d’Antwerpen, a déclaré qu’une réforme de l’état était souhaitable.

« Une Belgique indigente ne pourra pas maintenir sur pied notre modèle social unique au monde », a-t-il déclaré selon RTL-Info. "Les deux côtés de la frontière linguistique sont animés d'ambitions qui ont un temps été communes, mais qui sont désormais divergentes. Le processus de la réforme de l'État a démarré il y a 38 ans. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas prévoir où cela aboutira. Tout ce que nous savons, c'est que le processus en lui-même est loin d'être terminé ".

À l’entendre, l’on se rend compte que ce SP.A, élu par tous les partis démocratiques anversois pour barrer la route au Vlaams Belang, considère que la Belgique est en devenir de paupérisation et que la seule solution consiste en une nouvelle réforme de l’état, c'est-à-dire un partage du royaume plus complet, pour que la Flandre puisse tirer son épingle du jeu.


Il a l’honnêteté de souligner qu’il ne sait pas où cela conduira, mais il n’a certainement pas en tête l’idée que les solutions trouvées nous ramènent à une Belgique unitaire, ni que la Flandre restituerait des territoires à une autre région, ni encore moins qu’elle partage les difficultés des autres communautés.


La bonne solution dans un divorce est d’avoir le maximum de gain pour celui qui le demande en laissant l’autre avec ses problèmes. Si le contraire était vrai et que ce qui compte c’est le bonheur de l’autre, il ne se ferait pas.


Or le fédéralisme n’a jamais été qu’un divorce déguisé entre les peuples de Belgique. Les différences de taxation, de soins à la personne ou bientôt même du Code de la route le prouvent. Nous sommes mariés aux yeux de l’Europe, mais nous vivons séparés dans la réalité. Tout ce que fait l’autre nous porte atteinte et plus le temps passe, plus le fossé s’élargit entre les communautés.


Ce discours est bien significatif de l’état de pensée flamande, bien loin de celle des francophones, wallons et bruxellois, qui ont l’attitude implorante de l’épouse qui perd ses derniers espoirs de recréer, même artificiellement, même temporairement le couple qu’elle a idéalisé et qui n’a jamais vraiment existé.


Le mariage belge n’est pas un acte d’amour, mais bien celui d’un mariage forcé devant notaire en 1831.


Heureusement pour les Wallons, la patrie culturelle et charnelle est voisine et le divorce conduit souvent à un nouveau mariage, mais d’amour cette fois.
C’est ce que nous pouvons espérer, c’est ce que nous voulons.

N'ayez pas peur !
Le temps venu, la France saura être protectrice !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 09:52

Un des principaux griefs que j'entends régulièrement chez mes amis rattachistes est qu'il est de mauvaise politique de vouloir convaincre les déçus de la Belgique à choisir la cause du retour à la france car ils ne sont que des électeurs et non des militants au coeur pur et à la foi solide.

J'affirme tout le contraire car l'on n'impose pas par la force un idéal et un amour à toute une population qui a vécu plus 178 ans un régime et un conditionnement historique. Il suffit de consulter un livre d'histoire officielle pour se rendre compte qu'il a été écrit dans l'idée d'une belgique éternelle qui aurait déjà débuté dans la guerre contre les romains, il y a plus de deux mille ans.

"De tous les peuples de la Gaule, les belges sont les plus braves". L'ai-je assez entendu durant ma jeunesse.
Une principauté de Liège ? Connais pas ou à peine. Un Duché du Brabant ? Non plus.
Inutile de vous bassiner toutes les platitudes énoncées par des historiens de paccotille.

Dans un ménage, où l'un des conjoints se rend compte brusquement qu'il est cocu depuis quelques années, faut-il le renvoyer à son malheur sous prétexte que c'est à la découverte de son infortune qu'il a décidé de divorcer ?

Si l'indépendance de la Wallonie ou son retour à la France, ne dépend que de ceux qui sont sincèrement nationalistes, alors je vous l'annonce, oubliez votre idéal. La plupart de nos futurs frères de combat ont cru à un moment comme un autre tout ce qu'on leur a seriné.

Ils se rendent compte maintenant qu'ils ont été roulés et que plus rien ne marchera comme ils l'espéraient.

Est-ce pour autant qu'ils vont brusquement recevoir l'illumination et trouver une foi nouvelle ?

Je suis donc enclin à les accueillir avec leurs doutes et leur incrédulité, avec leur honnêteté aussi.

Nous leur proposons une solution et soyons heureux qu'ils en discutent. Peu importe, qu'ils adhèrent à nos idées parce qu'ils n'aiment pas ou plus les flamands, les politiciens actuels, les taxes abusives qu'ils paient ou encore le laxisme moral existant.

C'est à nous de les prendre par la main et de les conduire avec tact et sans agressivité vers un meilleur destin.

Je leur dirai à tous ceux qui hésitent, s'interrogent, doutent simplement ceci:

N'ayez pas peur !
Le temps venu, la France saura
être protectrice !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 17:42

Heureusement, il est probable que le discours royal ait été écrit par un de ses conseillers et soumis à un ministre, le roi, j’admire l’expression, devant être couvert.

Cela permet de penser qu’il n’est nullement responsable du texte insignifiant donnant tous les lieux communs que l’on entend partout depuis la chaire de vérité de nos églises jusqu’à la tribune des Nations-Unies.

Nous devons être solidaires de ceux qui souffrent de la pauvreté, notamment en Afrique, mais aussi même dans notre pays. Qui oserait prétendre le contraire, mais peu importe, ce sont ses paroles sur l’avenir de la Belgique qui ont retenu mon attention de Wallon.

"C'est l'union et la tolérance dans le respect de l'identité de chaque entité fédérée qui représentent la seule voie possible dans notre société démocratique ", a dit le roi. Et il a souligné les changements inéluctables à opérer dans les mentalités : "Nous devons inventer de nouvelles formes de vivre ensemble dans notre pays ".

Bien sûr, prôner l’union dans un pays où depuis trente ans, les politiciens, ses ministres n’arrêtent pas de détricoter la Constitution, sûr garant de la Nation, comme l’on m’a fait chanter à l’école lors des fêtes patriotiques. L’union dans un couple disparate qui a tenu tant bien que mal grâce à de multiples changements de régime matrimonial pour éviter le divorce. L’union enfin alors que le fossé s’agrandit entre le nord et le sud, tant sur le plan de la production de richesses que sur le plan social.

Quant à la tolérance, elle est tellement visible dans les discours de nos politiques et dans les attitudes linguistiques de la Flandre que l’Europe entière s’en émeut.

Nous devrions donc adopter de nouvelles formes de vie en commun, mais lesquelles ?

Devrons-nous continuer à accepter une flamandisation à outrance dans les plus hautes instances politiques et économiques ? Devrons-nous accepter ce français maltraité par la plupart des directeurs généraux, des administrateurs délégués et des relations publiques des entreprises nationales ou étrangères ayant le siège social « te Brussel » ? Devrons-nous enfin apprendre le néerlandais pour pouvoir occuper une place de balayeur ou de femme d’ouvrage dans une localité flamande limitrophe à la frontière linguistique ?

Pardonnez-moi Sire, mais pour reprendre une citation connue du Colonel Janssens et qui valait son pesant d’or, je vous dirai « Ils vous l’ont cochonné ».  Mais je ne parlerai pas cette fois du Congo, mais bien de la  République bananière où nous vivons.

Pas un jour ne se passe sans scandale politique, judiciaire, policier ou social. C’est à qui profitera le mieux possible des fonctions que les citoyens ou les institutions lui ont confiées.

Alors, un discours du 21 juillet qui pacifiera l’ensemble des peuples qui constitue encore votre nation ? J’ai la faiblesse de croire que le 31 juillet, date que vous avez fixée pour recevoir un rapport pouvant améliorer le climat politique et que la NVA a prise comme date-butoir, sera  la démonstration de son inutilité !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 09:24
"Grez-Doiceau, sollicitée par la commune d'Overijse pour que le Gordel puisse passer sur une petite portion de son territoire, va y répondre favorablement, rapporte samedi la presse.

Le collège échevinal en a parlé et va rendre un avis favorable, explique Alain Clabots, bourgmestre de Grez-Doiceau. "Nous dirons oui, dans un esprit d'ouverture et d'accueil. Nous envisageons d'ailleurs d'installer un panneau de bienvenue dans les trois langues nationales et peut-être en anglais", dit M. Clabots.
"

Cette nouvelle annoncée par RTL Info.be prouve encore une fois le masochisme existant chez les politiciens wallons. Cela explique que certains leur ont trouvé une appellation nouvelle, les politichiens !

Alors que depuis toujours, cette "promenade" à vélo annuelle, abondamment garnies de drapeaux flamands, est le symbole de l'encerclement de la capitale par la Flandre comme le pélérinage à la Tour de l'Yser est celui du militantisme flamand, ce triste bourgmestre joue l'ouverture et cela alors que certains pensent annexer une partie du Brabant Wallon à Bruxelles pour étendre la mini et seule belgique existant encore, là où les deux communautés ne s'étripent pas encore.

En mai 40, les envahisseurs retournaient les panneaux publicitaires pour  trouver l'itinéraire idéal pour leur visite "amicale". En 2008, à Grez-Doiceau, ce ne sera pas utile, le flèchage sera bien apparent. 

Avec des wallons comme ce Clabots, l'on n'a plus besoin des militants du Voorpost, TAK, VMO et autres plaisantins de ce genre pour flamandiser un peu plus de la Belgique.

Aujourd'hui, je lui décerne en mon nom le titre de "Carpette d'honneur" de la Flandre triomphante.

A

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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