Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 13:25

« A cette époque (1960-NDLR) on a fixé une frontière linguistique sans consulter la population et sans majorité francophone au Parlement. On a alors garanti deux choses/ les facilités pour les francophones de la périphérie, et on voit ce qu’il en est aujourd’hui. Autre garantie, l’arrondissement de Bruxelles-Halla-Vilvorde. Aujourd’hui la Flandre conteste ces deux notions. Nous estimons donc être en droit de remettre en cause la frontière linguistique.. Les risque, en cas de scission, est d’enfermer Bruxelles en Flandre. Cela concerne aussi la Wallonie qui pourrait voir son rapport à Bruxelles changer radicalement … Le nationalisme flamand est présent dans tous les partis du pays. Il devient évident que le projet institutionnel est d’aller vers de plus en plus d’autonomie avec une appropriation de Bruxelles »

Est-il nécessaire de souligner la justesse des propos d’Olivier Maingain ? Et Charles Michel reste curieusement silencieux sur ces rappels pourtant préalable à toute discussion. Mais l’inénarrable Armand De Decker a déclaré au journal Le Soir La Flandre veut scinder BHV pour arrêter la tâche d'huile francophone au-delà des six communes à facilités. Je crois qu'il sera toujours possible dans dix ans d'élargir Bruxelles à ces six communes parce que la réalité démographique sera là: elles seront à 90% francophones ".Cet individu sait très bien que jamais les Flamands n’acceptent un retour en arrière. Il tente donc de justifier ce que son président a l’intention de faire.

Pauvres électeurs du MR, aussi cocus que ceux du PS et du CDH.

Editorial de www.wallonie2010.eu

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 18:03

« Si nous considérons les seules propositions du formateur comme base de négociation, nous pouvons tout aussi bien ne pas nous asseoir à la table … . Nous allons non seulement déposer des amendements sur les propositions actuelles, mais aussi formuler nos propres propositions ».

Charles Michel, président du MR

« Il faudra un accord global sur la réforme de l'Etat comme sur les questions socio-économique.. ceux qui croient que c'est seulement d'un côté de la frontière que l'on fera des concessions rêvent en couleur! « 

Il font partie de la même coalition pour négocier.  Mais si le premier semble ne pas accepter l’encerclement définitif de Bruxelles par une frontière linguistique devenant frontière d’état, le second est prêt à avaliser, ce fait pour autant que le socio-économique soit abordé et amendé. L’éternelle trahison pour un plat de lentilles, ce qui a déjà conduit le pays à une domination flamande de plus en plus nationaliste et oppressante.

De ces accords, les Wallons ne veulent nullement. Les partis francophones ont oublié qu’ils n’étaient demandeurs de rien pour aujourd’hui offrir tout à Moeder Vlaanderen. Olivier Maingain sauvera-t-il l’honneur du FDF.

Le MR oublions-le, il est prêt à recevoir les 30 deniers de Juda !

Editorial de www.wallonie2010.eu

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 09:48

« Il y a maintenant 20 ans que cette formation politique est constituée de cette façon-là. Ce n’est pas un avatar de l’histoire comme les cartels successifs et les déchirures entre le CD&V et la N-VA. Nous c’est vraiment un engagement profond, de Wallons, de Bruxellois, de francophones, à travers une fédération ».

Il faut reconnaître que Didier est explicite dans ces déclarations ce qui lui a amené à des déconvenues dans son parti et aussi dans son électorat, mais qui témoigne d’un certain panache.

Quel différence avec son successeur, le fils au papa Michel, qui lui répond ) àl la presse,
 « Nous ne sommes pas un cartel de circonstance…. Le MR et le FDF « analyseront ensemble, à chaque étape, dans quelle mesure la négociation correspond à notre conception de l'intérêt général, à notre souci d'une réforme de l'Etat stabilisatrice pour le pays, et correspond à nos balises »,

La langue de bois « façon familiale » ! Ils analyseront ensemble soit, mais la conclusion restera axée sur l’intérêt général, mais je crains que celui-ci ne rejoigne pas l’intérêt particulier des Bruxellois.

Didier affirme une fidélité, Charles affirme une adaptation raisonnable pour autant qu’elle corresponde à leurs balises. Mais les balises de Michel sont-elles les mêmes que celles d’Olivier Maingain ?

Editorial de www.wallonie2010.eu

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 08:26

« une négociation ne peut réussir que lorsque les deux extrêmes sont absents … C'est effectivement Olivier Maingain (FDF) qui est pointé du doigt ici. Il faut savoir si les partis francophones auront assez de courage pour se distancier de plusieurs thèses de Maingain. L'élargissement de Bruxelles? C'est intéressant pour les congrès et les livres scientifiques. Sur le plan des négociations, c'est ridicule. Et ce n'est pas sérieux … Il faut trancher ce nœud gordien qu'est BHV, sinon ce pays va sombrer »,

Ce Flamand, « bon chic-bon genre » du gouvernement fédéral démissionnaire, suit le même chemin que la N-VA ou que le Vlaams Belang. En effet, le nœud gordien, comme il le dit lui-même, c’est la scission de BHV, Une fois faite, la frontière de la Flandre sera définitivement fixée et sans contestation possible même au niveau international en cas d’éclatement de la Belgique. Après, la Région Bruxelloise sera définitivement encerclée et assiégée et les réformes économiques que veut la Flandre se feront plus facilement en larguant la solidarité envers la Wallonie.

Le PS est prêt à nous vendre puisque Di Rupo est prêt à s'incliner devant les ukases nationalistes flamandes dans son délire de devenir le 1er ministre de Belgique et que Serge Moureaux son acolyte déclare « Mais reconnaissons que quand le CD&V dit qu'il faut résoudre BHV avant toute chose parce que c'est ce dossier qui a fait tomber le gouvernement, il (Beke) a raison ». La Belgique est décédée en 1970 et le peuple belgicain croit encore qu’il s’agit de soins intensifs pour la sauver, alors que les politiciens actuels règlent en silence et en toute complicité les détails de l’inhumation

 

Editorial de www.wallonie2010.eu

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 09:05

La France existe encore, le vélo l’a rencontrée.

France, fille aînée du cyclisme ! Grâce aux maillots de toutes les couleurs de tous les coureurs, on a pu, pendant trois semaines, sillonner la France des clochers, des villages, des fontaines, des cafés désuets, des terroirs, des châteaux, en pédalant de tous les yeux dans le patrimoine d’un paysage souverain.

Que le Pays est beau vu d’un vélo que survole un hélicoptère, vu d’un enfant qui regarde passer le peloton, vu d’un adulte encore enfant qui regarde ce serpent d’été aux cent couleurs ! Elles ne sont pas si nombreuses les occasions de revisiter nos paysages délaissés, à bicyclette, comme le chantait Montand. Sans oublier, bien sûr, le distinguo savant développé par René Fallet : la bicyclette sert à faire les courses, le vélo sert à faire la course… Les provinces se pavanent, la Vendée, la Bretagne, la Normandie, le Centre, l’Auvergne, les Pyrénées, le Roussillon, un peu d’Italie avant le Dauphiné, et enfin Paris, les Champs Élysées. Tant pis pour les provinces oubliées, elles auront leur tour dans le Tour à venir.

Autant de cartes postales écrites par l’effort, enfin humain, semble-t-il, des forçats de la route, qui touchent moins qu’aucun footballeur, golfeur, tennisman, mais qui touchent le peuple qui paye en présence.

Eh oui, « le Tour de France met la France sur le pas de la porte », comme le disait Tristan Bernard. On se souviendra de la chanson de Roland, « Pierre », qui vint se faire couronner sur le toit du Tour à l’Alpe d’Huez. Un petit Français sur son grand vélo a volé au secours de notre dépression financière, politique, française en un mot.

Dans l’horreur des fous qui tuent par haine d’eux-mêmes et des autres, des fous de ce siècle sanglant, on a fait « un songe en été » dans lequel le soleil sur les blés avait un goût de confiture. C’est simple et c’est compliqué un Tour de France.

Simple, en ce sens qu’il oblige à retrouver la carte de France des enfances. Compliqué, en ce sens qu’il exige une organisation gigantesque et brasse des intérêts colossaux. Ce qui est magique, c’est que la complexité s’efface sous la simplicité d’un spectacle populaire et paysagé. Dans ce monde mécanique, odieux de démesure, le mouvement de l’homme et de sa machine, réduit à l’effort du facteur des villages d’autrefois, mais à l’échelle des champions, fascine. C’est tout ce qu’il y a encore d’hier dans aujourd’hui qui fait l’intérêt et la grandeur du Tour. On devrait s’en souvenir. Ils ont bien mérité de prendre des vacances, ces préférés de Blondin, homme libre qui toujours chérit le vin,  on s’est tellement fatigué…

 À bientôt, premier dimanche de septembre, pour un autre Tour de France, qui aura pour enjeu le destin de la France !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 09:04

La France existe encore, le vélo l’a rencontrée.

France, fille aînée du cyclisme ! Grâce aux maillots de toutes les couleurs de tous les coureurs, on a pu, pendant trois semaines, sillonner la France des clochers, des villages, des fontaines, des cafés désuets, des terroirs, des châteaux, en pédalant de tous les yeux dans le patrimoine d’un paysage souverain.

Que le Pays est beau vu d’un vélo que survole un hélicoptère, vu d’un enfant qui regarde passer le peloton, vu d’un adulte encore enfant qui regarde ce serpent d’été aux cent couleurs ! Elles ne sont pas si nombreuses les occasions de revisiter nos paysages délaissés, à bicyclette, comme le chantait Montand. Sans oublier, bien sûr, le distinguo savant développé par René Fallet : la bicyclette sert à faire les courses, le vélo sert à faire la course… Les provinces se pavanent, la Vendée, la Bretagne, la Normandie, le Centre, l’Auvergne, les Pyrénées, le Roussillon, un peu d’Italie avant le Dauphiné, et enfin Paris, les Champs Élysées. Tant pis pour les provinces oubliées, elles auront leur tour dans le Tour à venir.

Autant de cartes postales écrites par l’effort, enfin humain, semble-t-il, des forçats de la route, qui touchent moins qu’aucun footballeur, golfeur, tennisman, mais qui touchent le peuple qui paye en présence.

Eh oui, « le Tour de France met la France sur le pas de la porte », comme le disait Tristan Bernard. On se souviendra de la chanson de Roland, « Pierre », qui vint se faire couronner sur le toit du Tour à l’Alpe d’Huez. Un petit Français sur son grand vélo a volé au secours de notre dépression financière, politique, française en un mot.

Dans l’horreur des fous qui tuent par haine d’eux-mêmes et des autres, des fous de ce siècle sanglant, on a fait « un songe en été » dans lequel le soleil sur les blés avait un goût de confiture. C’est simple et c’est compliqué un Tour de France.

Simple, en ce sens qu’il oblige à retrouver la carte de France des enfances. Compliqué, en ce sens qu’il exige une organisation gigantesque et brasse des intérêts colossaux. Ce qui est magique, c’est que la complexité s’efface sous la simplicité d’un spectacle populaire et paysagé. Dans ce monde mécanique, odieux de démesure, le mouvement de l’homme et de sa machine, réduit à l’effort du facteur des villages d’autrefois, mais à l’échelle des champions, fascine. C’est tout ce qu’il y a encore d’hier dans aujourd’hui qui fait l’intérêt et la grandeur du Tour. On devrait s’en souvenir. Ils ont bien mérité de prendre des vacances, ces préférés de Blondin, homme libre qui toujours chérit le vin,  on s’est tellement fatigué…

 À bientôt, premier dimanche de septembre, pour un autre Tour de France, qui aura pour enjeu le destin de la France !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 08:22

Le Royaume Uni des Pays-Bas fut un état créé par le Congrès de Vienne en 1815 après la victoire des Alliés sur l'Empire français. Il rassemblait l'actuel territoire des  Pays-Bas, la Belgique sauf les cantons de l'Est  et le Luxembourg.

Certains intellectuels flamands ont toujours considéré que le retour à ces Pays-Bas serait dans le sens de l'histoire. La fondation du Benelux fut certainement appuyée par eux. La preuve, le renouvellement du traité, alors que l'appartenance à l'Union Européenne ne justifiait plus cette alliance, fut signé "en douce" par Yves Leterme augmentant au passage l'influence du Parlement Benelux.

Yves Leterme, un Orangiste caché, je ne sais mais un CD&V dont  Herman  Van Rompuy, aujourd'hui président  de l'Union Européenne, est membre de l'Association pan-néerlandaise "Orde van de Prince".

Alors derrière le mouvement flamand, des mains discrètes mais habiles pourraient-elles profiter du climat politique actuel pour tenter le retour à un royaume unique ? Cela fait longtemps que nous le pensons, ne suscitant que des sourires amusés. Et pourtant, le 10 décembre 2010 un accord est intervenu au Parlement Benelux  sur la mise en œuvre  d'un système propre de péage routier pour les Pays-Bas et les régions flamande, bruxelloise et wallonne avec un échange d'information er une structure ouverte.

L'on sait aussi qu'il existe un
Groupe de Baarle prônant également le projet d'une Confédération pan-néerlandaise.

Mais cette semaine est paru un article significatif dans l'hebdomadaire Moustique. Enfin ce que nous craignons fait une timide apparition dans la presse/ Travail d'investigation ou préparation du terrain à l'idée ? Je ne sais mais l'illustration qui l'accompagne est  est explicite.

Et les Wallons ne se rendent pas compte des menaces de plus en plus réelles sur leur liberté. Un fédéralisme totalement aux mains d'une région autonome  et non solidaire (espoir de beaucoup de Flamands) - une Flandre indépendante dans une europe des régions (espoir du Vlaams Blog, de la N-VA et une partie du CD&V ou un royaume benelux (des intellectuels et des politiques flamands y travaillent souvent de manière dissimulée.

Si nous ne regardons pas rapidement vers la France et si la France ne vient pas à notre secours, nous risquons peut-être le retour à 1815 !

Moustique23juillet20110001.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 09:08

Un petit rappel que l'on tente de faire oublier par tous les moyens institutionnels. >Les historiens, toujours prêts à servir la soupe au pouvoir en place, ont la mémoire sélective.

Car c'est bien le drapeau français qui flotta dans les premières heures pour les insurgés.

Jean-Joseph Charlier, le Liégeois dit "Jambe-de-bois", était bien un soldat napoléonien qui se battit à Waterloo, comme tant d'autres citoyens, contre le joug néerlandais. L'on en a fait une figure caricaturale, ridiculisant ainsi son attachement à la France et la meilleure preuve  de cet attachement des insurgés est bien le choix porté sur un premier roi de Belgique, qui ne régna jamais.

Londres et le fourbe Talleyrand, oeuvrant contre l'influence française, s'ils ne parvinrent pas à faire éclater le nouveau pays en donnant la Flandre et Anvers à l'Angleterre et Liège à l'Allemagne, parvinrent à convaincre Philippe 1er, Roi des Français, de refuser le trône pour son fils par peur d'un nouveau conflit européen, 15 ans arès la défaite de la France.

 BelgiqueFrancaise1831-copie-2.JPG

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 13:36

Il est une chose qui m'a toujours effaré, c'est l'attitude destructrice des valeurs par la gauche en France . Tout ce qui a rapport au passé, et aux valeurs léguées par nos parents, devient "ringard", obsolète, sinon liberticide. Bizarre, pour nous qui adorons la République !

Mas pire, les symboles de la cohésion des citoyens de la  Nation sont rejetés avec haine. J'ai toujours déclaré que le mot Liberté était l'expression d'un libéralisme bon enfant, Egalité ressemblait à un socialisme bien compris et Fraternité à un humanisme réel. Je pense que ne n'est pas un hasard si ces trois mots magiques sont aux frontons des mairies et des bâtiments officiels de la République. Ils sont rassemblés, car ils représentent l'habile et judicieux mélange de ce qui doit unir et non diviser par un sectarisme politique et partisan. Charles De Gaulle l'avait compris et avait su mobiliser un grand nombre de Français autour de lui pour résister à l'envahisseur, libérer son pays et l'unifier au sein de la Ve République.

Triste spectacle aujourd'hui que nous donne la nouvelle candidate écolo et comme à l'habitude, Maitre Gilbert Collard avec la fougue et l'esprit qui le caractérisent, nous donne une vision assassine de ceux que certains appellent déjà les partisans de l'étranger, occupé à déraciner les Français, en tentant de rejeter les valeurs qui les unissent à leur terroir, à leur culture, à leurs traditions, à leur identité !

 

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La petite phrase sur la suppression du 14 juillet, articulée de son hachoir par Eva Joly, a enfumé la classe politique d’une agitation de pétard en vente libre. I

 

l est vrai que la situation de la France exige une réflexion estivale sur ce grave sujet. L’euro-faillite qui menace est un sujet banal à côté des trouvailles antimilitaristes d’Eva Joly… 

 

On peut avoir été un juge anti –corruption, sans être, pour autant, un juge anti-connerie. Avec les verts, on va se marrer, et le PS aussi, qui va devoir gérer la campagne avec ses alliés de chez Alien. Ils n’auront pas de mal à faire pire qu’elle ! Martine Aubry ne demande-t-elle pas la démission de François Fillon, sans être gênée que l’on compare le défilé républicain du 14 juillet à ce qui se passe en Corée du nord !

 

Essayons de comprendre l’émoi national légitime provoqué par la candidate verte, qui hait le kaki, pourtant couleur de la terre.  Cet émoi verbal est riche d’enseignements. Elle voudrait, l’ancienne chienne de garde de la bourgeoisie ( Marx désignait ainsi juges et policiers), supprimer les uniformes, les bottes, les fanfares, les remplacer lors du défilé du 14 juillet par une kermesse citoyenne, avec les flonflons de Duflot, des majorettes, des marmots des écoles chantant du Jean Ferrat… « Que la campagne est belle », des étudiants, forcément écolos sautillant au son des sambas sur les Champs-Elysées, des séniors, forcément verts, blanchis sous la tyrannie des produits bio, se révoltant contre les rhumatismes. Évidemment, tout ce vieux monde du mardi gras républicain s’ensoleillerait sur la plage qui est sous les pavés…

 

En avant, marche, pour l’opérette écolo. Miracle, pour une fois, le divertissement n’est pas sorti des chaussons roses du conducteur des chars charmants, fleuris de bégonias, l’immarcescible Jack Lang. Le spectacle impossible, vu qu’Eva  n’aura jamais le pouvoir, s’annonce aux accents wagnériens de la walkyrie verte pour un épisode de la maison dans la prairie !  Enfin, tout cela est drôle sans l’être, tant l’initiative comique dans la forme est scandaleuse dans le fond. Je ne sais si la bi nationalité,  la descente en drakkar,  le scandinavisme sont en cause ? A coup sûr, un trouble grave de la perception haptique de notre histoire est en cause chez l’amazone verte. Une hypoesthésie historique, en somme, qui a sa racine quelque part. 

 

La « Joly kermesse » exprime une déconnexion détonante d’avec les réalités symboliques de notre histoire républicaine. La Norvège offre ce type de fête nationale le 17 mai, parade d’enfants, jeux et repas, le tout en Bunad, le costume national du pays. Pourquoi pas, demain, pendant qu’on y est,  la Garde Républicaine dans ce costume folklorique ?  La Norvège, sauf le respect que je lui dois, ce n’est pas la France, ce n’est pas l’Histoire de France.

 

Le lien entre le peuple est son armée est un tissage qui s’est noué depuis plusieurs siècles sous la mitraille de Valmy, dans la boue des tranchées, dans l’entrée des chars de la première division blindée, dans l’effondrement du nazisme, dans la tristesse et la joie des morts perdus et des vivants retrouvés. Cela ne se discute pas ! Celui ou celle qui ne comprend pas que, le quatorze juillet, les soldats ne défilent pas seuls, n’a rien compris à la fraternité des frères d’âme qui transcende le temps, moment fugitif, mais définitif de la solidarité nationale avec les blessés, les morts, pompiers, policiers, gendarmes, médecins militaires, soldats de toutes les armes.. N’ont-ils pas droit à un jour d’honneur ? Joly oublie que, ce 14 Juillet, il y avait un peu de terre afghane sous les pas des militaires.  La vie n’est pas qu’un stand de foire à neuneu.

 

L’acte de vandalisme a provoqué des réactions dont le décryptage est consternant d’un côté comme de l’autre. Fillon, qui se veut désormais plus Français que la France, après avoir laissé déplumer l’identité de son panache, entonne le chant du Mallet et Isaac : « Cette dame n’a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française. »  S’il  avait mieux défendu, avec les autres affidés de la langue de bois, aujourd’hui résistants électoraux de la dernière heure, le patrimoine républicain, notamment dans l’éducation nationale, on n’en serait pas à entendre ces aberrations dignes d’un maïs transgénique historique.  Guy Tessier, ancien para, qui avale son béret,  s’étonne d’une manière démodée : « qu’il puisse encore exister des anti-France. »

 

Il aura suffi de ces phrases pour que la machine rhétorique à remonter le temps s’active avec la même implacable imbécilité répétitive, confondante de vieillerie intellectuelle. Cohn-Bendit d’abord, momifié dans ses mots, reproche à François Fillon, non pas d’être François Fillon, mais « d’emboiter le pas à Marine le Pen » et de « tenir un discours analogue à celui du FN. » « C’est triste pour lui », conclu l’ami du système, qui de piège à cons en pièges à cons, s’est toujours fait réélire en souriant. François Fillon n’est pas coupable d’être ce que dit François Fillon, il est coupable, tristement, de dire ce que Marine le Pen dit… Que ferait-il, le révolutionnaire dans sa retraite d’un mois de mai qu’il n’en finit pas d’exploiter, s’il n’avait pas Marine le Pen comme sempiternelle référence répulsive ?

 

A force de racler les fonds de tiroir de l’antifascisme factice, ils vont tous se retrouver sans un sou d’indignation. Et les fonds de tiroir, on les racle. On ressort l’argument de la seconde guerre  mondiale, de Vichy, de Pétain, de Norvik, de la collaboration, de la résistance, comme si nos représentants étaient des faucilles, des phonographes enroués, refaisant un combat où ils n’étaient pas, se postant toujours du bon côté d’une histoire lointaine, ayant le beau rôle, forcément beau puisqu’ils font la distribution des rôles, pour traiter l’autre de collabo, de raciste, de xénophobe.

 

Le champion de formule 1 de la formule ringarde, c’est Yannick  Jadot, le porte-parole d’Eva Joly. Ecoutez ! « Si je voulais être méchant, je dirai qu’au début des années 40, certains membres de la droite populaire auraient été plus proches de Vichy que de la résistance. » Quel âge a-t-il cette réincarnation verbale usurpée de Jean Moulin ? Qui sait de quel côté il aurait été ? Qui peut le savoir, de lui comme des autres ! Alors passons à notre époque, sans rien pardonner du passé, mais laissons le passé distribuer les rôles, pas le présent, qui lui à d’autres crapules à fouetter.  Bové des champs, lui aussi, y va de son couplet. Il dénonce une « rhétorique ayant des relents de pétainiste. »  Le présent ne lui suffit pas pour argumenter.  Quelle étrange fascination exercent sur tous ces gens le fascisme, le pétainisme, la collaboration, ces adversaires nocturnes, au point qu’ils deviennent leur référence chronique, qu’il ne peuvent discuter, raisonner, anathématiser sans lui. Le monde moderne à ses monstres d’imbécilité, de haine, de mensonge, de lâcheté, de violence, de radicalisme, d’intégrisme. Il faut s’occuper d’eux !  Qu’on exhume Pétain, Vichy, l’anti- France, la collaboration, la résistance, la xénophobie, pour répondre aux condamnations qui pleuvent sur Joly, c’est d’un conformisme débile qui fatigue l’histoire. La référence à l’horreur de ces époques doit concerner des situations d’ l’horreur. Il faut arrêter d’en faire un fonds de commerce de communication stéréotypée.

 

La seule chose à dire à la représentante des écolos, qui a bien le droit de dire ce qu’elle veut, à condition qu’on puisse lui répondre sans se retrouver au banc d’infamie fasciste, c’est qu’on ne foule pas le sol des Champs Elysées sur lesquels irradie à des millions d’exemplaire, par la tombe du soldat inconnu, le souffle du sacrifice républicain, comme on le ferait du sol de la promenade des Anglais ; on ne caricature pas, même si l’on porte des lunettes de clown dans le cirque politique, un acte fondateur de l’union entre l’armée et la Nation ; on ne rigole pas avec les symboles ;  la France aime la France, ses traditions, son Histoire, même si par moments, on a l’impression du contraire, par la faute des pleutres politiques.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 13:29

Un vent favorable m’a communiqué la lettre de Louis Nisse qui s’est apparemment fait jeter  de la salle du banquet organisé par les Amitiés Françaises de Liège. Je connais bien son président Alain Laroche pour l’avoir eu comme ami pendant près de vingt ans avant qu’in ne trahisse ce lien fort qui nous unissait.

Il s’agit d’un courtisan de tout ceux qui peuvent satisfaire son besoin de paraître, son égocentrisme, je dirais même son narcissisme. Rien d’étonnant à ce changement d’attitude. Il suffit que quelqu’un lui ai marqué sa désapprobation. Toujours consensuel avec le bourgmestre, le gouverneur, les politiciens locaux, il joue le jeu qui satisfera son avide besoin de reconnaissance. Je me rappelle que j’avais surpris une conversation entre lui et Paul-Henry Gendebien, président du RWF lors d’un cocktail du Consul général de France, le président me confia que Monsieur Laroche était rattachiste mais ne pouvait le montrer. Comme cet individu a de l'entregent pour convaincre le président d'un parti qu'il exècrequ'il lui est favorable.

Mais le pire reproche que je fais à ce Monsieur est d’avoir voulu effacer la présence  d’un écrivain liégeois, ancien professeur de Français à l’Athénée de Jonfosse, lui qui tous les ans au Village de Noël de Liège affirme son attachement à sa ville et à sa culture. Comediante !

Le 16 juillet 2011

À Paul-Émile Mottard, député provincial.

 Pour un 14 juillet digne de Liège et de ses fondateurs.

 Monsieur le Député,
Cher Paul-Émile,

Comme tu le sais, pour avoir contribué à ce que j’y figure et m’y avoir rencontré, à l’occasion du banquet de ce 14 juillet au Palais des Congrès, j’ai présenté un feuillet et une vidéo1 sur L’Homme qui arrêtait les trains, mon livre qui vient de paraître à Paris, chez L’Harmattan.

Grâce à ton intervention, j’avais obtenu du président des Amitiés françaises, M. Alain Laroche, organisateur des manifestations du 14 juillet à Liège, l’autorisation de faire cette promotion de mon livre. Assez logique, somme toute : mon travail tente de faire connaître Liège et la Wallonie  à un Français ignorant de ce que nous sommes, il célèbre l’amitié séculaire de Liège pour la France, il affirme avec Albert Camus : « Ma patrie, c’est la langue française », phrase que cette association met en exergue à son site sur la toile.                                                                                                                                           
Dans deux courriels, dont le dernier ci-joint, j’avais présenté mon livre à M. Laroche. Sans ambiguïté, j’avais pris soin de le prévenir : bien que ce ne soit pas un essai politique mais d’abord une œuvre littéraire, L’Homme qui arrêtait les trains abordait notamment le thème du réunionisme, comme il pouvait le constater sur la couverture et la quatrième de couverture qu’il avait reçues.                                                                                

Quelle ne fut donc pas ma surprise face à la colère de M. Laroche qui m’accusa publiquement de l’avoir trompé, de lui avoir menti. Qui retira tous les feuillets des tables du banquet, alors qu’il m’avait autorisé à les y placer. Comme je refusais d’évacuer le hall et d’interrompre la projection de ma vidéo, il m’envoya son avocate ( !) qui me menaça et m’exprima sa détestation envers les réunionistes. Devant mon refus de céder, ces gens firent appel à la police : je distribuais des tracts pour un parti politique .

Cher Paul-Émile, je ne te dérangerais pas pour évoquer cette médiocre et ridicule affaire si elle n’était révélatrice d’une attitude inquiétante, encouragée par certains, nuisible à la démocratie mais si bien en phase avec ce monde où le soleil de la passivité ne se couche jamais.                                                                                                           
Étymologiquement, une démocratie parlementaire est une démocratie où l’on parle, où l’on se parle. Dois-je te rappeler l’omerta la presse qui tut le remarquable colloque sur L’Après-Belgique, organisé par le Club Condorcet à l’université de Liège. Cette même presse généreuse en articles et reportages sur la misérable manifestation de potaches belgicains qui osaient débaptiser la place de la Wallonie de Namur en place de la Frite !

C’est en 1937 que Georges Truffaut et la Ville de Liège décidèrent de fêter le 14 juillet. Ainsi, entendaient-ils protester contre la nouvelle politique de neutralité de la Belgique vis-à-vis du Troisième Reich et la dénonciation de l’accord militaire franco-belge par un gouvernement dominé par les Flamands et le parti du Roi.                             
Aussi, je te demande instamment de faire en sorte que la Province de Liège redonne au 14 juillet tout son sens citoyen. De veiller à ce que Les Amitiés Françaises, association qui doit rester non partisane et pluraliste, renoue avec l’esprit des fondateurs de cette grande journée symbolique.

Amicalement.

 

Louis Nisse, l'auteur censuré pour trop grande sympathei avec le France
par les Amitiés françaiszs de Liège

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Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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  • : 19/07/2008

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