wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 16:28

RTL-TVI l’annonçait comme si une résurrection du défunt gouvernement, son décès n’ayant pas encore été acté par  le palais royal,  Didier Reynders était convoqué par le roi qui l’a chargé, nous dit un communiqué « de s'assurer dans un très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde » ce qu’il a accepté, ajoute-t-il.

Il faut rappeler que Didier Reynders est président du MR et par conséquent le « cornac » d’Olivier Maingain, lui-même président du FDF. Il semblait que cette fois, le MR et le FDF n’étaient pas prêts à négocier sur le dossier BHV sans parler au moins de l’élargissement de Bruxelles.  Pourquoi ce choix royal ? Mais aussi et surtout pourquoi le bon petit soldat belgicain a-t-il accepté cette mission casse-gueule ?

Ou bien il réussit à remettre les partenaires politiques autour de la table avec le volet « élargissement de Bruxelles », ce qui correspond aux demandes des francophones, mais qui peut croire que les Flamands sont prêts à en discuter ? Même Groen, après l’Open VLD, vient de déclarer qu’il n’était pas question de s’écarter du plan Dehaene.

Ou alors il amorce l’acceptation de passer sous les fourches caudines flamandes en les réunissant autour des propositions, non négociables de Jean-Luc Dehaene avec la bénédiction de Joëlle Milquet qui déclare déjà les yeux embués de bonheur « Je me félicite de cette initiative royale. (…) La solution ne sera pas facile à trouver, mais la volonté d’y arriver est là ».

Quant au PS, il déclare dans un communiqué rester convaincu qu'il est possible de trouver une solution négociée et équilibrée sur ce dossier.

La décision du roi a été prise à la demande des partis flamands de la majorité, a-t-on indiqué au CD&V et à l’Open VLD. Tiens donc, la patate  « chaude » est renvoyée aux Francophones. Encore une manière de hurler que les accords ratent à cause de l’arrogance des politiciens du pays ou les écraser définitivement.

Dans le fond, jeudi prochain, la loi passera vraisemblablement au parlement si les francophones ne cèdent pas. Alors ? Pourquoi mener un combat inutile contre la puissante Flandre.

C’est vrai, mais il fut un temps où les Wallons avaient du panache et la moindre menace leur faisait relever les « crestes », allusion à un coq symbolique devenu entretemps un poulet dans l’attente de figurer dans un Waterzooi de derrière les fagots !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 08:15

Pour un observateur à l’œil un tant soit peu critique, le déroulement de la crise actuelle en Belgique dû à l’épineux dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde, ressemble plus une orchestration savamment préparée qu’à un chaos propre au surréalisme belge.

Si l’on analyse le déroulement de ce problème qui remonte à plusieurs années, l’on aurait tendance à sentir comme une main invisible tirant les ficelles des partis flamands pourtant antagonistes sur le plan électoral et qui bizarrement posent des actes qui semblent se coordonner parfaitement.

 

Les Francophones sont englués dans la toile d'un prédateur impitoyable. Mais le connaissent-ils vraiment ?

 

L'histoire d'une Belgique fédérale ratée se déroule comme dans un suspense et et bien malin qui devinera qui est en le réel scénariste. Tout est envisageable. Aussi essayons de détailler les tableaux qui l'illustrent  sous formes d'actes comme au théâtre.

 

Acte 1

 

Le 7 novembre 2007, au parlement fédéral, tous les élus flamands qui ont la majorité sauf groen qui s’abstient, votent la loi sur la fameuse scission contre les Francophones minoritaires. Certains parlent alors de rupture du pacte des Belges.

Amusant, car le pacte jusqu’à là avait été simplemnet des avancées significatives pour une nation en devenir flamande contre des avantages la plupart financiers. Ce qui pourrait s’appeler le viol doux avec consentement tacite de la victime.

Par des artifices légaux, les francophones arrivent chaque fois à reporter l’application de ce fameux vote. Mais ce n’est que reporter le problème de l’affrontement Flandre-Wallonie-Bruxelles..

 

En 2010, l’on sait que la suspension du passage forcé de la loi ne sera plus possible. Les Flamands passent, avec l’aide royale à l’acte 2

 

Acte 2

 

Lors de la nomination d’Yves Leterme comme 1er ministre, le CD&V propose de lui imposer (mais était-ce vraiment imposé ?) un nounou qui s’occuperait du problème institutionnel, et en écoutant tous les partenaires politiques déblaierait le terrain miné de BVH et même proposerait d’autres apports institutionnels par une nouvelle  réforme de la constitution.

 

Le roi accepte et le nomme explorateur ? émissaire ? missionnaire peut-être ?  Pour cette noble mission censée rétablir une paix communautaire. Et que fait-il ? Il impose le silence sur ses rencontres avec les différents intervenants, qu’il ne rassemble jamais d’ailleurs, promet des propositions équilibrées pour Pâques, puis les reporte à la fin de vacances de Pâques, mais surtout à quelques jours de la date fatidique pour le passage en force devenu inévitable.

 

Il déclare avoir terminé sa mission et pose dans les mains du 1er ministre une série de propositions qui sont pratiquement semblables à celles que les Flamands essaient d’imposer. A charge d’Yves Leterme de faire avaler la couleuvre aux négociateurs francophones, pressés par l’échéance fatale. Bizarrement celui qui a terminé sa mission, assiste le 1er ministre. Les présidents de partis francophones renâclent sur leur reddition au diktat flamand qu’ils ne voient pas défendre devant leurs électeurs. Le viol en douceur n’a pas fonctionné. Il faut donc passer à l’acte 3.

 

Acte 3

 

Puisque les francophones sont rétifs et pensent pouvoir encore discuter, il faut donc leur mettre le révolver sur la temps. Le jour avant la session plénière du parlement où le 1er ministre doit informer les élus sur l’avancement des négociations, coup de théâtre.

 

L’open VLD (parti libéral flamand), déclare que si les accords ne sont pas signés pour cette séance, il démissionnera du gouvernement. Gros embarras des politiques qui n'y croient pas et pensent qu’il s’agit d’une menace sans grande portée. Mais le lendemain, son président la met à exécution. Tout est en place pour l’acte 4.

 

Acte 4.

 

Le 1er ministre va présenter la démission de son gouvernement au roi. Parmi les différentes possibilités, celui-ci peut l’accepter et choisir un informateur pour recréer une majorité et un nouveau gouvernement sans aucune élection.

 

Mais les faits sont étranges. Le souverain choisit de ne pas choisir et de suspendre sa décision pour consulter les intervenants. Bien, mais sur quoi ? Pourquoi pas sur la formation possible d’une nouvelle coalition ? Mais non, le roi ne s’est pas prononcé, donc ne gouvernant plus, le gouvernement est toujours existant. Passons donc à l’acte 5

 

Acte 5

 

Le VLD déclare pouvoir revenir sur sa décision à condition que les propositions Dehaene soient acceptées dans leur totalité avant la prochaine session parlementaire qui doit avoir lieu la semaine prochaine.

 

Les Francophones se grattent à nouveau. Que faire ? Le pistolet sur la tempe, ils temporisent en parlant de la crise économique et sociale, de la mauvaise image donnée internationalement par le royaume, de la présidence européenne à ne pas manquer.

 

 Mais ont-ils les nerfs assez solides pour refuser face à un roi qui a indiqué dans un communiqué "combien, dans les circonstances actuelles, une crise politique serait inopportune et porterait un grave préjudice d'une part au bien-être économique et social des citoyens et d’autre part au rôle de la Belgique sur le plan européen" ?

 

L’acte 6 n’est pas encore écrit, mais gageons que ce scénario aura une suite logique qui, comme à chaque fois, transforme les Wallons et Bruxellois en bourgeois de Calais. Un peu plus pour la Flandre, beaucoup moins pour la Wallonie !

 

Mais qui, derrière le déroulement et l’enchaînement de ces faits comme par mécanique bien huilée, peut ne pas se demander qui dirige la manœuvre ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /2010 13:47

À la VRT Alexander De Croo, le président de l’Open Vld, le libéral flamand a relancé la partie de poker que Dehaene a lancée.

Il laisserait la porte entrouverte à une solution négociée d’ici jeudi prochain, date de la prochaine séance plénière à la Chambre où la loi de scission de  BHV sera mise à l’ordre du jour par les partis flamands et sera vraisemblablement votée par la totalité des parlementaires flamands. Même Groen, vous savez le « particule » vert que Javaux aime tant pour son ouverture sur les problèmes communautaires. La solidarité écolo ne tient pas face au nationalisme flamand !

 Mai, précise De Croo junior s pas n’importe quel accord: celui de Dehaene que les francophones avaient rejeté en bloc en début de semaine. À prendre ou à laisser !

Paniqués les politiciens Wallons vont-ils céder à ce chantage ? Vont-ils se coucher comme un joueur de poker qui, par crainte de perdre les quelques sous qui lui restent encore, abandonne et laisse son adversaire empocher la totalité de la mise, sans même devoir dévoiler ses cartes.

Mais cette crise prouve deux faits indéniables :

Dès que la crise BHV sera terminée, les Flamands conscients que les dernières défenses des Francophones auront été annihilées mettront d’autres exigences sur la table et les feront passer à nouveau en force.

Il serait temps que la réalité s’impose, la Belgique n’est plus viable pour les Wallons et leur seul espoir est le retour à la France.

Peuple de France, citoyens républicains amoureux des Droits de l’Homme que vos ancêtres ont créés , laisserez-vous longtemps encore vos frères et voisins perdre chaque jour un peu de cette Liberté, Égalité et Fraternité, ces mots qui figurent sur tous vos frontons !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /2010 16:35

Bravo, la Flandre, que la stratégie ait été volontaire pour arrivée par la loi du hasard, Jean-Luc Dehaene a bien manœuvré puisque, par peur de la furia flamande, ce sont les Francophones qui hurlent leur désespoir en demandant un peu de temps encore pour se déculotter !

Avoir fait traîner les choses pour plonger l'adversaire dans le désarroi le plus complet face à une date butoir. Et l'Open VLD a pris la main en quittant la coalition gouvernementale.

Le gouvernement fédéral vient donc de tomber et Yves Leterme qui porte bien son nom, mais il aurait pu aussi s’appeler Lafin, est parti présenter sa démission au roi. Celui-ci réserverait sa réponse.

Comme les politiques flamands sont en voie de gesticulation, il est possible qu’ils tentent de passer en force la loi sur la scission de BHV.

Et dans ce cas, le geste aurait pour symbole la domination définitive de la Flandre sur  tout le pays à travers un état fédéral qu’ils ont miné

Cela aurait un avantage indéniable, prouver une fois pour toutes aux Wallons indécis qu’ils sont désormais à la merci de toutes les lois fédérales que les Flamands voudront voter !

Peut-être cela les amènera-t-il à la même conclusion que j’ai trouvée sur le blogue « Francophone de Bruxelles » d’un auteur anonyme, mais qui vaut la peine d’être publié.

« Honnêtement, je tiens à adresser un message solidarité au créateur de ce blog.
En tant que citoyen d'une ville (Strasbourg) concurrente à Bruxelles, je devrais me réjouir de la chute annoncée de cette ville et de la Belgique. Mais je n'y arrive pas je lis ce blog depuis 2008 et d'autre comme celui de Jean 4Mer (depuis 2007).  Et les scénarios noirs annoncés par certains se réalisent hélas !

Une situation aussi pathétique que prévisible. Les partis francophones essayent de garder coute que coute le pouvoir au fédéral et une apparence d'état belge.

Les Flamands de plus en plus intolérants et qui s'amusent à plumer la volaille francophone. Les citoyens francophones ne réagissent quasiment pas.  c'est impossible pour moi d'admettre que ce genre de situation se déroule en Europe au XXI siècle.

Pour ceux qui espèrent un statut de district fédéral pour Bruxelles, ça n'arrivera jamais pour plusieurs raisons :
- un statut fédéral voudrait dire que l'UE devienne un état fédéral : certains pays comme le Royaume-Uni/Suède n'accepteront jamais cette situation qui permet la création de fait un état fédéral européen.
- une ville état serait totalement étouffée (économiquement/géographiquement) par la Flandre qui l'entoure
- jamais les états européens ne pourraient accepter l'indépendance d'un si petit état, car cela donnerait des envies et des arguments à tous les indépendantistes/ séparatistes de chaque état membre.

Donc les possibilités, futures pour la Belgique :
- un état fédéral composé de 4 régions : Flandre, Wallonie, partie germanophone (qui deviendrait une région) et Bruxelles ville malade et dualisée à l'extrême. Avec un état fédéral représentant une coquille vide .un état de plus en plus dominé par les Flamands.
- une Flandre indépendante avec Bruxelles (car Bruxelles ne pourra pas tenir longtemps seule contre la Flandre, surtout avec Picqué)
- Wallonie et Bruxelles rattachés à la France, le poids français permettant de négocier et de justifier le manque de continuité territoriale qui serait dérisoire par rapport à la taille du nouvel état.

Mais problème de taille les politiques, journalistes, intellectuels francophones refuseront de devenir des simples élus locaux, journalistes locaux. La solution la plus intelligente n'est à mon avis pas celle que vont choisir les politiciens francophones. ».

Le passage en gras a été mis en exergue par mes soins, car c’est la vérité que Le RWF clame depuis des années !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /2010 11:56

Face aux déclarations d’Olivier Maingain qui déclarait « imbuvables » les propositions avancées par Dehaene sur la résolution de BHV, le CDH et Ecolo se sont indignés de la rupture de l’Omerta qui plane sur les petites tractations faites entre « chefs » de partis.

 Certains s’étonnent même de l’engagement du Liégeois Didier Reynders dans la défense des propositions de Dehaene, qui irait jusqu’à s’en prendre à Didier Gossuin et à Bernard Clerfayt à propos de l’irruption de leur président dans la communication au public.

A tel point que certains évoquent la possibilité de la fin du cartel MR-FDF, un peu comme celle du CD&V et de la NV-A. Étant donné qu’Olivier Maingain est venu dernièrement chasser sur les terres wallonnes, il ne serait pas étonnant que quelques politiciens libéraux du cru verraient d’un bon œil cette séparation pour tenter de garder leur électorat au complet.

Mais Didier Reynders peut-il rejeter cet allié important sur le plan bruxellois ? L’exemple CD&V en perte de la vitesse et la NV-A en progrès suite à la rupture n’st-il pas dissuasif ? Et son image de Liégeois wallon, importante à ses yeux, ne va-t-elle pas pâlir fortement dans cette hypothèse ?

De plus, les plaies de la défaite de son parti aux élections régionales wallonnes et le "putsch" manqué qui a suivi, ne sont pas encore bien cicatrisées.

Le président du MR est donc assis entre deux chaises, sa place dans le gouvernement à laquelle il semble tenir au point d’en oublier son électorat et sa présidence qui, encore bien faible après les dernières élections, risque d’être à nouveau remise en cause.

Décidément, la bombe BHV menace bien de faire sauter le gouvernement et lancer la Belgique dans une réelle interrogation sur son avenir.  Que cette interrogation devienne de plus en plus pressante ne nous indiffère pas, je dois le reconnaître.

Il serait temps de penser au futur d’un état qui se déglingue depuis des années !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Profil

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés