Lundi 22 août 2011
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« Le terrain (de négociation), c'est la note du formateur (le président du PS Elio
Di Rupo, ndlr). Attention! J'entends Olivier Maingain poser ses 'conditions' à la scission de BHV et parler de choses qui ne figurent pas dans la note... Aller rechercher des points imbuvables
comme il l'a fait! »
Ce personnage qui semble imbu de sa personne et de son mandat de sénateur, pontifie sur
l’attitude d’Olivier Maingain et oublie ses électeurs wallons qui vont passer sous la tondeuse économique et sociale qu’exigent les Flamands, tout comme Di Rupo, Milquet, Javaux son président et
Michel l’insignifiant.
Il faut "ne pas changer de terrain en cours de match" ;
ose-t-il affirmer. J’entends ce commentaire, le 18 juin 1940 qui aurait pu être opposé à l’appel de Charles De Gaulle.
Car la vérité est bien là. Ces partis qui n’étaient demandeurs de rien,
estimant avoir déjà trop lâché lors des différents accords, demandent maintenant la réforme de l’état à n’importe quel prix, c’est à dire celui fixé par les Flamands avec quelques petites
ristournes symboliques pour faire passer la pilule amère chez les Wallons. Ce sont les partis de la défaite.
Et quand une voix solitaire s’élève pour rappeler les exigences minimum
francophones sur les quelles ils étaient tous d’accord, ils tentent de lui imposer le silence. Ils ressemblent tous aux Bourgeois de Calais, sauf qu’il n’ aura aucune mansuétude de la part du
vainqueur !
Par René G. Thirion
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Vendredi 19 août 2011
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12:39
« Si on n'a pas d'accord, qu'aura gagné le FDF ? J'adore, moi, les grandes
déclarations... Mais quoi, pour échouer ? Les éléments dont il parle sont-ils sur la table ? Non. Et on aura en plus un risque d'explosion du pays. C'est comme ça que l'on défend les francophones
? … Il y a des droits à consolider dans les six communes (à facilités), au niveau judiciaire, électoral, il y a un concept de communauté métropolitaine qui peut s'avérer fondamental en
termes de désenclavement de Bruxelles... Voilà des avancées possibles »
Les propos de cette politicienne minable mais autoritaire révèlent à quel degré de
compromission elle peut arriver.
Les éléments qui ne sont pas sur la table avaient été acceptés par elle comme revendication
en cas de scission de BHV. Mais puisque le serviteur des Flamands, Elio Di Rupo, ne les y met pas, donc pas question de les soulever.
Le risque d’explosion du pays ? Mais BHV est encore le seul ciment de l’unité
nationale.
Les droits à consolider dans les communes à facilités ? Mais lorsque l’on voit comment
les Flamands respectent les accords antérieurs !!!!
Une communauté métropolitaine ? Ce que les économistes appellent l’hinterland
d »’une métropole ne sera valable qu’avec la région dont la frontière administrative est limitrophe, la Flandre.
Je ne pense pas qu’elle soit idiote. Elle sait qu’elle trahit les intérêts de Bruxelles et de
la Wallonie. Elle, tout comme son mentor montois, ne cherche qu’une chose, garder un poste d’influence avec tous les avantages qui en découle !
Editorial de www.wallonie2010.eu
Par René G. Thirion
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Jeudi 18 août 2011
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13:25
« A cette époque (1960-NDLR) on a fixé une
frontière linguistique sans consulter la population et sans majorité francophone au Parlement. On a alors garanti deux choses/ les facilités pour les francophones de la périphérie, et on voit ce
qu’il en est aujourd’hui. Autre garantie, l’arrondissement de Bruxelles-Halla-Vilvorde. Aujourd’hui la Flandre conteste ces deux notions. Nous estimons donc être en droit de remettre en cause la
frontière linguistique.. Les risque, en cas de scission, est d’enfermer Bruxelles en Flandre. Cela concerne aussi la Wallonie qui pourrait voir son rapport à Bruxelles changer radicalement … Le
nationalisme flamand est présent dans tous les partis du pays. Il devient évident que le projet institutionnel est d’aller vers de plus en plus d’autonomie avec une appropriation de
Bruxelles »
Est-il nécessaire de souligner la justesse des propos
d’Olivier Maingain ? Et Charles Michel reste curieusement silencieux sur ces rappels pourtant préalable à toute discussion. Mais l’inénarrable Armand De Decker a déclaré au journal Le
Soir " La Flandre veut scinder BHV pour arrêter la tâche d'huile francophone au-delà des six communes à facilités. Je crois qu'il sera
toujours possible dans dix ans d'élargir Bruxelles à ces six communes parce que la réalité démographique sera là: elles seront à 90% francophones ".Cet individu sait très bien que jamais les Flamands
n’acceptent un retour en arrière. Il tente donc de justifier ce que son président a l’intention de faire.
Pauvres électeurs du MR, aussi cocus que ceux du PS et du
CDH.
Editorial de www.wallonie2010.eu
Par René G. Thirion
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Mercredi 17 août 2011
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18:03
« Si nous considérons les seules
propositions du formateur comme base de négociation, nous pouvons tout aussi bien ne pas nous asseoir à la table … . Nous allons non seulement déposer des amendements sur les propositions
actuelles, mais aussi formuler nos propres propositions ».
Charles Michel, président du MR
« Il faudra un accord
global sur la réforme de l'Etat comme sur les questions socio-économique.. ceux qui croient que c'est seulement d'un côté de la frontière que l'on fera des concessions rêvent en
couleur! «
Il font partie de la même coalition pour négocier. Mais si le premier semble ne pas accepter l’encerclement définitif de Bruxelles par une
frontière linguistique devenant frontière d’état, le second est prêt à avaliser, ce fait pour autant que le socio-économique soit abordé et amendé. L’éternelle trahison pour un plat de lentilles,
ce qui a déjà conduit le pays à une domination flamande de plus en plus nationaliste et oppressante.
De ces accords, les Wallons ne veulent nullement. Les partis francophones ont oublié qu’ils n’étaient demandeurs de rien pour aujourd’hui offrir tout à Moeder Vlaanderen. Olivier Maingain
sauvera-t-il l’honneur du FDF.
Le MR oublions-le, il est prêt à recevoir les 30 deniers de Juda !
Editorial de www.wallonie2010.eu
Par René G. Thirion
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Mardi 16 août 2011
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09:48
« Il y a maintenant 20 ans que cette formation politique est constituée de cette façon-là. Ce n’est pas un
avatar de l’histoire comme les cartels successifs et les déchirures entre le CD&V et la N-VA. Nous c’est vraiment un engagement profond, de Wallons, de Bruxellois, de francophones, à travers
une fédération ».
Il faut reconnaître
que Didier est explicite dans ces déclarations ce qui lui a amené à des déconvenues dans son parti et aussi dans son électorat, mais qui témoigne d’un certain panache.
Quel différence avec son successeur, le fils au papa Michel, qui lui répond ) àl la presse, « Nous ne sommes pas un cartel de circonstance…. Le MR et le FDF « analyseront ensemble, à chaque étape, dans
quelle mesure la négociation correspond à notre conception de l'intérêt général, à notre souci d'une réforme de l'Etat stabilisatrice pour le pays, et correspond à nos
balises »,
La langue de bois
« façon familiale » ! Ils analyseront ensemble soit, mais la conclusion restera axée sur l’intérêt général, mais je crains que celui-ci ne rejoigne pas l’intérêt particulier des
Bruxellois.
Didier affirme une fidélité, Charles affirme une adaptation raisonnable pour autant qu’elle corresponde à leurs balises. Mais les balises de Michel sont-elles les mêmes que celles d’Olivier
Maingain ?
Editorial de www.wallonie2010.eu
Par René G. Thirion
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