wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 10:28

Beaucoup d’internautes se demandent au hasard de leurs visites sur les sites favorables au retour de la Wallonie à la France, ce que sont les rattachistes.

Les rattachistes sont hélas divisés en « chapelles » à la recherche d’une identité disparue ou en voie d’extinction.

Il y a les nostalgiques d’une France virtuelle qui confondent  allègrement les différentes péripéties qui l’ont agitée au  cours des siècles pour en arriver à dire :

«  La FRANCE est une Valeur en soi, bien supérieure à tous les régimes qu'elle a connus. Appelez cela du "nationalisme" si vous voulez, du nationalisme à la De Gaulle, pour qui "la France n'est pas la France sans la grandeur ".

Une espèce de profession de foi où le nom d’un état politique est déifié au point de ne plus en connaître les caractéristiques qui le régissent.

Mais l’intervenant sur le blogue où ces propos ont été recueillis précise sa pensée :

« Il y a "rattachistes" et "rattachistes". On ne peut s'empêcher de comparer l'attitude et le sentiment des membres du groupe "Liège-France" avec ceux de certains francophiles du parti officiel qui, "au fur et à mesure que l'heure du rattachement se rapproche", avouent ressentir "une certaine nostalgie de la Belgique"... »

Bien entendu, pour ces fidèles, la majorité des Wallons qui sont  attachés à une histoire qui a été commune pendant plus de 175 ans ne pourront pas entrer dans le paradis annoncé.

«  Le problème est que ces "rattachistes" font passer toutes sortes d'idées avant le rattachement, qui devrait être la seule doctrine, le seul objectif : la laïcité, la protection des "minorités", la lutte contre l'extrême droite (pourtant inexistante en Wallonie), le républicanisme, etc.  Personnellement, j'aurais été rattachiste aussi bien à l'époque de Louis XV, ou de l'Empire que de la République, n'importe quelle République, aussi bien la 3e que la 5e, celle de De Gaulle, qui a songé un moment, pour lui succéder, au comte de Paris. »

Foi extraordinaire qu’il faut saluer avec respect. À comprendre cet intervenant, il aurait été français à l’époque de la Gaule antique, sous les Mérovingiens et même sous le régime de Vichy.

Mais soyons sérieux, notre auteur dans ses affirmations existentielles parle d’un parti officiel. Quel est-il ?

Il s’agit bien sûr du RWF, le Rassemblement Wallonie France, une minorité politique encore insignifiante, il y a un an ou deux, mais qui, sous la pression agressive des Flamands à l’égard des francophones belges et la triste constatation de la médiocrité politique qui règne dans le pays, est en passe de faire une percée spectaculaire lors des futures élections. Du moins, c’est l’espérance de ces militants et sympathisants.

À l’heure où le divorce entre Wallons et Flamands est en train de se mettre en place, un récent sondage montre un basculement important de l’acceptation, sinon du désir du rattachement à la France.

Faudrait-il refuser la majorité des votes parce qu’ils ne correspondraient pas à l’idéal de quelques « fous» de la France et rater ainsi une intégration au pays qui est notre patrie à la fois charnelle et culturelle, sixième puissance au monde ?

Ce n’est apparemment pas la ligne qu’a choisie ce parti. Son socle idéologique est bien plus rationnel que sentimental, même si certains de ses membres sont des « enragés» de la cause (et j’en suis).

La France est comme la Wallonie, avec les mêmes options politiques, philosophiques ou religieuses. Le citoyen wallon ne sera pas obligé de se convertir à une pensée unique en entrant dans sa patrie retrouvée. La grande différence, c’est que la colonisation économique et sociale flamande disparaîtra peu à peu de son vécu et qu’au lieu de vivre sous la devise que j’ai plaisir à modifier « l’union belge fait la force flamande», il parlera de Liberté, Égalité et Fraternité.

Car ce sont dans ces trois valeurs qui sont à la base des Droits de l’Homme et du Citoyen qui ont fait la France, celle qui est loin d’être parfaite, mais qui est celle dont nous rêvons tous.

Il ne faut pas confondre l’histoire d’un territoire, modifié au fil du temps, avec  les valeurs que la France doit représenter de mieux en mieux, de plus en plus.

Et c'est parce que ce parti semble vouloir aller dans le sens d’un éveil de tous les Wallons, qu’ils soient des Belges désespérés de leur pays, qu’ils soient des Wallons pragmatiques ou des Romantiques de la Grande France que je lui consacre cet article.

Je suis persuadé qu’il fera prendre conscience à beaucoup que le seul espoir d’un avenir meilleur sera dans ces grandes retrouvailles.

Et aux timorés qui rappellent qu’un divorce entraîne toujours des séparations douloureuses, je répondrai qu’ils ont raison, mais que l’on trouvera des solutions au fur et à mesure que les problèmes se poseront.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 17:39

Willy De Waele, le bourgmestre de Lennik qui a retiré le drapeau belge de la maison communale le remplaçant par le drapeau flamand, affirme, dans un entretien accordé vendredi au journal Le Soir, ne s'être " jamais senti Belge ".

"C'est quoi ce sentiment belge? Parlez-moi belge ... Où est la langue belge ? La langue, par définition trait d'union entre les peuples, il n'y en a pas en Belgique. La Belgique a vécu parce que la francophonie ne veut pas apprendre notre langue et ne veut pas respecter notre langue", affirme le bourgmestre.

Willy De Waele explique avoir décroché le drapeau belge de la façade de la maison communale " parce qu'après 50 ans de manipulations constitutionnelles, ce pays est devenu ingouvernable". Il ne voit que le confédéralisme comme solution à la grave crise qui secoue l’état belge..

Il promet de hisser à nouveau le drapeau tricolore "quand le néerlandais et le territoire flamand, avec Hal-Vilvorde scindé de Bruxelles, seront à nouveau respectés en Belgique".

Quand aurons-nous un (ou plusieurs) maïeur wallon osant prendre la même décision ? Car ce que reproche ce VLD flamand est tout aussi valable pour notre région. En le pastichant, ils pourraient affirmer que la Belgique a vécu parce que les néerlandophones veulent imposer leur langue à tout le pays, y compris en Région wallonne et de ce fait, la survie du pays est réellement compromise.

Est-il normal que des Di Rupo, des Demotte, des Onkelincks et des Arena recommandent des classes d’immersion en flamand pour nos enfants ?

La connaissance du flamand est-elle plus importante et passe-t-elle avant celle de l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien ou le russe ? Cette langue ouvre-t-elle de meilleures possibilités d’avenir pour eux . Où la pratiqueront-ils ailleurs qu’en Flandre et aux Pays-Bas ?

Nos politiques veulent-ils sacrifier leur avenir au profit d’un royaume qui n’en finit pas de mourir ?  

Pourtant, le parti socialiste fut, en son temps, un ardent défenseur de l’identité wallonne et la Région, dirigée par Robert Collignon, respectait la personnalité française de ses habitants et tentait de les défendre contre la main-mise flamande sur son économie.

Pourquoi les temps futurs remplissent-ils de terreur nos hommes politiques à l’idée d’un divorce irrémédiable ? Pourquoi capitulent-ils devant l’arrogance des riches bienfaiteurs qui assurent soi-disant la survie financière des assistés sociaux que nous serions devenus ? Pourquoi ne redressent-ils pas la tête comme il serait normal qu’ils le fassent ?

Nous en revenons au titre de cet article. Les flamands sont-ils plus intelligents que les wallons ?

La réponse est non. Ils sont tout simplement plus courageux dans leurs prise de décision concernant l’avenir de leur peuple et c'est là leur seule réussite.

Il faut espérer que ce courage finira par toucher quelques politiciens wallons qui n’auront pas peur de perdre leur statut avec les nombreux avantages qu’il comporte pour se battre, eux aussi, pour la mission que les électeurs leur assigne, conduire la région à la réussite et à la prospérité.

Et la France se révèlera tôt ou tard être cette chance de développement harmonieux au sein d’une nation à laquelle nous appartenons par l’histoire, par la culture, par le cœur !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 12:35

Comme tout le monde, j'écoute la radio et je regarde la télévision française surtout et belge.

Mais quel idiome parlent nos journalistes ?
De quelle banlieue exotique proviennent-ils ?
Ont-ils fait leur école de journalisme dans un établissement technique parmi les élèves les plus analphabètes ?

Une expression à la mode et qui me hérisse est "people". Le Roi d'Espagne, le Président de France, Johny Halliday et Steevie, Justine Henin et Zidane font partie de ces pipels.

C'est d'ailleurs une expression bizarre pour qualifier les tenants d'un microcosme argenté auquel s'intéressent les concierges, les ménagères de 50 ans et les adolescents en mal de modèle ! People signifie en anglais, le peuple (d'une nation) ou tout simplement "les gens ". Or l'expression signifie dans la bouche journalistique les personnages qui sont tout, sauf le peuple. Ce sont les privilégiés, les vedettes, les puissants, les riches, tout ... sauf les gens qui, d'une manière voulue ou non, ne participent pas au scandale public.

Même Yves Leterme, notre soi-disant Premier-Ministre d’un royaume où le souverain est de plus en plus aux abonnés absents, joue maintenant le rôle de Tintin, ce jeune reporter belge au « Pays de la Longue Marche vers la Démocratie ».

Pourquoi ? Parce qu’il s’y connaît mieux en sport qu’en politique, comme il l‘a déjà affirmé ? Ou simplement pour se créer une image de « pipel » capable d’émouvoir tous les lecteurs de la rubrique sport du Groupe Sud-Presse ?

Et notre souverain ? A ce qu’il paraît, il paie sa tournée comme tout le monde lors de se vacances aux iles grecques ! Pourquoi ? pour attendrir "nosse minisse" Daerden et tous les piliers de comptoir de nos estaminets ?

 Je me demande en quoi d’ailleurs il est souverain. Certainement pas en remède pour la restauration de la paix civile entre les communautés vivant sur le territoire national, pardon fédéral.

Et notre Joëlle Milquet, celle qui annonce de son lieu de détente estivale qu’en six mois, elle a vieilli de 10 ans ? Pipel aussi ? Elle veut faire pleurer toutes les féministes humanistes sur la dure tâche d’une femme en politique, d'une poupée qui fait non, non et non ?.

Mais le terme "pipel", au-delà de la mise en avant des bruits et chuchotements à destination des concierges révèle surtout  la volonté de détruire la langue française et par conséquent l'identité profonde des peuples qui y sont attachés.

L'usage de termes impropres venant d'une langue étrangère se généralise, peut-être simplement par manque de culture et de possibilité d'expression verbale, mais aussi par la volonté de se montrer proche du citoyen lamba, pensant ainsi se mettre à son niveau et le séduire.

Ce matin, j'entendais un mannequin déclarer que, si elle était entrée dans une émission de télé-réalité, c'était grâce à sa "relookeuse" qui l'avait recommandé à un "caster" de TF1. Et un interlocuteur de 56 ans ,voulant montrer toute sa richesse intellectuelle, affirmait qu'il la kiffait graaave (prononcé comme il l'a dit, l'accent circonflexe n'est pas suffisant !) en l'entendant dans l'émission.

Vers quel siècle des ténèbres nous dirigeons-nous ? Quand mettra-t-on fin à cette forme de "jeunisme bobo" mâtiné de borborigmes sortis tout droit de la bouche de "rebeus" des cités qui détruit une des plus belles langues du monde pour en faire un mélange de barbarismes qui n'ont même plus le sens du mot dont ils pourraient dériver ?

Mais il faut avouer que les médias, aussi ignares soient-ils,  ne pourraient nous conduire à cette nouvelle tour de Babel du vingt-et-unième siècle, sans l'aide précieuse et la collaboration de l'école et de ses enseignants, enseignants copains, mais aussi complices de ce laisser-aller culturel. Même Ségolène y participe avec sa bravitude. 

Mais rendons à César ce qui lui appartient et à nos journalistes régionaux les expressions tellement « in » telles que le kern, le ring, le premier et autres utilisations de mots flamands pour parler le « flamafranc », spécialité typique des intellectuels « belches » .

 Et cela, c'est censé être top et méga-génial ! Allez soyons définitivement un bon sujet de sa majesté, nous dirons plutôt que c’est tof, une fois !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 12:20

Dans son édition du  lundi 18 août, la Libre Belgique rapporte que « Bernard Clerfayt, secrétaire d'État aux Finances et bourgmestre (FDF) en titre de Schaerbeek dénonce les règles applicables dans les administrations communales bruxelloises depuis les lois linguistiques de 1962-1963 et qu’il propose de faire évoluer les règles contraignantes et inadéquates qui obligent les pouvoirs publics à tenir compte de clés de répartition linguistiques non conformes à la réalité sociale et aux enjeux contemporains de Bruxelles.  Elles garantissent 25% d'agents néerlandophones dans toutes les administrations alors que le nombre de néerlandophones ne dépasse jamais les 15 pc dans les communes. Il propose dès lors de faire correspondre le rôle linguistique des agents communaux au volume des affaires traitées.

Bernard Clerfayt répondait à Pascal Smet, ministre bruxellois de la Mobilité et à Jean-Marie Dedecker, sénateur, qui s'étaient exprimés sur Bruxelles la semaine dernière dans Le Soir, se déclarant également favorable à l'idée d'ouvrir certaines fonctions administratives à des agents maniant l'arabe, le turc, l'allemand et le bulgare.

Il ajoute, mais sans doute s’agit-il là d’une boutade ou d’une provocation, que l'on pourrait accorder aux 120.000 électeurs francophones de la périphérie les mêmes garanties que celles accordées aux 60.000 électeurs flamands de Bruxelles, soit 17 sièges au parlement flamand et un ministre au gouvernement. »

Le constat d’une sur-représentation des Flamands à Bruxelles et l’ironie ne changent rien au terrible fait qu’il est le résultat encore une fois du fameux « compromis à la belge », compromis où pour des raisons électorales ou financières, les élus wallons et bruxellois s’aplatissent devant les revendications flamandes (maintenant, il ne faut plus dire flamingantes, c’est devenu la même chose) et leur donnent un pouvoir auquel ils n’auraient démocratiquement pas eu droit.

Il est un peu tard pour constater que la loi de la majorité s’applique à l’état fédéral, écrasant ainsi le vote de l’électeur francophone et qu’elle n’est pas appliquée par privilège spécial à Bruxelles Capitale.

Il est aussi irresponsable de vouloir prouver la grande tolérance des francophones (décidément, je n’aime vraiment pas ce terme mi-bruxellois, mi-wallon) en proposant d'ouvrir les administrations à toutes les langues pratiquées sur le territoire.

C’est ce qui a créé le problème linguistique flamand en Belgique. Si comme en France, en 1830 lors de la révolution, le français était devenu la seule langue officielle du nouvel état, le pays n'en serait pas là et les flamands utiliseraient leur langue comme les wallons le font actuellement. C'est à dire que ce serait une langue régionale de convivialité et d'appartenance et non l'enjeu d'une lutte pour une suprématie linguistique.

Nos politiciens veulent-ils demain d’autres problèmes de ce genre avec les communautés d’immigrés les plus importantes ?

Je sais, Rudy Demotte, le ministre-président de la Région Wallonne avait déjà fait le premier pas en manifestant la volonté d’aider financièrement les communes wallonnes qui s’ouvriraient à d’autres langues que le français. Mais comment un élu FDF, allié aux libéraux wallons peut-il copier servilement un socialiste « grand teint », fut-il même en même temps ministre-président de la Communauté française ?

Non, Bruxelles et sa Belgique ne sont pas l’exemple à suivre, ni pour nos régions, ni pour les États européens, car il ne conduit qu’à des augmentations de probabilité de conflits futurs !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 10:15

Triste édition de « C’ dans l’Air » ce 15 août sous le titre accrocheur « Quand les Belges seront français ». Thierry Guerrier, le présentateur de l’émission, a fait fort tant dans le choix de ses intervenants, sensés éclairer le téléspectateur sur la crise communautaire que dans sa manière de les présenter.

 À l’entendre, il avait sur son plateau une journaliste et trois intellectuels. C’était un début flatteur pour Béatrice Delvaux , rédactrice en chef du journal « Le Soir » mais mérité, car son introduction sur le  fait qu’elle trouve l’idée « rigolote » d’un éventuel rattachement à la France démontrait de suite la haute portée intellectuelle des affirmations qui allaient suivre.

Les trois intellectuels  étaient Marc Platel, un écrivain flamand attaché à l’indépendance de la Flandre, Alain Berenboom, avocat bruxellois et auteur (connu ?) de romans et une dame française dont je n’ai pas retenu le nom, mais qui s’occupe apparemment de l’étude des flux migratoires en Europe,  à la suffisance très  « technocrate branchée ».

Le choix était particulièrement judicieux.  Le sondage concernait exclusivement les Wallons et il n’y en avait pas un seul dans le panel. Très professionnel pour l’équipier de Calvi !

Du long verbiage qui s’en suivit, que dire sinon que les Wallons sont prêts à rejoindre la France uniquement parce que si les Flamands les quittaient, il faudrait trouver quelqu’un d’autre pour les entretenir. Bien entendu, personne n’a relevé le pillage économique que pratique la Flandre sur la Wallonie.

Heureusement, que Maître Berenboom, grand défenseur de petites idées belgicaines a pu faire remarquer que les francophones n’existaient pas, qu’il y avait des Wallons et des Bruxellois, complètement culturellement et socialement différents.  Le Bruxellois est le détenteur d’une culture authentiquement belge, fusion  éthérée des âmes paysannes et ouvrières wallonnes et flamandes devenue totalement unique et suffisante pour représenter le pays dans tout son éclat. Je traduis comme je l’ai compris la « Zineke Parade », est le modèle idéal de représentation de l’universalité de la capitale de l’Europe, de la Belgique et de la Flandre. Merci à nos hommes politiques wallons qui, à l'époque ont préféré Namur comme capitale wallonne, cela nous sort de la grandiloquence narcissique de ce bon « Brusseleer ».

Notre nationaliste flamand lui s’est montré plus raisonnable. Il pense que la séparation est devenue indispensable et il a même eu un trait de génie quand il a admis que si, en 1830, les insurgés belges avaient eu l’intelligence des révolutionnaires français, ils auraient créé la pérennité de l’état en imposant dans la constitution la reconnaissance d'une seule langue officielle,  le français.

Quant à notre analyste française, elle est rétive au rattachement parce que ce serait l’ouverture aux revendications régionales européennes. Elle oublie facilement les précédent tout récent du Kosovo et les récents déroulements politiques en Géorgie. Elle déclare que l’acceptation du rattachement devrait être soumise au référendum des Français et qu’elle doutait de sa réussite. Rendons quand même grâce à Madame Delvaux qui, à deux reprises, lui a rappelé que dans le sondage réalisé, 60% des Français étaient prêts à recevoir les Wallons. Mais rien n’y fait. Comme quoi, une technocrate française peut avoir moins de sentiments fraternels que ses compatriotes !

Une conclusion. Ce fut une émission médiocre, faussant une fois de plus la vision dès nos frères français sur nos appels à leur solidarité.

Puissent-ils néanmoins entendre notre voix et nous ouvrir les bras, car ce sera, ce jour-là, un deuxième mur de Berlin qui s’effondrera.

Quant aux Bruxellois, qu’ils vivent leur ego et qu’ils se pensent encore le point de convergence des trois communautés belges, s’ils le veulent. Mais il faudrait par solidarité francophone les inciter à regarder vers l’Europe pour ne pas perdre le statut d’agent de liaison qu’ils ont actuellement sur le plan belge, mais aussi européen.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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