Mercredi 23 juillet 2008
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Le 23 juillet 1979 à Avernes dans le Val d’Oise,
Joseph Kessel nous quittait, à l’âge de 81 ans.
Ce célèbre romancier, aventurier et journaliste, mais surtout infatigable combattant pour la liberté naquit à Clara en Argentine, le 10 février
1898.
Fils de Samuel Kessel, médecin juif d’origine
lituanienne qui vint passer son doctorat à Montpellier, puis partit exercer en Amérique du Sud, Joseph Kessel vécut en Argentine ses toutes premières années, pour être emmené ensuite de l’autre
côté de la planète, à Orenbourg, sur l’Oural, où ses parents résidèrent de 1905 à 1908, avant de revenir s’installer en France.
Il fit ses études secondaires au lycée Masséna, à
Nice, ensuite au lycée Louis-le-Grand, à Paris.
Kessel appartint à la grande équipe qu’avait réunie
Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fit l’âge d’or des grands reporters.
Correspondant de guerre en 1939-40, il rejoignit
après la défaite la Résistance (réseau Carte), avec son neveu Maurice Druon. C’est avec celui-ci qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces
Françaises libres du général de Gaulle.
En mai 1943, c’est également avec lui qu’il composa les paroles du « Chant des Partisans », voué à devenir le chant de ralliement de la Résistance, et ensuite l’hymne de tous les
oppressés par des forces étrangères à leur nation.
À la Libération, il reprit son activité de grand
reporter, voyagea en Palestine, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan.
Il faut citer encore ce bel hommage rendu à Joseph
Kessel par François Mauriac, dans son Bloc-notes : « Il est de ces êtres à qui tout excès aura été permis, et d’abord dans la témérité du soldat et du
résistant, et qui aura gagné l’univers sans avoir perdu son âme. »
Il n’était que justice que de commémorer ce triste
anniversaire en évoquant le premier couplet du « Chant des Partisans » qui parle si bien à nos cœurs
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
In Memoriam
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