wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 12:46
 Triste anniversaire que ce jour où des gendarmes ont tiré sur la foule et abattu quatre manifestants wallons sur la place des Martyrs de la Résistance à Grâce-Berleur.

Beaucoup de versions ont été données sur ce drame mais les faits sont bien réels.

Aujourd'hui, son souvenir doit nous inspirer quelques réflexions.

En cas de confrontations graves avec le régime fédéral actuel, une telle tragédie pourrait-elle se reproduire ?

La passion des uns pour la Belgique pourrait-elle se confronter brutalement à celle des autres, indépendantistes wallons, rattachistes à la France ou républicains démocrates?

L'état pourrait-il tenter par la force de contraindre les opposants à plier l'échine devant les diktats d'une constitution à géometrie variable depuis que les différents politiques ont décidé de la modifier sans arrêt. Elle était censée protéger le citoyen et elle sert, de plus en plus, à satisfaire les appétits divers des groupes de pression politiques. 

De plus, l'on constate que tous les politiciens (j'aimerais que l'on me cite quelques exceptions) votent selon les consignes du parti, posant ainsi délicatement leur mouchoir sur les désirs de leurs administrés.

Le vote unanime des mandataires socialistes et humanistes du Conseil communal  contre la candidature de la ville de Liège au titre de Capitale Européenne de la Culture 2015 en est un triste exemple de cette conduite. Pas un seul, qu'il s'appelle Grafé ou  Marcourt, n'a voté contre la consigne du Bourgmestre de la refuser pour ne pas opposer la Cité Ardente à la ville de Mons, territoire de Sa Majesté Présidente Di Rupo.

Au souvenir des blessures et coups portés à ces braves Fouronnais qui refusaient d'être vendu à la Flandre, je me sens obligé de marquer certaines craintes pour l'avenir.

A moins qu'un dégoût généralisé de nos politiciens actuels ne gagne nos institutionnels, nos forces de police locales et fédérales.

C'est pourquoi cette commémoration des événements de Grâce-Berleur doit nous rappeler aussi qu'il faut savoir parfois montrer un certain courage dans la manifestation de ses opinions.

Ils sont morts, innocentes victimes d'un meeting  pour une Marche sur Bruxelles qu'ils n'ont pu accomplir.  Mais, comme le dirait amèrement un homme politique flamand, il ont démontré qu'une minorité pouvait imposer au pays sa volonté lorsque la cause semble juste!

En 1951, Léopold III, objet de la contreverse entre Wallonie etr Flandre, abdiqua en faveur de son fils Bauduin 1er, dont l'anniversaire de la mort est demain le 31 juillet.  Certains monarchistes sincères ont vu dans cette disparition, la fin d'une certaine pacification qu'il était arrivé à maintenir entre les communautés; 

Hasard de la vie ou clin d'oeil de l'histoire?

 
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 08:36

Hier, j’ai publié sur AgoraVox, média citoyen français, une nouvelle mouture de mon article « La France ? Aussi pour notre expansion économique ! ».  Mon but ? Evidemment rassurer les entrepreneurs français sur l’avenir de leurs relations commerciales et de leur investissement dans notre région.

A peine en ligne, j’ai eu quelques réactions de la part d’un liégeois, profondément belgicain (oui, oui, cela existe – il a même eu l’amabilité de me laisser entendre que j’étais un incivique. Finirais-je tondu ou dans les mines du Limbourg ?) mais preuve vivante que même ce genre d’individu vit branché sur la France.


Mais j’ai reçu également une réaction d’un liégeois anonyme puisque sont pseudo est 1984. Je ne ferai aucun commentaire sure ce long message mais me ferez un plaisir de le répercuter sur ce site. Il en vaut la peine.


« Comme chaque année, j'ai fêté le 14 Juillet et pas le 21. Ne dit-on pas que Liège est plus française que la plupart des villes de France ?
 


Evidemment que les politiciens rejettent l'hypothèse...Vous pensez bien, une cinquantaine de ministres wallons à l'heure actuelle, réduits à une poignée en cas de rattachement, pas sûr que ça les fasse rêver. Imaginez, ils devront travailler comme les autres, sauf que les autres ne bénéficient pas d'un carnet d'adresse long comme un bras.


La Wallonie indépendante dans ces conditions ? Laissez-moi rire. Oh je sais, je suis un "lâche", un couard, une personne ayant peur de l'indépendance et de la liberté. J'ai surtout peur de l'oligarchie socialiste à la tête de la Wallonie, élue année après année par le peuple.


Pour sûr, la réunion avec la France donnerait un immense pied dans la fourmilière. Finis les copinages, les intercommunales bidons, les cabinets fictifs sous l'œil bienveillant des autorités dirigées par des amis. Il faudrait filer un peu plus droit.


D'ailleurs, j'ai aujourd'hui plus de chances d'être un jour élu Président de la République que Premier Ministre. Nous serions à mon avis beaucoup mieux traités en étant français qu'en l'état actuel. Les flamands sont majoritaires en Belgique. Ils sont donc plus représentés, et n'ont de comptes à rendre qu'au nord du pays. Ils gouvernent donc en tant que flamands, élus par des flamands, pour une politique flamande.


En cas de réunion, il en serait tout autre. Nous pourrions voter pour les mêmes dirigeants que le reste de la population, et notre voix compterait autant.


Il est d'ailleurs étonnant de voir que la courbe de popularité de N.
Sarkozy en Belgique suit exactement celle de la France. Très populaire au début (Certains sondages lui conféraient 40% d'intentions - fictives - de vote au premier tour de la Présidentielle), il semble aujourd'hui aussi impopulaire ici que dans le reste de la France.

La culture wallonne existait. Elle était d'ailleurs très riche. Mais elle a été sacrifiée au belgicanisme, doctrine popularisée par les élites francophones de Bruxelles. Le belge serait donc "surréaliste", si tant est que cela signifie quelque chose. Ainsi en a été décidé. Le belge aurait de l'autodérision, serait plein d'humour, alors que le français serait chauvin et de mauvaise humeur. L'idée d'une réunion est donc folle, "nous sommes différents". Cependant, pour fréquenter autant de français que de belges, j'affirme qu'il y a exactement la même proportion de gens biens et de cons des deux côtés de la frontière.


A vrai dire, les seuls qui pourraient avoir à y perdre culturellement en cas de réunion, ce seraient les bruxellois. Ce seraient les seuls à pouvoir se plaindre de parisianisme, tant on est habitués en "province" à n'entendre parler de sa région que lorsque ça concerne les affaires de pédophilie, ou alors pour montrer au gré des kermesses quelques authentiques papys wallons mort saouls dès 10 heures du matin. C'est ça, le paysage médiatique belge. La province, c'est les prolos abrutis, qui parlent avec un accent à couper au couteau, mais qu'on regarde avec un œil bienveillant, tant ils sont pittoresques. Mais dès qu'il s'agit de choses sérieuses, de vraie culture et pas de fêtes locales, fussent-elles pluri centenaires, c'est à Bruxelles que ça se passe. C'est simple, pas un seul mot sur les concerts en dehors de Bruxelles, lors de la dernière fête de la musique. Pas un !


Entendra-t-on parler du festival de Jazz de Gouvy, qui accueille outre Philip Catherine, celui qui est à l'heure actuelle le plus digne représentant du manouche, Biréli Lagrène ? Ciel non, cela ne se passe ni à Bruxelles, ni dans sa périphérie. Ça se passe près de Bastogne, dans la province de Liège. Eh, prenez deux minables groupes de rock et faites-les jouer à Bruxelles, on appelle ça un évènement culturel de premier plan.

Réunissez quelques-uns des plus talentueux musiciens de Jazz et faites-les jouer en province de Liège, on n'en parle même pas.

En cas de réunion avec la France, on aura sûrement droit à 10 minutes du JT de Pernaud, c'est à dire autant de visibilité médiatique qu'en un an en Belgique. Bruxelles est culturellement morte. Retirez les eurocrates et les quartiers avec 35% de chômage, et il ne reste plus que quelques endroits encore authentiques où persiste l'esprit bruxellois.


Les centres bougent. Liège s'est faite voler son titre de capitale wallonne au profit de Namur, moins peuplée, moins riche, mais plus proche de Bruxelles, elle s'est faite voler sa culture, comme toutes les autres villes wallonnes, par les élites bruxelloises nombrilistes qui nous ont gavés de vivrensemble™® et de fierdêtbelge®™, et grâce à la grrrrrande solidarité entre élus socialistes seule Mons (Ville de Di Rupo, président socialiste) a le droit de présenter sa candidature pour devenir capitale européenne de la culture.


Alors, l'indépendance pour préserver quoi, culturellement parlant ? Un dogme belge, qui se refuse de voir que la Flandre a su garder son identité ? Un dogme dans lequel il est interdit de remarquer que nous partageons les mêmes sujets d'inquiétude que les français ? Un dogme qui nous démontre que, parce que nous disons "septante" et "bourgmestre", nous sommes aux antipodes des français ? Un dogme qui est persuadé que si les wallons pouvaient parler le néerlandais, la situation serait différente ? La seule raison pour laquelle la Belgique est en moyenne plus riche que la France ou l'Allemagne, c'est la Flandre.


Et l'échec wallon n'est pas à mettre sur le dos des flamands. Il ne s'agit pas de trouver un coupable, il faut prendre ses responsabilités. La wallonie vote socialiste depuis le début. Contre vents et marées, les wallons choisissent pour se sortir de la crise, les mêmes qui les y ont plongés. Pourquoi est-ce que la mafia socialiste se déciderait à appliquer une politique différente, alors que malgré tout elle obtient la majorité ?

Tout est gangréné, partout. Essayez de trouver un poste juridique sans votre carte du parti Socialiste, pour voir. Ma sœur cherche de l'emploi dans le milieu, et c'est ce qu'on lui a - officieusement - conseillé. Y'a pas de miracle, elle n'a pas de relations, elle est condamnée à ne pas trouver de l'emploi.

En cas de réunion avec la France, ce système serait ébranlé. Il faudra du temps pour effacer les traces de 100 ans de gestion par un parti qui n'a de socialiste que le nom.


Je crois que la réunion avec la France permettrait de faire un sacré ménage à bien des niveaux. On me dit que les politiciens n'auraient rien à faire de l'identité wallonne, qu'elle ne serait plus qu'une identité parmi d'autres. Je crois que, pour son renouveau, c'est ce qui pourrait lui arriver de mieux. Economiquement, ça serait je pense, une chance aussi.


Une fois la pravda socialiste reléguée au rang qui lui sied, et une fois les wallons considérés comme des français comme les autres, dirigés par d'autres français, enfin on pourrait rêver de ne plus être considérés comme une terre de chômage de masse et de crises sociales. Je suis persuadé, en tous cas, que Liège retrouverait vite un grand statut économique. La ville est déjà une place logistique de première importance, avec sa nouvelle gare située à deux pas de l'autoroute, de l'aéroport et du port fluvial. Une fois que ces richesses -et toutes les autres richesses wallonnes- seront exploitées à leur maximum, ce qui est aujourd'hui impossible tant que perdure la blague Belgique. Enfin nous pourrons à nouveau être fiers d'appartenir à une région culturellement riche d'un pays chargé d'histoire. »


Message posté par 1984 à la suite de votre article.


Qu'ajouter ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 16:25

Bernard Demonty dans le « Le Soir » du 29 juillet titre son enquête « Un Wallon sur deux se verrait bien Français » et il développe longuement un sondage IFOP réalisé pour son journal et la « Voix du Nord ».

D’après celui-ci, « 49 % des Wallons sont favorables au rattachement de leur région à la France en cas d'éclatement du pays. » Et il ajoute « qu’il s’agit d’un résultat en progression spectaculaire sur quelques mois : une enquête de l'UCL, réalisée entre le 10 octobre 2007 et le 15 janvier 2008, évaluait la proportion de Belges en faveur de cette issue à 29 % ».

Du coup, le cœur des rattachistes s’est mis à battre plus vite, plus fort. L’espoir de rejoindre la mère patrie française devient plus fort, plus irraisonné.

Il faut avouer que ces chiffres du très sérieux IFOP ont de quoi faire le bonheur de tous ceux qui se battent avec obstination depuis 1945.

En effet,  le Congrès national wallon réuni à Liège, sous la présidence de Joseph Merlot, se prononça avec une majorité relative de 46%  pour le retour à la France. Mais des discours « raisonnables » (l’on sortait de la guerre) orientèrent le vote vers une solution moins radicale.

Le Congrès se termina par une vibrante allocution de Charles Plisnier qui appuya la thèse rattachiste (qu'il abandonnera plus tard), en estimant que l'option pour le fédéralisme était le dernier essai d'entente dans le cadre belge. S’il ne réussissait pas, la seule voie qui s’imposerait alors serait d'« appeler la France au secours ».

Aujourd’hui, l’on voit où le fédéralisme belge nous a conduits. Un ratage total. Peut-être pas de la faute de ceux qui y ont cru, mais bien de celle de tous les politiciens qui ont tellement fait de compromis « à la Belge », que l’édifice laborieusement construit avec de nombreux accords ne pouvait que s’effondrer. Le peuple wallon fut lamentablement sacrifié au nom de la raison d’Etat. Rappelons-nous le triste sort des Liégeois, annexés brutalement au Limbourg et lamentablement lâchés par des politicards sans conscience.


Avec l’échec de 1945, cela fait trois fois  que les Wallons ratent lamentablement leur destin à cause de la politique.


En 1815, Napoléon, Empereur de France est défait à Waterloo par une coalition anti-impériale. Nous devenons donc par la défaite la proie des Hollandais pour des raisons politiques. Une de celles-ci est probablement de recréer les Provinces-Unies ou le territoire Thiois, comme l’appelait le Verdinaso en 1931, qui leur avait apporté la richesse.


En 1830, après une révolution réussie, le Congrès national belge élit comme Roi Louis d’Orléans, Duc de Nemours, deuxième fils de Louis Philippe 1er qui venait d’être lui-même élu Roi des Français par le Parlement. Cela fut essentiellement refusé par l’Angleterre, qui craignait de voir la puissance de la France se reconstituer.


Il serait dommage où l’histoire nous donne à nouveau rendez-vous avec la France de rater encore une fois ce destin qui est celui du peuple wallon.


Il y a encore beaucoup d’indécis où de lâches qui hésitent devant le rattachement, mais il faut savoir qu’ils ne seront pas l’obstacle majeur à la réalisation de ce retour à la République. Nos ennemis réels qui sont à combattre si l’on veut que notre cause triomphe, ce sont les politiciens, prêts à nous vendre une nouvelle fois éventuellement pour conserver leur mandat et les privilèges qui s’y rattachent, mais surtout par ce que les psychologues appellent la résistance au changement.


Pourtant, le monde évolue à une telle vitesse que le changement doit se faire, de plus en plus vite, de plus en plus fort !


S’ils ont encore un peu d’intérêt pour la chose publique et le bien de leurs concitoyens, il faut qu’ils s’engagent à fond.


Faire partie de la cinquième puissance au monde permet plus d’espoir de survie dans ce monde chamboulé que d’appartenir à un état croupion du Benelux tout proche et de l’Europe si lointaine !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 17:44

Alors que l’Europe veut trouver une position commune en matière d’immigration sur son sol, le ministre bruxellois de l'Économie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe, a déclaré vouloir accorder, pour motifs humanitaires, un permis de travail aux sans-papiers bénéficiant d'un titre de séjour et d'une attestation d'immatriculation délivrée par l'administration fédérale.

C’est d’autant plus comique que cet humaniste (à ce qu’il dit) aurait déclaré qu’il y a des détenteurs de titre de séjour de trois mois pour raison de santé qui bénéficieraient de la décision. Il a donc pour projet  de faire travailler des inaptes médicaux. Quand je vous parlais du surréalisme belge, reconnu dans le monde entier !

Mais ce qui est plus significatif est qu’il prend cette décision, en dehors de toute position du gouvernement fédéral, encore moins de directives européennes. D’une certaine manière, il confirme la thèse que la Belgique est en déliquescence et que les trois régions veulent oublier les lois et les contraintes fédérales.

En effet, que vont faire, ses collègues wallons et flamands, suite à cette décision ? Vont-ils abonder dans le même sens ? Vont-ils créer une frontière régionale cette fois pour empêcher la contagion et éviter que toutes les grues du royaume se peuplent de « sans-papiers », peu soucieux de se sentir wallon ou flamand, francophone ou néerlandophone, mais bien désireux de vivre dans le paradis « Belgique ».

Si certains pensent à un nouveau Brabant belge, sorte de mini-Belgique bilingue, où les citoyens seraient tous des « zinneke », Benoit Cerexhe se dit peut-être que la Région bruxelloise serait beaucoup plus belle si au lieu de parler des citoyens wallons ou de flamands qui l’habitent, l’on parlait  de citoyens multiculturels. Ce serait une belle manière de ne pas devoir rendre des comptes à la Wallonie et à la Flandre qui, dans l’état actuel des choses, ont encore une capitale fédérale vivant en partie du travail de ces deux régions et en partie de l’Europe.

Quand la plupart des citoyens belges (ils le sont encore actuellement) vont-ils enfin prendre conscience que la vie ensemble n’est plus possible, que les désirs de gestion de ces trois parties (je devrais dire quatre, car l’on oublie souvent la partie germanophone belge) deviennent tellement divergents que le divorce s’impose par la raison, afin d'éviter que ne cela se règle par des conflits entre elles qui se révèlent déjà dans les prémisses terriblement destructeurs pour tous.

Beaucoup ont peur de l’avenir. Que fera-t-on sans l’aide flamande ? Que fera-t-on sans la capitale ?, se disent-ils angoissés.  

Je leur dirai que si la Flandre est censée faire des transferts financiers vers la Wallonie mais qu'ils ne doivent pas oublier qu’elle exploite la Wallonie comme une colonie. Je le sais, j’ai servi des patrons flamands pendant des années.  L’on y vend des produits manufacturés ou importés et des services, mais l’on n’y achète rien.

Responsable pour une grande société « belge » dont le siège social était en Flandre profonde, j’ai dû, un jour, envoyer un de mes commerciaux acheter un GSM de remplacement à Gand. Pas question d’en faire l’achat à Liège même si la dépense était minime. Les petits ruisseaux wallons font les grandes rivières flamandes. C’est un exemple caricatural mais je l'ai vécu et  j’affirme qu'il est bien réel.

Il n’est donc pas certain du tout que l’arrêt de ces transferts financiers de solidarité Nord/Sud provoquerait un drame économique dans notre région.

Quant à Bruxelles, il suffit de prendre le train le matin pour se rendre compte de l’exploit  par la capitale réalisé au cours de ces dernières années. La plupart des sièges sociaux des grandes sociétés ou des grandes institutions économiques, financières ou sociales y sont situés, obligeant ainsi les travailleurs à migrer tous les jours vers cette ville pour y trouver un emploi convenable.

A tous ceux qui doutent, qui sont angoissés ou simplement dubitatifs, j
e répèterai sans cesse, n'ayez pas peur ! Le temps venu, la France saura être protectrice !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /Juil /2008 14:17

Depuis 1945, la Fête Nationale Française est fêtée avec ferveur par un grand nombre de liégeois. La libération de la Wallonie du joug allemand aida à cette célébration devenue annuelle et populaire.

Un groupe d'amis suffit à la déclencher et cela dure toujours puisque près de 30.000 personnes assistent chaque année à un des plus beaux feux d'artifice de la Wallonie, tiré sur la Meuse, ce fleuve qui a apporté si longtemps de France la prospérité à cette ville industrielle.

Normal. Cette année-là, le Congrès national Wallon qui eût lieu à Liège, le 20 et 21 octobre, se prononça dans un premier temps, avec une majorité relative de 46% pour le rattachement de la Wallonie à la France, option qui fût abandonnée au profit du fédéralisme.

Il faut savoir que cet ancien chef-lieu du département de l'Ourthe de l'Empire a toujours été française dans l'âme, quels que soient les conflits avec le Duché de Bourgogne ou avec la France qui, tantôt venait à son secours, tantôt l'abandonnait, comme à Charles le Téméraire qui l'a rasé en 1468.

Mais cela rejoint l'histoire des luttes internes des provinces françaises en lutte contre le pouvoir central royal ou jacobin mais qui n'ont jamais empêché l'union du peuple français pour défendre le Royaume comme Jeanne d'Arc le fit contre les anglais ou comme les Sans-culotte contre les troupes étrangères, hostiles à la République..

Cette attachement profond et, peut-être osera-t-on dire viscéral, fait de Liège une ville française à part entière, par la langue, par la culture, par la manière de goûter aux plaisirs de la vie.

Cette sympathie naturelle et spontanée, ce regard de bienveillance vers l'hexagone sont trop souvent ignorés des français qui considèrent le peuple belge comme étranger au même titre qu'un allemand, un américain ou un nigérian.

Or cette proximité intellectuelle, culturelle et sentimentale est un merveilleux instrument de promotion en matière d'échanges économiques.

Mais combien de chefs d'entreprises liégeoises soulignent auprès de leurs clients français cette extraordinaire communion, cette fusion tout latine, qui existe ?

Quand les (bons) sentiments se mêlent aux affaires, tout devient plus facile. C'est un atout lorsque l'on sait que dans un achat, 80% de sa motivation est représentée, non par la valeur matérielle du produit mais bien par l'image qu'il donne à l'esprit de l'acheteur.

Pourquoi ne pas profiter de ces festivités pour inviter l'un ou l'autre client français à venir fêter le 14 juillet à Liège ? En tant qu'ancien responsable de la communication des Amitiés Françaises de Liège, l'association bénévole qui organise l'évènement, j'ai souvent été stupéfait de voir l'émotion qui s'emparait des français qui le partageait. Brusquement, ils se rendaient  compte de la fraternité exprimée. Ils étaient à Liège pour obligations professionnelles ou touristiques et ils  se sentaient appartenir à une même communauté fraternelle.

Cette année, 35.000 liégeois ont participé au superbe feu d'Artifice sur la Meuse et plusieurs milliers au spectacle gratuit de Gérard Lenoman. Symbole évident de rapprochement, La Meuse qui est le fleuve qui est l'artère bienfaisante et magnifique de la cité, prend sa source sur le plateau de Langres, non loin des sources de la Seine. La terre de France a été et est toujours nourricière de notre prospérité.

Alors, même s'il est déjà trop tard cette année pour lancer déjà des invitations et de leur communiquer une information à ce sujet. Un petit texte de présentation, quelques photos suffiront à leur faire prendre conscience de ce slogan utilisé en son temps par la Province de Liège " Passe par Liège, tu y seras reçu comme un prince ".









J'ajouterai pour mon compte " comme un frère et un ami " et je rappellerai aux membres de l'Hexagone que je suis toujours à leur disposition pour les guider dans leurs premiers pas et leurs premiers contacts avec Liège.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Economie liégeoise
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