Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 09:02

14juillet2011.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 10:40

Communiqué du R.W.F. - 5 juillet 2011

 

Le R.W.F. a lu attentivement la note de 110 pages du formateur Elio Di Rupo.

Il constate que celle-ci, en matière institutionnelle, donne largement satisfaction au Mouvement flamand.


En effet, on n'y voit aucune concession de la part de la Flandre, comme le voudrait tout compromis digne de ce nom. Hormis peut-être une bouffée d'oxygène financière provisoire pour Bruxelles, une région, précisons-le, qui fait une fois de plus l'objet d'un troc financier contre l'abandon de principes et de droits des francophones.

Sur le plan économique et social, la note Di Rupo ne propose rien de moins qu'un plan d'austérité qui n'ose pas dire son nom. Les mesures signifient une perte de pouvoir d'achat pour la population, mais aussi une baisse des dépenses publiques et donc de la qualité des services rendus à la population, ainsi qu'une augmentation de la pression fiscale dans un pays qui est déjà surtaxé.


Chacun doit savoir qu'il s'agit là du fruit amer de la mauvaise gestion des gouvernements belges successifs (Dehaene, Verhofstadt, Leterme, etc.) auxquels le PS participe sans vergogne depuis... 23 ans !


C'est en premier lieu la Wallonie qui paiera les conséquences économiques et sociales les plus lourdes, car le plan Di Rupo constitue un frein déflatoire à la croissance en général, à la relance de la consommation intérieure et de l'activité productive en particulier.

 

Enfin, le plan Di Rupo ne se fonde nullement sur un projet mobilisateur ni sur une addition d'acquiescements mutuels, mais seulement sur une somme de mécontentements respectifs.


Une fois de plus, M. Di Rupo entre à reculons dans l'Histoire, porteur du vain espoir de sauver la Belgique, en donnant satisfaction aux exigences majeures de la Flandre au détriment de la Wallonie et de Bruxelles.


Fait particulièrement significatif, la note Di Rupo ouvre la boîte de Pandore de la régionalisation de l'impôt sur les sociétés, ce qui organisera une concurrence économique ouverte entre les différentes régions qui constituent la Belgique.

Nul doute que les fausses solutions institutionnelles à court terme que la note Di Rupo prétend apporter provoqueront inévitablement de nouveaux déséquilibres, d'autres frustrations en Flandre et donc des revendications encore plus radicales.

 

Les coprésidents du R.W.F.

Laurent Brogniet et Paul-Henry Gendebien

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 14:34

Paris18juin2011C.jpg 

Samedi 18 juin 2011, jour anniversaire de l'appel du Général De Gaulle à la résistance, une marche pour la défense de la langue française a eu lieu à Paris à l'initiative d'une trentaine d'associations culturelles et linguistiques qui dénoncent sa perte d'influence dans le monde diplomatique et des affaires.

Derrière la banderole "Ma patrie, c'est la langue française", citation d'Albert Camus, le cortège est parti de la place du Panthéon, dans le Ve arrondissement, et s'est rendue au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, où devait être remise une lettre à la ministre Valérie Pécresse.

Lors des discours, différents orateurs ont dénoncé l'influence grandissante de l'anglais dans les relations diplomatiques et commerciales.

Jacques Myard, député UMP a lancé un vibrant appel à la résistance: "Nous sommes ici pour mener le combat de notre identité: celui qui méprise sa langue se méprise lui-même.  et de déclarer, "Nous gagnerons cette bataille car c'est la bataille de notre existence même".

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République a stigmatisé les responsables politiques qui s'expriment en anglais lors des réunions internationales."La langue française en danger, c'est la nation qui est en danger"?

Pour la Québécoise Anouk Dansereau,  sa région  est "cernée par 300 millions d'anglophones, le français est menacé, tout s'anglicise. Même en France, les gens ne sont plus aussi fiers qu'ils ne l'étaient, et cela menace toute la francophonie en réalité".

Paul-Henry Gendebien, coprésident du Rassemblement Wallonie-France (RWF) affirmé que  "la Wallonie a besoin à côté d'elle d'une France forte, d'une France fidèle, confiante en elle-même" dans un état où le Français  ,Dans une Belgique "fracturée", le français "est de plus en plus méprisé et bafoué".

Près de cent militants du RWF étaient présents  On a remarqué la présence de Jean-Pierre Chevènement à droite sur la photo), ancien ministre, qui a pris la parole, ainsi que des députés français et le  coprésident Paul-Henry Gendebien.  

Voyez le reportage complet sur www.wallonie2010.eu 

 

 

 

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 10:00

Cette journée à Athènes restera longtemps gravée dans ma mémoire.

Au-delà des différents rendez-vous (économistes, responsables syndicaux et politiques de tous horizons) j'ai été impressionné par la foule de la place Syntagma.

Une foule à l'image du peuple, de tous les âges, de toutes les classes sociales. Si loin de la caricature que certains cherchent toujours à plaquer sur ces manifestations, les réduisant soit aux casseurs, soit aux extrêmes de gauche ou de droite.

Il fallait voir la colère, la tristesse, la rage de ces Athéniens massés devant le Parlement qui désormais ne peut délibérer que sous protection policière.

Je suis venu les saluer.

Quand j'ai passé mon écharpe tricolore je fut happé par la foule et applaudi comme rarement. Je me suis retrouvé sur la tribune avec le micro du mégaphone à la main.

Et j'ai réalisé une fois de plus ce que nos trois couleurs représentaient encore dans l'imaginaire collectif universel. Un Grec m'a dit en français : "vous sauvez l'honneur" ! Une femme a ajouté : "ce qui nous arrive aujourd'hui vous arrivera bientôt à vous français". Car oui, au-delà de la question économique, c'est bien la question politique, la question démocratique qui est le levier de cette révolte populaire.

Les Grecs ont compris que leurs dirigeants n'étaient plus que les pantins d'un ordre mondial et européen, autoritaire et inique.

La démocratie déjà à moitié virtuelle entre les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis 1974 est désormais devenue totalement fictive.

La goutte d'eau qui fait déborder le vase est bien sûr la décision imposée par l'Union Européenne de privatiser à bas prix les entreprises publiques grecques. En un mot, de se payer sur la bête qu'ils épuisent par le plan d'austérité.

C'est un pas sans précédent qui est franchi. Il s'agit de la première spoliation organisée par l'Union Européenne sur l'un de ses Etats membres.

L'économiste que nous avons rencontré ce matin - et qui n'était pas suspect de nationalisme puisqu'il avait participé aux négociations de l'adhésion de la Grèce à l'UE - dénonçait le déni de réalité des dirigeants européens et s'inquiétaient de le voir aboutir à un rejet total, profond de l'idée européenne. "A force de lier l'euro et l'Europe, ils vont faire exploser l'un et l'autre".

Comment croire en effet qu'un gouvernement puisse longtemps imposer à son propre peuple une politique qui le ruine ? Il n'y pas besoin d'être un grand historien pour le comprendre.

A force de nier l'histoire, de nier le sentiment national, de nier l'économie réelle, les dirigeants ont perdu tout sens des réalités. Leur monde est virtuel.

Malheureusement, celui des chômeurs ne l'est pas. La baisse du pouvoir d'achat ne l'est pas non plus. On comprend dès lors la colère des Grecs à qui l'UE et le FMI demandent une déflation intérieure de 40% (puisqu'ils ne peuvent pas dévaluer leur monnaie). Seuls des pays en temps de guerre ont supporté un tel recul !

Il va de soi que la Grèce ne pourra s'en sortir qu'en reprenant en mains son destin. C'est à cette seule condition que le peuple fournira l'effort nécessaire, et là encore, seule la sortie de l'euro lui donnera l'oxygène pour retrouver une marge de manœuvre économique et sociale, et donc la dignité.

Le Général disait "La République c'est : la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice". Voilà le seul chemin possible pour la Grèce.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Dép
uté de l'Essonne - Président de Debout La République 

 

 

 

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Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 11:45

Comment ne pas être d'accord avec le sympathique Nicolas Dupont-Aignan. Il souligne avec pertinence la tendance anti-démocratique qui s'instaure en Europe, que ce soit en Belgique ou au niveau de l'Union.

Une dictature masquée, voulant imposer un bonheur à la Orwell où Big Brother, Big Other comme l'écrit maintenant Jean Raspail cet écrivain visionnaire, veuille à la pacification du peuple avec interdiction de posséder une personnalité unique ou une pensée personnelle , mais une dictature quand même !

Au Parlement européen, c'est plus de 600 députés non français qui envisagent 80% des lois qui régiront la République ! Une prise de pouvoir sur une nation, sans guerre, mais aussi destructrice, sinon plus qu'elle.

La décision prononcée hier par la Cour de Cassation jugeant non-conforme l’ensemble des gardes à vue réalisées sans avocat avant l’application de la nouvelle loi est un pas supplémentaire grave vers le gouvernement des juges.

Toutes les gardes à vue qui ont été effectuées avant le 15 avril dernier sont menacées d’irrégularité. Les procès verbaux des personnes gardées pourront être déclarés illégaux. Une nouvelle fois, certains justiciables, bien informés et bien conseillés, pourront échapper à la sanction méritée de la Justice en profitant de la décision de la Cour de Cassation.

A quoi sert désormais le Parlement ? Qu’est-ce que représente la loi votée au nom du peuple français ? Sommes-nous encore en démocratie ?

Mais la vraie cause de ce coup d’Etat judiciaire inacceptable est la subordination de l’ordre juridique national à l’ordre européen. Nos gouvernements, en acceptant progressivement ce détricotage, ont introduit la pagaille et l’irresponsabilité, car bien sur, les deux ordres se contredisent souvent.

Les magistrats choisissent d’appliquer les normes européennes qui ne sont pas le fruit de votes démocratiques. Ainsi, combien de fois des ministres ont accepté à Bruxelles des directives sans appréhender, ou en voulant cacher leurs conséquences concrètes sur l’ordre juridique national ?

La Cour de Cassation, comme le Conseil Constitutionnel, interprètent à leur tour la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’Homme, celle de la Cour de Justice de l’Union Européenne, mais aussi des directives pour imposer aux Français une politique qu’ils n’ont jamais choisie.

On comprend dès lors le silence gêné du gouvernement qui a accepté cette dépossession tout en subissant aujourd’hui les conséquences néfastes. Déjà le gouvernement s’était fait imposer par les magistrats la réforme de la garde à vue avant même le vote de la loi.

Il reste que cette décision aggrave un peu plus le fossé entre la justice et le peuple qui va voir les voyous comme les délinquants en col blanc encore mieux protégés.

On peut comprendre dans ces conditions le découragement de la police et la colère des honnêtes gens.

Il est temps dans notre pays d’ouvrir un vrai débat sur notre démocratie qui se réduit comme peau de chagrin !

Nicolas DUPONT-AIGNAN
député de l'Essonne
président de Debout la République


 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 17:29

Mon blogue n’est pas un site publicitaire.

 

Mais il ne pouvait laisser passer cette marque de lait 100% wallon puisque elle le produit de la société Solarec installée à Recogne, au cœur de l’Ardenne. Elle est le fruit de la récolte de deux coopératives, celle de Chéoux (Rendeux) et LAC + (Ciney) qui en sont les propriétaires,

 

Lors de l'inauguration, le ministre de l'Agriculture Benoît Lutgen (CDH) avait fait le déplacement jusqu'à Libramont pour saluer cette initiative 100 pc wallonne de la société Solarec. Installée sur le zoning de Recogne,

 

La particularité de la "Bande des Félait" ? Sa provenance, garantie de la zone Ardenne, qui comprend la province de Luxembourg, et une partie des provinces de Liège et Namur, et qui correspond à celle du beurre certifié d'Ardenne, seul beurre à bénéficier d'une appellation d'origine protégée, reconnue par l'Europe.

 

"Ce lait est un exemple concret de conquête de nouveaux marchés dans le secteur de la transformation agroalimentaire en Région wallonne. Il s'agit d'une application aboutie du principe du producteur au consommateur", avait déclaré Benoît Lutgen au démarrage de la marque.

 

La marque "La Bande des Félait" est la propriété de l'Apaq-W, qui a été déposée pour le Benelux et pour la France. La Solarec en a obtenu l'exclusivité du conditionnement pour une durée de cinq ans.

Je recommande donc à nos visiteurs de goûter et d’apprécier ce produit de notre terroir, digne des meilleurs terroirs français et d’oublier les laits de distributeurs belges souvent d’origine flamande.

Comme il y a une crise chez les producteurs de lait de Wallonie, en favorisant cette marque, vous aiderez au redressement agricole de Wallonie, écrasé souvent dans les rayons de supermarché par Campina une marque qui porte bien son nom. En savoir plus ? Cliquez ici

 

 FaitLait

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 09:13

C’est Le Figaro qui publie aujourd’hui le tableau de la dette des pays européens clôturé  fin décembre 2010.

Il est particulièrement intéressant en ces temps où l’on nous dit, comme à l’habitude, que tout vas bien dans le royaume de Belgïe.

 

Il est un fait que le déficit budgétaire a légèrement diminué ce dont Leterme, le presqu’eternel  premier-ministre, celui que l’on met à la porte et qui revient par l’entrée de service comme un représentant désireux à tout prix de vous vendre sa camelote, se vante sur tous les écrans.

 

Mais la triste réalité se situe plutôt dan la dette accumulée depuis des années et qui classe le pays en troisième position directement après la Grèce et l’Italie et juste devant l’Irlande et le Portugal.

 

Car ramener le déficit budgétaire à 3% selon la demande européenne, signifie toujours un augmentation de la dette. Dans le fond, la seule chose pour laquelle nos politiques se battent est  faire de nouvelles dettes pour pouvoir payer les intérêts de celle que nous avons et qui se chiffre à 331.865.306.195 €, soit 13.387.413.265.375,70 francs belges aujourd’hui.

 

Cela représente une dette de 77.360,81 €, soit un gros 3 millions pour chaque travailleur belge (estimation De Morgen).

 

Heureusement que l’épargne des belges est considérable et constitue  une sorte de garantie aux créanciers, c’est ce qui permet à l’état d’échapper aux taux prohibitifs qui concernent  la Grèce où l’on parle de 17% actuellement.

 

Sans être un expert de la Finance, je crois que nos politiques entretiennent un fameux brouillard pour masquer l’incompétence dont ils ont fait preuve depuis des années.

 

Alors, Messieurs du gouvernement en « affaires courantes » mais surtout provisoire, cessez d’afficher des mines heureuses. Votre gestion a été et reste calamiteuse. Pas de quoi vous vanter !

 

DettesEuro2010.JPG



Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 17:06

Le Soir nous l’apprend, sur son blogue, le frère de l’autre, se demande à propos de la belgïe "Avons-nous encore de vrais dirigeants au nord et au sud de ce pays?".

 

S’étant rendu récemment à Berlin, il a été fortement impressionné par l'essor de la capitale allemande et de l'Allemagne.. Il dit notamment  « Ici, bat le cœur de l'Europe. Les boulevards majestueux, l'architecture totalement novatrice des bâtiments publics, les centres commerciaux, les sièges des entreprises, les musées, les salles de concert: tout cela démontre que l'Allemagne sera dans tous les domaines la nation phare de l'Europe au cours de la décennie ».

Son retour en Belgique l’aurait rendu morose. « Quand je suis revenu de Berlin hier soir et que j'ai jeté un coup d'œil sur les journaux et le débat relatif à l'avenir de notre peuple et de notre pays, j'ai trouvé cela honteux et même angoissant. Le monde est en pleine transformation et nos « dirigeants » ne parviennent pas à mettre sur pied une structure politique qui doit préserver notre nation prospère ».

 

« De quoi nous occupons-nous » déclare-t-il admiratif sur la manière dont la réunification de l’Allemagne a pu se faire. « Avons-nous de vrais dirigeants au nord et au sud de ce pays? Est-ce que leurs paroles portent plus loin que les journaux du matin ou la dernière interview à la radio? »

 

C’est effarant de voir comme le pangermanisme est toujours présent après deux guerres fratricides et de constater l’admiration béate sur cette réunification par rapport au problème de la belgïe. D’abord les Allemands de l’Ouest ont payé et paient encore pour le soutien de l’ex-RDA, chose que les Flamands ne veulent pas faire pour la Wallonie. Ensuite, réunifier deux pays ayant la même langue, la même culture est nettement plus facile et logique que deux communautés étrangères en langue et en culture comme c’est le cas chez nous.

 

Enfin, il semblerait que cet admirateur a déjà un équivalent en Wallonie par la présence de Paul Magnette qui privilégierait un rattachement à l’Allemagne plutôt qu’avec la France.

 

Cherchez l’erreur de Paul Magnette dans la comparaison faite par ce cher Eric !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 22:54

Comme toujours une excellente intervention de Maître Collard.

Loin de la pensée unique qui prévaut généralement. Ce texte est une réflexion sur les événements de la Côte d'Ivoire et des nombreux morts qui en découlent.

Fallait-il que la France joue à nouveau un rôle actif dans cette tragédie africaine ? Parfois ne faudrait-il pas laisser le peuple décider de l'évolution de son avenir ? À chacun sa vision selon ses convictions. Mais l'on ne peut s'empêcher de penser que cette réaction de Maître Collard n'est pas dénuée de bon sens

 

Les hommes politiques, les hautes instances qui ont élu dans leurs urnes onusiennes Alassane Ouattara, sont comptables désormais du comportement criminel des troupes du premier chef d’état élu, en toute indépendance coloniale, par la communauté internationale. Le premier éjecteur étant, allez savoir pourquoi, Nicolas Sarkozy ! L’avenir, dont les indiscrétions percent toujours les plus épais silences nous révélera peut-être, une nuit sombre d’aveux, les raisons de cette affection fraternelle pour le général en chef des « dozos », ces chasseurs traditionnels du nord, qui ne ratent jamais le gibier. Sans prendre parti, ni pour l’élu de l’intérieur ni pour l’élu de l’extérieur, les saints étant rarement au pouvoir, on ne peut ignorer les cadavres des mille morts de Douékoué, les populations massacrées, jetées dans les puits, la fusillade le dimanche 3 avril, de dix fuyards, blottis dans la cathédrale San Pedro, l’incendie des villages du ministre Blé Goudé et du footballeur Didier Drogba, l’assassinat de Philippe Renon, professeur, français, et ami de Gbagbo, mort pour cette seule raison.

 

Les mercenaires, les libériens, les nigérians, les rebelles, sous l’autorité de Sorro, l’ami d’Ouattara et son futur Brutus : ils assassinent sous les yeux de cette belle communauté internationale, qui ne pense qu’à ses minables calculs, et qui défend les droits de l’homme lorsqu’ils penchent du côté de ses intérêts. Encore une fois, le redire vaut la peine, je n’ai pas à choisir entre Gbagbo et Ouattara mais je n’accepte pas que l’on fasse de l’un un tyran et de l’autre un ange tombé du ciel onusien des droits de l’homme pour atterrir dans l’urne idéale !

 

En France, on ignore tout de la Côte d’Ivoire, de son histoire, de sa fragilité, de ses richesses- pétrole, café, cacao, ananas- des conflits entre le Nord et le Sud, des risques de guerre ethnique, de l’embrasement qui menace d’enflammer ce pays et de le précipiter pour des années dans une tourmente d’horreur ! On ignore tout de Monsieur et Madame Ouattara… De vrais parisiens, invités dans les dîners en ville… Où, chez qui, avec qui ? S’il y a encore des journalistes dans ce pays qui n’obéissent pas au conformisme logique, ils sauront le dire un jour… Pourquoi, d’un coup, cette volonté de virer Gbagbo ? Parce que un onusien,  martien de cette planète verte, de la rage des bons sentiments internationaux, a décrété, comptable électoral précis, que l’élu était Ouattara.

 

Notre président, sur le pied de guerre, fier comme un général d’Offenbach, a emboité le pas, et a décrété que l’élu national devait laisser la place à l’élu international. Obama aussi. Au point que la France endettée est aujourd'hui en guerre.

 

Evidemment, l’outrecuidant qui oserait supposer que Nicolas et Barack, scouts internationaux, n’agiraient pas dans l’intention d’accomplir de bonnes actions, serait un mauvais esprit, un agent du malin. L’essentiel, c’est de voir ce que cache l’apparent. Alors, que cache l’apparent ? Au nom d’une morale internationale, on fait et on défait les chefs d’état africains, enfin, pas tous, on choisit.

 

Vous croyez vraiment que c’est l’envie de faire cracher aux urnes la vérité qui fait que les hélicoptères français tirent sur des ivoiriens, que le président Sarkozy associe le nom de la France au massacre de Douékoué, qu’on jette tout un peuple dans la guerre civile, qu’on devient, par choix présidentiel, les complices d’Ouattara, qu’on envoie des renforts militaires, que la gauche se tait de tout le poids de sa pétoche à parler ?

 

Dans ce conflit où deux points de vue s’affrontent dans l’expression violente du multi ethnisme et des rivalités tribales, on n’a pas la lutte des bons et des méchants, on a des ethnies qui s’opposent « en raison  des fractures inscrites dans la longue durée ». En intervenant avec nos grosses bottes occidentales, on n’aura fait qu’aggraver la situation. La neutralité était la seule solution. Les morts des deux camps jugeront.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 18:25

Comme toujours une réflexion excellente de Maître Collard.

Loin de la pensée unique qui prévaut généralement. Ce texte est encore une fois adaptable à la Belgique, ou l'on voit s'écarter le citoyen de toute pensée, fut-elle la plus logique du monde, qui va à l'encontre des poncifs mis en place par des politiciens et diffusés par des médias qui se veulent dans l'air du temps.

 

 

Je n’ai aucune sympathie pour l’apôtre du « moratoire » sur la lapidation des femmes, on s’en doute, mais fallait-il décréter une quarantaine des signatures contre le débat sur l’identité, parce que le petit fils des frères musulmans l’avait signé ?

 

Que je sache, le Nouvel Observateur, instituteur moral du Quartier Latin, avait accepté son paraphe sans y voir l’intrusion d’une contagion morale; pourquoi ? Parce qu’il le considère, de fait, comme fréquentable dans une pétition démocratique.

 

Or, il n’est pas fréquentable, puisque Martine et Laurent Aubry et Fabius – NDLR) à la vitesse où l’on se signe pour se désigner. C’est la grande désertion des signatures! La trouille française du qu'en-dira-t-on, la peur panique d’être un pétitionnaire pendu aux crochets de la bien-pensance.

 

Le piège se referme sur ceux-là mêmes qui l’ont fabriqué pour instaurer une espèce de terreur éthique qui empêche toute expression, toute discussion, toute opposition, jugulée par la junte des censeurs qui se retrouvent dans ce front républicain sur lequel poussent les cornes des cocus du système.

 

Seront-ils éternellement cocus et contents ?

 

Pas sûr ! En France, aujourd’hui, il faut complaire au système ou se taire. Sinon, on a la vérole des idées, la pellagre de la parole, le cancer du contact; on est pestiférés.

 

Quel drôle de pays où l’on se délivre à soi-même des brevets de béatification idéologique en gommant sa signature ; où l’on ostracise l’autre parce qu’il pourrait dire ce que l’on ne veut pas entendre.

 

Deux mondes s’affrontent en France, le monde du silence qui n’en peut plus du bâillon et le monde des prêches politiques qui tuent le débat public. Plus que jamais le fameux, « silence on tourne », n’a été de rigueur, sauf que le spectacle commence à emmerder sérieusement le veau votant qui, comme le cave, se rebiffe en n’allant plus voter !

 

L’ auteur

 

Gilbert Collard est avocat au Barreau de Marseille, ancien secrétaire de la conférence et Chevalier des Arts et Lettres. Il est Président du MOSC (Mouvement pour l’Organisation de la Société Civile.

Visitez son blogue en cliquant sur ce lien

 

 

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