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Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /2010 10:46

Ce lundi, Michel Quévit, professeur émérite d'économie politique à l'UCL, était l'invité de Matin Première. Il est l’auteur de "Flandre-Wallonie : quelle solidarité ?" (Éditions Couleurs Livres) sans lequel il dément formellement l’idée largement répandue que la Wallonie vivrait aux crochets de la Flandre. Ce professeur d’économie démarre le sujet en fanfare:  "On fait croire aux Flamands que la Flandre paie pour la Wallonie depuis l'indépendance. Ce qui est faux, affirme-t-il puisque les transferts entre le Nord et le Sud n'ont commencé qu'après les années 60, après le déclin industriel de la Wallonie.

 En 1830, c'est le début du "capitalisme industriel" au niveau européen et "La Wallonie est riche, elle devient même la quatrième puissance européenne", dit l’auteur.

Oui, vous avez bien lu, la Wallonie 4e puissance économique au monde, cette Wallonie qui bénéficierait maintenant de la manne d’une Flandre orgueilleuse de représenter quelque 80% des exportations belges.

Cette réussite de la Wallonie jouera un rôle capital dans le développement de la Flandre, au départ du port d'Anvers qui bénéficiera notamment du transit des produits liégeois réputés dans le monde entier. C'est cela qui a doté le Nord du pays a été doté de canaux et de routes, 15 ans avant le sud du pays. "Et cela va durer jusque dans les années 60", continue Michel Quévit.

Et d’enfoncer le clou : "ce qui était bon pour la Flandre était bon pour la Wallonie et vice-versa. Le problème, c'est qu'"une fois qu'on assiste au déclin industriel de la Wallonie, on se rend compte que la Flandre ne vient pas réellement au secours de la Wallonie. On est passé d'une phase de solidarité nationale à une désolidarité".

Michel Quévit dénonce avec vigueur les politiques francophones et wallons de l'époque : "On n'avait pas ce réseau d'une classe dirigeante, dynamique, concertée, qui avait une volonté de revendiquer qu'elle était majoritaire".

Mais ce qui n’est pas affirmé dans cette interview est une vérité bien plus importante encore que le manque de reconnaissance et l’égoïsme d’une nation en devenir d’un état fédéral à sa botte et que je dénonce régulièrement, c’est l’exploitation depuis quelques années de la Wallonie au profit de ce peuple néo-colonialiste. La majorité des marchandises consommées en région wallonne est produite ou importée et redistribuée par la Flandre. La plupart des postes importants politiques et économiques sont occupés par les Flamands. Une bonne partie des exploitations touristiques des Ardennes leur appartient et le Boerenbond est derrière un certain nombre d’exploitations agricoles et fermières. Quant aux résidences secondaires, n’en parlons pas.

Merci au Professeur Quévit pour la restauration d’une vérité première, mais il serait intéressant d’étudier les transferts réels entre les deux régions. Le Wallon coûte à la Flandre, mais lui rapporte beaucoup.

Serait-ce un commerce à la coloniale où les indigènes étaient payés en verroteries diverses contre des métaux et de marchandises précieux ?
L’on peut sincèrement se poser la question !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /2010 12:07

 RTL-Info l’annonce aujourd’hui, « "Reynders n'approuvera rien sans l'élargissement de Bruxelles".

 

 

Didier Reynders, président du MR et vice-premier ministre fédéral  ne donnera jamais son feu vert à un accord sur BHV sans un élargissement de Bruxelles.

 

Dans une interview donnée au quotidien flamand De Morgen ce mercredi, il estime par ailleurs, qu'il est déjà établi que la nomination des bourgmestres francophones des communes à facilités régulièrement élus fera également office de monnaie d'échange pour une scission.

 

Enfin un politique wallon qui semble vouloir opposer des exigences francophones à celles des Flamands. Évidemment, une posture politique du président d’un parti en perte de puissance où une fraction FDF assure une bonne position électorale à Bruxelles.

 

Mais, en jouant une carte impossible à accepter par les partis politiques du nord, il sait qu’il y a un risque important de voir le parlement fédéral faire passer en force la fameuse loi de scission, les Flamands la votant comme la première fois en bloc (juste une maigre voix d’abstention de Groen). Dans ce cas, la Belgique va vaciller dans un cahot politique prévu et annoncé par Paul-Henry Gendebien.

 

Un Dehaene est-il suffisamment influent en Flandre pour faire accepter un report de ce problème aux calendes grecques, sinon après la présidence belge de l’Europe ?

 

Est bien malin celui qui peut affirmer un apaisement communautaire dans les prochains mois !

Comme le dirait un barman anglais, “ Gentlemen, time is up, the bar is closed” !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /2010 10:41

Éric Zemour, journaliste, chroniqueur, romancier français  vient de publier un essai politico-historique sous le titre de ‘La Nostalgie Française ».

 

Ouvrage d’un homme cultivé, amoureux de l’imperium français, il décrit l’histoire tragique du continent européen en quête d’une « pax romana » perdue et où le désir de la retrouver, oppose les deux puissances continentales, la France, tenant de la latinité et l’Allemagne fer-de-lance de la germanité, la perfide Albion utilisant ces déchirements pour asseoir son empire maritime au niveau mondial.

 

Et au milieu de ces affrontements Nord/Sud, le territoire de l’actuelle Belgique devient le champ de bataille habituel, la cassure pratiquement éternelle entre deux cultures diamétralement opposées.   Dans le chapitre « Le Belge », Éric Zemour rappelle cela et évoque la création d’un état factice, voulu par les alliés vainqueurs de l’empire napoléonien, servant de tampon entre la France et les Pays-Bas, boutés hors du territoire occupé par le peuple français de la future Belgique, Brabançons et Liégeois en tête.

 

Cette Belgique virtuelle n’a jamais cessé de subir la rivalité germano-latine en son sein et l’amène doucement à la rupture totale.

 

C’est ce que précise l’auteur de cet ouvrage dans sa chronique sur RTL France à propos de la non-nomination des Bourgmestres de la périphérie bruxelloise.

 

Analyse lucide d’un œil indépendant (mais il n’est pas le seul. Jean Quatremer, journaliste de Libération témoigne souvent du même fait). Il m’a semblé utile de donner la transcription de ce témoignage.

 

«  Les optimistes diront que la querelle linguistique entre Wallons et Flamands est aussi vieille que la Belgique. Et ils n'ont pas tort. La Belgique a été une création de l'Angleterre après les guerres napoléoniennes. Elle a été inventée pour empêcher les Français de tenir Anvers et de contrôler le commerce maritime anglais. C'est un peu notre RDA à nous".

"Pendant longtemps, la bourgeoisie flamande a parlé le français. Le flamand, ou plutôt, les innombrables dialectes flamands étaient la langue des pauvres. Doit-on bégayer par amour du bègue ? » titrait encore Le Soir en 1907".

 

Et Bruxelles?

"Ce n'est que dans les années 50 que le mouvement flamand, profitant de sa domination démographique d'abord, puis économique, a renversé la vapeur. Mais voilà, il y a Bruxelles. Au départ, la ville était une bourgade flamande. Mais en grandissant, en devenant la capitale de la Belgique et de l'Europe, elle est devenue de plus en plus francophone. Le fameux accent belge d’ailleurs, est celui des Bruxellois qui sont passés du flamand au français."

"Cette francisation de Bruxelles est un drame pour les militants indépendantistes flamands, qui ne veulent pas perdre la seule marque belge connue dans le monde entier. Bruxelles est devenue une grande capitale mondialisée avec des services haut de gamme, des salariés très compétents, une population fort riche, grande consommatrice, même si des poches de misère importantes se multiplient au cœur même de la ville. Bref, Bruxelles est un trésor économique que les indépendantistes flamands ne veulent pas abandonner à ces Wallons honnis."

 

La non-nomination des "maires" de la périphérie

"Mais leur arme linguistique se retourne contre eux puisque Bruxelles parle français, alors, pour contenir l'avancée du français dans les communes de la périphérie de Bruxelles, où le flamand est encore censé dominer, ils se font de plus en plus durs. D’où cette histoire de maires dont on rejette l’élection parce qu’ils ont distribué des tracts en français. Ce sont des pratiques dignes de l’occupation allemande, a estimé le président des fédéralistes démocrates francophones. Il faut dire que pendant la Seconde Guerre mondiale, la Flandre était un soutien zélé des nazis, tandis que la Wallonie résistait à l’envahisseur allemand."

 

« L'état unitaire belge est devenu une fiction »

« Dans les compagnies de train ou les télévisions, la scission entre Wallons et Flamands est déjà faite. L'État unitaire belge est devenu largement une fiction. La crise de 2008 a vu les derniers joyaux de la couronne bancaire belge passer sous la domination française. Mais l'officialisation de cette séparation entre Wallons et Flamands serait un symbole cataclysmique pour les institutions européennes qui ont fait de la Belgique un modèle de coexistence pacifique. Alors, la Belgique ressemble de plus en plus à ces héros de dessins animés qui courent encore au-dessus d'un précipice. Mais jusqu'à quand? »

 

Écouter la chronique sur le site de RTL France

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /2010 13:52

C'est aujourd'hui, lors d'une conférence de presse tenue à Paris que Jacques Lenain, haut fonctionnaire français, a déclaré la création d'un nouveau parti en Belgique francophone, le BFL. Son programme? Amener à la création d'une nouvelle Belgique wallo-bruxelloise dont l'indépendance et le financement seraient garantis par la République française.

 

 A la demande d'un journaliste qui s'inquiétait de l'accueil qui serait fait à ce nouveau venu sur la scène politique, Monsieur Lenain aurait déclaré "avoir déjà de nombreux appuis dans le pays. Il cite notamment l'ancien secrétaire d'un ministre d'état,  de deux ou trois intellectuels universitaires, d'un ancien président de région proche de la Corée du Nord, d'un directeur d'école à la retraite, d'un ancien syndicaliste liégeois et même d'un chevalier de la Couronne. Et ce n'est qu'un début, aurait-il précisé, j'attends l'adhésion complète et sans restriction de femmes et d'hommes politiques wallons. Je pense notamment à Madame Anne-Marie Lizin."

 

A la question de savoir si les partis traditionnels ne feraient pas barrage à son élection, sa réponse fut claire et nette. "En votant pour le BFL, chaque président de parti , chaque ministre, chaque parlementaire, chaque attaché de cabinet, chaque syndicaliste, chaque chômeur conserverait tous les avantages acquis, le financement étant assuré par le quai de Bercy".  Comme un intervenant faisait remarquer qu'il oubliait le roi des Belges, la réponse fusa immédiatement. "Si les belges aiment la monarchie et un sondage récent l'a prouvé, pourquoi supprimer la fonction royale. Mais dans le but de rectifier 1830 où la candidature royale d'un Français fut refusée par les alliés vainqueurs de Napoléon, dans un but d'apaisement, je pourrais accepter en toute modestie d'être sacré Roi des Belges. Cela serait un honneur que je ne saurais refuser."

Quelle serait en cas de réussite votre premier acte de souverain, interrogea un rattachiste wallon qui passait par là. " Exiler dans les terres ardennaises ,le président du RWF, qui se prend pour un Français," fut la réponse. "C'est insupportable que celui-là veut faire des petits belges des citoyens français à part entière. Non, l'assimilation ne passera pas. Je veux être Belge, moi aussi ! "

Mais que veut finalement dire le sigle de ce nouveau parti BFL ? Simplement pour une Belgique Francophone Lenainiste. Et cela c'est déjà un beau programme !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /2010 16:17

Bernard Clerfayt, FDF qui avait décroché un mandat de député fédéral en juin 2007 avec un excellent score réalisé dans l’arrondissement de BHV a déclaré ce matin sur une radio :  « Ce que j'observe c'est que Jean Luc Dehaene travaille sur des sujets qui sont des demandes flamandes. Je n'entends pas qu'il travaille sur des propositions de nature à satisfaire les francophones ».

« Il a pour charge de venir avec des propositions qui devraient, en partie sans doute, satisfaire des demandes flamandes. A lui de les ordonner et de les présenter » a-t-il ajouté.

« Mais il doit aussi mettre dans son escarcelle quelque chose qui pourrait satisfaire des demandes francophones. Il n'est pas question qu'il vienne simplement avec les demandes flamandes en disant aux francophones, c'est à prendre ou à laisser », a-t-il déclaré comme un miséreux francophone qui tend une main tremblante à son puissant voisin. Nous ne sommes demandeurs de rien, chantaient en chœur les francophones réunis. Il faut admettre qu’aujourd’hui, il sont prêts à accepter les demandes flamandes pour quelques compensations électorales.

Jean-Luc Dehaene, le bulldozer de Vilvoorde, après avoir promis des pistes de solutions pour supprimer avant Pâques l’épine BHV qui est dans le pied du gouvernement fédéral les a reportés après le congé de Pâques, c’est à dire quelques jours avant une nouvelle et dernière« sonnette d’alarme » possible ou un passage certain en force au parlement où cette fois, la majorité flamande imposerait définitivement sa volonté à la minorité francophone.

Bien sûr, quelle que soit la solution du conflit politique, les Flamands finiront bien par forcer les politiques wallons et bruxellois à déclarer l’impossibilité de continuer à vivre dans un état fédéral devenu une dictature et à prendre leurs responsabilités. Il n’y aura alors que trois alternatives possible, le retour à un état unitaire, mais quels sont les Flamands qui accepteront ce retour en arrière, l’acceptation des deux régions comprenant le même nombre de parlementaires flamands et wallons, les deux régions assumant alternativement la direction du gouvernement ou la scission pure et simple en deux ou trois entités indépendantes.

Dans la troisième occurrence, la Wallonie, qui ne pourrait vivre seule, se tournera en fin vers la France et intégrera la  puissance économique et diplomatique qui lui rendre son lustre du début du XXe siècle, vous savez celui de l’époque où la riche Wallonie a financièrement aidé la Flandre à gagner la puissance qui nous écrase maintenant !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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