wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 14:34

Paris18juin2011C.jpg 

Samedi 18 juin 2011, jour anniversaire de l'appel du Général De Gaulle à la résistance, une marche pour la défense de la langue française a eu lieu à Paris à l'initiative d'une trentaine d'associations culturelles et linguistiques qui dénoncent sa perte d'influence dans le monde diplomatique et des affaires.

Derrière la banderole "Ma patrie, c'est la langue française", citation d'Albert Camus, le cortège est parti de la place du Panthéon, dans le Ve arrondissement, et s'est rendue au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, où devait être remise une lettre à la ministre Valérie Pécresse.

Lors des discours, différents orateurs ont dénoncé l'influence grandissante de l'anglais dans les relations diplomatiques et commerciales.

Jacques Myard, député UMP a lancé un vibrant appel à la résistance: "Nous sommes ici pour mener le combat de notre identité: celui qui méprise sa langue se méprise lui-même.  et de déclarer, "Nous gagnerons cette bataille car c'est la bataille de notre existence même".

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République a stigmatisé les responsables politiques qui s'expriment en anglais lors des réunions internationales."La langue française en danger, c'est la nation qui est en danger"?

Pour la Québécoise Anouk Dansereau,  sa région  est "cernée par 300 millions d'anglophones, le français est menacé, tout s'anglicise. Même en France, les gens ne sont plus aussi fiers qu'ils ne l'étaient, et cela menace toute la francophonie en réalité".

Paul-Henry Gendebien, coprésident du Rassemblement Wallonie-France (RWF) affirmé que  "la Wallonie a besoin à côté d'elle d'une France forte, d'une France fidèle, confiante en elle-même" dans un état où le Français  ,Dans une Belgique "fracturée", le français "est de plus en plus méprisé et bafoué".

Près de cent militants du RWF étaient présents  On a remarqué la présence de Jean-Pierre Chevènement à droite sur la photo), ancien ministre, qui a pris la parole, ainsi que des députés français et le  coprésident Paul-Henry Gendebien.  

Voyez le reportage complet sur www.wallonie2010.eu 

 

 

 

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 10:00

Cette journée à Athènes restera longtemps gravée dans ma mémoire.

Au-delà des différents rendez-vous (économistes, responsables syndicaux et politiques de tous horizons) j'ai été impressionné par la foule de la place Syntagma.

Une foule à l'image du peuple, de tous les âges, de toutes les classes sociales. Si loin de la caricature que certains cherchent toujours à plaquer sur ces manifestations, les réduisant soit aux casseurs, soit aux extrêmes de gauche ou de droite.

Il fallait voir la colère, la tristesse, la rage de ces Athéniens massés devant le Parlement qui désormais ne peut délibérer que sous protection policière.

Je suis venu les saluer.

Quand j'ai passé mon écharpe tricolore je fut happé par la foule et applaudi comme rarement. Je me suis retrouvé sur la tribune avec le micro du mégaphone à la main.

Et j'ai réalisé une fois de plus ce que nos trois couleurs représentaient encore dans l'imaginaire collectif universel. Un Grec m'a dit en français : "vous sauvez l'honneur" ! Une femme a ajouté : "ce qui nous arrive aujourd'hui vous arrivera bientôt à vous français". Car oui, au-delà de la question économique, c'est bien la question politique, la question démocratique qui est le levier de cette révolte populaire.

Les Grecs ont compris que leurs dirigeants n'étaient plus que les pantins d'un ordre mondial et européen, autoritaire et inique.

La démocratie déjà à moitié virtuelle entre les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis 1974 est désormais devenue totalement fictive.

La goutte d'eau qui fait déborder le vase est bien sûr la décision imposée par l'Union Européenne de privatiser à bas prix les entreprises publiques grecques. En un mot, de se payer sur la bête qu'ils épuisent par le plan d'austérité.

C'est un pas sans précédent qui est franchi. Il s'agit de la première spoliation organisée par l'Union Européenne sur l'un de ses Etats membres.

L'économiste que nous avons rencontré ce matin - et qui n'était pas suspect de nationalisme puisqu'il avait participé aux négociations de l'adhésion de la Grèce à l'UE - dénonçait le déni de réalité des dirigeants européens et s'inquiétaient de le voir aboutir à un rejet total, profond de l'idée européenne. "A force de lier l'euro et l'Europe, ils vont faire exploser l'un et l'autre".

Comment croire en effet qu'un gouvernement puisse longtemps imposer à son propre peuple une politique qui le ruine ? Il n'y pas besoin d'être un grand historien pour le comprendre.

A force de nier l'histoire, de nier le sentiment national, de nier l'économie réelle, les dirigeants ont perdu tout sens des réalités. Leur monde est virtuel.

Malheureusement, celui des chômeurs ne l'est pas. La baisse du pouvoir d'achat ne l'est pas non plus. On comprend dès lors la colère des Grecs à qui l'UE et le FMI demandent une déflation intérieure de 40% (puisqu'ils ne peuvent pas dévaluer leur monnaie). Seuls des pays en temps de guerre ont supporté un tel recul !

Il va de soi que la Grèce ne pourra s'en sortir qu'en reprenant en mains son destin. C'est à cette seule condition que le peuple fournira l'effort nécessaire, et là encore, seule la sortie de l'euro lui donnera l'oxygène pour retrouver une marge de manœuvre économique et sociale, et donc la dignité.

Le Général disait "La République c'est : la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice". Voilà le seul chemin possible pour la Grèce.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Dép
uté de l'Essonne - Président de Debout La République 

 

 

 

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Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 10:35
Comment résister au plaisir de publier un texte de Maître Collard. Sa fougue à combattre la censure et ses injustices, sa capacité à répondre durement mais avec panache à ceux, ou à celles le cas échéant, qui tentent de l'affronter me poussent à faire connaître certains de ses textes à mes lecteurs wallons. Pourquoi vraiment ? Parce qu'il est un esprit qui représente cette France dont nous sommes les enfants naturels, parce qu'il nous conduit par la main sur le chemin de la juste révolte, parce qu'il est un exemple pour le polémiste que je veux être et que ce qui se passe en France ne peut pas, ne sait pas nous être indifférent !
 
 
Les belles âmes peuvent dormir en paix, Césaro Battisti est désormais libre comme l’air que ses quatre victimes ne respireront jamais plus : un policier, un surveillant de prison, un bijoutier, un boucher. Au bénéfice de la doctrine Mitterand, Battisti s’installa en France.

 

En 2001, il avait déclaré : « Politiquement, j’assume tout. » Le parti communiste, la gauche bien pensante, des intellectuels dont, inévitablement, Bernard Henry Lévy, l’avaient soutenu jusqu’à patauger dans la belle mort de ses victimes bourgeoises.  François Hollande s’était même transformé en visiteur de prison pour lui témoigner tout son respect ! À l’initiative de Bertrand Delanoé, le conseil de Paris a voté une résolution le soutenant.

 

Et pourtant, la cour européenne des droits de l’homme a décidé à l’unanimité, le 12 décembre 2006, que les jugements condamnant Battisti en Italie étaient dans le strict respect des principes. Alors, pourquoi soutenir un assassin ? Parce que tout ce qui est de gauche, même le crime, même le mensonge, bénéficie d’un passeport moral et médiatique qui permet de franchir les frontières de l’intolérable. Ils peuvent tout dire, ils sont dans le bien universel, dans la vérité, dans le cœur qui bat l’estrade.

 

Avec eux, un terroriste de gauche, un fasciste, est un brave mec et ses morts des accidents de l’histoire… C’est tellement vrai que le procureur italien a parlé d’une «  formidable désinformation en France. » Que se passe-t-il dans la pensée française pour qu’il suffise de se déclarer de gauche pour avoir tous les droits à la suffisance doctrinale, à l’affirmation péremptoire, à la confiance, à l’impunité ? On vire même les rares rugisseurs non conformistes, les Zemmour, les Ménard, qui ne minaudent pas avec les mignons de la moutonnerie médiatique.

 

Dernière avatar de cette omniprésence omnipuissante de la sainte onction, Caroline Fourest, la Jeanne d'Arc des plateaux-repas intellectuels. Personnellement, je n’ai rien contre elle, sauf qu’à la fin de l’émission « Salut les terriens »,  sans doute parce que j’ai commis le crime de la traiter de « grenouille d’encrier », elle a refusé de me serrer la main pour « ne pas se salir » !  C’est qu’elle est propre Caroline, d’une propreté estampillée laverie France Culture, blanchisserie le Monde, et surtout grande lessiveuse spécialiste autoproclamée de l’extrême droite.

    

Elle a tout ce qu’il faut pour prospérer un temps dans le conformisme de son commerce idéologique par lequel elle combat les fantômes des années trente qui s’accrochent aux toiles d’araignées de son cerveau en noir et blanc. Qu’importe si le film est de la propagande ! Elle tourne la manivelle à mensonges et on l’invite pour projeter le film qu’elle s’est fait. Elle est la Vérité ! Elle est la Morale. Elle est l’Antifasciste. Elle est l’Archange. Elle est la voix de Londres sur les canapés médiatiques. La voix des bons français. La Voix vengeresse !  Les accusés convoqués à son petit tribunal sont condamnés d’avance du seul fait qu’elle les convoque…

 

Moi, je suis, « le sulfureux Me Collard » ! Je sens le soufre, j’évoque l’Enfer. Sans doute parce que l’inquisition avant de brûler les hérétiques les couvraient d’une chemise de soufre ? Mon crime albigeois, c’est d’avoir confessé mon amitié pour Marine Le Pen. Sur l’infréquentable, la petite Fourest a commis un livre, une lavure, un anachronisme tricoté par des mensonges Enoormes, mais qui passent dans notre perméable PAF, comme une lettre à la poste des années d’occupation.

 

Elle reconnaît, au sujet de Marine, traquer « l’arrière-pensée derrière un sourire de circonstance », «  Cerner les dits et les non-dits »… On a donc maintenant un commissariat aux arrière- pensées, à la parole psychanalysée par une police de l’arrière-pensée. Caroline  Freud fracture les mots pour dénoncer ce qui n’est pas dit, mais qu’elle entend de son oreille collée aux portes de l’inarticulée. Avec elle, de son aveu, on n’est plus jugé sur ce qu’on fait ou dit. Non ! On est jugé sur ce qu’elle entend et qu’on ne dit pas. C’est le silence de l’agnelle.

 

On interprète tout, toujours dans un sens fascisant, exemple : « Son père (Jean Marie) faisait 45 pompes tous les matins pour se maintenir en forme, et n’aimait rien moins que le coup de poing et la castagne pour se sentir toujours jeune. » Faire de la gym tous les jours serait donc l’indice indiscutable d’un penchant d’extrême droite.  Le philosophe Alain qui enseignait que la gymnastique est une partie de la sagesse était donc un vieux facho et Clémenceau qui faisait sa gym tous les jours un réactionnaire musculeux. Évidemment, le footing obsessionnel de Sarkozy, la bicyclette de Drucker ou le Golf d’Obama, sont des signes de bonne santé morale ! Le Pen l’éternel coupable, en plus de tout, est coupable de faire du sport… Que n’aurait –on dit, s’il avait fait du body building… à Marrakech ?

 

Attention, âmes sensibles, vous allez apprendre un truc terrible sur Marine, un indice répertorié dans le Maleus Maleficarum ( ouvrage dans lequel les inquisiteurs avaient répertorié les signes de possession) : « Marine Le Pen préfère visiblement se défouler au stand de tir. » Faire du tir, discipline olympique, est l’aveu qu’elle se prépare, sans doute, à prendre le pouvoir les armes à la main, un soir de pluie, à Santiago du Chili con Carne dans le restaurant à la mode où Caroline n’aura que sa fourchette pour défendre la démocratie en péril de pistolet de stand de tir ! J’en ai froid de l’effroi.

 

Dans le même registre, se faisant soudain l’ami des policiers bafoués, de l’ordre respectueux des képis, elle accuse Marine Le Pen, fille de Brassens, d’avoir été poursuivie pour « outrage à agents ».  Jamais Marine Le Pen n’a été poursuivie ! Pourquoi inventer une poursuite qui n’a jamais eu lieu ? Cela étant, c’est une bonne chose que Caroline défende « l’honneur de la police »,  c’est un peu réac, mais c’est bien ; elle en a tellement besoin la police qu’on la protège des outrages, qu’une militante de plus des droits du policier, en la personne de Caroline Fourest, est réconfortant. Et ainsi de suite. Marine aurait cumulé trois mandats pour accumuler les indemnités…sauf que le mandat de conseiller municipal était bénévole !

 

Enfin, je n’ai pas la place ici pour tout dire. Ce n’est qu’un blog ; il faudrait un livre ou un procès… Les seuls qui aient grâce aux yeux brûlants de fièvre indignée de Caroline, c’est Daniel Cohn-Bendit et Frédéric Mitterrand. Oui ! Auxquels Marine, elle, veut du mal injustement en raison de leurs « irréprochables » confidences sexuelles. Il y a deux pages dans le livre pour défendre Frédéric et Dany. Là, pas d’arrière-pensées. Honte à qui en aurait… C’est tout de même préoccupant, cette pratique hallucinée du deux poids, deux mesures : les uns, quoiqu’ils fassent, tourisme sexuel, tripotage d’enfants, ont droit à la compréhension, à l’explication, parce qu’ils ont le bon sperme idéologique, les autres, pas question d’un instant d’indulgence.

 

Étrange livre qui est comme un conte pour enfants, si j’ose dire, où il y a les bons toujours bons et les méchants toujours méchants, jusqu’à la fin des temps, sans aucun espoir de rémission. C’est le livre d’une petite bourgeoise qui a lu beaucoup de livres, qui est figée dans ses idées comme dans un fauteuil roulant des années trente, qui se croit encore à l’époque des ligues, du boulangisme, de la cagoule, que sais-je. Comme si le monde n’avait pas changé, comme si le parti communiste avait encore Marchais à sa tête et Duclos à son micro, comme si la gauche n’avait pas eu Mitterrand et ses ambigüités  irréprochables, comme si la droite n’avait pas ouvert ses portes à Besson, Lang, Charasse, Buisson de Minute, Hortefeux, condamné, mais aujourd’hui en appel, donc pas condamné définitivement, comme si le Front national n’avait pas à sa tête une jeune femme qui a sauté sur les genoux de son père, mais pas sur Diên Biên Phu, comme s’il fallait avoir la crainte d’un passé qui finalement n’existe que pour ses supposés adversaires qui en tire prébende, honneur et spécialisation dans la détestation systématique d’une frange électorale de la population.

 

Que cachent ces « arrière-pensées » ? La peur de voir s’effondrer un système qui tient en laisse idéologique le peuple qui en a marre, mais que l’on espère encore domestiquer en le culpabilisant. Surtout, que rien ne change. Tout va bien dans le meilleur des mondes de Caroline où Sarkozy serait réélu haut les mains propres ! En tout cas,  elle s’y emploie de toutes ses forces morales. Pour y parvenir, il faut éliminer la trublionne, chez qui tout est pervers, même…le sourire : « lorsqu’elle va trop loin, Marine Le Pen maîtrise mal son sourire. Un sourire figé, artificiel, comme pour masquer sa peur d’être prise en défaut ou sa colère. Pour Lorrain de Saint Afrique, il cache «  une vraie violence. » Même le sourire est interprété ; la petite Caroline, c’est la Lombroso de la biographie, la Beccaria du sourire. Elle dissèque l’expression du visage, mesure la commissure des lèvres, scrute les zygomatiques, palpe les muscles peauciers ; elle invente une nouvelle science, l’anthropologie du sourire !  On imagine, chez elle, punaisé à un mur, les différents sourires de Marine Le Pen, annotés  d’observations rigoureuses qualifiant la face cachée de la bête souriante…C’est le zoo des zygomatiques !  Incroyable, mais vrai ! Au passage, vous avez remarqué le témoignage d’un ancien du front dont la parole enrichit, sans le salir, le réquisitoire. Dire du mal lave de tout, fait du passé table rase et donne des cheveux longs aux crânes rasés. Le plus contradictoire dans ce livre, c’est qu’il repose essentiellement sur des témoignages d’expulsés du front, donc d’opposants à Marine le Pen. On imagine un livre sur le PC, écrit à partir des témoignages d’exclus ou un livre sur  Caroline Fourest à partir de ses anciens amis ou anciennes amies, aujourd’hui fâchés avec elle… C’est la vie !     

 

Mieux vaudrait en rire, si le rire, lui aussi, ne risquait pas de figurer dans la criminologie politique du repérage fasciste ! Il faut demeurer immobile sous la toise de  la petite Fourest.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 11:45

Comment ne pas être d'accord avec le sympathique Nicolas Dupont-Aignan. Il souligne avec pertinence la tendance anti-démocratique qui s'instaure en Europe, que ce soit en Belgique ou au niveau de l'Union.

Une dictature masquée, voulant imposer un bonheur à la Orwell où Big Brother, Big Other comme l'écrit maintenant Jean Raspail cet écrivain visionnaire, veuille à la pacification du peuple avec interdiction de posséder une personnalité unique ou une pensée personnelle , mais une dictature quand même !

Au Parlement européen, c'est plus de 600 députés non français qui envisagent 80% des lois qui régiront la République ! Une prise de pouvoir sur une nation, sans guerre, mais aussi destructrice, sinon plus qu'elle.

La décision prononcée hier par la Cour de Cassation jugeant non-conforme l’ensemble des gardes à vue réalisées sans avocat avant l’application de la nouvelle loi est un pas supplémentaire grave vers le gouvernement des juges.

Toutes les gardes à vue qui ont été effectuées avant le 15 avril dernier sont menacées d’irrégularité. Les procès verbaux des personnes gardées pourront être déclarés illégaux. Une nouvelle fois, certains justiciables, bien informés et bien conseillés, pourront échapper à la sanction méritée de la Justice en profitant de la décision de la Cour de Cassation.

A quoi sert désormais le Parlement ? Qu’est-ce que représente la loi votée au nom du peuple français ? Sommes-nous encore en démocratie ?

Mais la vraie cause de ce coup d’Etat judiciaire inacceptable est la subordination de l’ordre juridique national à l’ordre européen. Nos gouvernements, en acceptant progressivement ce détricotage, ont introduit la pagaille et l’irresponsabilité, car bien sur, les deux ordres se contredisent souvent.

Les magistrats choisissent d’appliquer les normes européennes qui ne sont pas le fruit de votes démocratiques. Ainsi, combien de fois des ministres ont accepté à Bruxelles des directives sans appréhender, ou en voulant cacher leurs conséquences concrètes sur l’ordre juridique national ?

La Cour de Cassation, comme le Conseil Constitutionnel, interprètent à leur tour la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’Homme, celle de la Cour de Justice de l’Union Européenne, mais aussi des directives pour imposer aux Français une politique qu’ils n’ont jamais choisie.

On comprend dès lors le silence gêné du gouvernement qui a accepté cette dépossession tout en subissant aujourd’hui les conséquences néfastes. Déjà le gouvernement s’était fait imposer par les magistrats la réforme de la garde à vue avant même le vote de la loi.

Il reste que cette décision aggrave un peu plus le fossé entre la justice et le peuple qui va voir les voyous comme les délinquants en col blanc encore mieux protégés.

On peut comprendre dans ces conditions le découragement de la police et la colère des honnêtes gens.

Il est temps dans notre pays d’ouvrir un vrai débat sur notre démocratie qui se réduit comme peau de chagrin !

Nicolas DUPONT-AIGNAN
député de l'Essonne
président de Debout la République


 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 13:33

 Quand Maître Collard répond aux journaleux et autres donneurs de leçon, c'est un feu d'artifice plaisant à lire. L'homme sait, et cela a fait sa réputation, sait se défendre avec talent. Mais n'est-ce pas surtout. l'atteinte à la liberté de penser, de s'exprimer et la pesante dictature de la pensée unique et de l'amalgame qu'il dénonce ici en termes aussi violents que les attaques qu'il subit !

 

Les chiens aboient dans la crainte famélique de perdre leur os à ronger d’un antifascisme d’opérette dont ils vivent si bien et qui leur confère la posture morale à laquelle  rien ne dit que leur vie est conforme.  Ce n’est qu’un début et les vacheries des vaches qui broutent dans le pré des idées reçues ne sont pas finies. J’ai annoncé, en l’expliquant, dans « valeurs actuelles » mon amitié à Marine Le Pen ! Les uns ont été corrects, les autres ont cru bon de manier l’insulte professorale ou journalistique, renouant avec la pratique des attaques sur la personne, chère au gros Léon Daudet ! Je ne peux résister au plaisir d’en faire l’analyse pour souligner la sottise des censeurs qui sentent le vinaigre. On va rire !

 

 D’abord, dans un article de la Provence, Marjory Chouraqui, que je respecte dans l’exercice de son dur métier marseillais de journaliste politique  naviguant au milieu d’un marigot,  m’a interviewé.

 

Pourquoi, écrit-elle, que je pratique « l’errance politique » ?  C’est faux ! J’ai été socialiste, jusqu’au jour où Bernard Tapie a été ministre. J’ai alors expliqué dans un article du Figaro Magazine, qu’on ne pouvait être socialiste, si Tapie l’était ! Ensuite, j’ai adhéré au parti radical valoisien qui, allégeance à la finance UMP  et aux quelques pourboires de places ministérielles oblige, a appelé à voter contre moi !

 

Aujourd’hui, je proclame mon amitié et ma confiance à Marine Le Pen. Où est l’errance ? Miss idée- fixe a-t-elle dénoncé le nomadisme alimentaire d’un Besson, d’une Fadéla Amarra, aujourd’hui recasée au conseil économique et social ? A-t-elle dénoncé le nomadisme fratricide d’un Menucci, hier encore ami proche de Jean Noel Guerini, et aujourd’hui Brutus de la Canebière sur son tonneau ambulant et sonore de condamnations ? Lequel, à mon propos, dénonce « un opportunisme politique ». Je ne savais pas qu’il était « opportun » de soutenir Marine ! Bon lapsus qui en dit long… Il s’avoue « dubitatif quant à la constance du personnage ». Vous apprécierez la politesse !  Qu’il se rassure, j’ai beaucoup de défauts, mais moi, dans l’Amitié et le combat, je suis constant, d’une constance qui se manifeste surtout quand l’ami est dans la difficulté.  Je ne fais pas de carrière politique dans les morgues judiciaires !

 

Marjory, elle, ne voit dans mon ralliement au panache bleu de Marine qu’une « envie d’exister quitte à rendre le FN fréquentable ! » Comme si je n’existais pas avant avec le qualificatif dont elle m’affuble de « Très médiatique avocat »…Quant au caractère fréquentable du front, s’il ne l’était devenu, je ne m’en serais pas rapproché !  Il est des engagements qui dérangent et dont on veut souiller le mouvement par idéologie personnelle. Enfin, j’ai eu droit « selon l’expression sentie », çà pour sentir elle sent, à une petite phrase d’Arlette Fructus, la présidente à vie du parti Valoisien de Marseille, sorte de madame Ceaucescu qui se fait réélire depuis plus de quinze ans, je crois : « C’est un détail de l’histoire » ! Le détail, c’est elle, qui sans son strapontin radical n’aurait aucune prébende politique. Je ne suis pas Hervé Morin et je n’ai aucune envie de dire du mal du Parti radical où j’ai encore des amis respectables. L’ancien trésorier national, congédié… me comprendra… !

 

Enfin, clou du spectacle, le numéro de cirque universitaire de jean Yves Camus, futur chômeur du bla-bla médiatique, si la sainte horreur du front venait à disparaître. Car l’hostilité au front est  son petit gagne-pain d’images. Sans le front national, il ne serait rien, un ignoré. Il a commencé sa carrière de politologue en 1992, (il a pris son temps) en rédigeant avec René Monzat un ouvrage consacré aux « droites radicales et nationales en France » . Une collation de fiches de police sur des mouvements et des personnalités diverses. Il n’y a aucune analyse politique, historique, sociologique. Il se fait peur et il fait peur. Car ces gens-là vivent de la peur qu’ils entretiennent savamment à coups d’articles et de réseaux. Pour en finir d’un mot avec ce Camus à qui il ne manque qu’un prénom, ceci : après avoir admis qu’il ignore les noms des économistes ayant rejoint Marine Le Pen, il écrit « Ce sont des ralliements d’outsiders, de personnes dont on ne peut pas dire qu’elles jouent un rôle prééminent dans la société. » L’homme est sérieux ! Il juge ce qu’il avoue ignorer…

 

Passons, on en verra d’autres. Ces éternels donneurs de leçons sont accrochés à leur pupitre comme des vieux profs - radoteurs. Ils font la morale….. Mais tout à coup ils ne la font plus quand il s’agit d’évoquer les mésaventures sexuelles de DSK. De ce point de vue, ce dimanche américain a été exemplaire de prudence verbale. C’est tant mieux.

 

La retenue aurait –elle été la même s’il s’était agi d’Éric Woert, de Patrick Baudis, ou d’un autre d’un autre parti ? Mélenchon a absorbé sa tisane est s’est montré calme comme un lac pour vacanciers, Ségolène, la cheftaine au sifflet, a renvoyé tout le monde à ses occupations, Hollande, qui voit  son adversaire éliminé pour cause de dopage libidineux, a compati pour l’exclu de la compétition  et sa famille, sans un mot pour l’éventuelle victime, Tapie, délicat comme un camion socialiste, s’est étonné de la connerie du président du FMI, qui aurait fait ça pour…une femme de ménage ! Et le chœur a entonné le chant de la présomption d’innocence accordée aux uns, refusée aux autres !

 

L’essayiste de service, madame je sais tout, a admis, sans se rendre compte de la portée de ses mots, le caractère compulsif de DSK… Rien que cela ! Le drame de notre époque sonore, c’est qu’on parle sans savoir. Personne n’a lu le dossier ! La seule chose dont on peut prendre acte ce sont les chefs d’inculpation. En eux-mêmes, alimentés par le passé priapique de DSK, ils suffisent, avant tout jugement, dont on ignore l’issue, à ternir sa réputation, à déglinguer sa carrière et à humilier la France qui a joué, par l’intervention de Nicolas Sarkozy, un rôle de premier plan dans sa nomination. L’instruction nous informera.

 

Pour l’heure, en dehors de l’accusation unilatérale, on ne sait rien, sauf que les donneurs de leçons, empêtrés aujourd’hui, seraient bien avisés de ranger leur missel bourré de missiles moraux et d’être plus prudents avant de les lancer sur la première occasion qui bouge, quand elle n’est pas de leur camp !

 

L’outrecuidance d’un Alain Duhamel, dromadaire des plateaux mondains de la télévision, archiprêtre dans sa chaire de Libération, en a même pris un coup : il devient laxiste… au nom de la présomption d’innocence !

 

Une fois pour toutes, le respect de la présomption d’innocence n’est pas à géométrie variable, tout le monde y a droit, l’accusé comme la victime, la femme de ménage comme le président du fond monétaire,  le riche comme le pauvre, le médiatique comme l’anonyme, le mariniste comme le mélenchoniste, tout le monde, sinon personne n’y a droit. Que les donneurs de leçons s’en souviennent !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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