Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 11:57

D’après un rapport que le Conseil Supérieur des Finances doit rendre public cette semaine,  les quotidiens Le Soir et La Libre Belgique annoncent dans leurs colonnes ce mardi que le fédéral ne pourra couvrir que 65 pc du déficit annoncé !

Ils publient notamment que le Conseil Supérieur des Finances a fixé la clé de répartition de l'effort budgétaire que doit consentir le pays pour revenir à une situation sous contrôle des finances publiques. Selon lui,  l'effort de l'Etat fédéral ne pourra dépasser 65% des économies. Ce qui implique que les Régions, Communautés et les pouvoirs locaux devront prendre en charge au moins 35% de cet effort budgétaire. Si tel n'est pas le cas, le déficit des finances publiques se creusera pour atteindre 7,4% en 2015. Par contre, si les différents niveaux de pouvoir suivent les recommandations du CSF, le déficit montera à 6% en 2010, mais il commencera à diminuer l'année suivante, avec une bonne chance de retour à l'équilibre pour 2015 ».

Le gouvernement flamand et  le professeur Maddens ont de quoi se réjouir. L’état  fédéral en déconfiture, les régions bruxelloise et wallonne asphyxiées, tout semble conduire au but désiré, les francophones  à genoux implorant quelque moyen de subsistance contre une réforme de l’État qui consacrerait une Belgique Flamande.

À moins … à moins qu’à force, de prier, de supplier, de vendre leur liberté, les Wallons, avec quelques politiciens sincères, tous partis confondus, refusent cette fois un compromis et acceptent enfin l’éclatement de cette Belgique virtuelle.

C’est par une indigestion d’injustice sociale, de colonisation économique et d’oppression politique que le royaume pourrait disparaître de la carte européenne et que la Wallonie rejoindrait la France et non par les discussions sans fin sur la manière d’arriver à convaincre les quelque 98% des citoyens de rejoindre la république, mais bien parce qu’elle constituera leur seul recours.

 Le devoir , le seul devoir des partisans d’un retour à la France est de rappeler, de marteler sans arrêt cette réalité, la France sera leur rempart contre une oppression définitive flamande !  

C
’est, hélas, une vérité que beaucoup oublient, tout occupés à tirer des plans sur la comète et à croire que le moment venu, ils imposeront les conditions qu’ils auraient déterminées lors de leurs débats sans fin, mais aussi sans finalité !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /2009 17:52

Je ne puis résister au plaisir de reprendre in-extenso un article paru dans le quotidien " Vers l'Avenir" du 3 septembre  2009.

En effet, je vous rappelle que la Parlement Wallon lors de la dernière législature (majorité PS/CDH) avait décidé la fermeture complète de la ligne de chemin de fer Givet-Dinant pour en faire éventuellement un RAVEL (piste cyclable). Cela malgré une manifestation du RWF (Merci Paul-Henri Gendebien)  et de l'opposition du MR et d'Ecolo.

Le 9 juillet 2009, Dominique Bussereau, secrétaire de l'état français a attribué un montant de 60.000 euros pour une étude complémentaire sur le sujet, preuve de l'intérêt réel de la République pour cette voie qui devrait permettre la liaison entre le TGV Est et Namur, la capitale de la Wallonie.

Apparemment, Willy Borsus ignore ce détail complémentaire important. Je vais essayer de le lui faire parvenir.

Le MR Wallon, largement battu aux élections du 7 juin commencerait-il à se rendre compte de l'importance de mener enfin, non un combat politicien, mais une lutte pour sauver notre région d'un isolement vis-à-vis de la France, voulu par la SNCB fortement flamandisée (Il faut rappeler qu'Edmée De Groeve, sa présidente actuellement en congé pour suspicion d'abus de biens sociaux et grande amie de Di Rupo, est d'origine gantoise). Il faut rappeler que l'hexagone est l'un des principaux acheteur de notre région.

Hier, c'est Christine Defraigne qui montait au créneau (
voir notre nouvelle du 3/09) contre le port de la burqa. Aujourd'hui, c'est Willy Borsus qui relance le projet wallo-français.

Le MR, au moment où Didier Reynders annonce sa transformation va-t-il se colorer (légèrement peut-être) aux couleurs de la France. Va-t-il enfin faire un premier pas vers le largage d'une Flandre colonisatrice et envisager une certaine autonomie de la Wallonie, premier pas vers une reprise réelle de la croissance ?

En tous cas, saluons l'initiative de cet homme politique. Puisse-t-il avoir le courage de porter le projet jusqu'au bout. Ecolo qui était pour, va-t-il manger son chapeau en votant cette fois contre (majorité oblige). Le CDH et le PS oseront-ils rle rejeter alors que ce lien est appelé à devenir vital pour la région?

"Wait and see" disent les anglais. En bon français, je dirai " rien n'est impossible " !

L'ARTICLE

Nouvelle majorité wallonne oblige, le dossier revient. Willy Borsus plaide pour qu'on n'abandonne pas définitivement la ligne Dinant-Givet.

PS et CDH ne sont plus seuls maîtres du jeu au Parlement wallon. Le MR en profite et revient avec un dossier sensible.

Voilà que le nouveau chef de groupe MR à la Région wallonne, Willy Borsus, vient d'introduire une proposition de résolution en faveur de la ligne Dinant-Givet. Alors que le 4 mars 2009, au Parlement wallon, la majorité PS-CDH de l'époque avait voté une motion prônant la fermeture définitive de la ligne.

Le MR voudrait-il devancer une éventuelle proposition semblable d'Écolo ? M. Borsus rappelle quelques constats en faveur du maintien du tronçon ferroviaire. Quels sont-ils ? Une étude (cofinancée par le programme opérationnel INTERREG IIIA France-Wallonie-Flandre), examinant le scénario de réouverture de la ligne, a débouché en juillet 2004 sur le constat suivant : le coût de remise en état de la ligne est estimé à 21 millions d'€.

Les autorités françaises sont très favorables à la réouverture du tronçon transfrontalier. Le 17 janvier 2009, le Préfet des Ardennes a reçu un mandat du gouvernement français pour faire avancer le dossier. Le gouvernement français est prêt à débourser 50 % du coût financier des travaux, même si environ 3 km de la ligne se trouvent en France et les 19 km restant en Belgique.

La ville de Dinant est favorable au projet. La commune d'Hastière aussi mais avec une consultation des citoyens. La SNCB estime ce dossier comme non prioritaire par rapport aux investissements liés à la modernisation de la ligne 162 Namur-Luxembourg et au projet de dorsale wallonne. Elle n'estime cependant pas opportun de désaffecter totalement la ligne. La CPDT (Conférence Permanente du Développement territorial) est favorable à la réouverture. Le Comité Consultatif des Usagers est favorable au projet de réouverture. Les syndicats soutiennent également le dossier.

L'impact

Considérant :

- qu'il convient non seulement de ne pas condamner définitivement l'option de la réouverture du tronçon Dinant-Givet mais d'envisager l'impact positif en terme économique, social, touristique, de développement durable et de service public que pourrait entraîner une nouvelle entrée en fonction de cette ligne,

- que le transport par chemin de fer est une solution de mobilité dont la collectivité ne pourra se passer à l'avenir », le député demande au gouvernement wallon d'entamer les démarches visant à écarter l'hypothèse de l'aliénation définitive du tronçon ferroviaire Dinant-Givet.

M. Borsus demande aussi de soutenir la volonté du Groupe SNCB de maintenir l'assiette de la ligne et de maintenir toutes les possibilités d'une nouvelle mise en exploitation et la réactualisation de l'étude de faisabilité et d'évaluation du potentiel commercial de la ligne.

Il réclame que l'on mesure l'ensemble des impacts qu'une réouverture pourrait créer : économique, environnement et service public.

Il plaide pour que l'on soutienne la réouverture de la ligne, si les conclusions des études actualisées sont favorables à ce scénario, et, enfin, de poursuivre et approfondir la coopération transfrontalière entre la Wallonie et la France


Les arguments pour

Les arguments positifs sont plus nombreux : le désenclavement de la région et la fin des deux culs-de-sac ferroviaires à Dinant (ligne Namur-Dinant) et à Givet (ligne Charleville-Givet), la mobilité transfrontalière (professionnelle, sociale et touristique), l'attractivité touristique de la ligne - ce n'est pas par hasard que cette ligne fut exploitée, pendant onze années par le CFV3V , les importants débouchés de cette ligne, tant vers le nord (Namur) que vers le sud (Sedan, Charleville et le TGV-Est), les coûts non prohibitifs des investissements nécessaires à sa réouverture, le développement durable et la meilleure visibilité commerciale pour les transports en commun.

La fermeture de la ligne en 1989, selon W. Borsus, est due surtout au manque d'attrait de l'offre de trains (pas de correspondance à Dinant, seulement quatre allers-retours quotidiens, matériel peu attrayant et peu confortable). Se baser sur les chiffres de passagers de cette époque est donc une erreur d'analyse. Quant à la non-concurrence avec l'Athus-Meuse, cette ligne étant électrifiée et à double voie, son gabarit est sans aucune comparaison avec le tronçon Dinant-Givet. En outre, les coûts très élevés des sillons de RFF (l'équivalent français d'Infrabel) pour l'utilisation de son réseau rendent caduque toute volonté de contourner l'Athus-Meuse par le tronçon Dinant-Givet et la dorsale Charleville-Longuyon-Thion
ville. Cet itinéraire allongerait aussi le trajet de 32 km.

Par ailleurs, le bassin économique desservi par l'Athus-Meuse n'est pas le même (la Lorraine, l'Alsace, l'Allemagne du sud, la Suisse et l'Italie). La démonstration précise de cette non-concurrence avec l'Athus-Meuse a été effectuée par la
CCU (commission consultative des usagers SNCB).

ENCOURAGER LE PORTEUR DU PROJET ?

Il est important d'encourager son action, aussi je vous propose une action rapide, simplement lui envoyer des encouragements par courriel à willy.borsus@mrpw.be.

Le RWF a manifesté en faveur de cette ligne et le maire de Givet, présent à notre dernier congrès électoral, avait insisté sur sa nécessité.

Envoyer ce courriel est une action militante pour la liaison du TGV Est à la capitale de la Wallonie.



Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /2009 09:49

Je rentre d'un séjour en Haute Normandie en passant par la Picardie. L'on ne peut pas dire qu'il s'agit là des Régions les plus riches de France. Et pourtant...

J'y ai trouvé nombre de petites villes aux petits commerces encore prospères, des villes et villages propres et abondamment fleuris.

Au niveau du patrimoine, les efforts d'entretien, de restauration ou de conservation de chaque monument sont constants. un exemple ? Le Hom de Beaumont le Roger où j'ai séjourné. Il est certain que la gestion des Régions y est pour quelque chose.

Quelle différence avec notre Wallonie qui devient terne lorsque l'on voit cela.

Cela me conforte dans l'idée que notre pays wallon ne redécouvrira sa beauté, son essor économique et son bonheur de vivre qu'en devenant Région de France.

Et en rentrant aujourd'hui dans mon pays de Liège, je découvre que certains rattachistes hurlent avec les loups flamands en véritables collaborateurs de l'oppression majoritaire de la Flandre sur le pays, J'en découvre d'autres qui tentent de déstabiliser le seul parti qui construit avec obstination ce retour à la mère patrie depuis 10 ans maintenant.

Les élections du 7 juin ne leur ont pas apporté la victoire éclatante espérée. Donc le président, la structure et le programme actuel devraient être modifiés. Jusqu'à un certain Pierre Pilat qui se voit déjà calife à la place du calife sur le blogue du Scrogneugneu !

Cela me confirme dans l'idée que j'ai toujours eue que la progression se fera par l'apport de nouveaux membres, plus réalistes et moins romantico-révolutionaires que ceux qui ne sont bons qu'à donner des conseils, qu'à fustiger quiconque les met en question ou encore qui s'affirment les détenteurs uniques de la voie à suivre.

Je le dis, ceux-là, il vaut mieux les laisser à leurs revendications stériles, à leurs jeux de petites chapelles idéologiques, quitte à dégraisser les effectifs présents pour construire une machine efficace, capable de rassembler tous ceux qui vont se trouver bientôt devant le dilemme; accepter une domination flamande ou choisir le pays de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité ! Ce ne sera jamais avec les 1% au plus des vieux grognards, que la cause gagnera en popularité.

Bien au contraire, elle décourage tous les nouveaux partisans, les néophytes comme ils disent avec condescendance et cela est une trahison pure et simple de l'idéal qu'ils prétendent servir !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 14:42

La récente mise en évidence du groupe de Baarle a été accueillie de différentes manières, au niveau des partisans d’un retour à la France et des indépendantistes wallons. Certains vont jusqu’à parler de fantasme et de nier catégoriquement la réalité qui se cache derrière ce qui pourrait être pris pour un groupuscule nostalgique.

La signature d’un nouveau traité Benelux par Yves Leterme le mardi 17 juin 2008.
Même si le Parlement belge a été peu ou pas informé, les partis politiques wallons habituels étaient au courant de ses objectifs principaux. Je pense notamment à Charles Piqué pour la Région bruxelloise et Marie-Dominique Simonet pour la région wallonne qui assistaient à la cérémonie créant des liens supranationaux autres que ceux de l’Union européenne.

 Les objectifs principaux ?

Préserver leur rôle de précurseur au sein de l'Union européenne et élargir la coopération transfrontalière, surtout dans les domaines du marché intérieur et de l'union économique, du développement durable et de la justice et des affaires intérieures. La coopération élargie au-delà du seul domaine économique aura pour conséquence un changement de la dénomination officielle de l'Union économique Benelux, qui s'appellera désormais Union Benelux.

Mais qu’est ce fameux Parlement « Benelux » ?

Le Parlement Benelux réunit des parlementaires néerlandais, belges et luxembourgeois. Il est l'une des composantes de l'Union Benelux. C'est une instance consultative. Les deux langues officielles sont le néerlandais et le français.

Le champ d'activité du Parlement Benelux dépasse celui de l'Union économique Benelux. Cela s'explique par sa création antérieure à celle de l'Union.

Outre les matières relatives à l'Union, le Parlement Benelux traite notamment du rapprochement culturel, de coopération en matière de politique extérieure, de l'unification du droit entre les trois États membres et de toute autre matière d'intérêt commun.

La concertation est une autre dimension essentielle du Parlement Benelux qui est amené à se prononcer sur des questions européennes.

Au niveau de la coopération, Le Conseil Interparlementaire Consultatif s'inscrit dans le domaine économique, social et financier où l'objectif reste l'achèvement du marché intérieur.

Elle s'applique à tous les aspects de politique transfrontalière qu'il s'agisse, par exemple, d'aménagement du territoire, de rapprochement culturel, de lutte contre la fraude fiscale, de libre circulation des personnes, de problèmes de transport ou de questions environnementales. 
Elle favorise le rapprochement des polices et l'unification du droit dans les trois pays.
Elle concourt au renforcement du poids des trois pays partenaires dans l'Union européenne

Comment fonctionne ce Parlement extrabelge et quel est son pouvoir ?

Lors de ses travaux, le Parlement se prononce par voie de recommandations ou d'avis. Les recommandations et les avis sont adoptés à la majorité des deux tiers des membres votants. Les autres décisions sont prises à la majorité simple.

Après délibération, l'assemblée plénière émet des recommandations. Celles-ci sont transmises au Comité de ministres. Lorsque ce Comité approuve une recommandation, les trois gouvernements s'engagent à les exécuter.

Dans certains cas, les trois gouvernements sont obligés de recueillir l'avis du Parlement Benelux. Dans d'autres cas, le Parlement Benelux émet des avis de sa propre initiative. 

Que retenir de tout cela, sinon que l’union économique entre les trois pays a disparu au profit de l’Union Benelux, que cela rejoint très fortement une volonté d’union voulue par certains Flamands de former un bloc politique homogène, face à l'Union Européenne et que la pauvre Wallonie dans ce grand bloc de culture germanique va encore perdre de son identité latine !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 14:42

La récente mise en évidence du groupe de Baarle a été accueillie de différentes manières, au niveau des partisans d’un retour à la France et des indépendantistes wallons. Certains vont jusqu’à parler de fantasme et de nier catégoriquement la réalité qui se cache derrière ce qui pourrait être pris pour un groupuscule nostalgique.

La signature d’un nouveau traité Benelux par Yves Leterme le mardi 17 juin 2008.
Même si le Parlement belge a été peu ou pas informé, les partis politiques wallons habituels étaient au courant de ses objectifs principaux. Je pense notamment à Charles Piqué pour la Région bruxelloise et Marie-Dominique Simonet pour la région wallonne qui assistaient à la cérémonie créant des liens supranationaux autres que ceux de l’Union européenne.

 Les objectifs principaux ?

Préserver leur rôle de précurseur au sein de l'Union européenne et élargir la coopération transfrontalière, surtout dans les domaines du marché intérieur et de l'union économique, du développement durable et de la justice et des affaires intérieures. La coopération élargie au-delà du seul domaine économique aura pour conséquence un changement de la dénomination officielle de l'Union économique Benelux, qui s'appellera désormais Union Benelux.

Mais qu’est ce fameux Parlement « Benelux » ?

Le Parlement Benelux réunit des parlementaires néerlandais, belges et luxembourgeois. Il est l'une des composantes de l'Union Benelux. C'est une instance consultative. Les deux langues officielles sont le néerlandais et le français.

Le champ d'activité du Parlement Benelux dépasse celui de l'Union économique Benelux. Cela s'explique par sa création antérieure à celle de l'Union.

Outre les matières relatives à l'Union, le Parlement Benelux traite notamment du rapprochement culturel, de coopération en matière de politique extérieure, de l'unification du droit entre les trois États membres et de toute autre matière d'intérêt commun.

La concertation est une autre dimension essentielle du Parlement Benelux qui est amené à se prononcer sur des questions européennes.

Au niveau de la coopération, Le Conseil Interparlementaire Consultatif s'inscrit dans le domaine économique, social et financier où l'objectif reste l'achèvement du marché intérieur.

Elle s'applique à tous les aspects de politique transfrontalière qu'il s'agisse, par exemple, d'aménagement du territoire, de rapprochement culturel, de lutte contre la fraude fiscale, de libre circulation des personnes, de problèmes de transport ou de questions environnementales. 
Elle favorise le rapprochement des polices et l'unification du droit dans les trois pays.
Elle concourt au renforcement du poids des trois pays partenaires dans l'Union européenne

Comment fonctionne ce Parlement extrabelge et quel est son pouvoir ?

Lors de ses travaux, le Parlement se prononce par voie de recommandations ou d'avis. Les recommandations et les avis sont adoptés à la majorité des deux tiers des membres votants. Les autres décisions sont prises à la majorité simple.

Après délibération, l'assemblée plénière émet des recommandations. Celles-ci sont transmises au Comité de ministres. Lorsque ce Comité approuve une recommandation, les trois gouvernements s'engagent à les exécuter.

Dans certains cas, les trois gouvernements sont obligés de recueillir l'avis du Parlement Benelux. Dans d'autres cas, le Parlement Benelux émet des avis de sa propre initiative. 

Que retenir de tout cela, sinon que l’union économique entre les trois pays a disparu au profit de l’Union Benelux, que cela rejoint très fortement une volonté d’union voulue par certains Flamands de former un bloc politique homogène, face à l'Union Européenne et que la pauvre Wallonie dans ce grand bloc de culture germanique va encore perdre de son identité latine !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 11:54

La presse l’annonce ce 24 juillet 2009, Kris Peeters , le ministre-président flamand a confirmé que les plans des deux repreneurs potentiels d'Opel, le Canadien Magna et la holding RHJ, prévoyait la fermeture du site anversois du constructeur.

"Magna et RHJ ont bien stipulé un 'phasing out' pour l'usine d'Opel Anvers", a-t-il indiqué. "C'est nouveau pour nous. Jusqu'à présent nous croyions que Magna avait d'autres possibilités pour Anvers".

Le patron de l'exécutif flamand va prendre contact avec les deux repreneurs potentiels pour "voir si une alternative est envisageable" et "clarifier" les termes des deux plans d'affaires. "

Je vais aussi envoyer une lettre à la Commission européenne, car je crains que le dossier ne réponde pas uniquement à des paramètres économiques, mais politiques", poursuit M. Peeters. « L'Allemagne ayant donné 1,5 milliard d'euros de crédit-relais, les candidats à la reprise ont changé le business plan pour ne pas fermer d'usines allemandes, mais bien le site d'Anvers", affirme Kris Peeters. "

Or nous sommes convaincus que le site d'Anvers a des avantages et des outils très positifs d'un point de vue économique », conclut-il. (DAD).

Malgré qu’au début de l’année, ledit président, accompagné de ses ministres flamands Frank Vandenbroucke et Patricia Ceysens se sont rendus à Détroit aux Etats-Unis plaider la cause de l’usine anversoise et promettre des interventions financières de la région flamande, la cause semble entendue, GM-Antwerpen est condamnée.

Avec la bonne foi qui caractérise les politiciens flamands, Kris Peeters accuse l’Allemagne d’avoir joué le même jeu que celui qu’il proposait. Mais comment pouvait-il espérer battre sur ce terrain la puissante République fédérale qui a d’autres moyens que ceux d’une Belgique en voie de perdition ?

A lire un extrait de Trends-Tendances dans un article consacré à une fermeture éventuelle, l’on se rend compte des dégâts que cela va occasionner.

Le journal économique dit notamment  « En cas de fermeture du site Opel d'Anvers, près d'un cinquième de l'emploi (18 %) dans l'assemblage automobile en Belgique disparaîtra, selon des chiffres présentés mardi par Agoria, la fédération de l'industrie technologique. En 2008, 15.100 personnes travaillaient dans les usines d'assemblage, soit 10 % de moins qu'en 2007. En 2008, 688.861 voitures ont été assemblées en Belgique, ce qui représente une baisse de 13 % par rapport à 2007.

Une fermeture de l'usine Opel d'Anvers toucherait 2.700 personnes directement, mais aussi quatre fois plus d'emplois indirects, a par ailleurs affirmé Eddy De Decker (syndicat CSC) : «Une fermeture toucherait quatre à six fois plus d'emplois indirects. On peut avancer le chiffre de 10.000 emplois perdus.»

Loin de nous l’idée de nous réjouir du drame social qui est en train de s’instaurer en Flandre et pour lequel nous compatissons, mais il démontre bien qu’une région dite aussi  prospère et bien gérée que la Flandre, n’a aucune capacité de défense ou de réaction face à un des deux états les plus puissants d’Europe qui tente de maîtriser sa propre crise.

La Wallonie plus faible encore économiquement et dont une bonne partie de l‘emploi dépend de la France devrait tirer des conclusions sur ce qui est en train de se passer chez nos voisins. L’on ne peut reprocher à un pays de défendre l’emploi sur son territoire. Aussi pourrions-nous reprocher à la République française de faire de même, un jour ou l'autre pour ses citoyens  au détriment de nos travailleurs ?

Par contre, si la Wallonie se trouvait être une région de France à part entière, elle pourrait bénéficier de cette protection bien naturelle.

La crise mondiale est loin d’être terminée. La Belgique ne représente plus rien auprès des états décisionnaires, et encore moins, la Wallonie.

Allons-nous, à l’instar des capitaines courageux, sombrer avec ce pays artificiel où nous ne sommes même plus chez nous ? Ou allons-nous enfin adopter le pragmatisme d’une réunion à la seule nation à même de mieux nous protéger, de mieux répondre aux menaces d’un futur proche ?

Que ce qui arrive en Flandre ouvre enfin les yeux de nos responsables politiques, c’est tout ce que l’on devrait espérer. Mais en sont-ils capables ? Y aura-t-il enfin des politiciens socialistes, libéraux ou humanistes pour se révolter contre l’oppression de la pensée unique belgicaine qui règne dans les partis et clamer leur volonté de rejoindre la République ?

Car les électeurs les écouteront avec attention. Ce ne sera plus le discours de quelques vieux rattachistes nostalgiques ou rêveurs qui leur indiquera le chemin à prendre, mais bien des hommes politiques au parler-vrai et en qui ils accorderont une confiance, cette fois méritée.

Oui, la Wallonie est petite et sans force dans une Belgique qui ne peut plus lui assurer un avenir !

Oui, il est temps, plus que temps, d’ouvrir les yeux et les esprits, sinon la chute sera mortelle !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 15:46

 
Le quotidien La Meuse de ce jour publie en première page la photo du Président de la République Française avec une interview de la responsable de la communication SNCB qui annonce qu'une invitation lui a été envoyée à participer à l'inauguration de la nouvelle gare des Guillemins à Liège. Elle déplore n'avoir encore reçu aucune réponse de l'Elysée.

Mais le Président ne ferait-il pas œuvre d'intelligence politique en retardant sa réponse pour appuyer la demande des autorités françaises de l'accord sur la réouverture de la ligne de chemin de fer Givet-Dinant qui permettrait une liaison nouvelle entre Reims (ligne à grande vitesse Est) et Namur (ligne à grande vitesse Thalys) à travers les Ardennes ?

Du côté français, les budgets sont préparés et il dépend de la SNCB essentiellement que les travaux ne commencent rapidement. Pour voir  le communiqué de Claude Wallendorff, Maire de Givet et Conseiller général du canton de Givet et de Boris Ravignon, Conseiller municipal de Charleville-Mézières et Conseiller général du canton de Charleville, cliquez sur le lien suivant:
http://www.wallonie2010.eu/Articles/givet_dinant090709.pdf

La Région wallonne peut être rapidement convaincue de la nécessité d'abandonner un projet Ravel pour le remplacer. Le ministre Marcourt a dernièrement insisté sur le besoin vital de dynamiser l'économie de la Région. Que voilà un beau défi à réaliser. Namur, Capitale de la Wallonie, ouverte aux voyageurs du TGV Est et aider à désenclaver la région Champagne-Ardenne, si proche de nous, ne fut-ce que par l'amitié que Jean-Paul Bachy, Président de cette Région, témoigne aux Wallons.

Mais le Conseil d'administration, même si Edmée Degroeve ne le préside plus, pourra-t-il s'abstraire de son favoritisme flamand ?

Parfois le chantage se révèle utile. Puisse Nicolas Sarkozy s'en souvenir !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 07:17

Éric Van Rompuy, le frère du fantôme du 16, rue de la Loi, le disait le 10 juillet 2008, il lancerait cette harangue lors de la fête nationale flamande s’il était président du parlement flamand :  " Amis wallons, nous sommes à quelques jours d'un rendez-vous historique. »

 
« Comprenez que ceci est l'une des dernières chances d'une profonde réforme de l'État. Et je terminerais en disant : espérons nous revoir ici le 11 juillet 2009 dans un nouveau pays », ajoutait-il sur son site internet.


Mais si ce souhait d'une profonde réforme de l'État ne se réalisait pas, le président du parlement flamand devrait alors ouvrir son discours en 2009 « avec ce plan B dont personne aujourd'hui n'ose parler ; le peuple devient l'État », a prédit Éric Van Rompuy.


Et le député flamand d'accuser les dirigeants politiques francophones de commettre « l'erreur historique de continuer à refuser d'adapter nos structures d'État et à aspirer à un New Deal entre communautés de ce pays. Ils ne comprennent toujours pas qu'un État est en train de mourir », concluait-il. (Source : La Libre Belgique du 10/07/2008)


Voilà un politicien qui n’adopte pas la langue de bois de son frère. Aujourd’hui, il doit boire du « petit lait ». Les francophones ont rejeté les accords qu’il désirait sur les réformes amicales, mais intéressées qu’il espérait. Le nouveau gouvernement devient représentatif du « peuple » souverain, donc il devient l’État.


Et ce gouvernement de l’État flamand montre qu’il va désormais appliquer le plan B soit la fameuse doctrine de Maddens qui préconise l’étranglement de l’état fédéral par l’application une politique flamande, toujours basée sur la légalité, mais strictement libre des décisions ou pressions fédérales.


Son pauvre frère doit s’arracher les quelques cheveux qui lui restent. Voilà que le chaos dont il menace les séparatistes s’annonce très proche.


Mais les grugés dans ce nouveau développement, ce sont bien les Wallons. Les électeurs de Wallonie ont privilégié les quatre partis qui s’accrochent à une Belgique qui se dérobe, au lieu de voter RWF. S’ils avaient refusé un tant soit peu la propagande malsaine de nos lâches politiques, ils auraient, qu’ils soient monarchistes ou républicains, probelges, indépendantistes ou rattachistes, voté en nombre suffisant pour le seul parti capable de mettre fin au chantage exercé depuis plus de trente ans. Paradoxalement, ce la aurait peut-être été une bouée de sauvetage pour l’état fédéral par la démonstration d’une capacité wallonne de répondre aux injonctions toujours plus pressantes des Flamands. La crainte d’une explosion de cet état fédéral, vidé de toute autorité et qu’ils veulent maîtriser pour conquérir les derniers bastions francophones.


Car il ne faut pas se leurrer, les déclarations faites cette année pour le 11 juillet étaient claires. À l’Hôtel de Ville de Bruxelles, il a bien été déclaré que Bruxelles devait demeurer pour le monde une vitrine belge (flamande – NDLR) et qu’elle était la capitale incontestable de la Flandre.


Cette affirmation prouve bien que l’idée des politiques flamands est bien d’avoir un état indépendant dans ses lois et ses décisions, mais possédant une influence dominante sur la Belgique. Heureusement, "qui souffle le vent récolte la tempête", et il n’est pas exclu que les électeurs flamands, convaincus d’appartenir à un peuple unique et à une nation supérieure, ne poussent à des exigences tellement fortes que la Belgique éclatera définitivement, mettant fin ainsi à leur domination dissimulée, mais réelle.


Qu’un Di Rupo admette que les négociations avec la Flandre seront désormais plus dures, démontre l’incapacité de ce président et de son parti, à avoir une influence positive  pour l’avenir de la Wallonie. Il aurait fallu, qu’il ait le faible, mais réel courage d’un Eerdekens, d’au moins oser dire que l’option de rattachement de la Wallonie à la France était désormais une possibilité envisageable en cas de durcissement flamand !


D’autre part, Joëlle Milquet, malgré son surnom de « Madame Nee » ne peut que s’indigner sur une décision de gouvernement régional de profiter de son autonomie pour compléter les allocations familiales des enfants flamands. Qu’attend-elle pour exiger la même attitude en Wallonie ? Il est vrai que les disparités financières entre régions se sont accentuées sous les législatures précédentes wallonnes.


Ne parlons même pas de Javaux qui rêve à une révolution verte dans un pays exsangue !


Oui, Éric Van Rompuy avait raison. Pas d’accord sur l’institutionnel avant les élections régionales de juin 2009, la méthode pour rendre les « francophones » plus dociles est en route.


Mais rien n’est joué, car une chute du gouvernement fédéral pourrait intervenir en fin d’année, face au précipice social, économique et financier entre les régions qui se crée et qui ne peut qu’entraîner des crises politiques majeures au fédéral.


Et qui sait, cette fois l’électeur pourrait enfin comprendre l’intérêt pour la Wallonie (et pourquoi pas pour Bruxelles) de faire entrer le parti rattachiste au gouvernement et de marquer ainsi au moins un coup d’arrêt à la furie de conquête flamande !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 08:22
Décidément, il n'en manque pas une. Le rattachiste "scrogneugneu" continue à divaguer sur son blogue.

Il vient d'écrire " Les rattachistes lucides, qui ont un minimum de culture historique et refusent la "pensée unique" que d'aucuns tentent de leur imposer, n'ont pas a hésiter, à présent, à adopter mutatis mutandis la même attitude que leurs devanciers : constituer, sous une dénomination et une forme acceptable pour l'opinion publique wallonne, un " front autonomiste/séparatiste" avec les nationalistes flamands.

La N-VA est un parti démocratique et certains de ses parlementaires, comme M. Jan Peumans, se déclarent même "de centre-gauche". Mais il y a aussi divers groupements importants, comme le Vlaams Volksbeweging et le Cercle De Warande. Les interlocuteurs "fréquentables" ne manquent pas.
.."

Par un tour de passe-passe, l'unité nationale va se créer pour défaire l'unité nationale. La réunion de la NV-A (13% aux élections 2009) et de quelques rattachistes wallons (0,5%) va créer un séisme capable d'obtenir la scission de la Belgique honnie. Mais quelle naïveté ! Quel angélisme !

Si un partage de la Belgique devait s'effectuer par l'entente entre les nationalistes flamands (et derrière la NV-A, se profile le CD&V, version soft du flamingantisme), et ces quelques rêveurs, quelle serait la la répartition de l'héritage belge .

Doit-on croire en la générosité de ces individus "fréquentables" , subitement soucieux d'une équité entre les régions ? Ces rattachistes qui prétendent connaître l'histoire, se rappellent-ils seulement le retour triomphal de Chamberlain en 1938 qui trouvait les exigences d'Adolf Hiltler parfaitement raisonnables et qui pensait avoir écarté le spectre de la guerre ?

Pourquoi une nation en devenir résisterait-elle à la volonté d'écraser ce qui pourrait l'affaiblir ?

Décidément, je comprends de plus en plus la désaffection du citoyen lucide qui, à lire ce genre de déclaration, ne peut comprendre un rattachisme qu'il découvre prêt à s'allier avec le diable, quitte à brûler en enfer !
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /2009 12:52
Mon article précédent,fait « mouche » et dérange un vieux rattachiste « scrogneugneu ».

Comme dirait Georges Brassens, « je suis de la mauvaise herbe, braves gens. Je pousse en liberté dans les jardins mal fréquentés ».

C’est un véritable plaisir de citer les griefs qu’il lui fait et d’y ajouter quelques observations de mon cru.

B
ien entendu, je trouve que Paul-Henri Gendebien est actuellement le seul « leader » incontesté du retour à la France au niveau du grand public, même si cela gêne, je le répète, quelques anciens combattants d’une cause qu’ils n’ont jamais réussi à faire connaître d’une manière notable.

Il faut que je précise aussi mon indépendance totale de pensée. Je ne suis nullement le porte-parole du RWF et si le « néophyte » que je suis à ses yeux estime sa pensée comme une participation indispensable au redressement wallon, je n’en suis pas idolâtre pour autant.

Voici quelques perles de ce qu’il a publié sur son blogue :

«  On trouve décidément de tout sur les blogs de certains rattachistes. Même lorsqu'ils mettent en exergue que la Wallonie aime la France, ils semblent souvent regretter la " Belgique de papa", celle dont Gaston Eyskens a dit, en 1970, qu'elle était dépassée par les faits.  (Si Gaston l’a dit, c’est tout bon ! NDLR)

Aveuglés par une haine pour la Flandre, ils affirment, par exemple, que "la Belgique est morte en 1970 d'un fédéralisme qui a donné tout le pouvoir à la Flandre". Ou encore : Les politiques flamands voient la Flandre comme un État reconnu et indépendant, part d'un État fédéral belge qu'elle gère, avec comme capitale Bruxelles et comme colonie un autre État soi-disant indépendant, mais sous sa coupe, la Wallonie".  (Mais non bien sûr, la haine du Flamand qu’il détecte chez moi, l’empêche de voir la réalité de ce qu’il s’est passé depuis 1970 et s’accentue encore – NDLR) …

… Prétendre que la Wallonie est devenue une "colonie" de la Flandre à la suite de l'instauration du fédéralisme est tout aussi absurde, car ce sont les politiques wallons - et non les flamands - qui s'accrochent, depuis trente ans, à ce qu'ils appellent la "solidarité nationale", pour pouvoir continuer à bénéficier d'une sorte d'assistanat par la Flandre grâce aux transferts financiers nord-sud..C'est en cela qu'ils font preuve d'une certaine lâcheté, en tout cas d'un manque de dignité, et non dans les négociations interrégionales. (Eurêka, j’ai trouvé nos politiques, et par delà les syndicats et les Wallons qu’ils représentent sont lâches et veules. Rudy Aenhoudt ne disait rien de plus – NDLR)…

 … Si colonisation il y a, elle est plutôt le fait des francophones qui ont été planté (sic) leur tente dans la périphérie bruxelloise ou le restant du Brabant flamand, un peu comme les Israéliens en Cisjordanie (Les Francophones  sont donc des émules des Israéliens. CQFD  - N’est-ce pas témoigner d’une certaine haine des Bruxelles, mère de tous les péchés qui doivent retomber sur ces habitants honnis qui osent parler le français –NDLR).

On ne fait pas avancer une cause avec des contre-vérités. On ne le fait pas davantage en prêchant la désunion entre les rattachistes et autres séparatistes wallons, entre lesquels nous nous efforçons, au contraire de jeter des ponts. Il paraîtrait, selon certains, que cette idée d'union est passéiste. Elle l'est peut-être, mais seulement pour les néophytes donneurs de leçon qui n'ont pas de passé ! Pour les gens sérieux et lucides, elle est au contraire d'une brûlante actualité. Une chose est frappante : ces dénigreurs se sont courageusement abstenus de participer aux États généraux de Wallonie, obéissant au doigt et à l'œil au nouveau prophète qu'ils admirent. Au pays des aveugles... »

Clôturons cette polémique. Cet ancien Belge refusant d’être Belge, Français de cœur, wallon d’appartenance depuis des lustres est le seul à décerner des brevets de réunionistes à la France. J’ai raté mon examen de passage en ne participant pas aux états généraux, épreuve obligatoire pour le recevoir.

Le rattachisme semble être un sujet trop important que pour accepter les « néophytes »  dans le combat pour une restauration, de même que de s'intéresser aux quelque 97% d’électeurs wallons qui préfèrent encore la Belgique dominée par la Flandre à une Wallonie indépendante et française ! Ils n'ont pas droit à la rédemption sans une conversion préalable à la fois de celui qui voit tout, qui sait tout, qui sanctionne tout... mon triste interlocuteur occasionnel ! 

La grande victoire espérée de ce monsieur sera donc le résultat d’une entente des nationalistes flamands qu’il aime tant et quelques irréductibles rattachistes.

Je n’aurai qu’un seul message pour ce parangon de vertus wallonnes et françaises.

Monsieur, retournez vivre avec vos fantômes du passé et laissez-nous vivre avec l’espoir d’un avenir où une majorité de ces « Belges » que vous semblez particulièrement haïr basculeront dans une vision d’une Wallonie libre, vivant en harmonie dans une nation où elle se retrouvera !

Mais cela ne se sera pas fait grâce à vous et à vos quelques fidèles !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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  • : 19/07/2008

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