Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Mouvements d'humeur

Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 16:55
C’est durant l’occupation de Paris que les émissions françaises de la BBC lançaient régulièrement un « jingle » comme l’on dit maintenant en radio, « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ». Ce petit air avait pour but de mettre en garde les Français contre les nouvelles manipulées par le gouvernement allemand et les discours des politiciens qui y prenaient la parole.

Aujourd’hui en écoutant les débats sur RTL-TVI et la RTBf  à propos des mesures budgétaires qui allaient être prises pour combler un déficit de 3 milliards d’euros (attention 25 milliards pour revenir à l’équilibre en 2015), j’ai constaté, et ce n’est pas la faute des journalistes, que votre télé ment, votre télé ment, votre télé ment tout le temps.

Les politiques francophones (les appeler Wallons me semble particulièrement impropre) présents sur le plateau quoiqu’ils affirmaient noyaient les interrogations posées sous des déclarations mensongères. Mensongères ? Oui, je l’affirme. Car à les entendre l’on ne toucherait pas au pouvoir d’achat, le gasoil et le mazout n’augmenteraient pas, l’on ne prélèverait pas de nouvelles taxes, l’emploi des fonctionnaires ne serait pas menacé.

Mieux les contributions « obligatoires » des banques et des centrales nucléaires n’auraient pas d’impact sur les tarifs consommateurs. Comme si lorsqu’une augmentation du prix de revient (et les taxes y sont reprises), le prix de vente restait le même.

Donc tout ira pour le mieux et les 25 milliards de déficits de l’état belge qui devaient être trouvés, date du retour à l’équilibre, le seront sans économies substantielles et sans prélèvements fiscaux.

Ces déclarations sont graves, car, ou elles s’avèrent exactes et la seule manière de les tenir est d’emprunter et emprunter encore, ou elles sont totalement mensongères.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 12:08

Une certaine qualité de gentillesse est toujours signe de trahison  - François Mauriac

« Souvent j'ai l'impression que dans notre parti, et c'est mon plus grand regret de le constater, débattre est déjà un peu trahir » nous explique Jean-Sébastien Jamart à propos du RWF,

Je lui répondrai que trahir, c’est débattre beaucoup pour mieux diviser, pour mieux paralyser un mouvement ou un parti.

Dans quel but ? Satisfaire un ego dévastateur en  tentant de prouver que l’on pense un peu mieux que l’autre et arriver à le dépasser.

Cela doit être son cas. Maître de conférences en Droit international public et en théorie du droit à l'Université de Liège comme il aime à le rappeler. Brillant juriste certes, mais pauvre politique.

« Notre parti est à un tournant de son histoire. 10 ans après sa fondation, il a été dirigé quasi sans interruption par son fondateur et son idéologue, Paul-Henry Gendebien. L'homme a les qualités oratoires et intellectuelles que l'on sait, c'est un meneur d'hommes et aussi un débatteur redoutable lors des batailles électorales. » Cette déclaration liminaire à un plaidoyer pour chasser Paul-Henry Gendebien du pouvoir est particulièrement sournoise dans le style je vous offre quelques fleurs, mais le jet du pot va suivre. C’est la manière polie pour remercier un serviteur qui a bien servi, mais qui vous gêne parce qu’un autre, qui pourrait sembler plus efficace est passé..

« C'est un fait que les régionalistes de Toudi ou du Mouvement pour le manifeste wallon ne veulent plus discuter avec les " rattachistes officiels "depuis plus de 5 ans. C'est un fait que les "régionalistes rattachistes" sont plus nombreux chez "Wallons" ou "Liège-France" qu'au RWF depuis un an. C'est un fait que depuis 3 ans les responsables du RWF boycottent la Revue Wallonie France, dirigée par Jacques Liénard. C'est un fait que le 9 mai 2009 le RWF n'a pas soutenu les États généraux de Wallonie de Jules Gheude. C'est un fait qu'il n'y a pas eu de contacts constructifs depuis 10 ans avec les grands hommes politiques wallons qu'ont été - ou que sont encore - les Happart, Dehousse, Collignon, Spitaels, Burgeon, Eerdekens, Ducarme, qui ont leurs défauts, mais qui ont aussi leurs qualités. C'est un fait que depuis 10 ans nous n'avons aucun contact, occasionnel ou structuré, avec la société civile : syndicats, universités, fondations (pensons à la Fondation Humblet de Louvain-la-Neuve et à l'Institut Jules Destrée) » prend-il comme prétexte pour "débattre "

Serait-ce une certaine mégalomanie qui lui fait penser qu’il est possible de rassembler les vrais indépendantistes wallons qui n’accepterons jamais une tutelle fut-elle française ou monégasque et les engagements réels à la « Glinne » de politiciens parce qu’ils ont prononcé quelques paroles, plus souvent d’ailleurs de défi que d’adhésion au retour vers la France ? Quant aux quelques joyeux compagnons de chapelles diverses, leur appui est-il vraiment nécessaire.

Mais  son appel public à l'équipe actuelle en place d'organiser un congrès statutaire refondateur, n’est-il pas surtout le fruit d’une amertume profonde de son échec de 2006, quand il s’était présenté, en ticket avec Francis Panichelli, contre l'équipe actuelle Gendebien-Brogniet.

Et de se plaindre " Nous avions déclenché une campagne interne de dénigrement féroce, de sarcasmes. "Pourquoi tant de haine ?", m'étais-je dit alors. Il n'y en avait point en fait. Pire, il y avait sous-jacente l'idée, dangereuse pour la démocratie interne du parti à mon avis, que débattre c'est déjà un peu trahir. Pour l'unité du parti - et pour sauvegarder nos nerfs aussi ! - nous nous étions retirés"

Retirés ? Pour mieux saper, diviser le mouvement ? Car dans le fond, l’on peut penser que c’est là l’unique fondement de son exposé. S’il en était autrement, l’aurait-il publié sur son blogue, ouvert à tous, même aux ennemis les plus acharnés contre le RWF. Aurait-il  communiqué à tous la lettre ouverte de Jacques Lenain au président du RWF, témoignage d’une ingérence étrangère, fut-elle française dans un débat interne ? Et maintenant ce plaidoyer pour un changement de ligne politique qu’il désire, faisant fi des électeurs et des candidats qui ont cru à la sincérité du programme présenté le 7 juin et à qui l’on expliquera bientôt qu’il faut bien s’adapter aux règles du marché ?

J’ai cru au RWF puisque j’y ai adhéré. Jai bien dit adhéré, acte que certains confondent avec contester. Je suis même allé jusqu’à accepter la place de 3e candidat aux élections régionales. Cette tentative d’inflexion de programme me fait penser aux magouilles des partis traditionnels. Je ne pense pas que l’équipe dirigeante va se laisser manipuler par une argumentation suant une certaine hypocrisie prônant une bi-présidence Laurent Brogniet - Nathalie Tramasure pour mieux déstabiliser Paul-Henry Gendebien en tentant de casser la fidélité de ces deux militants qui sont loyaux ?   

J’espère un nettoyage des écuries d’Augias probablement comme nombre de militants sincères, de manière à croire encore au RWF. Ce n’est pas en changeant de cap que l’on réussit à atteindre le port. Cela sert peut-être à éviter quelques grains mais cela peut conduire aussi à ne plus le retrouver !

Pour moi aujourd’hui, Jean-Sébastien Jamart a bien gagné du galon, il a cessé d’être militant. Il est devenu politicien à part entière ! Mais hélas, ce n’est  pas lui qui fera avancer notre cause.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 17:52

Le rapport du GEMIX, groupe que le gouvernement avait mis en place afin d'étudier la répartition idéale des différents types d'énergie nécessaires pour garantir l'approvisionnement du pays,  recommande de retarder de dix ans la fermeture de Doel 1 et 2 et Tihange 1. Selon lui, les réductions de la consommation d'énergie et de production d'énergie renouvelable ne pourront compenser le déficit de production que subirait le pays s'il fermait les trois centrales.  

Paul Magnette, ministre fédéral socialiste du climat et de l’énergie  reprend la recommandation. "Ce report permettrait de garantir la sécurité d'approvisionnement du pays, éviterait une production importante de CO2 et permettrait de maintenir un niveau de prix protégeant le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises", a-t-il déclaré..

Évidemment, si les partis qui figurent dans le gouvernement se déclarent solidaires de cette prolongation (le trou financier du budget justifiant quoi qu’ils en disent), les écolos parlent de trahison et de forfaiture.

Mais la question d’une vétusté qui doit s’accroître dans le temps, malgré des rajeunissements partiels, pose le grave problème pour la sécurité des habitants. .

Verra-t-on une catastrophe à la Tchernobyl se produire en Wallonie ? Bien sûr, l’on me répliquera que les conditions d’utilisation et de contrôle empêcheront tout incident de ce type, la Belgique n’est pas l’Ukraine. Soit. Mais vu l’état de délabrement de nos moyens financiers et des conditions de rentabilité, peut-on nier que ce risque existe ?

Si l’accident venait à se produire, les écolos qui ont bloqué en 2003, la construction de nouvelles centrales plus modernes, moins productrices de déchets radioactifs et diminuant de manière appréciable les rejets de CO2, mais aussi les autres partis qui ont accepté ces mesures et qui maintenant se trouvent devant un problème cornélien, arrêter les vieilles centrales et se trouver en manque de capacités énergétiques pour le pays ou continuer à les exploiter avec des risques qui augmenteront avec le temps, quoi qu’ils affirment. Une voiture usée reste usée même si l’on change le moteur.

L’accuse donc les partis politiques d'avoir préféré leur idéologie et leurs intérêts plutôt que ceux de la nation et d'avoir une vue à court terme Je le savais déjà. Espérons que d’autres s’en rendront compte.

En France, de nouvelles générations de réacteurs sont en construction, plus sûrs, plus puissants, moins polluants. Mais comparer la Belgique à la France, c’est comparer le cancre de la classe à celui qui a obtenu une grande distinction !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 12:20

D’après une info de la RTBf parue hier, Elio Di Rupo ne veut pas d’une gare qui coûterait trois fois moins cher que celle de Liège, pourtant également dessinée par Santiago Calatrava.

Alors que les infrastructures liégeoises ont coûté près de 350 millions d’euros, celles de Mons ne devraient coûter que 110 millions d’euros, un investissement entièrement supporté par la SNCB et qui évidemment détournera une partie des budgets prévus pour l’ensemble de la mobilité ferroviaire

Cette gare devrait voir le jour d’ici fin décembre 2014 et Elio Di Rupo, LE bourgmestre de Mons, exige que les délais prévus soient respectés. Évidemment, Mons devrait être capitale européenne de la culture en 2015, puisque ce président du PS a bloqué, avec la complicité des élus de son parti et du CDH, la candidature de Liège qui sans cela l’aurait évidemment emporté !

Elio Di Rupo voit cette gare qui ressemblera à un dragon déployant ses ailes comme une des portes d'entrée de SA capitale européenne dont il sera la glorieuse figure de proue !

Que Di Rupo nous joue la folie des grandeurs comme une mauvaise copie de De Funès, soit. Mais est-ce judicieux de vouloir une extravagance financière de plus au moment où la Belgique est en crise, que l’on licencie force de travailleurs, que certains ont de plus en plus de mal à vivre décemment et que l’on est socialiste ?

Mais Liège l’a bien eu, nous dira-t-il, oubliant que sa construction a commencé il y a plus de 8 ans, moment où la crise ne frappait pas le pays. Mais quand le narcissisme et l’égocentrisme s’en mêlent, la raison disparaît rapidement.

Liège a une gare superbe et lui aura une Capitale européenne de la Culture. Tout est bien qui finit bien puisqu’il considère Liège comme un faubourg associé à sa capitale. Liège sera donc la porte d’entrée internationale vers sa bourgade culturelle !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 14:27
Que dire d'autre des Fêtes de Wallonie. D'abord leur nom est déjà tout un symbole:
L'expression "Fêtes de Wallonie" signifie les fêtes qui se déroulent en Wallonie, alors que notre expression à nous qui revendiquons notre appartenance, ce serait plutôt "Fête de la Wallonie" qui signifie clairement que c'est notre terroir, nos racines que nous fêtons!


Mais hier à Namur ce fut plutôt la fête des politiciens. Avec un courant d'air froid qui souffle sur l'Olivier naissant. Milquet accrochait Javaux pour ses mises en avant dans la presse.

Kris Peeters, vous savez le ministre- président flamand, dont le parti estime que les Wallons sont un boulet pour la Flandre, siégeait au premier rang (sans doute pour voir comment l'on dilapidait l'argent flamand chez nous).

Lors du cocktail qui suivait le discours de Demotte, Jan Peumans, le sympathique NV-A de Riemst, vous savez le minuscule patelin limbourgeois qui a intenté une action contre le développement de Liège Airport, a déclaré avec un petit sourire goguenard à un journaliste de la télévision, j'aime les Wallons ! Cela s'appelle "se foutre" de notre gueule.

Enfin, l'allocution de ministre-président wallon fut l'exemple de la plus belle langue de bois possible. "Ne craignons pas de parler de rigueur. Nous sommes tenus de faire mieux avec moins, c'est un gage de bonne gouvernance", a souligné M. Demotte. Et de larmoyer sur la nécessaire solidarité pour les travailleurs Wallons de la Sonaca ou Flamands d'Opel.

Je crois ne pas avoir entendu ce genre de discours et d'appel à la solidarité lors du 11 juillet en Flandre concernant la sidérurgie wallonne. Mais peut-être était-ce une manière de ne pas attirer l'attention de Mittal sur Sidmar ? J'ai peut-être raté quelques chose, mais je n'ai rien entendu non plus sur les problème des producteurs de lait wallons alors que l'on sait que les fédérations flamande et wallonne sont sur des positions totalement opposées; Demotte ou Rase-mottes ? Un discours peu mobilisateur marqué d'une volonté de ne pas remuer trop l'amour de la Wallonie. Cela peut faire mal à la Belgique que son président de parti aime tant !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 16:12

« S’il ne l’a pas dit dix fois, il ne l’a jamais dit. » Tout au long de l’interview qu’il a accordée au journaliste de la Meuse publiée dans l’édition du 14 septembre, Elio Di Rupo a répété qu’il fallait être “ raisonnable ”.

« Un message de vrai bon sens populaire, mais qui est tout sauf évident dans la Belgique politique d’aujourd’hui », nous dit le rédacteur de l’article.

Raisonnable ?

Est-ce une manière d’amortir le choc que les mesures de restrictions imposées par le gouffre financier de l’Etat fédéral et de s Régions bruxelloise et wallonne ?

Est-ce une précaution élémentaire pour aborder un débat communautaire  où, une fois de plus, les « francophones » vont mettre le genou à terre dans l’espoir de  recevoir  quelques euros supplémentaires ?

Est-ce une réaction de prémonition à la possible démission du gouvernement fédéral et à de nouvelles élections ?

Est-ce la volonté de faire admettre que les élus peuvent parfois soigner leurs intérêts avant ceux de leurs concitoyens, cela même au parti socialiste ?

Mais les Wallons doivent-ils vraiment être raisonnables ? Voilà la vraie question. Nous ne sommes plus gouvernés, le bateau est ivre et tangue dangereusement à chaque nouvelle lame journalistique. 

Ce ne sont même plus les scandales révélés qui hérissent l’électeur mais bien les avantages nombreux et conséquent dont la classe politique bénéficie .

Il est de moment ou la raison est de ne plus écouter la raison, mais de s’aventurer courageusement dans l’incertitude d’un avenir qui ne peut pas être pire que celui que l’on nous a donné depuis de nombreuses années et que l’on tente de défendre encore aujourd’hui.

L’avenir appartient aux audacieux, c’est ce que la sagesse populaire disait au temps où le lavage de cerveau sur le principe de précaution n’avait pas encore atteint une jeunesse impatiente d’agir et de prendre la place qu’elle mérite !

 Retrouvons ensemble ce bel enthousiasme juvénile quittons une Belgique étriquée qui se meurt et rêvons d’une Wallonie, Région de France, puissance mondiale par son appartenance à la République.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 09:39
La grève du lait et son déversement  dans les champs est la démonstration du désespoir de nos producteurs wallons. Va-t-on laisser disparaître sans réaction réelle, ceux qui constituent un dernier lien avec notre terroir ?

Nos politiques wallons, si prompts à s'émouvoir sur la fermeture d'Opel à Antwerpen, vont -ils enfin réagir ? Mais que valent pour eux quelques "bouseux", face à la grande distribution et aux industriels du lait ?

Sont-ils sourds au point d'avoir perdu toute compassion pour leur compatriotes ?

Où sont les socialistes, les humanistes et les écolos qui se disent si près de la nature ? 

La Wallonie ne peut-elle marquer son opposition à ce massacre et aux règles rigides de l'Europe derrière lesquelles les élus se cachent avec délectation ?

Reynders va demander une enquête sur le protectionnisme allemand mais qu'attend-il pour monter au créneau européen.

L'on ne sait rien faire, nous dit-on. Un traité nous unit à l'Europe. Mais les traités sont faits pour être rompus. Et si un des pays fondateurs de l'Europe menaçait de bloquer toute négociation européenne par un véto tant qu'une décision favorable à nos agriculteurs ne serait pas prise.

Mais il est vrai que les Flamands, plus  industrialisés et dont les produits sont mieux référencés dans les grandes surfaces, auront moins de peine à survivre et pourront, pourquoi pas, racheter bientôt d'autres terres agricoles.

Voilà peut-être la principale cause de l'inertie gouvermentale !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 16:25

Je ne puis résister à publier dans son intégralité le délire d'andré Schreurs à propos de mon message précédent.

Bien sur j'y mettrai en italiques mes remarques, mais je pense que lorsque l'on attend avec impatience le drame social qui attend la Wallonie pour satisfaire sa haine atavique de la Belgique, il m’a semblé utile de répondre à ce pauvre tribun, qui ne rend  pas compte qu’il dégoûte et dégoutera les Wallons des rattachistes, de tous les rattachistes

A le lire, c’est Néron, jouant du Luth pendant l’incendie de Rome.  Il écrit sur son blogue :

La S.A. Belgique en faillite

Le ministre fédéral du Budget l'a annoncé urbi et orbi : faute d'économies drastiques, la Belgique va tomber en faillite. Elle l'est déjà virtuellement. Si l'Etat belge était une société privée, il le serait réellement. L'Etat fédéral ne pouvant supporter seul l'effort budgétaire indispensable, les Etats fédérés que sont les régions et communautés doivent participer à cet effort à concurrence de 35%, a déclaré le ministre. On connaît la fière réponse du gouvernement flamand, aiguillonné par M. Geert Bourgeois, ministre N-VA du budget : plus un euro pour le fédéral !

 

Au lieu de se réjouir, comme les nationalistes flamands, et comme nous, de la faillite de la "S.A Belgique", annonçant la fin programmée de cet Etat artificiel, un bloggeur rattachiste liégeois, M. René Thirion, semble tout effrayé : par suite de la "déconfiture de l'Etat belge", que les Flamands ne veulent plus renflouer financièrement, "les régions bruxelloise et wallonne vont être asphyxiées" et il voit déjà "les francophones à genoux implorant quelque moyen de subsistance contre une réforme de l'Etat qui consacrerait une Belgique flamande".

 

Comme si cela ne faisait pas des lustres que, depuis 1970 et par une régionalisation avantageuse à la Flandre que les politiciens, vendent pour quelques deniers, des avantages qui augmentent sans cesse la puissance flamande

 

M. Thirion a raison d'espérer que cette fois, les Wallons renonceront à "prier, supplier, vendre leur liberté". Mais où est la "Belgique flamande" qu'il redoute ? Il ne comprend donc pas que ce que veulent les nationalistes flamands, ce n'est pas dominer une Belgique exsangue, mais construire un Etat flamand et pour cela, laisser la Belgique s'asphyxier et dépérir, "pourrir lentement", en utilisant au maximum, avec leur argent, leurs compétences régionales et communautaires. C'est cela la "doctrine Maddens"...

 

L’aveuglement de ce partisan des nationalistes flamands triomphants touche à la complaisance. Comment croire qu’un nationalisme triomphant ne désire pas s’étendre au-delà de son territoire pour assurer son destin.

 

Il y a des exemples qui ne le frappent pas, malgré sa grande culture historique, celle d’un nationalisme des années 30 sur lequel Monsieur Chamberlain s’appuyait pour dire qu’il n’y aurait pas de guerre.

 

Combien de fois faudra-t-il répéter que les nationalistes flamands ne "travaillent" pas contre nous, mais pour nous ? Comme le dit très bien M. Lenain, notre compatriote français, ce sont les nationalistes flamands et non les rattachistes wallons qui feront sauter l'Etat belge et permettront ainsi, indirectement, la réunion de la Wallonie à la France.

 

Ce lecteur naïf se voit déjà libéré du carcan belge par la volonté des nationalistes flamands. Cela le rend aveugle. Bien sûr que des entreprises wallonnes appartiennent non à la France, mais à des capitalistes français (Carrefour, chaine internationale française en est le triste exemple. Cherchez le nombre de produits frais français) , mais oublie-il que d’autres sont aux mains de sociétés allemandes ou américaines. Et surtout combien de PME wallonnes dépendent de sociétés flamandes.

 

Ce raisonnement- ou plutôt cette évidence- est-il donc trop subtil pour certains de nos amis ? M. Thirion en est encore à croire que c'est "par une indigestion d'injustice sociale (laquelle, donc ?), la colonisation économique (alors que la plupart de nos grandes entreprises sont déjà sous contrôle français!), et l'oppression politique (sur la Wallonie ???) de la Flandre, que la Wallonie rejoindra la France...

 

Ben voyons, il oublie, pour son argumentation 1945, 1950 et même 1960 sont des années où les Wallons s’élevèrent contre l’injustice et l’oppression. Il ne s’en rappelle que pour se mettre en avant. J’étais, je fus, etc.

 

Le rôle des rattachistes n'est pas de diaboliser les Flamands ni de courir après d'hypothétiques succès électoraux, mais de sensibiliser la population wallonne à l'idée que la partition de la Belgique est inévitable, parce que les Flamands le veulent- et que la meilleure solution d'avenir pour la Wallonie est, dans ce cas, une union-intégration à la France.

 

Et de nouveau l’argument des flamands qui veut abandonner une Belgique qui leur appartient déjà par la loi électorale. Lui qui les vante et les admire tant, les prend-ils pour des imbéciles ?

 

M. Thirion, qui ne cache pas sur son blog qu'il exprime "ses humeurs", va -il encore longtemps se tromper de cible, et tel un nouveau don Quichotte, guerroyer sans fin contre les moulins à vent flamands ? Quel temps et quelle énergie perdus !

Mais j’ai la lucidité, cher monsieur, et je suis heureux que d’autres la partagent. Il faudra bien un jour convaincre les 98% de Wallons qui vous prennent, au même titre que moi et que tous les rattachistes, pour des illuminés. Dans tous vos messages sur votre blogue, vous montrez un mépris certain pour les Wallons. Croyez bien que cela doit leur être insupportable. Moi, je crois ne leur dignité et en leur capacité de réaction, le moment venu. C’est là, la différence essentielle entre nous, j’aime mon peuple et j’espère un jour lui éviter un joug insupportable.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 17:29

Jacques Lenain, un "haut fonctionnaire" français disent certains, apparemment directeur au Ministère de la Santé et des Sports au Fonds de solidarité vieillesse et auteur d'un essai politique en préparation intitulé «Le destin de la Belgique française», est venu présenter aux Etats Généraux de Wallonie 2009 sa vision  quant au rattachement éventuel de la Wallonie à la France sous le titre " L’union-intégration, une solution pleinement française et pleinement belge ". Déjà le mot pleinement belge est choquant. Veut-il faire de nous de nouveaux bons belges ? Désire-t-il que nous restions des "petits belges" lorsque nous nous rendrons dans une région française ? Serons-nous des citoyens de seconde zone ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette solution va à l'encontre de la thèse du RWF qui préconise plutôt l'Union-assimilation. En effet, devenir citoyen français à part entière semble nettement plus favorable au parti de Paul-Henry Gendebien.

Comme ce Monsieur prépare probablement activement la sortie de son ouvrage et sa possible promotion sur le marché belge, il a jugé bon de rappeler toutes ses conclusions par "lettre ouverte" au Président du RWF pour lui démontrer combien sa ligne était obsolète (d'après lui) ainsi que l'attitude de son parti. A défaut de le convaincre, le débat s'annonce excellent pour la publicité de son " œuvre " .

Comme l'on pourrait me qualifier d'aveuglement envers un parti que je supporte d'une manière indépendante mais dont j'approuve les positions, je vous communique un message paru sur le blogue Forum Bruxelles Francophone, qui m'a semblé bien  refléter la manière saine de voir les choses.

Que veut ce monsieur Lenain ? Nous diviser encore plus que nous ne le sommes ?
Par ailleurs, j'observe que les solutions qu'il propose, en gros autour du respect de la "régionalisation" (parce que, il le dit à demi-mots, il est lui-même un régionaliste français) ont été proposées sans succès depuis la fin de la guerre par tous les fédéralistes belges, wallons et bruxellois.

C'est l'échec, finalement, tant du "Rassemblement Wallon" (et P.-H. Gendebien qui en fut un temps le président peut en parler en connaissance de cause) que du F.D.F. qui, n'en déplaise à Olivier Maingain, est aujourd'hui un véritable échec...
Et ce sont ces échecs-là qu'on voudrait nous faire réexaminer sous l'angle d'une bienveillante "association-intégration" avec la France au nom du fait que les scores du RWF n'ont pas été à la hauteur des espérances ?

Pourquoi faire ? Pour nous faire manger à notre tour par les partis traditionnels ?
De plus, je suis perplexe quant au fait que des Francophones de Belgique
 (Wallons ou Bruxellois) soient prêts à "mourir pour leur autonomie" (c'est en gros ce que dit monsieur Lenain) dans la hantise d'une assimiulation à une France qui, selon lui, serait toujours trop "jacobine", trop "centralisée" ...
Lui, aime la régionalisation, il est comme Ségolène Royal et comme tant d'autres. Qu'il ne tente pas de faire trop vite une généralité de son cas en prétendant que tous les francophones de Belgique sont des régionalistes...
La régionalisation belge est un véritable échec, voilà la vérité. Seule la Flandre en a tiré parti...

Et si, finalement, nous n'engrangeons pas de meilleurs résultats électoraux, c'est peut-être tout simplement dû à d'autres causes plus structurelles, au manque de moyens financiers et humains empêchant toute visibilité (après tout, aucun autre "petit parti" n'a réussi à émerger lors des élections du 7 juin).
_________________
On me demande une épitaphe
Pour la Belgique morte. En vain
Je creuse, et je rue et je piaffe;
Je ne trouve qu'un mot: "Enfin!"


Charles Beaudelaire

Merci à ce Serge que je ne connais pas, mais dont la lucidité mérite tout le respect du monde. Puisse les sympathisants sincères entendre sa voix et son raisonnement. Mais attendons-nous à voir un débat s'amplifier dans les prochains jours.

La contestation est à la mode, comme au MR depuis quelques semaines. Ne pas gagner aux élections entraînent toujours la discussions chez les déçus qui pensent alors à une rénovation. Dans le fond Didier Reynders a eu raison de déclarer aux Estivales que ce n'est pas parce que le vent tourne que l'on change de capitaine (paroles citées de mémoire - NDLR). Voir aussi le témoignage apporté Eric Basso sur le blogue du Scrogneugneu.

Lorsque qu'un laboureur entame son sillon, il va jusqu'au bout du champ et ne le quitte pas sous prétexte que la terre est trop dur alors qu'à côté, elle semble plus meuble !


 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 12:53
Sur le blogue du Scrogneugneu de service, j'ai trouvé ce message à propos d'un article paru sur le mien. Il témoigne du manque de capacité à lire un texte et de l'interpétation erronée qui peut en être fait.

"
Parmi les liens de "Liège-France", il y a celui vers "Wallonie-France". J'ai cru qu'il s'agissait de l'excellent périodique publié par monsieur J. Liénard, mais c'est en fait le blog d'un rattachiste, monsieur Thirion.

Sous le titre "Il serait grand temps que les yeux des Wallons s'ouvrent sur la réalité de demain", Mr Thirion attire l'attention, à propos du "groupe de Baarle", sur une évolution des objectifs de Benelux, qui serait pourvu d'une sorte de parlement consultatif pouvant adresser des avis et des recommandations à l'Union européenne, en matière culturelle autant qu'économique. L'auteur redoute que cette évolution ne fasse "encore perdre à la Wallonie de son identité latine".

Qu'il s'agisse du Benelux ou de la Confédération avec les Pays-Bas incluant la Wallonie, imaginée par le groupe de Baarle, aucun de ces fantasmes ne pourra se réaliser si la Wallonie s'y oppose, ce qui sera évidemment le cas. Le danger est donc inexistant si les hommes politiques et les parlementaires wallons sont bien informés.Il suffirait d'attirer leur attention à ce sujet par un courrier personnalisé bien documenté."

A c
e lecteur inattentif, il  faut faire remarquer qu'il s’agit de faire légiférer les trois états signataires de ce Traité Benelux et non l’Union Européenne comme il le croit mentionné dans l’article.

De plus, s’il avait visité le site du dit parlement Benelux, il se serait vite aperçu que des hommes et des femmes politiques wallonnes en sont membres avec la bénédiction de leur parti respectif, donc ils ne sauraient être mieux informés sur ce parlement supranational. Où est le fantasme ?

Difficile d'éveiller à des réalités pourtant bien menacantes !


Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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  • : 19/07/2008

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