Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 14:15

" Je ne partage pas vos idées mais je me battrai pour vous puissiez les exprimer " .


Cette phrase attribuée de Voltaire, parfois contestée et qui lui est attribuée par Evelyn Beatrice Hall dans son ouvrage "Les amis de Voltaire" de 1906, n’est certainement pas celle qui influence nos médias.

Amis de la pensée unique qui veut que dénoncer des crimes contre l’égalité des femmes et des hommes ne peut se faire que si cela ne va pas à l’encontre d’une religion.

Beaucoup de radios et de télévision ont banni cette chanson qui décrit la cruauté de l’enfermement des femmes au nom d’une certaine pratique d’une religion sectaire qui envahit notre société.

A quoi a servi la révolution française ? Comment ces directeurs de programmes ont-ils la conscience tranquille.

Oh je sais, ils vont déclarer que c’est pour éviter l’islamophobie, nouveau mot inventé pour stigmatiser ceux qui s’oppose à une religion dont la seule finalité est de soumettre les pays et leurs citoyens à la loi de leur dieu. Les femmes infidèles, les homosexuels, les athées, les apostats sont punis de mort dans les pays où la charia domine.

 

Je n’ai que mépris pour ces  ennemis de notre civilisation qui baîllonnent tous ceux qui mettent en garde par leurs écrits, leurs chansons, leurs poèmes et leurs reportages contre le danger que constitue les idéologies politico-religieuses qui asservissent l’être humain.

 

Messieurs les censeurs, veuillez accepter l’expression de mon mépris le plus profond et votre manière d’éteindre la liberté d’expression me fait « gerber » pour employer un mot à la mode et que vous comprendrez !

  PerretCensure

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 12:36

Toute union monétaire entre économies divergentes et hétérogènes doit inéluctablement pour survivre se transformer en une union de transfert : les économies fortes doivent aider par des transferts financiers les économies les plus faibles et distancées du peloton de tête, et en difficulté.

Le fonds européen de solidarité qui vient d’accorder un prêt de 5 milliards d’euros à l’Irlande s’inscrit dans cette logique implacable.
La question se pose dès lors de savoir si cette aide aura un jour une fin.

Lors de sa venue à Paris le 24 novembre 2010, Axel WEBER, Président de la Bundesbank a clairement précisé que cette aide devait avoir une fin, comme ce fut le cas avec le plan Marshall d’après-guerre qu’il a explicitement cité.

 

Alors comment sortir de ce dilemme ? Berlin nous donne aujourd’hui la réponse, il faut imposer à la zone euro un pacte de compétitivité ?

La compétitivité est au cœur de la crise de l’euro, les économies de la Grèce, du Portugal, et de l’Espagne ont perdu vraisemblablement jusqu’à 40% de compétitivité par rapport à l’économie dominante allemande, voire française.


Pour remettre à flot ces économies distancées, Berlin soutenue par Paris propose que tous les Etats de la zone adoptent la même austérité salariale, aient le même âge de retraite à 67 ans, s’interdisent tout déficit budgétaire, et assurent la flexibilité du marché du travail… Rien que ça !

En quoi cela va-t-il améliorer la compétitivité de ces économies ? Mystère !

Les économies grecque, portugaise, espagnole, et même française, ne seront jamais à la hauteur du complexe industriel de l’Allemagne qui possède des exclusivités industrielles mondiales qui lui permettent d’exporter sans véritable concurrence ; c’est l’Allemagne qui tire l’euro vers le haut, ce qui étrangle les économies les plus faibles. Le jour où la puissance de la Ruhr sera installée dans le Péloponnèse, ou en bordure du Tage, alors le problème sera résolu, c’est à dire jamais.


La zone euro n’est pas et ne sera jamais une zone économique optimale.
Les riches devront payer pour les pauvres.

Dans ces conditions, le pacte de compétitivité est en réalité un véritable Diktat déflationniste dont les conséquences politiques seront brutales s’il est adopté.
Il est plaisant de relever que la question des sanctions en cas de non respect reste entière, et pour cause !

A l’évidence, en voulant uniformiser des règles budgétaires et sociales, Berlin est bien décidée à ne plus payer sans fin pour le « club Méditerranée », mais ce Diktat traduit un profond mépris pour l’identité des peuples européens et l’esprit des lois.

Plus encore que la Grèce, l’Espagne, ou le Portugal, c’est l’Allemagne qui menace la zone euro ! Il est fort à penser qu’un jour ou l’autre elle en tirera toutes les conséquences et sortira de la monnaie unique.

 

Jacques Myard, député UMP - président du Cercle Nation et République, défendant la souveraineté de la France et les valeurs de la République.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 08:04

 

 

 

 

Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur.
Le souvenir de la douleur est de la douleur encore

Lord Byron

 

Odette et moi vous remercions de votre témoignage d’affection envers nous lors de sa cruelle disparition.

Nous avons voulu vous laisser le souvenir d’une époque où elle ne subissait pas encore la dure oppression d’une douleur constante, parfois supportable, parfois difficile à supporter.

Odette a tenu bon jusqu’à ce jour maudit du 5 février 2011 par amour pour moi. La perdre m’aurait été insupportable si je n’avais eu la consolation de la voir sereine et délivrée enfin de la souffrance.

Ayez une petite pensée pour elle de temps en temps car ce fut une femme admirable dont le souvenir ne peut totalement être effacé !

 

Une longue maladie semble être placée entre la vie et la mort, afin que la mort même devienne un soulagement et à ceux qui meurent et à ceux qui restent

 Jean de la Bruyère

 Liège, 1er mai 1931 - Méry-sur-Ourthe, 8 février 201

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 06:15

Ce blogue ne sera plus actualisé dans les prochains jours. En effet, la femme de René G. Thirion, notre rédacteur en chef vient de le quitter ce samedi 5 février après une longue et douloureuse maladie.

Le chagrin est immense et ne lui permet plus de s'intéresser à cette mauvaise comédie politique belge.

Il n'abandonnera pas le combat, mais il a besoin d'un peu de recueillement. Plus de 50 ans de vie commune et brusquement la terrible solitude, celle qui fait mal, celle qui détruit l'âme la mieux trempée.

Amis lecteurs, ayez une pensée pour celle qui l'a soutenu dans son combat pour le retour à la France !

 

Modave2007

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 08:06

Beaucoup pensent que les difficultés qu'engendreraient les négociations en vue d'une scission de la Belgique seraient tellement énormes que cela est un argument, sinon pour la pérennité de la Belgique, du moins pour juger inconséquent le programme et l’action politique de la N-VA depuis les dernières élections fédérales. Ces réflexions sont en partie justes, c'est bien pour cela qu'en cas d'échec des négociations en vue d’une réforme de l’Etat, il n'y aura pas de négociations pour scinder le pays.

 

Essayons de nous mettre à la place des dirigeants de la NVA. Que veulent-ils ?

 

Soit : une réforme de l'Etat qui permette à la prochaine crise de proclamer l'indépendance de la Flandre avec Bruxelles comme capitale de manière légale en regard du droit international. Ce constat n'a rien d'extraordinaire, ils tiennent ce genre de propos à qui veut les entendre.

 

Soit, si ce scénario est impossible du fait de la résistance des francophones (qu’ils souhaitent probablement),  il  y a le plan B  : pourrissement de la situation, approfondissement de l’incertitude politique par de multiples provocations envers ses partenaires potentiels et, parallèlement, par des appels du pied à d’autres formations politiques, sans aller au bout du moindre projet. Le chaos et l’anarchie s’installant progressivement, les régions se gouverneraient elles-mêmes. La Flandre devenant indépendante de fait, elle attendrait le moment propice pour transformer cet état de fait en état de droit.

 

En même temps qu’elle se proclamera officiellement indépendante et souveraine, la Flandre devra, dans le même mouvement, s’annexer  Bruxelles. Cela ne peut se faire que par un coup de force mais en évitant les violences, celles-ci manifesteraient le caractère agressif et peu légal de l’annexion, condamnant la communauté internationale à intervenir. Devant le vide du pouvoir, la légitimité de la région Bruxelles-Capitale s’effondrerait, celle-ci lui étant donnée par un Etat qui n’existerait pratiquement plus. D’éventuels contestataires, de toute façon désemparés et sans projet, peu soutenu par une population affolée prête à se donner à qui veut la prendre, pourraient être aisément dispersés par  la police bruxelloise, déjà flamande aujourd’hui dans les faits, soutenue par quelques Bruxellois francophones et/ou bilingues soucieux du maintien de l’ordre.

 

De toute façon, les Bruxellois ne choisiront jamais délibérément la seule solution qui peut les sauver de la Flandre : appeler la France à l'aide. Ils se résigneront à la domination flamande, celle-ci  conservant à Bruxelles son statut de capitale et  préservant les Bruxellois de l’incertitude politique, économique et sociale. L’ordre régnant à Bruxelles sera le meilleur argument en faveur d’une annexion que l’on présentera comme légitime en regard de l’histoire et du droit.

 

Une fois proclamée la République de Flandre avec Bruxelles pour capitale, la question d'une Belgique résiduelle devient évidemment caduque. Il ne saurait être question de négociations en vue d’un accord de séparation puisqu'il n'y aura plus qu'un seul  partenaire, la Flandre. Personne ne pourrait s’opposer à elle : les instances francophones seraient démantelées suite à l’annexion de Bruxelles et aux inévitables dissensions et déchirements au sein de la classe politique francophone occasionnés par la longueur de la crise, sans oublier leur humiliation complète et leur discrédit auprès de la population.

 

C'est à ce moment que la Flandre demandera un règlement international de la question belge qui sera résolue d’une part par la reconnaissance de la République de Flandre, et d’autre part, par la définition du statut des territoires résiduels. Des portions de territoires pourraient être réclamées par l'Allemagne (Eupen, Saint Vith) et le Luxembourg (Arlon, Martelange, Attert, Messancy) mais aussi par la Flandre ! Car celle-ci n'a pas renoncé à récupérer ses terres perdues en Brabant wallon (Braine l'Alleud, Waterloo, La Hulpe, Rixensart,…) et en Hainaut (Comines, Mouscron, Flobecq), voire en Province de Liège. Il n'est pas du tout exclu que les populations soumises à referendum dans ces communes votent le rattachement à la Flandre car la France, seul salut des francophones de Belgique, n’aura pas été invitée à temps par les hommes politiques belges, par peur d’apparaitre comme les fossoyeurs de l’Etat auquel la population demeure passionnément attachée au point de se refuser à envisager rationnellement l’avenir.

 

 Il faut dire que la situation politique en Flandre a été, au mieux ignorée par la classe politique francophone, au pire dissimulée à la population. Ces mêmes populations dans les communes réclamées par la Flandre pourraient se dire qu’après tout,  les Flamands sont d'abord des Belges et qu’ils n'ont pas tort sur tout, que les Wallons n’ont que ce qu’ils méritent (le syndrome de Stockholm étant aussi important dans l'identité belge qu’une francophobie commandée par les structures politiques qui ont présidé à la fondation de l’Etat belge) …et « last but not least », argument de poids en vue du rattachement à la Flandre : sa grande prospérité, qui fait l’admiration  des Wallons et qu'ils envient.  Les plus récalcitrants à l’annexion pourraient éventuellement être intimidés par des manifestations de groupes nationalistes (Voorpost, TAK) soutenus une partie de la population flamande, le reste se tenant coi, le gouvernement flamand n’intervenant pas prétextant sa faible autorité due à sa toute nouvelle légitimité.

 

La Belgique, création politique pensée comme un barrage à la France suite à la défaite de Waterloo, accomplirait ainsi hélas ! jusqu’au bout son destin en cédant les communes  les plus prospères de Wallonie au monde germanique qui sortira renforcé de la fin de l’aventure belge.  Une seule chose peut nous sauver du désastre et de l’humiliation complets : appeler au secours nos amis de France qui, de grand cœur, répondraient positivement à un appel légitime venu des autorités légales de Wallonie et de Bruxelles  et c’est dans l’ordre, le calme et surtout dans l’honneur que les peuples de Wallonie et de Bruxelles se verraient proposer de décider eux-mêmes, librement et en toute indépendance, le statut qu’ils souhaitent donner à leurs deux régions.

 

                Jean-Philippe Rollin

                25 janvier 2011

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 17:23

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Hier, au cours de ses vœux à la presse et aux militants du PS, Elio Di Rupo a appelé à la constitution d'un gouvernement d'union nationale. Il s’occuperait des matières économiques et sociales, mais serait également chargé de franchir une première étape institutionnelle, en particulier sur BHV et le financement de Bruxelles. Sur base de "propositions raisonnables", ce gouvernement pourrait même franchir d'autres étapes institutionnelles.

 

Est-il complètement crétin, croit-il aux miracles ou fait-il simplement du vent, de vent électoral bien sûr, loin des réalités belges. L’échec du médiateur a bien montré le fossé qui sépare la Flandre, Bruxelles et la Wallonie. Différence de langues, de cultures, mais aussi de politique. Centre droit flamand contre centre gauche francophone. Comment cet homme que l’on dit intelligent peut-il énoncer des âneries pareilles ? Un gouvernement de compromis sur des compromis issus des compromissions de chaque parti. Un exemple ? La durée de chômage limitée en Flandre, mais illimitée en Wallonie.

 

Et comme il sait pertinemment que sa proposition ne tient pas la route, il embraye sur la formation d’un exécutif  au départ du gouvernement actuel qui serait ouvert aux autres partis qui le souhaiterait.

 

Il est étrange qu’un président d’un parti dit démocratique propose de ne pas tenir compte du suffrage qui a eu lieu en juin 2010 et d’un parlement renouvelé où la représentation a complètement changé.

 

Di Rupo deviendrait-il le héraut d’une démocratie populaire ? C’est une question à se poser.

 

Mais ne serait-il pas temps de créer plutôt un gouvernement de désunion nationale qui commencerait à évaluer les biens et les dettes communes en vue d’une séparation amicale ?

 

Cela semblerait beaucoup plus logique, plutôt que de continuer à couler ensemble dans un état fédéral ingouvernable et en perdition totale !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 13:41

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Il y a vingt ans, l'avocat Christian Bouvier était poursuivi pour " offense à la personne royale "  eti nculpé par le juge Guy Comeliau du parquet de Namur.

 

Cliquez ici pour lire l’article du « Nouvel Observateur », consacré au sujet, seule trace restante, une main invisible ayant supprimé tout autre relation de l’affaire sur Internet ou ailleurs.

 

Aujourd’hui, c’est un noble, Georges Oldenhove de Guertechin qui dépose plainte contre Bart de Wever qui a donné une interview qu’il juge offensante pour le roi Albert II et d'avoir répandu lors de celle-ci des informations de nature à ébranler la crédibilité de l'Etat

 

Veut-il répéter la malheureuse histoire de Christian Bouvier et abattre ainsi la tête dirigeante de la N-VA et rétablir le crime de lèse-majesté ?

 

Au moment où dans toutes les démocraties, les commentateurs politiques attaquent parfois rudement le gestion de leur pays et de leurs dirigeants, ce citoyen pas lambda crée encore une fois le retour ridicule de mœurs moyenâgeuses. Je n’aime pas Bart de Wever et il suffit de consulter ce site pour le savoir, mais les procès inquisitoriaux sont dépassés depuis belle lurette !

 

Ce monsieur va rendre la monarchie belge ridicule, car au moment où la presse internationale a les yeux braqués sur ce pays en voie de dislocation, ce genre de procès ne peut qu'aggraver les tensions et montrer que la censure existe réellement dans ce pays.

 

Est-il diligenté par cette main invisible qui a effacé toute référence au pauvre Christian Bouvier ? Ou veut-il pousser la Flandre à la révolution ? Je ne sais mais je trouve ce dépôt de plainte en justice bien bizarre.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est étrange !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 09:50

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 C'est un véritable vide pour la France. Érudit mais point pédant, un exemple pour tous les écrivaillons que le siècle produit. Au revoir Jean et merci pour nous avoir communiqué le goût de l'élégance française, littéraire certes mais aussi existentielle !

Deux citations de lui en rappel de sa pensée:

" Il faut vivre vieux, et même très vieux, et même excessivement vieux . Ainsi on a eu le plaisir, au fil des années, d'enterrer les gens qui se moquent de vous." Et il a vécu très vieux.

" C'est le propre des imbéciles de se tirer d'une situation fâcheuse en tombant dans une catastrophique."  

 

Une citation qui s'adresse directement aux négociateurs francophones pour la constitution du gouvernement fédéral !

 

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 11:52

JPChevenement.JPG Voici la lettre que Jean-Pierre Chevènement a adressée à Madame Anne-Marie Sauteraud, Présidente de la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, dans le cadre du procès intenté à Eric Zemmour.

 

Paris, le 3 janvier 2011,

Madame la Présidente,

Ne pouvant être présent aux audiences de la 17ème Chambre correctionnelle du TGI de Paris, des 11 et 13 janvier prochains, je souhaite, par la présente, apporter mon témoignage à propos des infractions reprochées au journaliste Eric Zemmour.

Je crains que le « politiquement correct » ne finisse par tuer le débat républicain. Lors d’une émission télévisée « Salut les terriens ! » sur Canal+, mettant en cause la police, accusée de pratiquer systématiquement « des contrôles au facies », à une phrase de M. Bernard Murat, metteur en scène : « dès l’instant qu’on est contrôlé dix sept fois dans la journée, ça modifie le caractère », M. Eric Zemmour répond : « lorsqu’on est contrôlé dix sept fois ? Pourquoi ?...parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait ».

Sans doute M. Zemmour a-t-il, dans le feu de la discussion, utilisé une formulation excessivement brutale, mais il n’a hélas, pas dit une chose matériellement inexacte. Il suffit, comme j’ai eu l’occasion de le faire de consulter les listings de la Direction centrale de la Sécurité publique du ministère de l’Intérieur, pour constater que plus de 50% des infractions constatées étaient imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine, comme c’est d’ailleurs le cas de M. Zemmour lui-même.

Je ne pense pas qu’on puisse incriminer un journaliste d’avoir avancé un argument, certes formulé maladroitement, mais correspondant à une réalité, certes dérangeante, mais propre à susciter une prise de conscience partagée quant à la nécessité de traiter cette question au fond, comme il sied dans une République civique. Ces questions sont certes infiniment délicates, mais la République repose sur le débat et donc sur la pleine et entière liberté d’expression de ceux qui le font vivre.

 

La connaissance de la réalité devrait inciter à une réflexion salubre et à une action énergique pour recréer les conditions d’une intégration réussie. La bonne réponse me paraît être une politique d’accès à la citoyenneté, telle que j’avais cherché à la promouvoir en tant que ministre de l’Intérieur par une circulaire du 19 janvier 1999, créant les Comités départementaux d’accès à la citoyenneté (CODAC) présidés par les Préfets dans chaque département. Il faut à la fois remédier à l’incapacité croissante de la société française à intégrer ses minorités d’origine étrangère par l’affirmation d’une claire identité républicaine et faire prendre conscience à tous les jeunes de la nécessité de respecter les valeurs qui y sont attachées. On ne fera pas l’un sans l’autre.

J’ajoute que s’agissant des déclarations sus-visées d’Eric Zemmour, elles me paraissent avoir fait l’objet de la part du présentateur de l’émission d’un traitement particulier, puisque, préenregistrées, elles ont été diffusées avec un bandeau indiquant « Immigration : Zemmour dérape ». Il n’est pas besoin d’être un grand médiologue pour comprendre que l’objectif du présentateur était de créer l’incident, avec d’éventuelles suites judiciaires, propres à faire monter l’audience de l’émission…

La République proscrit toute distinction fondée sur l’appartenance raciale. Elle implique donc une politique fondée sur l’objectif d’une égalité réelle de tous les citoyens avec un effort particulier en direction des jeunes qui portent au visage le signe de leur différence. Cette politique, à mes yeux, va bien au-delà d’un antiracisme médiatique dont l’effet peut être, au rebours des meilleures intentions initiales, d’installer la notion de race au cœur du débat public et de contribuer ainsi paradoxalement à dissoudre l’identité républicaine de la France. Or c’est celle-ci qui doit être affirmée avec force et d’abord vis-à-vis de ceux qui ne la respectent pas.

La liberté d’expression d’Eric Zemmour peut déplaire voire contrarier. Je suis loin de partager toutes ses idées. Il s’agit cependant d’une valeur républicaine fondamentale. Voltaire déjà déclarait : » Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. »

Je fais d’abord confiance au débat républicain, c'est-à-dire à la force des idées pour faire avancer celles que je crois justes. Eric Zemmour n’a évidemment pas raison de contester la législation qui proscrit toute discrimination à l’embauche. Je pense exactement le contraire. C’est à la télévision d’organiser le droit de réponse. Dans l’état actuel du débat public, ce n’est pas la liberté d’expression mais, comme il est écrit sur un tableau de Goya, « le sommeil de la raison qui enfante les monstres ». La liberté d’expression -qui est un pilier de la République- a sa force propre. La thèse d’Eric Zemmour peut être facilement combattue par des arguments. La liberté d’expression n’a pas besoin d’être inutilement corsetée par des interdits judiciaires.

La France est une République, c'est-à-dire une communauté de citoyens, égaux en droits et en devoirs. Pour le rappeler à tous, il suffit de faire confiance à ses principes.

Vous renouvelant mes regrets de ne pas pouvoir participer à l’audience, je vous prie de croire, Madame la Présidente, en l’assurance de ma haute considération.

 

Jean-Pierre Chevènement est né le 9 mars 1939 à Belfort, de parents instituteurs. Ancien élève de l'École Nationale d'Administration (promotion "Stendhal"), il adhère au Parti Socialiste SFIO en décembre 1964 et fonde en janvier 1966 -avec Georges Sarre, Didier Motchane, et Alain Gomez- le Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation Socialistes (CÉRÈS). Le CÉRÈS deviendra l’un des principaux courants du PS à partir du congrès d'Épinay (juin 1971); il sera remplacé le 14 avril 1986 par Socialisme et République. Jean-Pierre Chevènement est l’auteur du programme du Parti Socialiste "Changer la vie" en 1972, le négociateur du programme commun de la gauche (1972) et l’auteur du projet socialiste (1980).

Il est élu député sans discontinuer aux élections législatives de 1973 à 1997, et en 2000, dans le Territoire de Belfort.

Ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie puis de la Recherche et de l'Industrie des deux premiers gouvernements de Pierre Mauroy (1981-1983), il refuse de participer au troisième gouvernement de Pierre Mauroy pour s'opposer au tournant libéral du PS et défend "l’autre politique".

Il a été maire de Belfort entre 1983 et 2007.

Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Laurent Fabius (1984-1986), il met fin à la "guerre scolaire", fait le "pari de l'intelligence", et s'illustre par des mesures telles que la ré-introduction de l'instruction civique et l’objectif de 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat.

Ministre de la Défense des gouvernements de Michel Rocard (1988-1991), il démissionne le 29 janvier 1991 pour s'opposer à la guerre coloniale des Etats-Unis contre l'Irak.

En juillet 1992, il quitte la direction du PS afin de faire campagne pour le NON au traité de Maastricht. Il fonde le 30 août 1992 le Mouvement des Citoyens et, en avril 1993, démissionne du PS. Il transforme alors le Mouvement des Citoyens (MDC) en parti politique, dont il devient président.

En 1995, il appelle à voter pour Lionel Jospin dès le premier tour de l’élection présidentielle puis participe en 1997 au gouvernement de la "gauche plurielle" pour tenter de lui donner un axe républicain. Ministre de l'Intérieur, il essaye d'imposer une grande politique d'accès à la citoyenneté, crée la police de proximité et donne une nouvelle impulsion à la coopération intercommunale. Il démissionne le 29 août 2000 pour s'opposer au processus de Matignon visant à donner le pouvoir législatif à la Corse.

Il déclare sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 le 4 septembre 2001, et obtient 5,33% des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle, soit plus d'un million cinq cent mille voix.

Il est président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) qui a succédé au MDC, et président de la Fondation Res Publica, fondation de recherche reconnue d'utilité publique en 2005.

Il est Sénateur du Territoire de Belfort depuis le 21 septembre 2008 et vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 13:07

A lire De Morgen ce matin, l’on comprend mieux l’obstination des nationalistes flamands à régionaliser très largement l’état fédéral. Ils veulent les mains libres pour combattre la catastrophe financière qui risque de s’abattre sur le pays. Reynders et Wathelet ont déclaré que tout allait bien au point de vie économique et financier, Les Flamands eux, se rendent compte que tout va mal ! C'est pourquoi ils luttent pour une autonomie fiscale la plus importante possible afin de mieux supporter le choc le cas échéant. Les rats quittent le navire qui sombre !

En effet, le quotidien flamand indique que Credit Market Analysis (CMA), spécialiste dans l'analyse de marché déclare dans une étude récente que la Belgique avance à toute allure sur la liste des pays qui risquent la faillite.

Et de dire  qu’à « la suite de l'effritement rapide de la confiance des investisseurs, la Belgique occupe une inquiétante 16ème place sur la liste qui risquent la faillite. Elle se trouve juste après le Liban et la Roumanie banqueroute ».

 CMA se base sur la prime d'assurance que les grands investisseurs payent en échange d'un éventuel risque sur les bons d'Etat et cette prime d'assurance n'a augmenté au quatrième trimestre pour aucun pays aussi fortement que pour la Belgique. Cela coûte à présent entre 220.000 et 250.000 euros par an pour garantir des bons d'Etat belges d'une valeur de 10 millions d'euros, contre "seulement" 129.000 fin septembre. C'est la raison pour laquelle la Belgique figure pour la première fois sur la liste des 20 pays ayant le plus gros risque lié à la dette.

La situation de la Belgique se dégrade à une vitesse impressionnante. Il y a neuf mois, la Belgique occupait encore une rassurante 53ème place sur la liste. Fin septembre, elle était encore en 37ème position. Demain, sera-t-elle première au classement ?

Au secours, la France !

 

FinancesSepareesVL 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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