wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 17:28

La Belgique entité étatique en voie d'évaporation n'est pas une nation mais une machination anglaise .

« Nel mezzo del camino della nostra vita Mi ritrovai per una selva oscura, Ché la diritta via erasmarrita … » -Au milieu du chemin de notre vie, je me trouvai dans une forêt sombre, la route où l'on va droit s'étant perdue. - Dante Alighieri, Inferno.

 

Les canards sans tête courent longtemps. Et celui dont il est question ici parcourt dès l’origine un labyrinthe qui semble ne mener nulle part – sinon à un marécage où s’embourbent les meilleures volontés, les énergies les plus déterminées, et d’où nous-mêmes ne saurions émerger indemnes.

Nous avons, ailleurs, retracé – rétabli – la continuité historique de ce que Freud aurait qualifié d’illusion, échafaudage instable édifié sur les ruines refroidies d’un équilibre européen qui, ici pas davantage qu’ailleurs, n’aura eu vocation à l’éternité.

D’ailleurs, le roi est nu, chacun le sait aujourd’hui – ni la Saxe, ni Cobourg, ni Gotha, ne se trouvent quelque part entre Meuse et Escaut.

La Belgique, entité étatique « en voie d’évaporation », n’est pas une nation, mais une machination anglaise – ce dont les Britanniques conviennent volontiers aujourd’hui. Il convient donc de dissocier soigneusement son étude d’un soi-disant dépassement des nations, cher à une certaine oligarchie, mais dont la réalité ne se vérifie nulle part. Collage, bricolage préfigurant l’Union européenne, elle réunit malgré eux deux peuples que rien ne rassemble, ni la langue, ni la conception de l’Etat et de la citoyenneté, ni les attirances, préférences ou dilections – ce qu’on appelle l’affectio societatis.

Cependant, prenant appui sur l’édifice des féodalités, de Lotharingie en « Bourgogne » dressée contre la France avec l’appui intéressé des puissances anglo-saxonnes et germaniques, toute une idéologie, dite belgicaine ou pirenniste, aura hypostasié une Belgique mythique – qui n’était qu’une partie de la Gaule – pour habiller des intérêts bien concrets … dont l’écheveau se défait sous nos yeux. Il reste que cette construction, « européenne » avant la lettre, aura durablement affaibli la France, l’empêchant de faire jeu égal avec ses concurrentes, et ouvrant sa frontière à la litanie des invasions.

Sans Belgique, pas de Plan Schlieffen. « La Belgique est le rempart de l’Europe contre la France », répétaient les instituteurs d’Outre-Quiévrain … Certes, aujourd’hui, les affrontements, sur notre continent, semblent avoir définitivement changé de forme. La dissuasion nucléaire, et son usage théorisé par le général Gallois, protège la France – mais faut-il pour autant tenter le diable, et renoncer, s’il est possible, à mettre un point final à ce qui sera resté, indépendamment du caractère ouvert de sa population, un formidable instrument d’intimidation, et de fixation des énergies françaises, tandis que l’Angleterre partait à la conquête du monde, imposant sur la plus grande partie du globe sa langue, sa finance et ses conceptions ?

Où en est-on ?

Venant après plus de trois années de palinodies, les élections de juin 2010 n’ont, à ce jour, toujours pas permis de mettre sur pied un gouvernement, le record du monde de crise ministérielle, détenu par l’Irak ( ! ), étant bien près de tomber … L’antagonisme entre Flamands et Francophones est toujours là. Ce qui a changé, c’est que la revendication d’indépendance de la Flandre, autrefois brandie par la seule extrême-droite – Vlaamse Unie, Vlaams Blok, Vlaams Belang – est aujourd’hui reprise par un parti, appuyé par une coalition, représentant l’ensemble de la société flamande. Or, Bart De Wever, chef de la N-VA – Nieuwe-Vlaamse Alliantie – vainqueur des élections, refuse de gouverner la Belgique sans une profonde « réforme de l’Etat », qui équivaudrait, de la part des Francophones, à une capitulation en rase campagne (rappelons, parmi les exigences flamandes, la scission de l’arrondissement BHV sans contreparties durables, ni fiables – voir plus loin).

Les Francophones, sous la houlette d’Elio di Rupo, à la tête du Parti Socialiste, ont une conception bien différente du rôle des pouvoirs publics, plus proche de l’idée que l’on s’en fait en France … tout en étant historiquement les défenseurs d’une Belgique unie – dont les partisans les plus naïfs organisent, à intervalles espacés, des manifestations revendiquant l’ignorance et l’inculture … telle la récente « Shame » (à l’intitulé anglais ! ) … qui ne peuvent déboucher sur rien.

En effet, les Francophones belges restent pris dans une contradiction insurmontable : comment se revendiquer « Belges », alors que la majorité desdits « Belges » ne se reconnaît que comme flamande, et suit des partis dont les représentants ont pour mot d’ordre « België barst ! » (« Crève Belgique ! ») ? Peut-on vraiment être « Belges tout seuls » ? Faire comme si la majorité de la population n’existait pas ? Certes, nous sommes au pays du surréalisme, mais il y a des limites … Les Flamands, de leur côté, ne sont pas moins prisonniers de leurs propres conceptions. Ce sont des partisans déclarés du droit du sol – mais appliqué à une entité territoriale mal définie, comme si le sol primait sur la volonté de la population qui l’habite ! … Et, simultanément, des tenants d’un nationalisme ethnique exacerbé : si, comme l’affirme dès l’origine le mouvement flamingant, « De taal is gans het volk » (« La langue à elle seule fait le peuple »), encore faut-il être « vlaamsvoelend » (de sentiment flamand), ce qui, dans l’opinion flamande, fait trouver toutes naturelles les tracasseries sans fin auxquelles sont soumis les Franstaligen (Francophones) en « Flandre », qu’il s’agisse du « wooncode » (code d’habitation à visée d’épuration ethnique), du droit à parler français des passants dans la rue, ou des écoliers dans les cours de récréation … ou même du droit à être secouru en urgence, même si l’on ne parle pas flamand. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que le Conseil de l’Europe ait jugé que les droits de l’homme ne sont pas respectés en Flandre.

Car la contradiction est là : cette Flandre, que la majorité de ses habitants semble vouloir indépendante, inclurait, selon ses propres thuriféraires, outre une minorité francophone non négligeable, si pourtant oubliée, à Anvers, à Gand et sur la côte…

… Une agglomération bruxelloise de plus d’un million d’habitants, massivement francophone. Bruxelles est en effet francophone à plus de 90 % dans les 19 communes qui forment officiellement la région-capitale, et, dans des proportions variables, dans les 6 communes dites « à facilités », mais aussi dans d’autres

La question de Bruxelles est la principale pierre d’achoppement des négociations, mais elle n’est pas la seule : les transferts financiers entre régions font également l’objet de querelles interminables, car rien, dans ce pays, n’est bien défini. A l’unanimisme flamand d’une revendication vociférante s’oppose, côté francophone, l’enchevêtrement des compétences entre région et communauté …

Le statut de Bruxelles, et de sa périphérie, reste un enjeu incontournable. Contradiction flamande : si les néerlandophones sont aujourd’hui, par statut, surreprésentés, ils refusent l’élargissement de la région qui, seul, justifierait le maintien d’un statut bilingue, en incluant des populations non francophones … A noter que les immigrés, très visibles dans certains quartiers, ne représentent que 17 % de la population dans la région-capitale.

Rappelons que les actuelles frontières étriquées de Bruxelles résultent d’un arrangement politicien conclu en 1962-63 sans la moindre consultation populaire. Et ce carcan, rappelé chaque année par la provocation que constitue le « Gordel », fausse également toutes les données statistiques ! En effet, la région de Bruxelles-capitale, déjà officiellement plus riche que la Flandre (pour un indice européen de 100, la Wallonie est à 89, la Flandre à 115 et Bruxelles à 173), est à l’origine de la prospérité de tout le Brabant, tant flamand que wallon. Pensons que ce qui transite par l’aéroport de Zaventem est comptabilisé comme flamand …

Il existe en réalité différentes entités :

• La région de Bruxelles-capitale, avec ses 19 communes ;

• Les 6 communes à facilités – ces « facilités » linguistiques, quipermettent aux Francophones d’être administrés en français, n’ont, dans les textes, aucun caractère provisoire, contrairement à une interprétation flamande abusive ;

• L’arrondissement BHV (Bruxelles-Hal-Vilvoorde), englobant les communes à facilités, mais s’étendant bien au-delà dans le Brabant flamand, dans lequel les habitants ont le droit  1) de voter pour les listes de leur choix, francophones s’ils le veulent, 2) d’être jugés en français.

• D’autres communes limitrophes, comme Tervuren, qui, bien qu’officiellement en Flandre, comportent une minorité francophone importante.

Plusieurs remarques s’imposent :

1°) La réalité géographique, humaine, économique et sociale, est que la totalité de l’agglomération de Bruxelles est francophone. Ce qui pose le problème de la pertinence de la circonscription envisagée : faudrait-il garder telle ou telle commune en Flandre, alors que ce maintien perturbe, et continuerait de perturber, la vie d’une grande métropole francophone ainsi prise en otage par une petite minorité ?

2°) D’autant que, pour essayer de dissoudre les Francophones dans la Flandre profonde, les autorités flamandes ont procédé unilatéralement à des fusions de communes (d’où les communes « en pétales de marguerite » autour de Bruxelles).

3°) Il faut en outre rappeler que le caractère francophone de cette ville, depuis toujours gouvernée en français … par des dynasties ou pouvoirs opposés à la France … n’est aucunement dû à une quelconque action de la France, des Français, ni d’une Wallonie de création récente … même si le développement de Bruxelles est dû en grande partie à des Wallons …

4°) Dans l’état actuel, Bruxelles est enclavée en Flandre – de peu, car elle n’est séparée de la Wallonie que de quelques kilomètres. Si la région-capitale était élargie, ne serait-ce qu’aux 6 communes à facilités, elle serait en continuité territoriale avec la Wallonie par la commune de Rhode- Saint-Genèse (sans compter la forêt de Soignes, dont les arbres ne parlent pas flamand).

5°) La région des Fourons, au nord de Liège, a également été rattachée à la province du Limbourg flamand contre la volonté de ses habitants … « grâce » à des tractations politiciennes à l’échelle belge, puis au vote des Néerlandais de Maëstricht installés sur place, en qualité d’ « Européens » … Il y a là également un déni de justice sur lequel on ne saurait passer sans le corriger.

Il est très important de noter que, du fait de l’existence des communes à facilités et de l’arrondissement BHV, les limites administratives en Belgique ne sont pas univoques (elles transcendent la division en régions linguistiques), ce qui fait qu’on ne peut y appliquer le principe Uti possidetis juris, en transformant du jour au lendemain les délimitations territoriales existantes en frontières internationales. D’où la résistance des Francophones à l’exigence flamande de scission de l’arrondissement BHV. Mais peut-on faire confiance aux hommes politiques belges francophones ? …

Quel est l’intérêt de la France ?

Notons tout d’abord que la France, sagement, s’est abstenue d’intervenir dans les querelles belges. Cette attitude ne doit cependant pas aller jusqu’à l’indifférence. En effet :

• La prise en considération du « temps long » permet de comprendre que la Belgique a toujours été instrumentalisée contre la France ;
• En cas de scission, la réunion de la Wallonie – et de Bruxelles – à la France permettrait un très appréciable rééquilibrage par rapport à l’Allemagne (dont la réunification n’a choqué personne). En termes de population (3 500 000 Wallons + 1 000 000 de Bruxellois), mais aussi de richesses, et de positionnement géostratégique sur l’échiquier européen et mondial. On a beaucoup dit que la Wallonie était en crise, mais la régionalisation belge y a eu des effets favorables, et l’on y trouve des entreprises de pointe … sans compter que la situation démographique n’y est pas celle de la Flandre vieillissante …

La plupart des commentateurs étrangers s’accordent pour dire que la Belgique est condamnée, à terme plus ou moins proche. Attention à l’effet « Pierre et le loup » : ce n’est pas parce que les observateurs les plus lucides la prédisent depuis longtemps que la scission ne se produira pas, et ce beaucoup plus vite qu’on ne croit … L’essentiel, là comme ailleurs, est de ne pas être surpris par les événements, de savoir quel est le but à atteindre, et la stratégie à adopter pour y parvenir.

Face à la réalité de l’éloignement réciproque, et inéluctable, des deux communautés belges (sans compter la petite communauté germanophone, qui, elle aussi, devra librement décider de son destin), la classe politique francophone s’accroche désespérément à une unité de plus en plus improbable, parce qu’elle y trouve un intérêt politicien, la justification de son existence pléthorique, et que, du fait d’une sorte de syndrome de Stockholm, certaines habitudes mentales ont la vie dure. C’est ainsi que les problèmes, et leurs solutions possibles, sont toujours présentés dans un cadre belgicain, que les sondages, et les médias, n’offrent pratiquement jamais l’option rattachiste. Malgré cela, la classe politique belge sait bien qu’il faudra un jour ou l’autre y songer – et des travaux intéressants ont été consacrés à une éventualité de moins en moins improbable : ceux de Daniel Ducarme (la « Belgique française »), ceux de Jacques Lenain, fort détaillés …

Au-delà d’un apolitisme savamment entretenu, la population francophone, de moins en moins confusément, y penche de plus en plus, même à Bruxelles, ville de tradition « bourguignonne », et même si les partis rattachistes officiels n’ont encore que peu de partisans déclarés - mais il faut savoir que la Belgique pratique un « système des dépouilles » étendu, et que l’alternance politique, au niveau régional, y est pratiquement inconnue … On sait d’autre part que les Français sont en majorité favorables à la solution rattachiste, et ce en l’absence totale de prise de position de la classe politique.

Au-delà des péripéties subalternes et transitoires, il apparaît donc qu’une vision politique large de l’intérêt de la France devrait faire préférer cette solution à toute autre, et notamment à la laborieuse mise sur pied d’un mini « Wallobrux », à la viabilité incertaine, constamment poussé à se démarquer de la France … et à relayer, une fois encore, les intérêts de l’Empire …

La réunion de la Wallonie et de Bruxelles à la France apporterait, à qui saurait la réaliser, de grandes chances de succès politique, et pourrait même faire oublier les échecs récents de notre pays. La France attend son chancelier Kohl …

De leur côté, les Francophones de Belgique pourraient enfin déployer leur énergie et leurs talents, débarrassés d’une tutelle teutonne belgo-flamande de plus en plus pesante. Or ils sont actuellement les otages

• 1) d’une « majorité » flamande automatique qui les bride ;
• 2) d’un enclavement de Bruxelles qui menace, à terme, l’appartenance à la francophonie d’une des grandesmétropoles de langue française du monde ;
• 3) du renouvellement des accords du Benelux, minorisant encore davantage la population francophone dans cette réédition du « Grand Royaume des Pays-Bas » … contre lequel les « Belges » se sont révoltés en 1830 ;
• 4) d’un enfermement, à l’occasion d’un éclatement de l’euroqu’il faut pouvoir envisager comme une possibilité, dans une « zone mark » qui les condamnera à la désindustrialisation et à la vassalisation.

La réunion à la France changerait pour eux le rapport de forces avec la Flandre, laquelle se trouverait face à une République française de 70 millions d’habitants … perspective qui fait trembler les Flamands, mais qui permettrait de résoudre à notre avantage, entre autres, la question des frontières

… Songeons que, sur cette nouvelle frontière du nord, toutes les grandes villes limitrophes, avec leur force de rayonnement, seraient françaises : Dunkerque, Lille, Bruxelles, Liège. A condition que Bruxelles puisse respirer … que le pédoncule Rhode-Saint-Genèse-Forêt de Soignes soit élargi … D’ailleurs un corsetage trop étroit de Bruxelles ne serait pas non plus dans l’intérêt de la Flandre, quicontinuerait à voir s’étendre sur son territoire la « tache d’huile » francophone. Il faut donc à Bruxelles, comme à Lille, des frontières vivables, et défendables, qui n’obèrent pas son avenir et son développement. Au besoin, si une Flandre obtuse prétendait étrangler les accès à Bruxelles, il conviendrait de lui rendre la politesse en ce qui concerne les accès au tunnel sous la Manche, ou les ressources hydriques … Il faut bien voir que Bruxelles, aujourd’hui, a le choix entre deux destins : celui de Lille, et celui de Dantzig …

Mais qu’en est-il de la question européenne ?

On excipe un peu trop, ces temps-ci, du caractère de « capitale européenne » de Bruxelles, pour l’ériger en obstacle dirimant à toute réunion à la France. Mais qu’en est-il vraiment ?

• Tout d’abord, il serait imprudent de parier, à long terme, sur la perpétuation de l’Union européenne sous sa forme actuelle … même si cette perspective effraie a priori la classe politique française … Il est peut-être temps de mettre l’imagination au pouvoir …

• En second lieu, Strasbourg abrite bien le Parlement européen ;

• Troisièmement, il serait totalement destructeur, et contraire à une longue tradition, de rompre les liens entre la Wallonie et Bruxelles. Bruxelles, qui aujourd’hui essaie, sans succès, de s’appuyer sur la Wallonie pour équilibrer la Flandre, pourrait au contraire rayonner sans contraintes sur une grande région nord, et, au-delà, sur une Flandre avec laquelle les motifs de friction auraient disparu. Dès aujourd’hui, le Brabant wallon doit la plus grande part de sa prospérité à sa symbiose avec la métropole. En effet, Bruxelles est le premier employeur wallon. Quelque 140 000 Wallons travaillent quotidiennement à Bruxelles. Ces liens ne doivent pas être détruits.

Faut-il, de plus, insister sur l’inaptitude des « institutions européennes » à administrer un « territoire fédéral européen », solution préconisée par certains, mais dont le résultat le plus sûr serait l’impuissance, la gabegie, et le déni de démocratie … sans compter une anglicisation galopante !

Il est en réalité impensable d’envisager de fixer le destin d’une grande métropole sans consulter ses habitants ! En cas de scission de la Belgique, un référendum dans toutes les communes limitrophes entre les deux Etats successeurs serait indispensable avant toute fixation des frontières définitives.

Quelle stratégie adopter ?

Tout d’abord, écarter deux arguments :

• 1) Une réaction négative des puissances étrangères n’est pas envisageable. D’abord parce que l’Angleterre s’en lave les mains (et le proclame), que les Etats-Unis ont d’autres chats à fouetter … et que l’Allemagne peut se voir opposer la compréhension internationale qui a entouré sa propre réunification. Peut-on envisager une Allemagne s’opposant par la force à une réunification française pacifique et respectueuse du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

• 2) Une atteinte au modèle républicain français, qui serait ainsi menacé par une adoption du modèle ethnique de la Nation. Cet argument n’est pas non plus recevable. En effet, si les Wallons et les Bruxellois (re)deviennent Français (après l’avoir été volontairement entre la Fête de la Fédération et Waterloo), ce ne serait pas par l’effet d’un atavisme ethnique devant lequel la France capitulerait, mais par l’effet de leur volonté – et de celle des Français. Il serait tout de même aberrant de refuser aux Francophones de Belgique ce qui a été acté pour Mayotte !

Le référendum ainsi envisagé en Belgique pourrait donc être précédé d’un référendum en France, de manière à rendre l’opération inattaquable. Cette solution devrait être annoncée à l’avance… Il faut bien voir qu’un tel référendum serait gagnable par n’importe quel pouvoir politique, quelle que soit sa tendance ! … En Belgique, il couperait l’herbe sous le pied aux tenants du faible « argument » selon lequel « les Français ne voudraient pas de nous » !

En résumé :

Il n’est absolument pas question que la France annexe quelque pays que ce soit contre la volonté de ses habitants. La République française respecte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cela n’empêche que, devant l’évolution de la situation, cette option doit être proposée à une population qui, de ce fait, n’aurait plus le sentiment d’être abandonnée au pouvoir d’autres peuples plus puissants. Cette attitude, face à l’opinion française et internationale, peut se résumer par la formule SI … ALORS :

SI la Belgique éclate, ALORS la réunion est envisageable … et serait même accueillie dans l’enthousiasme ! Il n’est donc pas question de ne pas respecter la souveraineté de ce qui est encore un Etat … même si, répétons-le, la Belgique n’est pas une Nation. C’était d’ailleurs la position du général De Gaulle, qui disait qu’en l’état, il ne fallait pas toucher à la Belgique … mais que si une autorité wallonne représentative s’adressait à la France, il serait impensable de ne pas lui répondre … ou de lui fermer la porte au nez. Il y a donc une immense marge entre une politique aventureuse, dont personne ne veut, et la politique de l’autruche.

D’autant qu’en cas de refus de la part de la France, ou de bricolage en interne d’un mini-Etat « Wallobrux », à la légitimité et à la viabilité vacillantes, le danger d’apparition d’un « mini-Etat maffieux » serait grand, avec une instabilité à nos frontières dont nous n’avons pas besoin … et une instrumentalisation par l’Empire anglo-germanique, par le biais de manœuvres et de chantages engendrés par une situation de faiblesse endémique, et une imagination jamais à court …

Déjà, certains échafaudent des « solutions » dont l’irréalisme le dispute à la perversité, d’un confédéralisme lâche dont la Flandre profiterait (en poursuivant son grignotage des libertés bruxelloises – déjà elle s’oppose à la nomination de bourgmestres élus … sous prétexte qu’ils ont envoyé directement des circulaires en français dans des communes à facilités …) sans avoir à débourser quoi que ce soit pour l’entretien de sa colonie, jusqu’à des « Eurorégions » aux contours de plus en plus flous, et aux financements incertains … avec pour seul dénominateur commun le caractère TSF – Tout Sauf Français

De plus, il faut bien voir que c’est précisément un tel bricolage, réinventant un « belgicanisme » en plus riquiqui … qui menacerait l’unité française, en « justifiant » la mise sur pied d’une Savoie, d’une Corse … indépendantes … … au nom d’une « Europe » de plus en plus germano-germanique, et de moins en moins démocratique … Ces échafaudages peuvent d’ailleurs être masqués par des constructions constitutionnelles baroques … Il est vrai que la Constitution française prévoit un régime d’ « association » au sein d’une « Communauté » … dont on voit mal l’intérêt en l’espèce. Il semble bien préférable d’appliquer ici le critère de la simplicité – le rasoir d’Occam – qui verrait la Wallonie et Bruxelles constituer deux Régions françaises supplémentaires, développant ainsi des synergies et des coopérations de plus en plus étroites avec les autres Régions françaises du nord …

… alors qu’une solution provisoire, baroque et biscornue, ne ferait que retarder les échéances, et que la France se trouverait, tôt ou tard, mais à échéance qu’elle n’aurait pas choisie, acculée à un sauvetage d’urgence difficile et coûteux. La voie de l’intérêt général est donc toute tracée. Il reste à le faire prévaloir dans le respect des procédures démocratiques, et en veillant à accueillir dans nos structures politiques des élus qui, dès lors, n’auraient plus de raisons de s’opposer à ce qui ne serait que la réparation d’un accident del’Histoire.

CAVEANT CONSULES NE QUID RESPUBLICA DETRIMENTI CAPIAT
«Que les consuls prennent garde que la république n'éprouve aucun dommage.»

Denis Griesmar - février 2011-publié avec l'aimable autorisation de l'auteur - Qu'il en soit remercié

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 13:05

Pour obtenir de l’Allemagne un accord sur l’augmentation du fonds européen de stabilité financière, les chefs d’Etat sont prêts à abandonner le peu de liberté économique et sociale nationale qui leur restait. Cette véritable mise sous tutelle allemande pose un problème démocratique majeur et ne sera même pas efficace.

La visite d’Angela Merkel hier en Espagne, avec l’attitude stupéfiante de Zapatero rendant compte de sa politique sacrificielle comme un élève présente sa copie au maître d’école, est porteuse d’immenses dangers politiques. La réaction du peuple espagnol comme celle des peuples grec, portugais, italien et, à terme français, sera fatalement vive.

On ne gouverne pas durablement contre les aspirations légitimes du peuple et encore moins sous une tutelle extérieure.

L’effet boomerang sera terrible car lorsque les Espagnols, comme les autres, s’apercevront que ces plans ne peuvent pas marcher et sont synonymes de toujours plus de souffrances, ils renverront leur rancœur vers leur démocratie, vers l’Allemagne et vers l’Europe. Les nations d’Europe ne sont pas l’Allemagne et n’ont ni la vocation ni la faculté de devenir de petites Allemagne. Quand le comprendra-t-on ?

La réaction du peuple allemand sera terrible elle aussi, quand il commencera à comprendre que la machine à éponger la dette des autres est sans fin.

Car le vrai problème est économique. Le nouveau pacte de stabilité, cette espèce de « super-Maastricht », ne produira aucun résultat. Il va plonger les économies dans un cercle vicieux récessif, sans leur donner, en l’absence de dévaluation, la capacité de rebond. On va tout simplement transformer de l’endettement en surendettement !

Les touristes ne se presseront pas en plus grand nombre en Espagne ou en Grèce. Le retard de compétitivité industrielle va s’accroître, faute d’une dynamique d’investissement des entreprises. Les déficits commerciaux vont se creuser. L’écart avec l’Allemagne va s’accroître, et ces pays ne pourront pas rembourser la dette.

La France et l’Italie, quant à elles, sans être encore placées dans cette extrémité, vont s’épuiser dans une sous-croissance, une croissance molle, aboutissant à une dégradation continue de leurs finances publiques et une augmentation sans fin de leurs souffrances économiques et sociales.

Cette situation économique va bien sûr aboutir à une réaction sociale et à des troubles politiques majeurs, sauf à considérer que les peuples peuvent accepter de voir l’Allemagne se renforcer éternellement à leur détriment, de voir les activités industrielles se concentrer au nord de l’Europe et de transformer tout le reste en un parc d’attractions de funeste mémoire.

Il va de soi que ce fameux « pacte de compétitivité » subira le sort du précédent pacte de stabilité, qui n’a jamais été respecté et a même été violé par ses deux principaux concepteurs, l’Allemagne et la France !

La méthode Coué est parfois nécessaire en politique, elle ne n’est jamais durablement efficace en économie.

Les dirigeants européens ne veulent pas admettre qu’une monnaie unique ne peut pas fonctionner avec des économies dissemblables et des démocraties nationales. Les Allemands veulent gagner sur les deux tableaux, profiter de l’euro en évitant les dévaluations de leurs concurrents, mais ne pas assurer de transferts financiers en soumettant ces derniers à un régime de fer. Au lieu de les guérir, on va les maintenir indéfiniment en respiration artificielle !

Ce faisant, ils ne laissent comme choix aux autres pays que de mourir à petit feu ou sortir de l’euro à grand fracas. A force de vouloir maintenir coûte que coûte l’euro dans sa forme actuelle, sous le faux prétexte de sauver l’Europe, Madame Merkel et son collaborateur si déférent, Nicolas Sarkozy, prennent le risque immense de fracasser l’Europe.

C’est une faute historique car justement, la construction européenne n’a pu être engagée que sur la base d’une réconciliation des Nations et, concernant deux des principales d’entre elles, la France et l’Allemagne, sur le principe de leur parité. Ainsi, aligner toute l’Europe sur un seul de ses pays n’est pas construire la « Maison commune » qu’espèrent depuis un demi-siècle les Européens. C’est au contraire revenir aux pires travers de l’histoire européenne.

La France et l’Allemagne ont réussi jusqu’à l’euro à marcher main dans la main car l’une avait pardonné tandis que l’autre acceptait de ne plus dominer. A partir de Maastricht, la France a cessé de faire valoir ses intérêts auprès de sa voisine, croyant s’attirer ses bonnes grâces mais ne parvenant qu’à sacrifier son rang et à déstabiliser tout le continent. Comme l’avait prophétiquement averti Philippe Séguin dans son Discours pour la France, ce n’est rendre service ni à notre pays, ni à l’Europe, ni à l’Allemagne elle-même, que de laisser cette dernière prendre un ascendant excessif sur le continent. Ce nouveau réflexe de puissance et cette nouvelle soumission française, qui en rappelle hélas d’autres durant notre histoire, ne peuvent qu’alimenter une terrible réaction en chaîne.

Les apprentis sorciers qui se vantent de n’avoir aucune culture historique, qui ne respectent pas les peuples, qui sont myopes, porteront une très lourde responsabilité devant l’Histoire.

Plus que jamais, 2012 sera le combat de la liberté de la France et de la concorde en Europe !

Nicolas DUPONT-AIGNAN
député de l'Essonne

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 22:56

La "révolution de la frite" ne fut pas une révolution. Juste une guindaille (belgicisme) d'étudiants rigolards.Dans ce pays sans culture du débat, sans épaisseur historique, sans vision d'avenir, toute tentative de bouleversement de l'Etat - c'est-à-dire toute révolution digne de ce nom - ne peut qu'être vouée à la triple malédiction de l'auto-dérision, de l'enfermement festif et du déni de réalité.

 

Pour réussir une révolution, il faut d'abord être révolutionnaire, en un mot vouloir renverser le régime en place et en instaurer un autre. Or, que veulent nos révolutionnaires de pacotille ? Conserver l'Etat, préserver la monarchie et toucher le moins possible aux institutions, quitte à revenir au bon vieux temps de la "circonscription fédérale".

Posons donc le diagnostic : toute révolution est impossible en Belgique pour la simple raison qu'il y manque l'essentiel : les mots pour la dire.

 

Et pourquoi donc le Belge est-il incapable de prononcer les mots libérateurs? Pourquoi nos révolutionnaires de cabaret semblent-ils voués aux actes symboliques et aux festoiements dérisoires ? Et pourquoi, toujours, cette référence incantatoire à un surréalisme en toc ?

 

Parce que le Belge versant sud vit sous un impératif catégorique qui lui interdit d'affronter son prochain sous peine de mort politique ; son prochain? cet étrange Flamand qui veut le quitter dans l'amertume et le reproche. La culture ancestrale de l'évitement du conflit a développé chez le Belge francophone un réflexe d'omertà qui ne cède aujourd'hui que pied à pied sous la formidable pression de la radicalité flamande. La parole qui dit simplement les choses ne s'échappe que par les fissures de la peur.

 

Le Belge étiqueté "magrittien" ne transfigure pas le réel, il le nie, il le fuit, il le vilipende. Pourquoi ? Parce qu'il sait inconsciemment que toute prise direct sur les choses qui fâchent, toute liberté de parole salvatrice envers les Flamands leur sera payée en retour par une poussée de revendications nouvelles (nos compatriotes du nord n'ont pas les mêmes délicatesses pour exprimer leurs volontés).

 

Nos bons Belges sont dépassés parce qu'ils ont été éduqués dans le respect dogmatique et concélébré des "différences qui nous enrichissent" (on cherche encore comment) et des vertus insurpassable du "modèle belge de cohabitation pacifique" (sic). Parce qu'ils ont été élevés dans les éprouvettes du "laboratoire de l'Europe" dans lesquelles le monde entier nous regarde expérimenter les délices du "vivrensemble" (copyright RTL).

 

Bref, puisque toute revendication libératrice pourrait accroître son sentiment de culpabilité et déchaîner les forces adverses, puisque toute parole vraie risquerait d'anticiper la fin du pays (qu'on se représente comme une espèce de fin du monde), puisqu'il faut décidément éviter de "mettre de l'huile sur le feu", le Belge torturé met de l'huile dans... la friteuse ; au lieu de sang frais, il se tache de ketchup.

 

Suivant cette logique du non-dit, on peut prédire que tout bouleversement politique futur sera au préalable enrobé de mayonnaise. Le changement de régime sera paisiblement mastiqué, dégluti et digéré avant que les citoyens aient pu mettre un mot sur la chose qu'ils étaient en train d'avaler. L'exact contraire de la supposée transparence démocratique.

 

La Belgique avance donc vers son destin final à contre-coeur, à reculons, par petits pas, en se tordant le cou pour regarder par-dessus son épaule.

Elle tombera sans doute sur une épluchure de loi ou un croc-en-jambe comptable.

Bêtement. Sans gloire. 

 

Pierre René Mélon

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 15:55

L’on trouve de plus en plus de pièces d’une lire turque en circulation dans les commerces.

 

Comment est-ce possible ? Simplement parce que l’état turc a créé en 2006 une nouvelle pièce d’une lire suite à la dévaluation très importante de sa monnaie.

Si vous vous demandez où est le problème et pourquoi l’on en trouve en Belgique, la réponse est simple, la Turquie a simplement copié la pièce de deux euros comme le montre la photo ci-dessous.

 

EuroLireTurque.JPG

 

Si on compare les deux pièces, on constate qu'elles ont exactement la même apparence, un anneau de nickel entourant la partie centrale en cuivre et quasiment la même dimension.

 

 De même, le côté face comporte, comme beaucoup d'euro, une tête (il s'agit ici d'Atatürk, comme les euro nous montrent le roi d'Espagne, le roi des Belges, Dante, etc. ).

 

 La seule différence est qu'à la place du 2 de deux euro, il y a un 1. Et encore peut-on remarquer que ce 1 est graphiquement très proche du 1 de la pièce de 1 euro.

 

Si l’on voulait être soupçonneux, l’on aventurerait à dire que cette pièce d'une lire turque est une habile contrefaçon juridiquement inattaquable de la pièce de deux euro. Mais qui oserait affirmer cela ?

 

En demandant à la Banque Nationale de Liège, pourquoi la Turquie avait fait cette pièce de monnaie équivoque, la réponse fut que c’était parce que le gouvernement turc se préparait a l’entrée dans l’Europe et avait fait cette pièce en test pour l’adhésion à l’Euro. Une explication venant probablement de la Banque centrale européenne, trop frileuse que pour élever une protestation et une Europe des menaces de rupture diplomatique et même économique.

 

Je veux bien croire cette explication très politicienne, mais cette pièce favorise l’escroquerie dans les magasins de la zone euro, par inattention ou volontairement par malhonnêteté (car cette pièce ne vaut pratiquement rien chez nous).

 

Compte tenu de la nombreuse colonie turque habitant dans nos contrées, il est évident que ces pièces risquent de vous être rendues.

Vive l’Europe qui accepte ce genre de monétisation qui prête à confusion de la part d’un état qui demande son adhésion !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 05:36

Vif.be17022011

 

Geneviève Isaac, qui a perdu dans la catastrophe de Buizingen, son fils Yohan Van Hemelryck et le père de ce dernier, Didier dans la terrible tragédie ferroviaire entendait se constituer partie civile. Elle a fait part ce jeudi matin à un journaliste de la RTBF de la décision de la justice de rejeter sa constitution de partie civile au motif que celle-ci avait été rédigée en français.

Elle a marqué son incompréhension quant à la procédure à suivre. La constitution de partie civile doit être traduite de français vers le néerlandais dans la mesure où les prévenus seraient majoritairement néerlandophones.

Elle ne sera pas rejetée si elle est introduite en français déclare le substitut en charge du dossier qui s'inscrit en faux contre les accusations de rejet de la constitution de partie civile.

Mais cette affaire montre à nouveau que la Flandre, bien qu'entité fédérée de l'état belge est un pays étranger et c'est d'autant plus honteux.que dans cette catastrophe, la majorité des victimes étaient Wallonnes et par conséquent d'expression française.

Comment peut-on encore vivre dans un pays divisé où les citoyens sont les jouets de lois linguistiques, de différence de traitement en matières de taxes ou d'aides  .

Les juges sont Flamands ? Et alors, la moindre des décences  et un peu de compassion auraient voulu qu'ils soient bilingues et admettent les interventions des avocats dans les deux langues.

Inadmissible, direz-vous ? Pourquoi ?
A Bruxelles, ne demande-t-on pas aux services de secours d'être bilingues ?

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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