Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 09:41

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Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 11:14

 

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Non, vous ne rêvez pas, cette carte de vœux est celle qui figure sur le site du CDH et démontre qu'elle se voit bien en nouvelle Pucelle d’Orléans, virginité mise à part. La Joëlle a quitté  Charleroi, sa ville natale pour rejoindre Bruxelles, la capitale du gentil dauphin Albert II dont le royaume est divisé entre Flamands et wallons pour tenter l’unification fédérale.

Aussi cette présidente d’un parti chrétien, transformé en parti humaniste pour pouvoir embrigader l’électorat musulman de plus en plus nombreux, a quand même gardé jusqu’à présent l’icône de la Nativité dans ses vœux de l’An Neuf.

Si l’on prend la symbolique de cette scène, l’on peut comprendre qu’elle l’utilise encore. Melchior (pas Wathelet), Balthazar et Gaspard étaient manifestement orientaux et l’étoile qui les attirent dans le cas présent, est un nouvel accord politique belge. Le petit Jésus serait-il remplacé par un nouveau gouvernement et Hérode qui ordonna le Massacre des Innocents par Bart De Wever ?

Certains ont dit que Joëlle Milquet était folle ? Peut-être bien. Folle d’égocentrisme et d’opportunisme, certainement.

Car il faut remarquer que l’ordre des Rois Mages représentés sur le dessin, c’est la « plus celle » de Charleroi qui mène le convoi, mettant aux deuxième plan Elio pourtant le vainqueur des élections francophones, suivi par l’humble Javaux vert de rage cette fois.

Pourtant Si Javaux est un deuxième couteau dans l’Olivier, nom ridicule donné à la coalition socialiste, humaniste et écologiste, Dame Milquet possède le même statut.

Elio commande, Elio mène le jeu, Elio conduit à la compromission avec les forces flamandes dans l’espoir d’être un jour premier ministre royal.

Le seule chose qui me fait plaisir, c’est de penser à l’hilarité irrépressible qui a dû secouer Kroll à qui ce dessin a été commandé. Son humour, souvent au deuxième degré, n’a pu rester insensible à la commande reçue !

Après avoir déclaré que l’union fait la farce, Joëlle Milquet n’a pas peur de nous laisser entendre que l’étable de Bethléem se situe rue de la loi et que le miracle de la Nativité se réduit à la composition d’un gouvernement fédéral !

Folle, vous avez dit ? Sûrement outrageante pour les chrétiens de Wallonie ! Il y a des symboles avec lesquels on ne joue pas !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 11:30

Vu de France, le conflit des nationalités qui met en péril l’existence de la Belgique ne suscite généralement que des commentaires timorés, formatés, prudentissimes, comme si l’esprit de défaite inoculé à Waterloo continuait à percoler dans l’inconscient collectif de l’intelligentsia française. Seule éclaircie dans le brouillard du conformisme, un article retentissant d’Alexandre Adler (Le Figaro du 28 août 2007) redonnait espoir aux partisans d’une vision renouvelée de la géopolitique française. 

 

Qu’on permette à un observateur de l’intérieur de présenter ici les avantages pour les trois parties concernées (France, Wallonie, Europe) d’un agrandissement pacifique de la France après l’éclatement de la Belgique.  

 

Tout d’abord, il est vraisemblable que si les Français étaient consultés, ils ne s’opposeraient pas à l’élargissement de la France à une région voisine, francophone et amie de longue date. Un sondage paru dans le Journal du Dimanche du 11 novembre 2007 annonçait que 54 % des Français (66 % dans les département limitrophes) sont spontanément favorables à une telle évolution. Quant à l’intérêt de la France, il est évident : augmentation de population (environ 3,5 millions personnes), adjonction d’un territoire de 16 844 km2 (quatre départements), élargissement du champ géopolitique avec notamment une nouvelle frontière avec les Pays-Bas, position privilégiée de la Wallonie dans l’axe des échanges est-ouest, rééquilibrage du poids français par rapport à l’Allemagne, renforcement de l’influence française en Europe, etc. 

 

Contrairement aux idées reçues et relayées par une propagande volontairement défaitiste, la Wallonie n’est pas une Allemagne de l’Est latine : son taux de croissance en 2006 était de 2,9 %. A l’échelle de la France, le PIB de la Wallonie la placerait au 8e rang des 22 régions françaises, 5e au niveau de sa population et 3e en matière d’exportations, juste derrière l’Ile-de-France et la région Rhône-Alpes. Alors, insupportable, le « poids » de la Wallonie ?  

 

Le rattachement de la Wallonie n’entraînerait pas forcément un « effet domino » qui priverait de proche en proche le Royaume Uni de l’Ecosse, l’Allemagne de l’« Etat libre de Bavière » et l’Italie de la « Padanie »… Soyons sérieux : y a-t-il une seule chance pour que la Flandre française demande son rattachement à la Flandre ex-belge ? Aucune. Le pays basque français va-t-il faire sécession ? Rien ne le laisse présager. Et la Corse ? Elle réaffirme régulièrement sa volonté de rester dans la République. 

 

De plus, la nature des minorités nationales dont on redoute l’émancipation n’est pas comparable avec celle de la Wallonie ou de la Flandre, car la Belgique ne possède aucun substrat national propre, contrairement à des pays comme la Hongrie, la Roumanie, l’Allemagne, la Pologne, la Slovaquie, l’Ecosse ou la Catalogne. 

 

A la différence de ces nations anciennes, la Belgique est, pour ainsi dire, une vue de l’esprit : elle a été conçue au XIXe siècle comme une barrière politique destinée à empêcher la France de retrouver ses frontières héritées de la Révolution et de l’Empire. Le royaume de Belgique est une singularité de l’histoire, une espèce de monstre hybride franco-batave, sorti des éprouvettes des Dr Folamour du Congrès de Vienne (1815), posé sur le limes latino-germanique comme un couvercle sur une casserole, puis oubliée au coin du feu ; elle est devenue un Etat-auberge qui abrite provisoirement deux nations : des Flamands et des Français. Or, personne n’a éteint le feu (les premières revendications flamandes datent des années 1840) et ce qui mijotait s’est mis à bouillir… L’ « évaporation » de la Belgique (pour reprendre l’expression délicate de l’actuel ministre flamand des Affaires étrangères) n’entraînera pourtant d’autre effet prévisible qu’un retour à la normale, c’est-à-dire une stabilisation du cœur de l’Europe ; à une condition : que la crise belge se résolve par la création subséquente d’une république flamande et la réintégration de sa partie française dans la République (après la possible étape d’une « Belgique résiduelle » qui ne remplirait, soit dit en passant, aucun des critères de convergence européens). 

 

Quant à l’argument du « mauvais exemple », il frise le ridicule. En 1789, la France ne devait sans doute pas non plus montrer le mauvais exemple aux autres nations européennes… Fallait-il renoncer à la République pour ne pas contrister les monarchies et principautés voisines ? L’Allemagne a-t-elle montré le mauvais exemple en récupérant sa partie orientale ? La Tchécoslovaquie a-t-elle montré le mauvais exemple en se scindant pacifiquement en deux ? Et la Norvège s’émancipant de la Suède ? Et la Grèce se libérant du joug ottoman ? L’histoire irait à sens unique ? Et la France serait le seul pays à « montrer le mauvais exemple » si elle récupère ses territoires amputés en 1815 ? 

 

Qu’on me permette ici de déplorer la permanence d’un certain souverainisme français nostalgique de sa propre monarchie et admirateur du sympathique royaume de Belgique qui aurait su maintenir les charmes du trône et de l'autel quand ces mécréants de républicains s’en détournaient brutalement. Or, les Saxe-Cobourg et Gotha ne sont ni les Capétiens ni les Bourbon : ce sont les rois qui ont fait la France, mais c’est la Belgique qui a fait le roi. La Belgique du XXIe siècle n'est donc pas une France en miniature qui aurait échappé par miracle aux affres de la Révolution. Le petit royaume conçu à Londres en 1831 était une construction anti-française dirigée par un roi luthérien, anglophile et franc-maçon, qu’on pria de régner sur des populations catholiques et une élite francophile. 

 

Les 178 ans passés ont vu la lente et légitime renaissance de la nation flamande à l’intérieur de l’utérus belge, mais rien n’a changé au fond : au cœur même du royaume, la Belgique aujourd’hui flamandisée continue à jouer son rôle de tampon en luttant de son mieux contre toute influence française extra-hexagonale (au contraire des flux anglo-saxons parfaitement perméables). Le mouvement régionaliste wallon et une certaine euro-bruxellisation des esprits faisant office de pare-choc ou d’isolant thermique, pour ainsi dire. 

 

Que faire donc après la Belgique ? D’abord laisser tomber ses œillères, se libérer des schémas médiatiques et se dresser contre un certain esprit de soumission que j’appellerais le « complexe de Waterloo ». Bref : oser renverser la vapeur. 

 

La France doit intégrer la Wallonie pour retrouver confiance en elle-même, résister aux déconstructeurs de la nation et contribuer ainsi à une refondation de la construction européenne. Il faut savoir que pour les idéologues de l’Europe métanationale, le « Belge » est le chouchou de la nomenklatura européenne (c’est lui qui porte la mallette du prof) ; le bon élève est donc aussi prié d’être un exemple « d’unité dans la diversité », de « multiculturalité harmonieuse », il doit être le « laboratoire de l’Europe », le « carrefour des peuples », etc., etc. Pour les eurocrates, scinder la Belgique, c’est insulter le modèle de cette Europe fourre-tout (qui ne veut reconnaître ni ses frontières, ni ses fondements), c’est casser le moule, c’est briser les éprouvettes. C’est, finalement, risquer de donner aux nations le mauvais exemple de la liberté des peuples.   

 

On comprend mieux les charitables admonestations du premier ministre luxembourgeois et les « inquiétudes » de la Commission européenne sur le sort futur de leur cher Etat-labo. La Belgique est ainsi devenue la ceinture de chasteté d’une Europe revirginisée, indemne de toute luxure nationale, en somme une Europe Société Anonyme, abstraite et universaliste, dont la capitale, Bruxelles, serait un compromis entre hall de gare, foire commerciale et tour de Babel. 

 

Finalement, on en revient toujours à la même question. Essentielle. Dérangeante : à quoi servent les nations, et singulièrement : à quoi sert la France ? Réponse : à montrer l’exemple. Et ici, nous devons bien sortir les grands mots : la France doit, seule contre tous s’il le faut, montrer l’exemple de la liberté et de la dignité des hommes en s’opposant à la capitulation des nations et à ses conséquences directes : la tribalisation de l’humanité et la marchandisation de l’homme.

 

Si la France a encore une raison d’exister, c’est celle-là. Oser se dresser contre l’irrémédiable. Montrer la voie. Car entre l’Europe supranationale et la sous-région, entre l’empire et la tribu, seule la nation protège le citoyen, le fait grandir, l’émancipe. Voilà la vraie vocation d’une Europe humaniste. Cette vocation est aussi celle de la France : vocation à forcer les passages et à franchir les barrières, qui constitue ce que de Gaulle appelait la « grandeur de la France ».

 

Comprenons-nous bien. Cette grandeur n’est pas une forme de vanité collective ni une variante d’autres messianismes politiques plus ou moins délirants. Elle n’est pas non plus l’expression d’une volonté impériale frustrée de son passé. Non. Cette grandeur-là est une prise de distance, une mise en surplomb, une vision d’en haut d’où procèdent naturellement humilité et liberté. Humilité de se savoir petit dans l’univers (1 % de la population humaine), humilité des défaites, humilité des déchirements internes ; mais aussi liberté d’assumer un destin singulier, parce qu’à mesure où l’esprit s’élève, les perspectives historiques se précisent et forcent le devoir d’enfreindre. D’enfreindre quoi ? Les fausses évidences : « ne pas entraver la construction européenne » ; les soi-disant équilibres (réels ou imaginaires) : « attention à l’effet domino » ; les implacables contextes : « le marché, l’Europe, l’OTAN, l’ONU… »

 

Où veux-je en venir ? Quel rapport avec la Wallonie française ? Voici. Si la France veut se prémunir contre le tropisme anti-national, et donc anti-européen, elle doit se renforcer en s'adjoignant la Wallonie. Attendre un hypothétique réajustement spontané du système bruxello-européen (qui tourne de toute façon à vide, car il est déconnecté des peuples), c'est accepter de se soumettre sans certitude de s'en remettre. Si la France se soumet aux règles du politiquement correct européen, elle ne s’en relèvera pas. Et son destin sera celui d’une section européenne de l’internationale libre-échangiste.

 

En plus de son intérêt bien compris, la France a donc le devoir, le droit, l'obligation politique et morale de s'adjoindre la Wallonie ! Ce renforcement de la République sera sans doute l’élément déclencheur d’un regain de confiance des Français en eux-mêmes et d’une volonté renouvelée d’entreprendre, car leur pays aura posé un acte de souveraineté exemplaire. Comment n’en sortiraient-ils pas grandis ? Et comment les autres Européens, à leur tour, n’en prendraient-ils pas de la graine ? Car cette manifestation de la volonté nationale sonnera aussi, on peut l’espérer, le réveil des peuples endormis. Or, c’est justement ce réveil des peuples que craignent les eurocrates ! Comme le souligne justement Paul-Marie Coûteaux, « ce fut le sortilège du gaullisme que de montrer que, plus la France se distinguait et osait affronter les puissants, plus elle se découvrait d’alliés – et plus ses alliés étaient conduits à la respecter… » (L’Europe vers la guerre, p. 299).

 

En somme, intégrer ou non la Wallonie sera pour la France un véritable test grandeur nature de sa capacité à s'affirmer face aux dictats d’un supranationalisme calibreur de cultures et aplanisseur de nations. Non seulement pour elle-même, mais aussi pour l’Europe dont le destin n’est pas de devenir un magma mais de former une mosaïque.

 

Puisse-t-elle ne pas laisser passer cette chance ! 

 

P. R. Mélon, décembre 2007

 

Il m'est apparu évident que ce texte publié en 2007 était d'une pertinence totale en réponse aux interrogations de certains Wallons et c'est pourquoi, jz le republie tel quel aujourd'hui !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 13:34

Qui est le plus proche de la vérité , le ministre des finances en affaires courantes ou le président potiche du Conseil européen ?

 

Didier Reynders affirmait, il y a peu :

"Il y a 3 éléments à prendre en compte. La stabilité économique est plutôt bonne et je suis très heureux que tout le monde le souligne. Ensuite, il y a l'instabilité politique. C'est ça que les observateurs constatent. Dernier élément: il va falloir prendre des mesures. Soit par le nouveau gouvernement s'il est bientôt en place, soit par l'ancien gouvernement et ce dès le début de 2011. Et je suis sûr que des spéculateurs s'attaqueront à la Belgique si ces mesures ne sont pas prises début 2011"

 

Aujourd’hui, Herman Van Rompuy lui répond

"D'abord, je n'aurais jamais parlé de cette façon-là. Ensuite, il faut dire que les fondamentaux de l'économie belge sont beaucoup plus sains qu'on ne le croit. La Belgique n'est pas l'enfant malade de l'Europe. Le FMI n'a rien dit d'autre: le prochain gouvernement devra faire des réformes, mais nous n'avons pas de problème majeur pour l'instant",

 

La Belgique dispose actuellement d'une notation à long terme: AA+, soit une qualité haute ou bonne, juste en dessous de AAA+ qui traduit une sécurité maximale.  Remarquons déjà que ce n’est plus la cote maximale qu’elle détient.Mais l’agence de notation Standard & Poors le dit en date du 14 décembre de cette année,  "Si la Belgique échoue à former un gouvernement, un abaissement de rating pourrait se produire, d'ici six mois",

 

Comme toujours, Herman Van Rompoey, ce politicien fade et rimeur patenté de haiku, qu’un député européen anglais a trait » de serpillière humide, 1er ministre inactif de l’état fédéral pendant quelques mois en 2009 donne des leçons du haut de son fauteuil de l’Olympe européenne.

 

J’affirme que notre situation financière est déliquescente, que l’état belge est profondément malade et que les Flamands rêvent de voir leur avenir débarrassé de l’immobilisme francophone. S’ils arrivent à leur fin, et ils sont déterminés, la Wallonie va subir une crise sociale sans précédent.
Les politiciens wallons honnêtes ne peuvent-ils pas réfléchir enfin à la seule voie de salut qui peut éviter une paupérisation générale de notre région, commencer des rapprochements significatifs avec la France ?

 

Ils ne peuvent pas êtes aveugles ou bêtes au point de ne pas voir la direction catastrophique que prend la Wallonie !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 08:49

Le roi Albert II a nommé le député social-démocrate néerlandais, Frans Timmermans, Grand Officier de l'Ordre de la Couronne de Belgique. Cette distinction lui a été décernée en raison de sa "grande contribution à la collaboration européenne et au renforcement de la relation entre la Belgique et les Pays-Bas ".


Luc Carbonez, ambassadeur belge aux Pays-Bas, a remis la haute distinction à M. Timmermans. Le diplomate belge a souligné, à cette occasion, l'impulsion donnée par le parti néerlandais PvdA au renforcement de la relation dans le domaine culturel avec la Flandre ainsi qu'avec les Communautés francophone et néerlandophone.

 

Il a également salué l'initiative de coopération transfrontalière entre la Belgique et les Pays-Bas à un niveau supérieur.

 

Tout cela devient troublant, lorsque l’on sait que le Groupe de Baarle est pour le retour aux Lage Landen, qu’Herman Van Rompuy est membre de l'association " Orde van den Prince " et qu’Yves Leterme a signé un nouveau traité "Benelux" en juin 2008, sans même en avertir la plupart des parlementaires belges.

 

Quand on découvre qu’il existe un Parlement Benelux qui est déjà un organe consultatif pour les trois gouvernements, qu’un Peter De Crem, ministre de la Défense nationale avait proposé une fusion entre l’armée belge et néerlandaise, que l’on a posé une candidature commune pour la Coupe du Monde 2018 et que son promoteur Alain Courtois MR fait partie dudit Parlement Benelux, l’on peut permettre de poser la question, que se cache-t-il derrière tout cela ?

 

Alors va-t-on doucement mais sûrement vers une Belgïe dominée par la Flandre comme pourrait le laisser penser la N-VA ou vers un retour vers l’époque 1815-1830 ?

 

Une fameuse interrogation pour les Wallons qui s’accrochent encore à la Belgique !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 08:33

Le rejet d'un projet de loi sur une limitation de l'accueil des demandeurs d'asile a été rejetée. N-VA, Open Vld, CD&V et Vlaams Belang, soit une grosse majorité des représentants flamands ont voté pour tandis que le PS, Ecolo et le CDH ont voté contre assisté par les deux partis minoritaires de Flandre le  sp.a et Groen!

La proposition visait simplement à limiter l'accueil des demandeurs d'asile au minimum prévu par la directive européenne sur l'accueil, c'est à dire d'offrir un accueil de qualité à chaque candidat réfugié pendant la durée de sa première procédure d'asile.

 

Pourtant la Belgique croule sous le nombre de demandeurs, en loge une partie dans des centres spécialisés, une autre dans les hôtels à 38 € la nuitée ou des bâtiments et casernes aménagées aux frais des contribuables, pendant que nombreux autres encore sont à la rue. Certains de ceux-ci ont assignés l'état belge et ont gagné des astreintes de 500 € par jour et par personne. De nombreux autres s'engouffrent dans de nouvelles procédures. Dame, vous pensez bien que c'est un véritable pactole pour ces réfugiés souvent économiques.

 

Comment eut-on encore croire qu'un accord est possible entre le Nord et le Sud pour former un gouvernement et même s'il se faisait, comment croire qu'il pourra durer longtemps ?Bart de Wever a donc raison sur au moins un point, la Belgique est le malade de l'Europe !

 

La Belgique possède donc deux peuples, deux cultures, deux langues et deux visions politiques diamétralement opposés et ne pourra plus jamais parler d'unité.

 

 

RTLInfoImmigre17-122010.JPG 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 11:52

RTL-Info l’annonce : « Ce matin, à la Une du Wall Street Journal sur internet, dans la rubrique Travel (Voyage), ce n'est pas Le Caire, Rome ou le Machu Picchu, non, ce matin à la Une du prestigieux journal économique, la référence mondiale des businessmen, la bible du capitalisme, c'est... Charleroi. La plus grande ville wallonne au firmament de l'économie ? Le plan Marshall 2.0 aurait été si efficace ? Malheureusement, non.

 

Toutefois, c'est quand même l'esprit d'entreprise qui se voit consacré dans l'article. Nicolas Buissart, jeune artiste de 30 ans, organise depuis plus d'un an un circuit touristique des... endroits les plus glauques de Charleroi: maison de Dutroux, station de métro à l'abandon, vue du terril, rues connues pour leur laideur. L'initiative avait fait l'objet d'un reportage de notre journaliste Ludovic Delory, au mois de mars 2009 ( voir le reportage). »

 

Le dénommé Buissart  dit à ce propos « Les gens ne viennent pas dans la ville, mais ils devraient. Les choses laides sont fascinantes. La ville industrielle de 200.000 habitants dans la partie francophone de la Belgique est aujourd'hui surtout connue pour son aéroport austère et autres désagréments. Les 25.5% de chômage à Charleroi font plus du double de la moyenne nationale. Pour la majorité du pays parlant le néerlandais et habitant dans une Flandre plus prospère, Charleroi représente tout ce qui ne fonctionne pas en Wallonie. Le coût de la sécurité sociale et des subsides versés directement au sud constituent la raison-clé pour laquelle la Belgique n'a plus de gouvernement depuis le mois de juin. 'C'est pourquoi j'amène les gens ici, pour leur montrer ce que les politiciens font avec leur argent »

 

Encore une manière de diminuer notre région. Comme l’a dit Talleyrand préservez-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 08:47

La Wallonie est, sur le long terme, un objectif économique, géopolitique, et idéologique obligé pour le Mouvement Flamand, même si celui-ci n'est pas assez fou pour en revendiquer le territoire de manière ostensible.  Toutes les apparences seront préservées en Wallonie mais la  réalité chaque jour un peu moins, hélas! Le reste, les siècles s'en chargeront. Le mouvement Flamand est séculaire. Ce n'est pas la moindre de ses forces. Toute une série de "détails" parfaitement observables conduisent à cette analyse.

 

Le système économique et politique Flamand préférera utiliser le fait Wallon à son profit, tout en le laissant géré par un appareil politique et administratif francophone inféodé malgré lui à la Flandre. Mais la Flandre accordera, en échange,  une accréditation officielle de la " Nation Wallonne" que les siècles passés ne portèrent pourtant pas sur les fonds baptismaux.  Séduire les Wallingants indépendantistes tout en les assujettissant économiquement est donc une des priorités des Flamands en Wallonie.

 

En réalité, la Flandre nous propose déjà une sorte d'apartheid soft,  et voit dans la Wallonie,  une  réserve de main d'œuvre  et de PME  bon marché contrôlés par des sociétés Flamandes.

 

Tel est le piège tendu à la fois à la Wallonie, à Bruxelles et à la République Française. Pour l'instant, l'étranglement programmé de la Wallonie est tout entier dédié:-  au maintien du  découplage politique des Wallons et des Bruxellois face à un prédateur commun dont ils n'ont pas vraiment conscience.- à l'annexion de  Bruxelles, ruinée, à la Flandre condition de relâchement informel et provisoire de l'étau financier . .

 

 

En d'autres termes,   il est probable que la diminution drastique des transferts en faveur de la Wallonie, aura pour conséquences  implicites :                                        a) faire chuter  le Ps et  laisser s'installer un régime et un parti unique "de Renouveau "  politiquement "correct" et très "dur", probablement encouragé par certains responsables de l'Armée . (Delcourt)                                         b)  une fiscalité déloyale et discriminée entre Flandre et Wallonie entretenant  l'inféodation de cette dernière à la Flandre, dans un cadre Konfederaal imposé par la force d'un introuvable ou fantoche gouvernement Fédéral. ( Nous y sommes presque)

 

En résumé et je reprendrai mot pour mot le diagnostic d'Olivier Maingain: " tous les avantages de l'indépendance Flamande sans en avoir les inconvénients."

 

Une fois Bruxelles transformée en Brussel, il y a de très fortes chances que Brussell, c'est-à-dire les Bruxellois,  prenne à se charge l'entièreté des transferts vers une Wallonie soigneusement  discriminée en matière d'infrastructures, d'éducation et de formation.. Tout cela ne coûtera rien ou presque à la Flandre qui doit maintenir son avantage structurel sur la Wallonie.  Brussel est une ville-symbole, une poule aux œufs d'or  que les Flamands convoitent mais qu'ils n'aiment pas.

 

 

J'ajoute qu'à l'heure où nous parlons, il n'y a plus " d'ultranationalistes Flamands ", il n'y a que des "patriotes" Flamands en concurrence solidaire pour la conquête de leur pré carré national.

 

Peu importe, pour eux, les apparences, (Konfederaal, indépendance officielle) ce qui compte c'est le fond,  comme en témoigne leur politique séculaire de petits pas ponctués de coups de force et d'effets de cliquets à l'encontre de Francophones médusés  qu'ils considèrent ouvertement  comme des rats stupides et cupides qu'il faut  repousser perpétuellement et coincer avec les moyens les plus retors.

 

Si je peux me permettre ce dernier commentaire, la première des prises de conscience à accomplir dans le camp francophone, accompagné du travail de deuil que nous devons TOUS faire, Belges ET Français, c'est d'admettre une bonne fois pour toutes, que les Flamands ne pensent pas comme nous, qu'ils n'ont pas le même référentiel, et n'ont pas les mêmes conceptions de la démocratie.

 

La leur repose sur la "sacralité" de l'antique solidarité  tribale, clanique, de Terroir et de filiation,  celui de la Germanie des temps obscurs, celui du massacre d'Arminius dont ils  revendiquent implicitement le modèle stratégique ! Même si cela peut paraître "farfelu". ( Le couloir de Rhodes Saint Genèse et la forêt de Soignies c'est leur forêt d'Arminius. C'est ici qu'ils entendent  défaire une bonne fois pour toute la Romanité Belge, cet  insupportable affront existentiel ) Par conséquent  seule la contrainte la plus stricte forcera la Flandre à concéder une continuité territoriale en Bruxelles et Wallonie.  Cette force, les Bruxellois  en disposent-ils géopolitiquement ? Et sinon comment peuvent-ils l'acquérir ?    Tout est là.

 

 Tous les Peuples ont leur défaut , mais malheureusement pour  nos Flamands,  les leurs ne peuvent trouver de transcription acceptable dans l'occident démocratique d'aujourd'hui.  Et ils le savent. Ils savent aussi qu'il est trop tard pour reconfigurer la dynamique du mouvement Flamand sur d'autres bases.  On ne referme pas la boîte de Pandore.Par conséquent, toute tentative pour les amadouer  en les invitant  à cheminer dans un dédale institutionnel sans cesse "rebricolé" contre un peu d'argent provisoire, n'aura pas plus d'effet sur la "colère" flamande que les accords de Munich sur une autre fureur . Que du contraire, les faits démontrent que cela  exacerbe ce qu'il faut bien appeler la fureur flamande à l'égard des "franse raten".

 

  Si l 'on veut   arriver à une situation à  la yougoslave, alors oui, il faut continuer  sur la voie de l'extorsion de droits  définitifs contre de l'argent provisoire, dans l'attente d'un apaisement miraculeux qui ne viendra jamais.Les dernières manœuvres militaires en Belgique, les déclarations du général Delcourt, donnent une idée assez juste de ce à quoi nous pourrions être confrontés. Et pendant ce temps la note de la dette Belge se dégrade les taux d'intérêt du refinancement grimpent, grimpent...

 

Monsieur , l'apaisement de la Flandre s'appelle Brussel et Belgïe.

 

 Car le fait francophone en Belgique est désormais inassimilable pour le Peuple Flamand dans son ensemble.Nous ne sommes plus , hélas! confrontés à une élite flamingante comme autrefois,   mais à toute une Nation instrumentalisée et dressée, sans qu'elle le sache,  pour l'évaporation du fait francophone de Belgique  par les moyens les plus retors. C'est ce qui lui tient  de mythe fondateur et de cohésion sociétale. Mais les intéressés n'en savent rien.

 

Voilà,  je le crains,  l'atroce vérité.

 

Notre siècle vient d'accoucher de la plus grande catastrophe financière  de tous les temps, Antiquité comprise.Le sol occidental se dérobe sous nos pas. En Europe, et en Amérique les chômeurs se comptent par dizaines de millions et la très grande majorité des États sont en situation de cavalerie budgétaire impossible à freiner sans une forte croissance qui ne viendra jamais. Car elle est ailleurs et nécessite d'autres règles que celles que nous nous sommes imposées.

 

  Il est donc  illusoire, en particulier pour les Bruxellois,  d'espérer que la "crise" des finances publiques aiderait  à résoudre les conflits  qui font rage en Belgique.Il est vain de voir dans les institutions financières françaises une ligne Maginot contre l'hybris du Peuple Flamand et  un rempart pour, une  Bruxelles  qui se trouve, de fait,  en état de siège . Les banques n'ont aucune vision politique et ne cherchent qu'une chose:  collecter l'épargne. D'où qu'elle vienne. A-t-on jamais vu, depuis l'Antiquité, les financiers  libérer des peuples opprimés ?....

 

Seuls les Peuples peuvent briser leurs chaines ! Et quand ils ne le peuvent pas seuls,  ils font appel à  d'autres Peuples frères.

 

En attendant, il est inutile  que certains Bruxellois se voient encore comme des "intercesseurs surdoués des deux cultures" et comptent continuer de prospérer sur ce terreau-là. Cette époque est révolue!

 

La "Commune de Bruxelles" devrait-elle  donc se rendre aux "Versaillais" et aux "Prussiens" de Belgique. ? Non ! Et non !  L'annexion de Bruxelles par la Flandre et l'assujettissement de la Wallonie  ne sont pas une fatalité !

 

Pourvu  que  les Bruxellois, et  les  Wallons, acceptent, enfin !  de faire un choix déchirant et de le proclamer haut et fort par une série d'actes fondateurs. Personne ne le fera à leur place !

 

Pour les Bruxellois, ce choix c'est, très bientôt, de devenir "Germains" (de seconde zone)  ou de se proclamer publiquement, sans ambiguïté  et massivement "Romains" de plein droit.  Avec les conséquences que cela entrainera.

 

 Il n'y a pas d'autre remède hélas, je vous l'assure.

 

Aux Bruxellois de faire entendre leur "voie". Leur temps est compté.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 16:39

En septembre 2006, dans le "Trait d'Union" spécial Elections provinciales, Paul-Henry Gendebien écrivait dans son éditorial:

Confiance et patience : notre analyse de l’iné­luctabilité de la crise finale de l’Etat belge se répand dans la population. Et l’opinion publique commence à savoir qu’il y a une réponse, pour la Wallonie et pour Bruxelles, à l’éclatement de la Belgique, à savoir l’union avec la France, une union qui fera la force… Même nos adversaires sont obligés de prendre en considération notre projet. Bref, on ne peut plus ignorer la solution française. Le réunionisme est devenu une hypothèse sérieuse, il fait partie du débat politique, que ce soit pour l’approuver ou pour le contester. En d’autres termes, le R.W.F. a déjà obtenu une première et grande victoire en amenant son projet au coeur du débat politique.

Bien entendu, nous nous heurtons encore à la crainte naturelle et ordinaire que provoque le changement, à la résignation des élites rentières du système belge, au conformisme belgo-monarchiste des médias.

Le poète Goethe constatait que « les grandes idées sont d’abord partagées par un petit nombre ». Mais on sait aussi que les changements importants dans l’Histoire de l’humanité sont provoqués par une minorité agissante.

Nous sommes cette minorité agissante aujourd’hui, et demain notre projet deviendra majoritaire. Il s’imposera comme le seul recours sérieux, réaliste et durable pour une Wallonie qui ne cesse de s’enfoncer dans l’incertitude et la morosité.

Quand on nous demande : « A quoi servez-vous ? », je réponds donc en pre­mier lieu que nous avons déjà réussi à placer la solution française sur la table et qu’on ne peut plus l’ignorer. En deuxième lieu, nous sommes la seule voix qui maintient en vie la flamme du mouvement wallon et sa tradition historique consistant à indiquer aux Wallons le meilleur chemin à parcourir.

Enfin, nous sommes les seuls à oser proclamer haut et fort un certain nombre de vérités.

La vérité

La vérité, c’est que le fédéralisme belge est un échec, que le régime belge reste nuisible aux intérêts wallons et bruxellois, que la loyauté fédérale invo­quée par MM. Van Cauwenberghe et Happart dans leur pseudo-Constitution wallonne est un leurre de première catégorie.

 

La vérité, c’est que la Belgique unitaire avait déjà laissé tomber une Wallonie écrasée par la désindustrialisation; et qu’à son tour la Belgique fédérale a étouffé une deuxième fois sa minorité francophone sous le poids flamand, un poids qui pèse lourdement sur l’Etat central, la haute administration, la diplo­matie, la police, les Banques, la Poste, les Chemins de fer, Zaventem, la presse (le groupe Vers l’Avenir et le Vif), Belgacom, sans parler de l’Eglise catholique et de l’entourage royal.

La vérité, c’est aussi que la Flandre profite de la faiblesse et de la lâcheté collective de la classe politique francophone.

 

Tout cela, il faut le dire. Si nous n’étions pas là, qui oserait souligner que l’adversaire n° 1 de la Wallonie et de Bruxelles, c’est la structure étatique belge, dont la disparition annoncée est à la fois inéluctable et nécessaire ?

De même, si nous ne sommes pas là, qui dira le danger et le ridicule que représente l’idée d’une post-Belgique francophone, d’un Etat confetti bap­tisé « Wallonie-Bruxelles », d’un « Wallo-Brux », cette petite Belgique sans la Flandre ?

Déjà les bons apôtres de la belgitude se rabattent sur le « Wallo-Brux » !

 

Regardez-les, tous ces piliers du régime, tous ces docteurs Purgon de la belgitude et du monarchisme, écoutez-les proposer leur remède miracle digne des purges et des saignées de Molière : « Si les Flamands s’en vont (tiens, ils reprennent déjà cette hypothèse à leur compte), cela ne sera pas un drame, au contraire : la Belgique sera purgée, elle sera sauvée, ELLE CONTINUERA ! »

 

La mini-Belgique serait à leurs yeux le salut ! C’est évidemment la plus belle des calembredaines… On prétendrait ainsi sauver la Belgique en prolongeant un de ses morceaux. Et quoi encore ? On voudrait ainsi ressusciter un mort, et même un fantôme. On voudrait reconstituer une Belgique qui serait un paradis mais un paradis qui n’aurait pas existé.

 

On le voit, la manœuvre est grossière. Le Wallo-Brux est une invention de la classe politique francophone, effrayée par l’idée même d’un autre régime politique (la France républicaine) où ses privilèges risqueraient gros, où sa rente serait compromise, où le régime des partis qu’elle affectionne tellement serait remis en question.

 

Sans parler du ridicule qui accablerait cet Etat croupion dont le chef d’Etat serait un Laurent 1er (non merci), où tel sénateur patoisant serait ambas­sadeur à l’O.N.U., où tel commissaire de police dûment encarté deviendrait général … Et on en passe.

Le combat politique à venir…

Disons-le tout net, c’est une évidence qui s’imposera de plus en plus, le Wallo-Brux serait mort-né parce qu’il n’aurait ni viabilité économique, ni volonté collective ni (surtout) de consistance nationale.

 

La petite Belgique clonée naîtrait dans le désordre parce qu’elle n’aurait pas la puissance politique et diplomatique pour se faire respecter et imposer à la Flandre une définition correcte, c’est-à-dire démocratique, de sa nouvelle frontière d’Etat au Nord, notamment dans la périphérie de Bruxelles. A cet égard, nous répétons que seule une intervention française dans un contexte d’internationalisation de la crise belge permettra une stabilisation et une solution, au grand soulagement de l’Europe.

 

Le R.W.F. l’annonce clairement : le choix n’est déjà plus entre la Belgique ou la non-Belgique. Cette question est en voie d’être tranchée. La question est désormais : que ferons-nous dans l’après-Belgique ? Nous voici par conséquent au seuil immédiat d’une nouvelle période : le grand combat politique à venir opposera les « néo-Belges du Wallo-Brux » aux partisans de l’union avec la France.

 

Voilà pourquoi notre mission n’est pas finie. Elle ne fait que commencer à vrai dire. Et nous gagnerons parce que nos adversaires ne sont pas sûrs d’eux-mêmes et n’ont pas d’idées fortes. Nous finirons par l’emporter parce que nous avons des idées justes et fortes et parce que nous sommes sûrs de nous.

 

Et que dire en décembre 2010, sinon que tous les faits qui se sont déroulés depuis prouve l'exactitude des analyses du RWF, qui trace son sillon de plus en plus profondément dans les citoyens éclairés !

 

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 17:10

Sous le titre de « Et si la Flandre usait de la loi du nombre... » le Vif-L’Express.be publie un article très intéressant sur ce sujet.

 

Il est particulièrement instructif de lire la théorie de Wilfried Dewachter, professeur émérite, ancien directeur du Centre de politicologie de la KUL qui a déclaré (en mai) à propos des problèmes institutionnels dans l’hebdomadaire Trends  « Nous devons en revenir à la force du nombre ».

 

Son apparition lors d'un congrès de la N-VA en 2004 lui avait valu le titre de « personnalité académique indépendante, peut-être le politologue le plus renommé de Flandre ».

 

Il estime que pour ramener la paix dans le ménage belgo-belge, rien de tel qu’un retour aux sources. Au bon vieux temps du « principe de base de la Constitution de 1831 : la décision prise à la majorité au Parlement ». Il pense donc inutile de s'embarrasser de conflits d'intérêts, de sonnette d'alarme, de lois spéciales ou même de parité linguistique au sein du gouvernement fédéral : tous ces mécanismes ne servent plus aux partis francophones et à « l'élite bruxo-belge » qu'à jouer l'obstruction.

 

Est-ce réalisable ???  Il pense que oui « Via une courte loi spéciale et une courte révision de la Constitution, on décide d'abord que les lois spéciales seront désormais modifiées à la majorité simple », nous dit le professeur. Et il n’y pas de quoi crier au coup d'État, souligne-t-il. Aujourd'hui déjà, c'est à la majorité simple que le Parlement fédéral approuve les transferts colossaux de souveraineté de la Belgique à l'Union européenne. Sans que personne, y compris du côté francophone, s'en offusque. »

 

C’est ce que Wallonie 2010 dénonce régulièrement. La route que la N-VA trace ne conduit pas nécessairement à l’autonomie des Régions, mais aussi peut-être à un projet d’une Belgïe où les francophones seraient désormais complètement administrés et gérés par la Flandre.

 

Le propre de l’illusionniste, c’est d’attirer l’attention du public pour éviter qu’il ne voie ce qui se passe lors du tour de magie. Il ne faudrait pas que le désir d’indépendance proclamée dans les statuts de la N-VA ne nous permette pas de voir d’autres manœuvres pour créer cette Belgïe que de plus en plus de Flamands appellent de leurs vœux !

 

Et si Bart De Wever était, en plus d’un fin stratège, un magnifique illusionniste ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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  • : 19/07/2008

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