Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Mouvements d'humeur

Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 08:34

Triste  soirée que celle d’hier soir à la télévision belge.  Se « taper » une émission comme "Belgique: un pays inachevé" relève d’une tentative maladroite de conditionnement à une belgitude malade.

Déjà cette volonté de faire alterner les témoignages dans la langue maternelle des invités (avec sous-titre, bien sur, le réalisateur étant au courant que le bilinguisme désiré ne passe pas chez nous), rendait l’exercice, sinon désagréable à l’oreille, mais aussi fatiguant à la vue.

Mais en plus, tous ces témoignages de politiques tant Flamands que Wallons qui avaient plaisir à raconter leurs souvenirs de leur lutte pour une meilleure Belgique, plus égale, plus solidaire et surtout plus pacifiée au niveau linguistique !

Toutes les étapes de la crucifixion de la Belgique de papa furent abordées, avec chaque fois , la démonstration de leur intelligence politique. Chaque avancée vers la division du pays fut considérée comme un remède qui devait requinquer le malade, oubliant que chaque accord conclu était une avancée pour le nationalisme flamand et une défaite pour les francophones, comme ils aiment à nous appeler.

A les écouter, l’on ne peut qu’ éprouver du mépris pour ces politiciens à l’intellect aussi étriqué que l’est devenu notre état fédéral. Ils auraient pu triompher dans le film ridicule du « Mariage de Mademoiselle Beulemans », ils ont préféré n’être que des créatures sans dimension (intellectuelle, bien sûr, car la soupe belgicaine est tellement bonne qu’elle laisse des traces au physique)
.

Mais, tout orienté vers un avenir radieux, ils ont expliqué leur foi dans une Belgique éternelle et ont conclus, la main sur le portefeuille (ministériel, évidemment) que l’évolution des rapports entre les communautés et les modifications de l’état fédéral ne s’arrêterait jamais, car le changement fait partie de la vie de notre nation.

Maingain et Moureaux  semblaient avoir les larmes aux yeux devant cette évidence, non de peine à l’idée de toutes les épreuves nouvelles qui attendent dans un premier temps  Bruxelles, et la Wallonie ensuite, mais de bonheur d’avoir encore de nombreuses compromissions en perspective !

Heureusement, l’émission fut tellement outrancière qu’elle en perdit toute crédibilité. De la mauvaise ouvrage, Messieurs les propagandistes d’un état virtuel que l’on essaie en vain de le rendre réel.

Cela m’a conforté dans mes convictions. Rejoindre la France le plus vite possible pour quitter ce panier de médiocres pontifiants.

Le 7 juin, il faudra voter RWF pour que cessent de pareilles âneries sur nos chaînes de télévision !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 10:27

La Belgique est prête à contribuer à hauteur de plus de 4,3 millions d'euros au financement des élections locales en République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris lundi de source gouvernementale à Bruxelles, confirmant des informations en provenance de Kinshasa.  

Charles Michel, a autorisé le transfert du reliquat du programme PACE d'un montant de 2,340 millions d'euros en novembre 2008 pour financer l'organisation des prochaines élections urbaines, municipales et locales - dont la date n'a toujours pas été fixée.  La Belgique a également dégagé une contribution supplémentaire d'un montant de deux millions d'euros provenant de lignes budgétaires de la coopération.

Que Charles Michel soit un bon démocrate chez les autres, personne n’en doutera. Mais la démocratie chez lui en Belgique ne semble pas lui poser de problèmes.

Pas un sou de l’état belge pour aider les « petits » partis à émerger, à représenter au moins une partie non négligeable des électeurs qui ont voté contre l’amicale « PS-CDH-MR-Ecolo ».

Cet ami du suffrage universel affiche une profonde indifférence à l’expression démocratique des citoyens de son pays. 

L’a-t-on entendu pour protester contre « la loi du silence » observée prudemment par la presse ?

Son parti propose-t-il  dans son programme le droit à la parole pour les candidats de listes nouvelles sur les ondes nationales, comme en France lors des élections où chacun a le même temps de parole ?

Non, le partage des électeurs se fait entre partis complices comme au bon temps de la prohibition. Cela n’empêche pas une guerre sans merci pour empiéter sur les autres, mais tout nouveau concurrent doit être supprimé.

Donc pas de publicité, pas d’information, je dirais même pas de respect, mais plutôt un mépris condescendant, voire haineux pour les mendiants de liberté d’expression.

Amis électeurs, le 7 juin donnez une claque historique à ces histrions politiques.
Votez en masse pour le RWF.

Si cela ne nous donnait pas le pouvoir, cela sera un premier pas vers la Liberté, l’Égalité et la Fraternité républicaines !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 08:01

C’est La Libre Belgique qui l’annonce, la commune  limbourgeoise de Riemst a introduit une action en référé pour demander l’arrêt des vols de nuit à Liège Airport.

Mark Vos, le bourgmestre CD&V (vous savez le parti de notre premier ministre  fantôme  et les échevins de la commune de Riemst, comprenant au moins deux CD&V comprenant  3 CD&V et 2 N-VA au moins (tiens, au niveau communal le cartel tient toujours) vient en effet d'introduire une action en référé contre la Région wallonne, la société Liège Airport (gestionnaire du site), la Société wallonne des Aéroports (Sowaer) et l'opérateur de courrier express TNT.

Ces flamands « bon teint »,  dont la commune est située à pas moins de 30 kilomètres de l’aéroport, demandent au tribunal de première instance de Liège d'ordonner la cessation de plusieurs opérations réalisées sur le tarmac liégeois. Ils demandent également d'interdire l'utilisation de diverses constructions qui, selon eux, contribuent à l'accroissement des nuisances sonores dont sont victimes les habitants de Riemst et ce, sous peine d'une astreinte de 25.000 euros. Selon Belga, l’affaire devrait être  plaidée devant le tribunal de première instance de Liège le 12 mai.

Quand on sait l’importance sur le plan de l’emploi de TNT en Pays de Liège (et je ne suis même pas certain qu’aucun flamand du Limbourg n’y travaille), il s’agit d’une tentative de plonger la Région liégeoise un peu plus dans la crise économique. De plus, le CD&V est l’allié privilégié de notre CDH et de la Milquet, sa présidente multifonctions.  Elle a déjà envoyé son ministre au charbon. André Antoine a osé parler d’une déclaration de guerre. Mais qu’est cette déclaration belliqueuse sinon des paroles et du vent ?

Et quand on pense que notre Demeyer local avait déjà accepté, en recevant Steve Stevaert, le gouverneur du Limbourg à la nouvelle gare de Calatrava, l’idée de la baptiser Liège-Limburg. Où se trouve donc l’honneur de nos politiciens actuels ? Le 7 juin, résistez, protestez, défendez votre pays de Liège en votant RWF aux régionales et aux européennes. Que les Wallons montrent enfin le panache que ses représentants parlementaires n’ont plus depuis longtemps !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 10:10

Cela fait des lustres que les Flamands nous serinent qu’ils veulent leur indépendance et que nos politiciens francophones se couchent littéralement devant les diktats sous prétexte qu’ils veulent le divorce !

Soyons lucides pour une fois. Quel Flamand voudrait obtenir le divorce alors que le ménage Belgieke lui va si bien ?

Il a la majorité absolue dans l’état fédéral (6 millions de Flamands face à trois millions et demi de Wallons et un million de Bruxellois). Les règles démocratiques jouent donc en sa faveur.

Bruxelles, dont il a déjà fait unilatéralement sa capitale de région, est encerclée complètement par une frontière linguistique qu’il veut étanche et a des dirigeants flamands dans son gouvernement, non élus démocratiquement, mais aux mandats offerts par les élus francophones bruxellois.

La Wallonie est mise à genoux économiquement par un échange à sens unique. La plupart des produits vendus en Wallonie viennent de Flandre, mais peu de produits wallons arrivent à être vendus dans leur région. Un refus qui permet d’établir des chiffres prouvant que la Wallonie est en déficit constant et que les Wallons sont des assistés !

La situation belge ressemble à un ménage à l’ancienne. Le mari flamand, a pouvoir de décision face à son épouse wallonne soumise qui, elle, hésite à le quitter, malgré les coups et les insultes qui pleuvent, car elle a peur pour sa survie économique. Quand elle réagit timidement, il menace de prendre ses valises et de l’abandonner.

Mais lui, content de sa domination psychologique, heureux d’avoir le confort d’une maison entretenue, d’avoir ses repas servis selon son bon plaisir,  d’avoir une femme esclave prête à tout accepter, en un mot, d’avoir tous les avantages d’un maître absolu, pourquoi mettrait-il sa menace à exécution ?

Non, je le dis, je l’affirme, je le crie à tous ceux qui croient encore que la Flandre veut son indépendance qu’ils se trompent. Que ce jeu de rôle est exécuté depuis longtemps et que les Wallons n’ont cessé d’accepter des compromissions pour éviter ce divorce qu’ils craignent tellement.

C’est pourquoi ce marché de dupes DOIT CESSER.

C’est nous Wallons qui devons demander le divorce et réclamer un partage des biens équitable.
C’est nous qui devons exiger enfin le respect qui nous est dû.

Mais hélas ! La peur du mari brutal existe. Et si nous composions une nouvelle modification de la constitution avec les Flamands, se disent nos éternels cocus ? Peut-être seraient-ils compréhensifs ? Peut-être que cela mettrait un arrêt à leurs constantes exigences d’en avoir toujours plus et de donne r de moins en moins ?

Il m’est pénible d’entendre certains rattachistes affirmer que la Flandre cherche son indépendance et qu’ils pourront  traiter raisonnablement avec elle. La vérité est bien autre et bien plus dramatique.

Les Flamands veulent plus d’autonomie, mais conserver cet état fédéral, coquille vide qu’ils dominent par leur représentation parlementaire. Bruxelles et la Belgique sont des vitrines dont ils ne désirent pas se passer, mais dans lesquelles le label « Made in Flanders » prend la place la plus importante.

Elle est là la réalité. C’est nous, Wallons, qui devons mener notre guerre d’indépendance et obtenir le droit à l’autodétermination.

Nous n’avons pas à craindre la solitude. Nous avons la cinquième puissance économique, à laquelle nous sommes liés par la culture, la langue, les intérêts économiques, qui pourrait  nous accueillir fraternellement et protéger nos racines et notre terroir.

La France, berceau du Siècle des Lumières et pays des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Nos parents les avaient proclamés au Ban de Franchimont à Polleur dès août 1789. Depuis hélas, ces principes sacrés ont été ignorés, bafoués, niés dans le monde entier, mais de plus en plus en Belgique et principalement en Flandre. Que les francophones qui s’y sont installés, ayant eu le malheur de croire en la protection de l’état belge, soient contraints à abjurer leurs racines à travers leur langue maternelle me choque profondément, même si, comme le disent certains,  je n’ai pas à m’ingérer dans leurs affaires internes.

J’en appelle donc à un sursaut de conscience, à un réveil de lucidité, à une honnêteté d’analyse !

« Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ! » et « Aux armes, Citoyens » sont les mots du début du Chant de Partisans et de La Marseillaise.

Sans violence, sans haine, mais avec une froide détermination ,entamons notre marche vers l’avenir de nos enfants !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 08:49

19 avril - Tic TAK – C’est un tic. C’est un TAK. C’est la bombe flamingante !

 

RTL-Info l’annonce sur son site : « une trentaine de membres de l'organisation flamingante Taal Aktie Komitee (TAK) ont été arrêtés administrativement samedi après avoir gravit la butte du Lion de Waterloo, a indiqué samedi le TAK.

Par cette action, les militants entendaient "clairement faire comprendre où se trouve la frontière". Le TAK souhaite voir se concrétiser l'ancien slogan "Taalgrens=Staatsgrens" (frontière linguistique=frontière d'Etat). La campagne menée samedi a commencé à la frontière entre Overijse et Genval, avant de se rendre à Rhode-Saint-Genèse où ils ont bloqué un temps la chaussée de Waterloo. Armés de peinture blanche, ceux-ci ont dessiné la frontière. L'action s'est terminée à Waterloo par l'ascension de la Butte du Lion où les flamingants ont déployé une banderole, moment où la police les a interpellés.

Evidemment, une frontière pour nous séparer de ces extrémistes serait souhaitable, car ils constituent l’avant-garde de l’invasion flamingante qui cerne Bruxelles et considère la Wallonie comme son territoire d’expansion vers l’Est.

Mais la seule et unique frontière capable de nous protéger sera la frontière française. C’est celle-là dont nous devons disposer avant qu’il ne soit trop tard !

18 avril  - La liste du RWF a obtenu le numéro 14 pour les élections européennes !

Pour un symbole, c'est un symbole ! Alors que les partis habituels se sont servis les premiers en matière de numérotation de liste, au second tirage, le RWF obtient le numéro 14.

14 comme le 14 juillet 1789 - date de la prise de la Bastille, symbole de la révolution du peuple contre l'ancien régime en France
14 comme le 14 juillet - date anniversaire de la République française, fêtée partout dans l'hexagoneµ
14 comme le 14 juillet à Liège, fêté chaque année avec faste depuis la libération de la Cité Ardente en 1944.
14 comme la liste qui représentera l'espoir de Liberté, d'Égalité et de Fraternité des Wallons dans une Belgique flamandisée !

17 avril bis - La presse française salue notre "grand pays" avec ses six gouvernements (près de 60 ministres pour quelque 10 millions d'habitants)

Ceci n'est pas un pays - comme aurait dit Magritte. J'ajouterai ceux-ci ne sont pas des politiques mais des profiteurs !

17 avril - La représentation commence - Nouvelle pièce humoristique - Le rideau rouge se lève sur un vieux couple en dispute !

Elio Di Rupo n’y va pas avec le dos de la cuillère dans la presse ce matin. L’attitude et les déclarations de Jean-Claude Van Cauwenberghe sur l’affaire du "voyage californien" sont tellement à l’encontre de la ligne de conduite du parti que le président du PS dit en avoir assez de lui. Van Cau met Di Rupo en garde, et reporte sa retraite ! Jean-Claude Van Cauwenberghe a déclaré à la presse "Il pense que j'ai fait du tort au PS. Je pense que c'est lui au contraire qui a nui au parti."

Les choses sont différentes pour José Happart. Il a tenu à peu près les mêmes propos que Van Cau. Devant la presse il a déploré le comportement des présidents des partis qui ont réprouvé la mission : "C'était à celui qui sera le plus sévère", a-t-il regretté. "J'assume pleinement et entièrement cette mission en tant que chef de l'institution et du Bureau. Si cela avait dépendu de moi, il n'aurait pas été question que les parlementaires remboursent". Ce qui fait affirmer à cher (onéreux) Van Cau qu’ « Elio Di Rupo n'a pas dû entendre ce que pense Happart de tout le foin fait autour de ce voyage en Californie. Ils ont encore besoin de lui".

A part, une certaine lucidité sur le pouvoir de nuisance du doucereux mais omnipotent Di Rupo et sa prudence vis-à-vis du président du parlement wallon (pour combien de temps encore ?), cet échange de vérités, plaisantes certes, mais totalement inutiles, n’existe que pour cause électorale et est digne de la Comedia dell’arte. Commediante ! Tragediante ! L’homme est italien et connait l’art de jouer la comédie !  Qui peut croire qu’il n’était pas au courant du voyage ? Qui pense qu’il ne s’est pas aperçu que ce périple tombait pendant les fêtes de Pâques ? Que les épouses accompagnaient les parlementaires processionnaires ?

Alors, qui peut croire à ce mauvais théâtre ?

16 avril - Une majorité de citoyens réclament une éthique depuis longtemps disparue dans la politique "classique" belge !

C’est RTL-Info qui le dit « 49% des Belges ne font pas confiance au monde politique. Près de la moitié des Belges ne font pas confiance au monde politique et 44% d'entre eux sont sceptiques par rapport au gouvernement, selon une étude réalisée en mars 2009 par Ipsos Belgium. »

La question qui se pose, après le retour tant attendu de nos processionnaires wallons et de leur refus d’affronter quelques électeurs pacifiques venus exprimer leur désapprobation sur un voyage, dit d’étude, en Californie pendant les vacances de Pâques, est quel serait le résultat d’un même sondage réalisé aujourd’hui ?

D’autant plus que ces excellences processionnaires et vacancières manifestent un mépris profond pour les citoyens avec des réponses empruntées à l’ancien régime, d’avant la révolution française.

José Happart déclare «  Je ne suis pas allé voir le Comité d’accueil, je ne les avais pas invités » « La Meuse du 16/04/2009)

Jean-Claude Van Cauwenberghe, quant à lui, observe « Tous les voyages sont du même niveau depuis dix ans. L’Inde, c’était pas mal non plus » « La Meuse du 16/04/2009).

Quelle morgue ! De quoi dégoûter encore plus l'électeur et faire basculer les 49% méfiants en un 51¨% majoritaire !
Je sais qu’il y a de vrais socialistes sincères et honnêtes. Je les côtoie de plus en plus aux réunions du RWF. Quelle insulte pour eux que ces représentants « parvenus » (à quoi, sinon à leur bon plaisir ?). Ils pensent sincèrement qu'une bonne cure d’opposition ferait du bien au PS et qu'elle, cela leur remettrait peut-être la tête à l’endroit à cette gauche, avide de voyage en "classe de luxe", d'hôtels 5 étoiles et de champagne pour accompagner le caviar Molossol. Cette fois, ils ont décidés de voter RWF. Une bonne gifle, surtout à ceux que l'on aime, crée toujours un choc salutaire !

15 avril - Une révolution morale va-t-elle se produire ? Il serait temps de quitter l'ancien régime !

Le "voyage pascal californien"  de nos excellences parlementaires du PS, CDH et MR s’est terminé ce matin vers 7h15. L’avion s'est posé à Zaventem où un comité d'accueil  les attendait. Mais courageusement, ils ont profité d'une porte dérobée pour éviter le contact avec les manifestants.

"Ces parlementaires ont choisi une sortie honteuse. C'est leur choix mais il faudra qu'ils l'assument à l'égard de l'opinion publique", a commenté Olivier Baum, à l'origine du "groupement citoyen de vigilance".   "Nous étions pacifiques. Nous avions simplement un message à faire passer. Je laisse à chacun le soin de juger ce qui vient de se passer ici mais je trouve ça dommage. Je suis très déçu pour eux. Ils auraient pu donner un signal au citoyen mais ils ont préféré sortir par la petite porte", a-t-il ajouté.

Si les protestataires étaient peu nombreux, il faut signaler la présence de nombreux journalistes, représentant des médias belges et étrangers. L'on relevait parmi eux la présence d'un correspondant de Radio France.

Il est certain que nos éminences ne s’étoufferont pas de honte, confiant dans le pouvoir d’oubli des électeurs. Et puis ce petit peuple, de quel droit  se permet-il, de juger les excès d’une caste supérieure ? Ils sont en chômage ? Ils perdent leur emploi ? Leur pension de survie ne leur suffit plus ? Certains ont même faim ? La rumeur populaire a attribué, à tort ou à raison, à Marie-Antoinette, reine de France les paroles suivantes, «S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche!» Aujourd’hui, ce sont des représentants du peuple, élus par le peuple, qui pourraient tenir les mêmes propos. Leur bon plaisir avant tout et cela, sur le compte du contribuable.

Pour l’occasion, il  me plait à rappeler trois articles de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, écrit par nos compatriotes du Franchimont en août 1789. Nous sommes très loin de leur application.

Art. 13 Pour l'entretien de la force publique et des frais de l'administration une contribution commune est indispensable, et la répartition doit être rigoureusement proportionnelle entre tous les citoyens en raison de leurs facultés.

Art. 14 Chaque citoyen a le droit, par lui-même ou par les représentants, de constater la nécessité de la contribution publique, de la continuer librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la qualité, l'assiette, le mouvement et la durée.

Art. 15 La société a le droit de demander compte à tout agent public, de son administration.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 10:06

Brusquement, Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, a décidé de chasser les prostituées de leurs « salons » aux néons évocateurs du quartier Cathédrale Nord .

« Salon » est un bien grand mot pour ces cagibis minables qui auraient dû subir la dure loi de l'expulsion pour insalubrité depuis longtemps.

Mais pourquoi cette décision soudaine ?  Le quartier est devenu une zone criminogène où vendeurs de drogue, maquereaux, délinquants divers, font la loi, rançonnent, agressent, volent et arrivent même à s’étriper.

D'accord, mais cela fait longtemps que le phénomène dure. J'ai souvenir d'un drogué, s'injectant son poison en pleine journée, assis sur le seuil du magasin de vêtements que je fréquentais . Depuis ce tailleur a fermé ses portes comme une bonne partie des commerçants de cette artère, autrefois très prospère.

La cause de ce désastre réside-t-elle dans la présence de ces fameux « salons » tolérés depuis de nombreuses années ou bien dans l’inefficacité de la police locale, dont le chef suprême est ce fameux bourgmestre ? Peut-être même dans le désintérêt d'un édile communal, provenant d'un faubourg de la cité et peu intéressé par la survie des indépendants du centre-ville?

Willy a donc pris un arrêté de police l’été dernier et vient de décider de donner l’estocade finale à ces locataires dérangeantes.

Le Conseil d’État a invalidé l’arrêté de la ville. Celle-ci a introduit un appel à la décision. Mais pensez-vous que ce socialiste, défenseur des petites gens (et je n’ai jamais pris les dames de ce quartier  pour des privilégiées*) attendra la nouvelle décision ?


Non, Sa Majesté populaire veut tout de suite supprimer ce qu’il a accepté pendant de nombreuses années. Dès ce lundi, a-t-il annoncé, les mesures d’expulsion seront appliquées.  Il montre la même fermeté que celle témoignée aux quelque 19.000 Liégeois qui lui demandaient simplement de poser la candidature de Liège au titre de Capitale Européenne de la Culture 2015.

Beaucoup ont suspecté dans ce refus l’expression d’une volonté de ne pas porter ombrage à son président montois de parti. Espérons que son impatience pour l’évacuation de ces péripatéticiennes ne soit pas liée, elle, à un quelconque projet immobilier qui devrait se faire dans ce coin de bord de Meuse !

Il faut rappeler que la prostitution n’est pas interdite, mais que le proxénétisme hôtelier l’est.
Serait-ce une bonne idée que la ville loue des préfabriqués et les installe ailleurs en ville pour loger ces travailleuses (l’on parle même de la rue Varin qui retournerait ainsi à ses anciennes vocations, mais qui se situe près de la Gare de Calatrava, nouvel orgueil de la ville et entrée pour les visiteurs étrangers) ?

Ce serait une autorité publique qui gérerait ce patrimoine très particulier ? Demeyer aurait-il l’idée de le classer en logement social à loyer modéré ?

Pourtant, une solution simple existait. L’arrêté concerne deux rues, rue du Champion et rue de l’Agneau. Il suffisait de fermer les accès à ces deux ruelles par des portes, ouvertes seulement aux adultes et d’y faire régner l’ordre. Par contre, toutes les rues environnantes devraient être particulièrement interdites à toute activité illicite.

Les élections approchent. La question se pose. Faut-il sauver Willy (et son parti autoritaire) ? Ma réponse est catégorique, NON !


* Georges Brassens a chanté cette vérité première:

Bien que ces vaches de bourgeois,
Les appellent des filles de joie,
C'est pas tous les jours
Qu'elles rigolent,
Parole, Parole,
C'est pas tous les jours qu'elles rigolent !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 14:48
29 mars - Une action charitable pour les plus démunis !


Les vacances de Pâques sont proches et beaucoup de citoyens belges ne pourront pas partir vers des cieux plus cléments que les nôtres, la crise mettant à mal l’état de leurs finances. Heureusement, le gouvernement wallon a pensé aux plus misérables d’entre eux pour leur procurer un peu de bonheur.


Pour les fêtes pascales, les membres du bureau du parlement wallon pourront partir en vacances, pardon en mission comme aime à le souligner José Happart, vers la Californie, sur le compte de la Région.


Pour ne pas qu’ils ne sentent seuls, ils pourront même être accompagnés. Après tout, «  que la chambre soit occupée  par une personne ou deux, cela ne change pas grand-chose au niveau des prix » ajoute ledit José en excellent gestionnaire de la chose publique. Mais pour éviter que les pauvres malheureux ne soient privés de sortie, il est prévu de leur attribuer un montant journalier de 150 € pour leurs menus frais. Il est bien connu que les rétributions de nos parlementaires et leurs indemnités de fonction, ne leur permettrait pas ce genre d’extra.


Que voilà une mesure sociale socialiste et humaniste qui va toucher tous les petits pensionnés, chômeurs ou indépendants qui les aiment au point de voter pour eux. Il faut signaler le refus  du MR et d’Ecolo de se joindre à cette petite excursion au pays de Schwartzenegger,. Attitude d’honnêteté  ou précaution électorale ? Peu importe, cela sera une petite économie, bienvenue en ces temps difficiles.


Et qui sait José Happart  pourrait peut-être se faire accompagner par son frère Jean-Marie.  Miracle de l’immersion californienne,  il comprendra peut-être mieux les documents rédigés en anglais lorsqu'il signera un nouveau contrat  avec  Bernie Ecclestone pour les futurs Grands Prix de Francorchamps d'après 2012.  Dans ce cas, la Région ne perdra plus autant d’argent chaque année, s’il y a un renouvellement du contrat..


28 mars - " L'homme qui sait mentir aux pauvres "

Elio Di Rupo, affirme qu'il n'est "pas question d'un plan d'austérité" et s'en prend à la gestion du ministère des Finances, "parmi les plus mal gérés du pays" dans un entretien accordé au Soir. A cette occasion, il a dévoilé le slogan de campagne du PS  « Nos valeurs ne sont pas cotées en Bourse. Nos actions profitent à tous « . Elio Di Rupo estime en effet que "l'idéologie libérale conduit au chaos ». Quant à l'austérité probable annoncée après les élections du 7 juin,  il ose déclarer : « Tant que les socialistes seront au pouvoir, il n'y aura rien de tel! » 
   

Ce cher (dans le sens onéreux pour la Wallonie) PS ment toujours avec le même aplomb ! Si Di Rupo adore que l’on qualifie Didier Reynders de « l’homme qui parle à l’oreille des riches », il faut bien avouer qu’il mérite lui la formule « l’homme qui sait mentir aux pauvres ».


En effet, l
e Conseil supérieur des Finances a indiqué dernièrement que la dette fédérale passera cette année de 88,7 % à 94,7 % du Produit intérieur brut (PIB). Comme le PIB évoluera de €346,7 à 351,2 milliards, la dette, en chiffres absolus, passera donc de €307,5 à 332,6 milliards. Les experts ont même trouvé le temps de calculer que la dette belge augmentait de  €2,9 millions par heure ou... €796 par seconde.

Comment un président d’un parti qui collabore à la gestion du pays depuis de longues années,  peut-il honnêtement faire des promesses irréalisables, alors qu’il est à la source des renseignements  sur l’avenir désastreux qui attend notre pays ? Mais il a de bonnes raisons d’optimisme, lui et sa bande d’amis politiques ne souffriront pas de la crise. A moins ? A moins que l’électeur se décide enfin à « 
chasser les marchands du temple ».


27 mars - Un Picard sous influence flamande ?

Rudy Demotte, le ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, emmènera la liste du PS Wallonie Picarde aux élections régionales de juin, a annoncé Daniel Senesaelle, le président de la section locale, le député-bourgmestre d'Estaimpuis,


Comment Rudy Demotte, cet amateur enragé de la Flandre qui gagne, ose-t-il se prévaloir d’une section PS picarde, cette région française chère à nos cœurs ? C’est une véritable insulte aux Picards ! Lui qui n’arrête pas de tenter de mener les travailleurs wallons vers les entreprises flamandes plutôt que de les inciter à regarder vers la France voisine. Il est tellement désireux créer des emplois « wallons » en Flandre.


La preuve ? Début février, le socialiste avait invité le gouvernement flamand à déterminer avec le gouvernement wallon une série de mesures visant à favoriser les transferts de chômeurs wallons vers des postes de travail flamands et a prôné la création de modes de transport transrégional.  Souvent, il se dit persuadé que l'essor économique durable de chaque région ne peut être rencontré que par une augmentation des collaborations intra-belges.


26 mars - "Bébé" Antoine une longueur d'avance sur les autres

La Commission de contrôle des communications gouvernementales du parlement wallon a décidé jeudi de ne pas sanctionner le ministre wallon de l'Aménagement du territoire, du Logement et de l'Energie, André Antoine, pour les campagnes d'information qu'il a menées à propos du prêt tremplin et de l'éco-prêt. La décision a été acquise majorité contre opposition, moins l'abstention de José Happart, président de l'assemblée.

La loi prévoit de déduire des dépenses électorales autorisées le montant de la campagne, soit 800.000 euros dans le cas de M. Antoine.  André Antoine qui s'est expliqué personnellement devant la Commission, a présenté ses excuses pour la façon dont ses services ont informé la Commission de la campagne. Ils se sont contentés d'un courriel qui se serait perdu. Dans un communiqué,  Antoine a  répété que, pour le reste, la campagne était conforme à la législation.
 

Quand même, je ne vais pas l'appeler Caliméro malgré qu'il trouve que c'est bien méchant de faire remarquer qu'il triche avec l'esprit de la limitation des dépenses de campagne.  Ben voyons, l’accusé appartient au camp PS/CDH, la majorité actuelle. Il semblerait que le milieu politique ressemble étrangement au « milieu » tout court. Le clan le plus fort  impose « sa loi » au clan le plus faible. Quelques excuses … tout le monde est content, sauf ceux qui n’ont jamais droit à ce traitement privilégié.


Son ami Michel Daerden a utilisé la même technique de communication lui aussi. En tant que
vice-président du gouvernement wallon en charge du Budget, des Finances et de l'Équipement et Vice-président de la Communauté française de Belgique en charge du Budget, des Finances, de la Fonction publique et des Sports , il a promis quelque 600 millions d'euros pour la restauration de nos routes juste avant les élections. Constatant l'état des finances belges actuelles, l'on se rend compte encore une fois que les promesses n'engagent que ceux qui y croient !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 10:18

Cela tourne à l’obsession. La presse écrite, les radios, les télévisions francophones, jour après jour, relatent avec force de détails, les délires verbaux de Rudy Aernhoudt, ce Flamand venu processionner en rond dans la communauté française.

Son truc pour se faire mousser ? Prendre le discours du MR en l’amplifiant pur et dur, à tel point que ce cher Didier a cru dans ses élucubrations et dans ses capacités à convaincre le peuple de la mauvaise gestion sociale wallonne. Pourtant, contrairement à ce que ce Monsieur prône, ce n’est pas la libéralisation à outrance de l’économie qui crée les conditions nécessaires au développement de la société, mais bien un état régulateur qui aide à l’échange de richesses en veillant à garder l’équilibre entre la juste propriété de chacun et l’injuste appropriation de certains.

 Je ne donnerai pas de « bons points » au gouvernement régional actuel et je pense qu’il serait urgent créer « un Grenelle social et économique » pour tirer la Wallonie du gouffre où les différents gouvernements successifs l’ont précipité.

C’est à partir de la création du fédéralisme que l’on a vu la Flandre monter en puissance au détriment de la Wallonie ,à tel point que la solidarité que les Wallons lui  accordaient du temps de leur splendeur est désormais rejetée pour la Wallonie  par les Flamands, frappés d’amnésie totale sur le passé belge etd'une ingratitude notoire 

A entendre Rudy,ce pourfendeur des assistés profiteurs de régime, ce chantre de l’économie ouverte à tout vent, fût-elle flamande ou américaine, je me dis que l’on assiste actuellement au même discours que Léon Degrelle tenait en 1936, période troublée socialement et économiquement. Mais il faut reconnaître qu’il est inversé.

Alors que les rexistes dénonçaient avec une certaine crédibilité les « banksters », aujourd’hui Lidé dénonce les « rentiers sociaux » et le clientélisme, sans avoir complètement tort sur certaines idées qu’il en donne.

Qui n’a pas connu des chômeurs longue durée exerçant avec bonheur un travail au « noir » ?
Mais lui connaît-il le drame personnel, financier, social, humain qu’engendre la perte d’un emploi ?
Pense-t-il qu'i suffit de limiter le temps du droit aux allocations pour recréer de l'emploi ?
Pourquoi Sarkozi, pourtant peu crédible dans la peau d'un pur" socialiste, augmente-t-il les droits au chômage en France (notamment des jeunes ayant peu travaillé) ?

De ce qui précède, il ne faut pas en conclure qu’Aernhoudt est une réincarnation du tribun populiste disparu. Il n’en a pas le talent, ni la maîtrise de la rhétorique française. Il serait plutôt un ancien haut fonctionnaire flamand, éjecté de son travail, qui aimerait obtenir la rente de député européen, salaire et frais remboursés garantis. C'est nettement plus rentable qu'une allocation de chômage !

Non, ce qui m'inquiète, c’est l’attirance totale des médias pour sa personne qui le place en contestataire des politiques, tous pourris évidemment. Ils lui donnent une tribune inespérée. Il suffit d'entendre Aernhoudt parler du FDF, du MCC, des socialistes et des humanistes pour établir une constat de populisme évident. Va-t-il inviter prochainement ses sympathisants à venir balayer devant le parlement, comme au temps du rexisme ? L'ennui de toutes ces déclarations, c’est qu'un discours néo-poujadiste a toujours des fondements de vérité, ce qui lui donne une apparente sincérité.

La presse veut-elle transformer cette historiette politique de bistrot en émission de « télé-réalité » ? Veut-elle porter atteinte aux partis pour lesquels les Wallons votent habituellement ? Il n’y probablement pas une intention volontaire derrière tout cela. David Pujadas, le journaliste d'Antenne 2, a déclaré dernièrement, le monde des journalistes est semblable à un banc de poissons qui vont tous au même endroit au même moment, sans que l’on y trouve nécessairement un poisson-pilote.

Si c’est la contestation du pouvoir en place qui les inspire, alors pourquoi ne pas braquer leurs projecteurs à égale partie sur d’autres partis émergents ou de minorités actives. La palette en communauté française est assez large de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par le centre.

Pourquoi cet ostracisme manifeste sur le RWF alors qu’aujourd’hui encore, la presse donne la parole à ce cher Rudy en relatant son ambition, deux sièges à Bruxelles et deux sièges en Wallonie. Cela fait belle lurette que Paul-Henri Gendebien exprime se foi dans les résultats du RWF le 7 juin, mais personne ne la répercute. N’étant pas Tartarin de Tarascon, il ne déclare pas d’un ton suffisant, le nombre de sièges qu’il va gagner !

Une dernière remarque, positive cette fois. Les journalistes de Sud Presse ont tendance ces derniers temps à manifester une certaine liberté de pensée vis à vis des partis non encore élus, osant même comparer le système belge au  français où tous les candidats à une élection ont un temps de parole égal à celui des partis majoritaires, ce dont il faut les féliciter.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 11:05

J'ai déjà dit combien j'appréciais les chroniques que Claude Thayse publiait sur son blogue.

Aujourd'hui, il vient de faire paraître une réflexion sous ce titre révélateur à laquelle je ne puis rien ajouter. Aussi, je vous la communique, in extenso, en remerciant son auteur pour cette analyse pertinente !


Après avoir annoncé que ce serait un Flamand francophone qui serait tête de liste aux élections régionales à Bruxelles, la presse nous informe aujourd'hui que ce même parti réserve des places sur ses listes – en Wallonie ! – au sous-marin populiste flamand  Lidé  ( Rudy Aernhoudt son patron est la nouvelle coqueluche de la presse francophone - NDLR) dont je vous ai parlé précédemment. Edifiant !

 

Effet de la régionalisation, il est maintenant clair qu'il n'y a plus vraiment de Wallons impliqués dans le champ politique à Bruxelles. C'est pourtant eux, les Wallons de Bruxelles et de Wallonie, qui ont mené le combat pour la défense et la présence de la langue française dans cette ville… Après en avoir fait la richesse par leur travail.

 

Je n'ai évidemment pas l’impudence de prétendre décider pour les Bruxellois et j'ai déjà dit tout le mal que je pensais de l'appendice bruxellois "dit francophone" du MR qui nous avait déjà montré ses visées – territoriales et politiques - sur la Wallonie. Appendice extrêmement conservateur – au sens belgo-nationaliste et anti-flamand – du terme(*). Je ne pensais pas qu'il s'agissait là de ce qui pourrait apparaître comme une tactique concertée pour nous mettre complètement sous influence. Voyez plutôt, ce matin le fils Michel disait à la RTB(f?) que son parti était d'accord avec plus de 85 % des propositions de l'énergumène qui est venu faire son nid à Lustin. Ces propositions, ça signifie pour la Wallonie : un enseignement bilingue (en immersion néerlandaise) qui en abâtardissant le français nous coupera également des autres grandes langues internationales et une circonscription électorale unique favorisant la majorité belgo-flamande (*)… Décidément, les grands libéraux wallons comme François Bovesse ou Jean Rey qui ont défendu l'intégrité française de la Wallonie doivent se retourner dans leur tombe.

 

Et ce n'est pas mieux dans les autres partis, hélas. Autres partis où on assiste aujourd'hui au retour d'expressions vides de sens qui nous ont fait tant de mal comme ces appels à "prendre en compte les "vrais" problèmes de gens" qui cachent les vrais enjeux. Il ne faut perdre de vue que la Flandre va faire face à de très grandes difficultés économiques à très court terme. Ce sera l'occasion pour ceux qui n'ont jamais eu un fifrelin de sentiment wallon de ressortir les vieux oripeaux de cette Belgique qui nous a tant coûté. Il est temps que les Wallons conscients, dans ou en dehors des partis, se ressaisissent. Allons-nous oublier ce que nous a coûté la Belgique dont la richesse et le développement de Bruxelles et de la Flandre se sont fait avec le sang, la sueur et le travail des Wallons ? Allons-nous oublier les trente dernières années de mépris dont la Flandre nous a gratifié ? Avez-vous remarqué à ce propos que les Flamands ne parlent presque plus des transferts ? Allons-nous voler à leur secours, entrainés par les cœurs purs, atterrés par la dégradation galopante de l’économie en Flandre ? 

 

Les circonstances nous sont favorables.  La Wallonie en train de se reconstruire encaisse mieux le choc que d'autres. Il faut agir au plus vite. Et partir !

 

Tout retard nous sera préjudiciable. Il suffirait d'un événement aussi anodin qu'un changement de roi par exemple pour nous faire perdre des années…

 

(*) Sous des déclarations répétées d’appel à un « Etat wallon-bruxellois au sein de la Belgique », ce que certains veulent éviter, là comme en Flandre, c'est l'émergence d'un dynamisme régional wallon et d'un dynamisme régional bruxellois. Car ceux-ci seraient fatals à l'Etat belge. Les problèmes institutionnels sont voulus comme « communautaires », c'est à dire opposant les tenants des deux langues principales. C’est faire le jeu de la Flandre. Le jour où Wallons et Bruxellois ne se sentiront plus liés entre eux par ce lien qui n'a d'autre finalité que de donner la réplique au nationalisme flamand, la Belgique aura cessé d'exister. La Flandre n'ayant alors plus aucun espoir de conquérir Bruxelles qui se sera rendue autonome, et alors oui, elle prendra son indépendance. A contrario, si Bruxelles devenait flamande, la Wallonie serait, au mieux larguée, au pire colonisée. Les positions communautaires, au sens littéral du terme, sont donc, paradoxalement, nécessaire à la survie de l'Etat belge. Il fait partie du rôle de propagande, de la raison d’être, de certains partis de les entretenir en s’abritant derrière des prétextes linguistiques.

(**) Ils se retrouvent sur notre dos, observez les convergences…

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 17:34

C’est RTL Info qui l’annonce sur son site, ce 3 février à 16 h 55. 

« La Commission d'enquête parlementaire Fortis ne peut accomplir la mission d'enquête dont elle est chargée, ont conclu unanimement les experts dans le rapport qu'ils viennent de présenter. »


Le principal argument réside dans le fait que ladite Commission est appelée à se pencher sur une procédure judiciaire dont on est loin de connaître le dénouement.


 
"Préoccupante en soi, cette immixtion du pouvoir législatif dans le temps et l'œuvre d'un procès devient intenable au regard de la connexité entre, d'une part, les manifestations et conséquences procédurales prêtées aux contacts visés par l'enquête et, d'autre part, les questions litigieuses qui devraient être débattues devant les juridictions saisies des recours à venir ".    
 

Ils notent également que "notre État de droit aurait tout à perdre dans un conflit entre pouvoirs qui, de ripostes en ripostes, d'arrêts en rapports, trouverait son issue dans l'arbitrage cuisant d'une juridiction supranationale ".      


Voilà où l’on en est arrivé en Belgique. Ce serait probablement l’Europe qui serait appelée au secours, ce qu’aucun responsable belge ne veut. L’on risque donc un enterrement en « grande pompe » de ce que l’on peut appeler « l’affaire Leterme 1er ».


Monsieur 800.000 voix (flamandes)  a d’ailleurs déclaré à la télévision flamande son manque de confiance dans ladite commission. Il craint que son impartialité ne soit entachée par des positions politiques à la veille d’un scrutin électoral.


Tout cela montre la déliquescence de notre système de gouvernance en général et de la valeur toute relative de nos politiciens de métier, en particulier.


Mais ce choc, qui aurait dû inciter à la prudence, n’ébranle pas la manière gouvernementale de  prendre des positions d’une manière autoritaire. La continuation de vouloir ABSOLUMENT conclure le mariage de Fortis avec BNP avant l’assemblée générale des actionnaires devient tout à fait suspecte.


Mais tout devient bizarre, étrange dans notre royauté bananière. KBC a été sauvée par apport d’une garantie financière fédérale dans un premier temps,  sans aucune contrepartie. Il est à remarquer que le même gouvernement fédéral a eu des exigences pour pratiquer le sauvetage de « Dexia », banque belgo-française.

 

Maintenant que KBC a de nouveau eu besoin d’aide, c’est la Flandre triomphante qui s’est précipitée à son secours en la garantissant à hauteur de 2 milliards d’euros. Normal, puisque la Flandre est plus riche que l’état fédéral, nous affirment les Flamands en chœur.

 

Oui, mais dans ce cas, pourquoi une première aide fédérale et surtout une furieuse envie de faire appel à nouveau au fédéral cette fois pour éventuellement sauver l’industrie de montage automobile menacée, essentiellement basée en région flamande ?

 

Ne touchez pas à ma banque, mais donnez-moi des sous pour mon emploi local.

Décidément, pour les politiciens flamands, la solidarité est une valeur à géométrie variable !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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  • : 19/07/2008

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