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Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 06:15

Ce blogue ne sera plus actualisé dans les prochains jours. En effet, la femme de René G. Thirion, notre rédacteur en chef vient de le quitter ce samedi 5 février après une longue et douloureuse maladie.

Le chagrin est immense et ne lui permet plus de s'intéresser à cette mauvaise comédie politique belge.

Il n'abandonnera pas le combat, mais il a besoin d'un peu de recueillement. Plus de 50 ans de vie commune et brusquement la terrible solitude, celle qui fait mal, celle qui détruit l'âme la mieux trempée.

Amis lecteurs, ayez une pensée pour celle qui l'a soutenu dans son combat pour le retour à la France !

 

Modave2007

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 08:06

Beaucoup pensent que les difficultés qu'engendreraient les négociations en vue d'une scission de la Belgique seraient tellement énormes que cela est un argument, sinon pour la pérennité de la Belgique, du moins pour juger inconséquent le programme et l’action politique de la N-VA depuis les dernières élections fédérales. Ces réflexions sont en partie justes, c'est bien pour cela qu'en cas d'échec des négociations en vue d’une réforme de l’Etat, il n'y aura pas de négociations pour scinder le pays.

 

Essayons de nous mettre à la place des dirigeants de la NVA. Que veulent-ils ?

 

Soit : une réforme de l'Etat qui permette à la prochaine crise de proclamer l'indépendance de la Flandre avec Bruxelles comme capitale de manière légale en regard du droit international. Ce constat n'a rien d'extraordinaire, ils tiennent ce genre de propos à qui veut les entendre.

 

Soit, si ce scénario est impossible du fait de la résistance des francophones (qu’ils souhaitent probablement),  il  y a le plan B  : pourrissement de la situation, approfondissement de l’incertitude politique par de multiples provocations envers ses partenaires potentiels et, parallèlement, par des appels du pied à d’autres formations politiques, sans aller au bout du moindre projet. Le chaos et l’anarchie s’installant progressivement, les régions se gouverneraient elles-mêmes. La Flandre devenant indépendante de fait, elle attendrait le moment propice pour transformer cet état de fait en état de droit.

 

En même temps qu’elle se proclamera officiellement indépendante et souveraine, la Flandre devra, dans le même mouvement, s’annexer  Bruxelles. Cela ne peut se faire que par un coup de force mais en évitant les violences, celles-ci manifesteraient le caractère agressif et peu légal de l’annexion, condamnant la communauté internationale à intervenir. Devant le vide du pouvoir, la légitimité de la région Bruxelles-Capitale s’effondrerait, celle-ci lui étant donnée par un Etat qui n’existerait pratiquement plus. D’éventuels contestataires, de toute façon désemparés et sans projet, peu soutenu par une population affolée prête à se donner à qui veut la prendre, pourraient être aisément dispersés par  la police bruxelloise, déjà flamande aujourd’hui dans les faits, soutenue par quelques Bruxellois francophones et/ou bilingues soucieux du maintien de l’ordre.

 

De toute façon, les Bruxellois ne choisiront jamais délibérément la seule solution qui peut les sauver de la Flandre : appeler la France à l'aide. Ils se résigneront à la domination flamande, celle-ci  conservant à Bruxelles son statut de capitale et  préservant les Bruxellois de l’incertitude politique, économique et sociale. L’ordre régnant à Bruxelles sera le meilleur argument en faveur d’une annexion que l’on présentera comme légitime en regard de l’histoire et du droit.

 

Une fois proclamée la République de Flandre avec Bruxelles pour capitale, la question d'une Belgique résiduelle devient évidemment caduque. Il ne saurait être question de négociations en vue d’un accord de séparation puisqu'il n'y aura plus qu'un seul  partenaire, la Flandre. Personne ne pourrait s’opposer à elle : les instances francophones seraient démantelées suite à l’annexion de Bruxelles et aux inévitables dissensions et déchirements au sein de la classe politique francophone occasionnés par la longueur de la crise, sans oublier leur humiliation complète et leur discrédit auprès de la population.

 

C'est à ce moment que la Flandre demandera un règlement international de la question belge qui sera résolue d’une part par la reconnaissance de la République de Flandre, et d’autre part, par la définition du statut des territoires résiduels. Des portions de territoires pourraient être réclamées par l'Allemagne (Eupen, Saint Vith) et le Luxembourg (Arlon, Martelange, Attert, Messancy) mais aussi par la Flandre ! Car celle-ci n'a pas renoncé à récupérer ses terres perdues en Brabant wallon (Braine l'Alleud, Waterloo, La Hulpe, Rixensart,…) et en Hainaut (Comines, Mouscron, Flobecq), voire en Province de Liège. Il n'est pas du tout exclu que les populations soumises à referendum dans ces communes votent le rattachement à la Flandre car la France, seul salut des francophones de Belgique, n’aura pas été invitée à temps par les hommes politiques belges, par peur d’apparaitre comme les fossoyeurs de l’Etat auquel la population demeure passionnément attachée au point de se refuser à envisager rationnellement l’avenir.

 

 Il faut dire que la situation politique en Flandre a été, au mieux ignorée par la classe politique francophone, au pire dissimulée à la population. Ces mêmes populations dans les communes réclamées par la Flandre pourraient se dire qu’après tout,  les Flamands sont d'abord des Belges et qu’ils n'ont pas tort sur tout, que les Wallons n’ont que ce qu’ils méritent (le syndrome de Stockholm étant aussi important dans l'identité belge qu’une francophobie commandée par les structures politiques qui ont présidé à la fondation de l’Etat belge) …et « last but not least », argument de poids en vue du rattachement à la Flandre : sa grande prospérité, qui fait l’admiration  des Wallons et qu'ils envient.  Les plus récalcitrants à l’annexion pourraient éventuellement être intimidés par des manifestations de groupes nationalistes (Voorpost, TAK) soutenus une partie de la population flamande, le reste se tenant coi, le gouvernement flamand n’intervenant pas prétextant sa faible autorité due à sa toute nouvelle légitimité.

 

La Belgique, création politique pensée comme un barrage à la France suite à la défaite de Waterloo, accomplirait ainsi hélas ! jusqu’au bout son destin en cédant les communes  les plus prospères de Wallonie au monde germanique qui sortira renforcé de la fin de l’aventure belge.  Une seule chose peut nous sauver du désastre et de l’humiliation complets : appeler au secours nos amis de France qui, de grand cœur, répondraient positivement à un appel légitime venu des autorités légales de Wallonie et de Bruxelles  et c’est dans l’ordre, le calme et surtout dans l’honneur que les peuples de Wallonie et de Bruxelles se verraient proposer de décider eux-mêmes, librement et en toute indépendance, le statut qu’ils souhaitent donner à leurs deux régions.

 

                Jean-Philippe Rollin

                25 janvier 2011

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 17:23

DiRupoappelGouvNation.JPG

 

Hier, au cours de ses vœux à la presse et aux militants du PS, Elio Di Rupo a appelé à la constitution d'un gouvernement d'union nationale. Il s’occuperait des matières économiques et sociales, mais serait également chargé de franchir une première étape institutionnelle, en particulier sur BHV et le financement de Bruxelles. Sur base de "propositions raisonnables", ce gouvernement pourrait même franchir d'autres étapes institutionnelles.

 

Est-il complètement crétin, croit-il aux miracles ou fait-il simplement du vent, de vent électoral bien sûr, loin des réalités belges. L’échec du médiateur a bien montré le fossé qui sépare la Flandre, Bruxelles et la Wallonie. Différence de langues, de cultures, mais aussi de politique. Centre droit flamand contre centre gauche francophone. Comment cet homme que l’on dit intelligent peut-il énoncer des âneries pareilles ? Un gouvernement de compromis sur des compromis issus des compromissions de chaque parti. Un exemple ? La durée de chômage limitée en Flandre, mais illimitée en Wallonie.

 

Et comme il sait pertinemment que sa proposition ne tient pas la route, il embraye sur la formation d’un exécutif  au départ du gouvernement actuel qui serait ouvert aux autres partis qui le souhaiterait.

 

Il est étrange qu’un président d’un parti dit démocratique propose de ne pas tenir compte du suffrage qui a eu lieu en juin 2010 et d’un parlement renouvelé où la représentation a complètement changé.

 

Di Rupo deviendrait-il le héraut d’une démocratie populaire ? C’est une question à se poser.

 

Mais ne serait-il pas temps de créer plutôt un gouvernement de désunion nationale qui commencerait à évaluer les biens et les dettes communes en vue d’une séparation amicale ?

 

Cela semblerait beaucoup plus logique, plutôt que de continuer à couler ensemble dans un état fédéral ingouvernable et en perdition totale !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 13:41

RTLDeleitPresseBDW.JPG

 

Il y a vingt ans, l'avocat Christian Bouvier était poursuivi pour " offense à la personne royale "  eti nculpé par le juge Guy Comeliau du parquet de Namur.

 

Cliquez ici pour lire l’article du « Nouvel Observateur », consacré au sujet, seule trace restante, une main invisible ayant supprimé tout autre relation de l’affaire sur Internet ou ailleurs.

 

Aujourd’hui, c’est un noble, Georges Oldenhove de Guertechin qui dépose plainte contre Bart de Wever qui a donné une interview qu’il juge offensante pour le roi Albert II et d'avoir répandu lors de celle-ci des informations de nature à ébranler la crédibilité de l'Etat

 

Veut-il répéter la malheureuse histoire de Christian Bouvier et abattre ainsi la tête dirigeante de la N-VA et rétablir le crime de lèse-majesté ?

 

Au moment où dans toutes les démocraties, les commentateurs politiques attaquent parfois rudement le gestion de leur pays et de leurs dirigeants, ce citoyen pas lambda crée encore une fois le retour ridicule de mœurs moyenâgeuses. Je n’aime pas Bart de Wever et il suffit de consulter ce site pour le savoir, mais les procès inquisitoriaux sont dépassés depuis belle lurette !

 

Ce monsieur va rendre la monarchie belge ridicule, car au moment où la presse internationale a les yeux braqués sur ce pays en voie de dislocation, ce genre de procès ne peut qu'aggraver les tensions et montrer que la censure existe réellement dans ce pays.

 

Est-il diligenté par cette main invisible qui a effacé toute référence au pauvre Christian Bouvier ? Ou veut-il pousser la Flandre à la révolution ? Je ne sais mais je trouve ce dépôt de plainte en justice bien bizarre.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est étrange !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 09:50

JeanDutourd.JPG

 C'est un véritable vide pour la France. Érudit mais point pédant, un exemple pour tous les écrivaillons que le siècle produit. Au revoir Jean et merci pour nous avoir communiqué le goût de l'élégance française, littéraire certes mais aussi existentielle !

Deux citations de lui en rappel de sa pensée:

" Il faut vivre vieux, et même très vieux, et même excessivement vieux . Ainsi on a eu le plaisir, au fil des années, d'enterrer les gens qui se moquent de vous." Et il a vécu très vieux.

" C'est le propre des imbéciles de se tirer d'une situation fâcheuse en tombant dans une catastrophique."  

 

Une citation qui s'adresse directement aux négociateurs francophones pour la constitution du gouvernement fédéral !

 

 

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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