wallonie-france

Le blogue de René G. Thirion
Pour que la Wallonie retrouve sa vitalité !


Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis!
Chacun est du climat de son intelligence;
Je suis concitoyen de tout âme qui pense:
La vérité, c'est mon pays.

Alphonse de Lamartine

Liberté - Égalité - Fraternité

La Belgique unitaire est morte en 1970, lors de la modification de la Constitution qui l’a transformée en 3 régions, 3 communautés dans un état fédéral, censé créer un point de rencontre entre celles-ci pour assurer un équilibre politique, économique et social.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en partant du principe démocratique « 1 belge= 1 voix », l’on donnait les clés du royaume à la Flandre. Et celle-ci fort de sa supériorité a de suite commencé le chantage institutionnel, obligeant les élus wallons même sincères à jouer les « Bourgeois de Calais » à chaque négociation communautaire nouvelle. Et le système a parfaitement fonctionné, à tel point qu’aujourd’hui l’égalité entre citoyens belges n’est plus assurée. La Wallonie est dans une profonde infériorité financière, économique et sociale par rapport à la Flandre.


Cela ne peut plus durer ! Aussi, de plus en plus de Wallons se rendent compte que leurs élus jouent à « Qui perd, gagne » et veulent un changement radical.

Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 11:52

JPChevenement.JPG Voici la lettre que Jean-Pierre Chevènement a adressée à Madame Anne-Marie Sauteraud, Présidente de la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, dans le cadre du procès intenté à Eric Zemmour.

 

Paris, le 3 janvier 2011,

Madame la Présidente,

Ne pouvant être présent aux audiences de la 17ème Chambre correctionnelle du TGI de Paris, des 11 et 13 janvier prochains, je souhaite, par la présente, apporter mon témoignage à propos des infractions reprochées au journaliste Eric Zemmour.

Je crains que le « politiquement correct » ne finisse par tuer le débat républicain. Lors d’une émission télévisée « Salut les terriens ! » sur Canal+, mettant en cause la police, accusée de pratiquer systématiquement « des contrôles au facies », à une phrase de M. Bernard Murat, metteur en scène : « dès l’instant qu’on est contrôlé dix sept fois dans la journée, ça modifie le caractère », M. Eric Zemmour répond : « lorsqu’on est contrôlé dix sept fois ? Pourquoi ?...parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait ».

Sans doute M. Zemmour a-t-il, dans le feu de la discussion, utilisé une formulation excessivement brutale, mais il n’a hélas, pas dit une chose matériellement inexacte. Il suffit, comme j’ai eu l’occasion de le faire de consulter les listings de la Direction centrale de la Sécurité publique du ministère de l’Intérieur, pour constater que plus de 50% des infractions constatées étaient imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine, comme c’est d’ailleurs le cas de M. Zemmour lui-même.

Je ne pense pas qu’on puisse incriminer un journaliste d’avoir avancé un argument, certes formulé maladroitement, mais correspondant à une réalité, certes dérangeante, mais propre à susciter une prise de conscience partagée quant à la nécessité de traiter cette question au fond, comme il sied dans une République civique. Ces questions sont certes infiniment délicates, mais la République repose sur le débat et donc sur la pleine et entière liberté d’expression de ceux qui le font vivre.

 

La connaissance de la réalité devrait inciter à une réflexion salubre et à une action énergique pour recréer les conditions d’une intégration réussie. La bonne réponse me paraît être une politique d’accès à la citoyenneté, telle que j’avais cherché à la promouvoir en tant que ministre de l’Intérieur par une circulaire du 19 janvier 1999, créant les Comités départementaux d’accès à la citoyenneté (CODAC) présidés par les Préfets dans chaque département. Il faut à la fois remédier à l’incapacité croissante de la société française à intégrer ses minorités d’origine étrangère par l’affirmation d’une claire identité républicaine et faire prendre conscience à tous les jeunes de la nécessité de respecter les valeurs qui y sont attachées. On ne fera pas l’un sans l’autre.

J’ajoute que s’agissant des déclarations sus-visées d’Eric Zemmour, elles me paraissent avoir fait l’objet de la part du présentateur de l’émission d’un traitement particulier, puisque, préenregistrées, elles ont été diffusées avec un bandeau indiquant « Immigration : Zemmour dérape ». Il n’est pas besoin d’être un grand médiologue pour comprendre que l’objectif du présentateur était de créer l’incident, avec d’éventuelles suites judiciaires, propres à faire monter l’audience de l’émission…

La République proscrit toute distinction fondée sur l’appartenance raciale. Elle implique donc une politique fondée sur l’objectif d’une égalité réelle de tous les citoyens avec un effort particulier en direction des jeunes qui portent au visage le signe de leur différence. Cette politique, à mes yeux, va bien au-delà d’un antiracisme médiatique dont l’effet peut être, au rebours des meilleures intentions initiales, d’installer la notion de race au cœur du débat public et de contribuer ainsi paradoxalement à dissoudre l’identité républicaine de la France. Or c’est celle-ci qui doit être affirmée avec force et d’abord vis-à-vis de ceux qui ne la respectent pas.

La liberté d’expression d’Eric Zemmour peut déplaire voire contrarier. Je suis loin de partager toutes ses idées. Il s’agit cependant d’une valeur républicaine fondamentale. Voltaire déjà déclarait : » Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. »

Je fais d’abord confiance au débat républicain, c'est-à-dire à la force des idées pour faire avancer celles que je crois justes. Eric Zemmour n’a évidemment pas raison de contester la législation qui proscrit toute discrimination à l’embauche. Je pense exactement le contraire. C’est à la télévision d’organiser le droit de réponse. Dans l’état actuel du débat public, ce n’est pas la liberté d’expression mais, comme il est écrit sur un tableau de Goya, « le sommeil de la raison qui enfante les monstres ». La liberté d’expression -qui est un pilier de la République- a sa force propre. La thèse d’Eric Zemmour peut être facilement combattue par des arguments. La liberté d’expression n’a pas besoin d’être inutilement corsetée par des interdits judiciaires.

La France est une République, c'est-à-dire une communauté de citoyens, égaux en droits et en devoirs. Pour le rappeler à tous, il suffit de faire confiance à ses principes.

Vous renouvelant mes regrets de ne pas pouvoir participer à l’audience, je vous prie de croire, Madame la Présidente, en l’assurance de ma haute considération.

 

Jean-Pierre Chevènement est né le 9 mars 1939 à Belfort, de parents instituteurs. Ancien élève de l'École Nationale d'Administration (promotion "Stendhal"), il adhère au Parti Socialiste SFIO en décembre 1964 et fonde en janvier 1966 -avec Georges Sarre, Didier Motchane, et Alain Gomez- le Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation Socialistes (CÉRÈS). Le CÉRÈS deviendra l’un des principaux courants du PS à partir du congrès d'Épinay (juin 1971); il sera remplacé le 14 avril 1986 par Socialisme et République. Jean-Pierre Chevènement est l’auteur du programme du Parti Socialiste "Changer la vie" en 1972, le négociateur du programme commun de la gauche (1972) et l’auteur du projet socialiste (1980).

Il est élu député sans discontinuer aux élections législatives de 1973 à 1997, et en 2000, dans le Territoire de Belfort.

Ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie puis de la Recherche et de l'Industrie des deux premiers gouvernements de Pierre Mauroy (1981-1983), il refuse de participer au troisième gouvernement de Pierre Mauroy pour s'opposer au tournant libéral du PS et défend "l’autre politique".

Il a été maire de Belfort entre 1983 et 2007.

Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Laurent Fabius (1984-1986), il met fin à la "guerre scolaire", fait le "pari de l'intelligence", et s'illustre par des mesures telles que la ré-introduction de l'instruction civique et l’objectif de 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat.

Ministre de la Défense des gouvernements de Michel Rocard (1988-1991), il démissionne le 29 janvier 1991 pour s'opposer à la guerre coloniale des Etats-Unis contre l'Irak.

En juillet 1992, il quitte la direction du PS afin de faire campagne pour le NON au traité de Maastricht. Il fonde le 30 août 1992 le Mouvement des Citoyens et, en avril 1993, démissionne du PS. Il transforme alors le Mouvement des Citoyens (MDC) en parti politique, dont il devient président.

En 1995, il appelle à voter pour Lionel Jospin dès le premier tour de l’élection présidentielle puis participe en 1997 au gouvernement de la "gauche plurielle" pour tenter de lui donner un axe républicain. Ministre de l'Intérieur, il essaye d'imposer une grande politique d'accès à la citoyenneté, crée la police de proximité et donne une nouvelle impulsion à la coopération intercommunale. Il démissionne le 29 août 2000 pour s'opposer au processus de Matignon visant à donner le pouvoir législatif à la Corse.

Il déclare sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 le 4 septembre 2001, et obtient 5,33% des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle, soit plus d'un million cinq cent mille voix.

Il est président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) qui a succédé au MDC, et président de la Fondation Res Publica, fondation de recherche reconnue d'utilité publique en 2005.

Il est Sénateur du Territoire de Belfort depuis le 21 septembre 2008 et vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 13:07

A lire De Morgen ce matin, l’on comprend mieux l’obstination des nationalistes flamands à régionaliser très largement l’état fédéral. Ils veulent les mains libres pour combattre la catastrophe financière qui risque de s’abattre sur le pays. Reynders et Wathelet ont déclaré que tout allait bien au point de vie économique et financier, Les Flamands eux, se rendent compte que tout va mal ! C'est pourquoi ils luttent pour une autonomie fiscale la plus importante possible afin de mieux supporter le choc le cas échéant. Les rats quittent le navire qui sombre !

En effet, le quotidien flamand indique que Credit Market Analysis (CMA), spécialiste dans l'analyse de marché déclare dans une étude récente que la Belgique avance à toute allure sur la liste des pays qui risquent la faillite.

Et de dire  qu’à « la suite de l'effritement rapide de la confiance des investisseurs, la Belgique occupe une inquiétante 16ème place sur la liste qui risquent la faillite. Elle se trouve juste après le Liban et la Roumanie banqueroute ».

 CMA se base sur la prime d'assurance que les grands investisseurs payent en échange d'un éventuel risque sur les bons d'Etat et cette prime d'assurance n'a augmenté au quatrième trimestre pour aucun pays aussi fortement que pour la Belgique. Cela coûte à présent entre 220.000 et 250.000 euros par an pour garantir des bons d'Etat belges d'une valeur de 10 millions d'euros, contre "seulement" 129.000 fin septembre. C'est la raison pour laquelle la Belgique figure pour la première fois sur la liste des 20 pays ayant le plus gros risque lié à la dette.

La situation de la Belgique se dégrade à une vitesse impressionnante. Il y a neuf mois, la Belgique occupait encore une rassurante 53ème place sur la liste. Fin septembre, elle était encore en 37ème position. Demain, sera-t-elle première au classement ?

Au secours, la France !

 

FinancesSepareesVL 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 17:40

Lors de la présidence européenne de la Belgique, le 7 octobre dernier, Fadila Laanan avait proposé à ses collègues ministres européens de la Culture et de l'Audiovisuel (et aux chefs de délégation des pays dont les ministres n'étaient pas présents) de lancer un coup de chapeau au surréalisme belge, lors d'une visite au Musée Magritte à Bruxelles, entre les deux journées très studieuses du Sommet européen informel qui les réunissait au Palais d'Egmont.

 

Cela lui a sûrement monté à la tête, mais n’est pas Magritte qui veut et  un humour qui se veut « décalé » n’est pas du surréalisme belge.

 

Donc votre Fadila Laanan, notre ministre de la Culture de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'Égalité des Chances de la Communauté française de Belgique a rejoint la connerie universelle des ministres socialistes qui se veulent  à la portée du petit peuple.

 

Avec un nounours blanc pour confident, elle se livre à un spectacle ridicule et pathétique juste bon pour quelques bobos branchés et quelques enfants de l’école maternelle pour présenter ses vœux aux enfants de Simenon que sont les francophones de Belgique.

 

Certes, l’on ne s’attendait pas à ce que ce ministre belgo-marocain rejoigne la carrure d’un André Malraux. Mais tout de même. Même la célèbre émission « Bonne nuit, les petits » de la télévision française relève d’un art majeur à côté de cette pitrerie insupportable.

 

Mais Fadila donne une conclusion inattendue au tollé soulevé par des citoyens qui pensent que Michel Daerden était bien suffisant pour ridiculer notre pays.

 

« Contente d'avoir donné un os à ronger a tous les esprits grincheux de la twittosphere. Au moins ils avaient quelque chose à faire ce soir » annonce-t-elle aujourd’hui.

 

Je ne sais si je suis grincheux, mais je sais que mes amis français vont encore en faire une histoire belge ! 

 

 

LaananVoeux2011.JPG 

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : C'est du belge
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 09:41

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VoeuxRGT2011.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 11:14

 

VoeuxCDH2011.JPG

Non, vous ne rêvez pas, cette carte de vœux est celle qui figure sur le site du CDH et démontre qu'elle se voit bien en nouvelle Pucelle d’Orléans, virginité mise à part. La Joëlle a quitté  Charleroi, sa ville natale pour rejoindre Bruxelles, la capitale du gentil dauphin Albert II dont le royaume est divisé entre Flamands et wallons pour tenter l’unification fédérale.

Aussi cette présidente d’un parti chrétien, transformé en parti humaniste pour pouvoir embrigader l’électorat musulman de plus en plus nombreux, a quand même gardé jusqu’à présent l’icône de la Nativité dans ses vœux de l’An Neuf.

Si l’on prend la symbolique de cette scène, l’on peut comprendre qu’elle l’utilise encore. Melchior (pas Wathelet), Balthazar et Gaspard étaient manifestement orientaux et l’étoile qui les attirent dans le cas présent, est un nouvel accord politique belge. Le petit Jésus serait-il remplacé par un nouveau gouvernement et Hérode qui ordonna le Massacre des Innocents par Bart De Wever ?

Certains ont dit que Joëlle Milquet était folle ? Peut-être bien. Folle d’égocentrisme et d’opportunisme, certainement.

Car il faut remarquer que l’ordre des Rois Mages représentés sur le dessin, c’est la « plus celle » de Charleroi qui mène le convoi, mettant aux deuxième plan Elio pourtant le vainqueur des élections francophones, suivi par l’humble Javaux vert de rage cette fois.

Pourtant Si Javaux est un deuxième couteau dans l’Olivier, nom ridicule donné à la coalition socialiste, humaniste et écologiste, Dame Milquet possède le même statut.

Elio commande, Elio mène le jeu, Elio conduit à la compromission avec les forces flamandes dans l’espoir d’être un jour premier ministre royal.

Le seule chose qui me fait plaisir, c’est de penser à l’hilarité irrépressible qui a dû secouer Kroll à qui ce dessin a été commandé. Son humour, souvent au deuxième degré, n’a pu rester insensible à la commande reçue !

Après avoir déclaré que l’union fait la farce, Joëlle Milquet n’a pas peur de nous laisser entendre que l’étable de Bethléem se situe rue de la loi et que le miracle de la Nativité se réduit à la composition d’un gouvernement fédéral !

Folle, vous avez dit ? Sûrement outrageante pour les chrétiens de Wallonie ! Il y a des symboles avec lesquels on ne joue pas !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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