Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Jeudi 31 juillet 2008

Une vieille chanson qui me trotte dans la tête depuis que j'ai entendu la nouvelle qui n'en était pas une, mais qui donne un air de kermesse flamande à un état qui ressemble de plus en plus au manège de chevaux de bois qui entraînait l'enfant que j'étais, dans un folle cavalcade qui ne menait nulle part !

Le roi a reçu ce matin,  les ministres d'État François-Xavier de Donnea et Raymond Langendries et le Ministre-Président Karl-Heinz Lambertz, en présence du premier ministre, qui lui ont fait rapport sur la mission d'examiner de quelle manière des garanties peuvent être offertes pour entamer d'une manière crédible un dialogue institutionnel.

Ces trois sages ont mentionné que des progrès avaient été réalisés durant le dur labeur accompli.

Lesquels ? Ben voyons, tout le monde est d’accord pour une énième reforme de l’état.

Laquelle ? Ben, celle que tout le monde attend.

En savoir un peu plus ? Impossible, chacun a des positions différentes, sinon diamétralement opposées.

Quelles garanties peut-on alors donner ? Simplement, qu’un nouveau rapport sur la même mission sera fait pour la mi- septembre.

Que dira-t-il de nouveau ? Ben, que l’on doit rassembler le plus de monde possible pour arriver à de réelles garanties sur les accords de modification de l’institutionnel.

Mais comment donner des garanties sur un accord qui n’existe pas et que chacun veut favorable à ses options ? Euh ! Il sera temps de voir alors.

Un nouveau compromis à la « belge » peut-être ? Pourquoi pas.

Et alors ? Il faudra trouver d’autres trucs, pour que les politiciens gardent les mandats qu’ils défendent avec tellement d’acharnement. 
 

Quels seront-ils ? Notamment, essayer d’atteindre au minimum juin prochain pour de nouvelles élections.

Et après ?.La désignation d’un formateur, puis d’un démineur, puis d’un prospecteur permet de passer au moins les vacances 2009 sans trop de problèmes et, pourquoi pas, avoir une nouvelle crise qui battra le record de durée par rapport à la précédente. 
 

Ainsi peut-être encore une à deux années de gagnées avant la scission. Le pied, comme dirait le fils de mon voisin, super génial ! 
 

Oui, sauf pour les finances du royaume et la situation sociale et économique des citoyens.

Citoyens ? Vous avez dit quoi ? Citoyens, cela a un petit côté républicain. Seriez-vous un de ces idiots qui croient encore que les mots Liberté, Égalité, Fraternité veulent dire quelque chose pour un politicien wallon ?

Vous êtes infréquentables. Rejoignez vite la France et laissez-nous vivre en paix dans le vrai Royaume de Belgique, celui des 19 communes de Bruxelles.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 30 juillet 2008
 Triste anniversaire que ce jour où des gendarmes ont tiré sur la foule et abattu quatre manifestants wallons sur la place des Martyrs de la Résistance à Grâce-Berleur.

Beaucoup de versions ont été données sur ce drame mais les faits sont bien réels.

Aujourd'hui, son souvenir doit nous inspirer quelques réflexions.

En cas de confrontations graves avec le régime fédéral actuel, une telle tragédie pourrait-elle se reproduire ?

La passion des uns pour la Belgique pourrait-elle se confronter brutalement à celle des autres, indépendantistes wallons, rattachistes à la France ou républicains démocrates?

L'état pourrait-il tenter par la force de contraindre les opposants à plier l'échine devant les diktats d'une constitution à géometrie variable depuis que les différents politiques ont décidé de la modifier sans arrêt. Elle était censée protéger le citoyen et elle sert, de plus en plus, à satisfaire les appétits divers des groupes de pression politiques. 

De plus, l'on constate que tous les politiciens (j'aimerais que l'on me cite quelques exceptions) votent selon les consignes du parti, posant ainsi délicatement leur mouchoir sur les désirs de leurs administrés.

Le vote unanime des mandataires socialistes et humanistes du Conseil communal  contre la candidature de la ville de Liège au titre de Capitale Européenne de la Culture 2015 en est un triste exemple de cette conduite. Pas un seul, qu'il s'appelle Grafé ou  Marcourt, n'a voté contre la consigne du Bourgmestre de la refuser pour ne pas opposer la Cité Ardente à la ville de Mons, territoire de Sa Majesté Présidente Di Rupo.

Au souvenir des blessures et coups portés à ces braves Fouronnais qui refusaient d'être vendu à la Flandre, je me sens obligé de marquer certaines craintes pour l'avenir.

A moins qu'un dégoût généralisé de nos politiciens actuels ne gagne nos institutionnels, nos forces de police locales et fédérales.

C'est pourquoi cette commémoration des événements de Grâce-Berleur doit nous rappeler aussi qu'il faut savoir parfois montrer un certain courage dans la manifestation de ses opinions.

Ils sont morts, innocentes victimes d'un meeting  pour une Marche sur Bruxelles qu'ils n'ont pu accomplir.  Mais, comme le dirait amèrement un homme politique flamand, il ont démontré qu'une minorité pouvait imposer au pays sa volonté lorsque la cause semble juste!

En 1951, Léopold III, objet de la contreverse entre Wallonie etr Flandre, abdiqua en faveur de son fils Bauduin 1er, dont l'anniversaire de la mort est demain le 31 juillet.  Certains monarchistes sincères ont vu dans cette disparition, la fin d'une certaine pacification qu'il était arrivé à maintenir entre les communautés; 

Hasard de la vie ou clin d'oeil de l'histoire?

 
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 30 juillet 2008

Hier, j’ai publié sur AgoraVox, média citoyen français, une nouvelle mouture de mon article « La France ? Aussi pour notre expansion économique ! ».  Mon but ? Evidemment rassurer les entrepreneurs français sur l’avenir de leurs relations commerciales et de leur investissement dans notre région.

A peine en ligne, j’ai eu quelques réactions de la part d’un liégeois, profondément belgicain (oui, oui, cela existe – il a même eu l’amabilité de me laisser entendre que j’étais un incivique. Finirais-je tondu ou dans les mines du Limbourg ?) mais preuve vivante que même ce genre d’individu vit branché sur la France.


Mais j’ai reçu également une réaction d’un liégeois anonyme puisque sont pseudo est 1984. Je ne ferai aucun commentaire sure ce long message mais me ferez un plaisir de le répercuter sur ce site. Il en vaut la peine.


« Comme chaque année, j'ai fêté le 14 Juillet et pas le 21. Ne dit-on pas que Liège est plus française que la plupart des villes de France ?
 


Evidemment que les politiciens rejettent l'hypothèse...Vous pensez bien, une cinquantaine de ministres wallons à l'heure actuelle, réduits à une poignée en cas de rattachement, pas sûr que ça les fasse rêver. Imaginez, ils devront travailler comme les autres, sauf que les autres ne bénéficient pas d'un carnet d'adresse long comme un bras.


La Wallonie indépendante dans ces conditions ? Laissez-moi rire. Oh je sais, je suis un "lâche", un couard, une personne ayant peur de l'indépendance et de la liberté. J'ai surtout peur de l'oligarchie socialiste à la tête de la Wallonie, élue année après année par le peuple.


Pour sûr, la réunion avec la France donnerait un immense pied dans la fourmilière. Finis les copinages, les intercommunales bidons, les cabinets fictifs sous l'œil bienveillant des autorités dirigées par des amis. Il faudrait filer un peu plus droit.


D'ailleurs, j'ai aujourd'hui plus de chances d'être un jour élu Président de la République que Premier Ministre. Nous serions à mon avis beaucoup mieux traités en étant français qu'en l'état actuel. Les flamands sont majoritaires en Belgique. Ils sont donc plus représentés, et n'ont de comptes à rendre qu'au nord du pays. Ils gouvernent donc en tant que flamands, élus par des flamands, pour une politique flamande.


En cas de réunion, il en serait tout autre. Nous pourrions voter pour les mêmes dirigeants que le reste de la population, et notre voix compterait autant.


Il est d'ailleurs étonnant de voir que la courbe de popularité de N.
Sarkozy en Belgique suit exactement celle de la France. Très populaire au début (Certains sondages lui conféraient 40% d'intentions - fictives - de vote au premier tour de la Présidentielle), il semble aujourd'hui aussi impopulaire ici que dans le reste de la France.

La culture wallonne existait. Elle était d'ailleurs très riche. Mais elle a été sacrifiée au belgicanisme, doctrine popularisée par les élites francophones de Bruxelles. Le belge serait donc "surréaliste", si tant est que cela signifie quelque chose. Ainsi en a été décidé. Le belge aurait de l'autodérision, serait plein d'humour, alors que le français serait chauvin et de mauvaise humeur. L'idée d'une réunion est donc folle, "nous sommes différents". Cependant, pour fréquenter autant de français que de belges, j'affirme qu'il y a exactement la même proportion de gens biens et de cons des deux côtés de la frontière.


A vrai dire, les seuls qui pourraient avoir à y perdre culturellement en cas de réunion, ce seraient les bruxellois. Ce seraient les seuls à pouvoir se plaindre de parisianisme, tant on est habitués en "province" à n'entendre parler de sa région que lorsque ça concerne les affaires de pédophilie, ou alors pour montrer au gré des kermesses quelques authentiques papys wallons mort saouls dès 10 heures du matin. C'est ça, le paysage médiatique belge. La province, c'est les prolos abrutis, qui parlent avec un accent à couper au couteau, mais qu'on regarde avec un œil bienveillant, tant ils sont pittoresques. Mais dès qu'il s'agit de choses sérieuses, de vraie culture et pas de fêtes locales, fussent-elles pluri centenaires, c'est à Bruxelles que ça se passe. C'est simple, pas un seul mot sur les concerts en dehors de Bruxelles, lors de la dernière fête de la musique. Pas un !


Entendra-t-on parler du festival de Jazz de Gouvy, qui accueille outre Philip Catherine, celui qui est à l'heure actuelle le plus digne représentant du manouche, Biréli Lagrène ? Ciel non, cela ne se passe ni à Bruxelles, ni dans sa périphérie. Ça se passe près de Bastogne, dans la province de Liège. Eh, prenez deux minables groupes de rock et faites-les jouer à Bruxelles, on appelle ça un évènement culturel de premier plan.

Réunissez quelques-uns des plus talentueux musiciens de Jazz et faites-les jouer en province de Liège, on n'en parle même pas.

En cas de réunion avec la France, on aura sûrement droit à 10 minutes du JT de Pernaud, c'est à dire autant de visibilité médiatique qu'en un an en Belgique. Bruxelles est culturellement morte. Retirez les eurocrates et les quartiers avec 35% de chômage, et il ne reste plus que quelques endroits encore authentiques où persiste l'esprit bruxellois.


Les centres bougent. Liège s'est faite voler son titre de capitale wallonne au profit de Namur, moins peuplée, moins riche, mais plus proche de Bruxelles, elle s'est faite voler sa culture, comme toutes les autres villes wallonnes, par les élites bruxelloises nombrilistes qui nous ont gavés de vivrensemble™® et de fierdêtbelge®™, et grâce à la grrrrrande solidarité entre élus socialistes seule Mons (Ville de Di Rupo, président socialiste) a le droit de présenter sa candidature pour devenir capitale européenne de la culture.


Alors, l'indépendance pour préserver quoi, culturellement parlant ? Un dogme belge, qui se refuse de voir que la Flandre a su garder son identité ? Un dogme dans lequel il est interdit de remarquer que nous partageons les mêmes sujets d'inquiétude que les français ? Un dogme qui nous démontre que, parce que nous disons "septante" et "bourgmestre", nous sommes aux antipodes des français ? Un dogme qui est persuadé que si les wallons pouvaient parler le néerlandais, la situation serait différente ? La seule raison pour laquelle la Belgique est en moyenne plus riche que la France ou l'Allemagne, c'est la Flandre.


Et l'échec wallon n'est pas à mettre sur le dos des flamands. Il ne s'agit pas de trouver un coupable, il faut prendre ses responsabilités. La wallonie vote socialiste depuis le début. Contre vents et marées, les wallons choisissent pour se sortir de la crise, les mêmes qui les y ont plongés. Pourquoi est-ce que la mafia socialiste se déciderait à appliquer une politique différente, alors que malgré tout elle obtient la majorité ?

Tout est gangréné, partout. Essayez de trouver un poste juridique sans votre carte du parti Socialiste, pour voir. Ma sœur cherche de l'emploi dans le milieu, et c'est ce qu'on lui a - officieusement - conseillé. Y'a pas de miracle, elle n'a pas de relations, elle est condamnée à ne pas trouver de l'emploi.

En cas de réunion avec la France, ce système serait ébranlé. Il faudra du temps pour effacer les traces de 100 ans de gestion par un parti qui n'a de socialiste que le nom.


Je crois que la réunion avec la France permettrait de faire un sacré ménage à bien des niveaux. On me dit que les politiciens n'auraient rien à faire de l'identité wallonne, qu'elle ne serait plus qu'une identité parmi d'autres. Je crois que, pour son renouveau, c'est ce qui pourrait lui arriver de mieux. Economiquement, ça serait je pense, une chance aussi.


Une fois la pravda socialiste reléguée au rang qui lui sied, et une fois les wallons considérés comme des français comme les autres, dirigés par d'autres français, enfin on pourrait rêver de ne plus être considérés comme une terre de chômage de masse et de crises sociales. Je suis persuadé, en tous cas, que Liège retrouverait vite un grand statut économique. La ville est déjà une place logistique de première importance, avec sa nouvelle gare située à deux pas de l'autoroute, de l'aéroport et du port fluvial. Une fois que ces richesses -et toutes les autres richesses wallonnes- seront exploitées à leur maximum, ce qui est aujourd'hui impossible tant que perdure la blague Belgique. Enfin nous pourrons à nouveau être fiers d'appartenir à une région culturellement riche d'un pays chargé d'histoire. »


Message posté par 1984 à la suite de votre article.


Qu'ajouter ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 29 juillet 2008

Bernard Demonty dans le « Le Soir » du 29 juillet titre son enquête « Un Wallon sur deux se verrait bien Français » et il développe longuement un sondage IFOP réalisé pour son journal et la « Voix du Nord ».

D’après celui-ci, « 49 % des Wallons sont favorables au rattachement de leur région à la France en cas d'éclatement du pays. » Et il ajoute « qu’il s’agit d’un résultat en progression spectaculaire sur quelques mois : une enquête de l'UCL, réalisée entre le 10 octobre 2007 et le 15 janvier 2008, évaluait la proportion de Belges en faveur de cette issue à 29 % ».

Du coup, le cœur des rattachistes s’est mis à battre plus vite, plus fort. L’espoir de rejoindre la mère patrie française devient plus fort, plus irraisonné.

Il faut avouer que ces chiffres du très sérieux IFOP ont de quoi faire le bonheur de tous ceux qui se battent avec obstination depuis 1945.

En effet,  le Congrès national wallon réuni à Liège, sous la présidence de Joseph Merlot, se prononça avec une majorité relative de 46%  pour le retour à la France. Mais des discours « raisonnables » (l’on sortait de la guerre) orientèrent le vote vers une solution moins radicale.

Le Congrès se termina par une vibrante allocution de Charles Plisnier qui appuya la thèse rattachiste (qu'il abandonnera plus tard), en estimant que l'option pour le fédéralisme était le dernier essai d'entente dans le cadre belge. S’il ne réussissait pas, la seule voie qui s’imposerait alors serait d'« appeler la France au secours ».

Aujourd’hui, l’on voit où le fédéralisme belge nous a conduits. Un ratage total. Peut-être pas de la faute de ceux qui y ont cru, mais bien de celle de tous les politiciens qui ont tellement fait de compromis « à la Belge », que l’édifice laborieusement construit avec de nombreux accords ne pouvait que s’effondrer. Le peuple wallon fut lamentablement sacrifié au nom de la raison d’Etat. Rappelons-nous le triste sort des Liégeois, annexés brutalement au Limbourg et lamentablement lâchés par des politicards sans conscience.


Avec l’échec de 1945, cela fait trois fois  que les Wallons ratent lamentablement leur destin à cause de la politique.


En 1815, Napoléon, Empereur de France est défait à Waterloo par une coalition anti-impériale. Nous devenons donc par la défaite la proie des Hollandais pour des raisons politiques. Une de celles-ci est probablement de recréer les Provinces-Unies ou le territoire Thiois, comme l’appelait le Verdinaso en 1931, qui leur avait apporté la richesse.


En 1830, après une révolution réussie, le Congrès national belge élit comme Roi Louis d’Orléans, Duc de Nemours, deuxième fils de Louis Philippe 1er qui venait d’être lui-même élu Roi des Français par le Parlement. Cela fut essentiellement refusé par l’Angleterre, qui craignait de voir la puissance de la France se reconstituer.


Il serait dommage où l’histoire nous donne à nouveau rendez-vous avec la France de rater encore une fois ce destin qui est celui du peuple wallon.


Il y a encore beaucoup d’indécis où de lâches qui hésitent devant le rattachement, mais il faut savoir qu’ils ne seront pas l’obstacle majeur à la réalisation de ce retour à la République. Nos ennemis réels qui sont à combattre si l’on veut que notre cause triomphe, ce sont les politiciens, prêts à nous vendre une nouvelle fois éventuellement pour conserver leur mandat et les privilèges qui s’y rattachent, mais surtout par ce que les psychologues appellent la résistance au changement.


Pourtant, le monde évolue à une telle vitesse que le changement doit se faire, de plus en plus vite, de plus en plus fort !


S’ils ont encore un peu d’intérêt pour la chose publique et le bien de leurs concitoyens, il faut qu’ils s’engagent à fond.


Faire partie de la cinquième puissance au monde permet plus d’espoir de survie dans ce monde chamboulé que d’appartenir à un état croupion du Benelux tout proche et de l’Europe si lointaine !

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 28 juillet 2008

Alors que l’Europe veut trouver une position commune en matière d’immigration sur son sol, le ministre bruxellois de l'Économie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe, a déclaré vouloir accorder, pour motifs humanitaires, un permis de travail aux sans-papiers bénéficiant d'un titre de séjour et d'une attestation d'immatriculation délivrée par l'administration fédérale.

C’est d’autant plus comique que cet humaniste (à ce qu’il dit) aurait déclaré qu’il y a des détenteurs de titre de séjour de trois mois pour raison de santé qui bénéficieraient de la décision. Il a donc pour projet  de faire travailler des inaptes médicaux. Quand je vous parlais du surréalisme belge, reconnu dans le monde entier !

Mais ce qui est plus significatif est qu’il prend cette décision, en dehors de toute position du gouvernement fédéral, encore moins de directives européennes. D’une certaine manière, il confirme la thèse que la Belgique est en déliquescence et que les trois régions veulent oublier les lois et les contraintes fédérales.

En effet, que vont faire, ses collègues wallons et flamands, suite à cette décision ? Vont-ils abonder dans le même sens ? Vont-ils créer une frontière régionale cette fois pour empêcher la contagion et éviter que toutes les grues du royaume se peuplent de « sans-papiers », peu soucieux de se sentir wallon ou flamand, francophone ou néerlandophone, mais bien désireux de vivre dans le paradis « Belgique ».

Si certains pensent à un nouveau Brabant belge, sorte de mini-Belgique bilingue, où les citoyens seraient tous des « zinneke », Benoit Cerexhe se dit peut-être que la Région bruxelloise serait beaucoup plus belle si au lieu de parler des citoyens wallons ou de flamands qui l’habitent, l’on parlait  de citoyens multiculturels. Ce serait une belle manière de ne pas devoir rendre des comptes à la Wallonie et à la Flandre qui, dans l’état actuel des choses, ont encore une capitale fédérale vivant en partie du travail de ces deux régions et en partie de l’Europe.

Quand la plupart des citoyens belges (ils le sont encore actuellement) vont-ils enfin prendre conscience que la vie ensemble n’est plus possible, que les désirs de gestion de ces trois parties (je devrais dire quatre, car l’on oublie souvent la partie germanophone belge) deviennent tellement divergents que le divorce s’impose par la raison, afin d'éviter que ne cela se règle par des conflits entre elles qui se révèlent déjà dans les prémisses terriblement destructeurs pour tous.

Beaucoup ont peur de l’avenir. Que fera-t-on sans l’aide flamande ? Que fera-t-on sans la capitale ?, se disent-ils angoissés.  

Je leur dirai que si la Flandre est censée faire des transferts financiers vers la Wallonie mais qu'ils ne doivent pas oublier qu’elle exploite la Wallonie comme une colonie. Je le sais, j’ai servi des patrons flamands pendant des années.  L’on y vend des produits manufacturés ou importés et des services, mais l’on n’y achète rien.

Responsable pour une grande société « belge » dont le siège social était en Flandre profonde, j’ai dû, un jour, envoyer un de mes commerciaux acheter un GSM de remplacement à Gand. Pas question d’en faire l’achat à Liège même si la dépense était minime. Les petits ruisseaux wallons font les grandes rivières flamandes. C’est un exemple caricatural mais je l'ai vécu et  j’affirme qu'il est bien réel.

Il n’est donc pas certain du tout que l’arrêt de ces transferts financiers de solidarité Nord/Sud provoquerait un drame économique dans notre région.

Quant à Bruxelles, il suffit de prendre le train le matin pour se rendre compte de l’exploit  par la capitale réalisé au cours de ces dernières années. La plupart des sièges sociaux des grandes sociétés ou des grandes institutions économiques, financières ou sociales y sont situés, obligeant ainsi les travailleurs à migrer tous les jours vers cette ville pour y trouver un emploi convenable.

A tous ceux qui doutent, qui sont angoissés ou simplement dubitatifs, j
e répèterai sans cesse, n'ayez pas peur ! Le temps venu, la France saura être protectrice !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 26 juillet 2008

Depuis 1945, la Fête Nationale Française est fêtée avec ferveur par un grand nombre de liégeois. La libération de la Wallonie du joug allemand aida à cette célébration devenue annuelle et populaire.

Un groupe d'amis suffit à la déclencher et cela dure toujours puisque près de 30.000 personnes assistent chaque année à un des plus beaux feux d'artifice de la Wallonie, tiré sur la Meuse, ce fleuve qui a apporté si longtemps de France la prospérité à cette ville industrielle.

Normal. Cette année-là, le Congrès national Wallon qui eût lieu à Liège, le 20 et 21 octobre, se prononça dans un premier temps, avec une majorité relative de 46% pour le rattachement de la Wallonie à la France, option qui fût abandonnée au profit du fédéralisme.

Il faut savoir que cet ancien chef-lieu du département de l'Ourthe de l'Empire a toujours été française dans l'âme, quels que soient les conflits avec le Duché de Bourgogne ou avec la France qui, tantôt venait à son secours, tantôt l'abandonnait, comme à Charles le Téméraire qui l'a rasé en 1468.

Mais cela rejoint l'histoire des luttes internes des provinces françaises en lutte contre le pouvoir central royal ou jacobin mais qui n'ont jamais empêché l'union du peuple français pour défendre le Royaume comme Jeanne d'Arc le fit contre les anglais ou comme les Sans-culotte contre les troupes étrangères, hostiles à la République..

Cette attachement profond et, peut-être osera-t-on dire viscéral, fait de Liège une ville française à part entière, par la langue, par la culture, par la manière de goûter aux plaisirs de la vie.

Cette sympathie naturelle et spontanée, ce regard de bienveillance vers l'hexagone sont trop souvent ignorés des français qui considèrent le peuple belge comme étranger au même titre qu'un allemand, un américain ou un nigérian.

Or cette proximité intellectuelle, culturelle et sentimentale est un merveilleux instrument de promotion en matière d'échanges économiques.

Mais combien de chefs d'entreprises liégeoises soulignent auprès de leurs clients français cette extraordinaire communion, cette fusion tout latine, qui existe ?

Quand les (bons) sentiments se mêlent aux affaires, tout devient plus facile. C'est un atout lorsque l'on sait que dans un achat, 80% de sa motivation est représentée, non par la valeur matérielle du produit mais bien par l'image qu'il donne à l'esprit de l'acheteur.

Pourquoi ne pas profiter de ces festivités pour inviter l'un ou l'autre client français à venir fêter le 14 juillet à Liège ? En tant qu'ancien responsable de la communication des Amitiés Françaises de Liège, l'association bénévole qui organise l'évènement, j'ai souvent été stupéfait de voir l'émotion qui s'emparait des français qui le partageait. Brusquement, ils se rendaient  compte de la fraternité exprimée. Ils étaient à Liège pour obligations professionnelles ou touristiques et ils  se sentaient appartenir à une même communauté fraternelle.

Cette année, 35.000 liégeois ont participé au superbe feu d'Artifice sur la Meuse et plusieurs milliers au spectacle gratuit de Gérard Lenoman. Symbole évident de rapprochement, La Meuse qui est le fleuve qui est l'artère bienfaisante et magnifique de la cité, prend sa source sur le plateau de Langres, non loin des sources de la Seine. La terre de France a été et est toujours nourricière de notre prospérité.

Alors, même s'il est déjà trop tard cette année pour lancer déjà des invitations et de leur communiquer une information à ce sujet. Un petit texte de présentation, quelques photos suffiront à leur faire prendre conscience de ce slogan utilisé en son temps par la Province de Liège " Passe par Liège, tu y seras reçu comme un prince ".









J'ajouterai pour mon compte " comme un frère et un ami " et je rappellerai aux membres de l'Hexagone que je suis toujours à leur disposition pour les guider dans leurs premiers pas et leurs premiers contacts avec Liège.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Economie liégeoise
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 24 juillet 2008

Ce n'est pas que je veuille traiter notre premier Ministre d'âne, quelqu’un qui connaît la Marseillaise n’est pas forcément bête, mais il faut avouer que notre "bon Roi" le ménage manifestement.

Après avoir lamentablement échoué dans les négociations gouvernementales de l'Orange bleue et avoir été repêché par Verhofstadt, premier ministre temporaire et intérimaire nommé par le Roi, il n'arrive pas à programmer la réforme des institutions pour le 15 juillet. Il présente sa démission au palais, soi-disant otage de son cartel et de Bart De Wever.

Lors de sa première prestation, il n'a cessé d'éviter que les "francophones " ne rencontrent les "néerlandophones ", persuadés que les Reynders, Milquet et Di Rupo, voyant arriver le terme fatal (tiens une bonne expression, mais apparemment peu significative !),  allaient finir par lâcher, lors de la première et dernière rencontre, les concessions tant attendues par le Parlement flamand depuis 1999.

Pari raté. Les mules « francophones » se révélaient aussi têtues qu’un âne. Donc vive le psychodrame. Démission présentée au palais. Le roi hésite, retient sa décision, consulte, et décide de faire faire un nouveau tour au carrousel gouvernemental en la refusant.

Le premier Ministre deviendra une moitié de premier Ministre gérant les affaires courantes et trois « sages » se chargeront de trouver les formules magiques qui permettront de garantir aux Flamands qu’ils obtiendront bien ce qu’ils veulent.

Des sages ? Mais qui décerne donc cette qualité tant enviée ? Suffit-il d’être âgé ? Monarchiste ? D’avoir exercé un mandat politique quelconque ?

Au moins , avec les formateurs et démineurs, l’on pouvait comprendre leur rôle. Pourquoi ne pas les avoir appelés simplement « illusionnistes ou  prestidigateurs » ? Cela aurait donné un meilleur sens à leur mission !

Mais il ne faut pas lâcher la pression sur les « francophones » donc, il y a à nouveau une date-butoir, le 31 juillet pour offrir ces garanties.

Idéal, le brave Bart De Wever peut patienter jusque-là et ne pas abandonner le CD&V, 15 jours de délai supplémentaire sont gagnés et la Belgique garde son image du pays du surréalisme.
En effet, à part un Belge, qui pourrait donner à l'avance des certitudes de résultats sur un arrangement qui n’a pas encore eu lieu et où un désaccord profond existe !

Qui veut aller loin ménage sa monture. En inventant cette solution à la crise, le Roi se prépare encore quelques moments de répit.

En effet, le parlement est maintenant en congé et si les Flamands attendent le 1er août avec impatience, les « francophones », eux, ont pris leurs vacances bien décidés à ne pas trop se préoccuper du royaume avant la rentrée parlementaire.

Enfin, le paradoxe de toute la crise est qu’elle se situe actuellement entre Flamands et « francophones » alors qu’il n’y a que deux ethnies en Belgique, les Flamands et les Wallons.

C'est pourquoi il faudrait que nos observateurs politiques désormais opposent Wallons et Flamands ou francophones et néerlandophones, ou français et néerlandais de Belgique.

Je ne connais pas encore une ethnie qui pourrait s’appeler walfla, dont la caractéristique principale serait d'être un métissage entre les deux premières.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 23 juillet 2008

Je ne puis résister au plaisir de publier ici une chronique que j'entretenais en 2003 sous la signature de Candide.

 Il s'agissait d'une chronique humoristique qui détaillait à travers le regard du héros voltairien, quelques réflexions, parfois acides, mais malgré tout bon enfant lors de son passage dans la "Bonne Ville " de Liège.

Pour la plus grande joie des visiteurs, j'ai choisi une des interrogations que Candide se posait à propos du caractère festif des Liégeois.

Une description qui n'est pas sans fondement !

Candide décida d’encore mieux étudier les Liégeois, aussi demanda-t-il à Léon, son hôte, de lui faire connaître les festivités et liesses auxquelles ils s’adonnaient régulièrement. Léon lui répondit que l’habitant de la Cité Ardente n’avait nul besoin d’avoir des occasions précises pour faire la fête.

Habituellement, la première rencontre venue dans n’importe quel estaminet suffisait pour que son sang s’échauffe dans des discussions passionnées à tel point qu’il lui fallait moult libations pour tenter de le refroidir, ce qui n’était point chose aisée pour ce Méridional des pays germaniques.

La conversation commençait par la politique, qui n’est jamais bonne, pour dévier rapidement vers les « bonnes blagues » et parfois même les chansons populaires ou paillardes (cela dépendait de la classe sociale de l’individu).

Il ne s’agissait jamais de ces blagues belges dont les Français se repaissent avec délectation, mais ... souvent celles que racontait Coluche avec délectation, devenaient par miracle des histoires flamandes.

«Comment compte un Wallon lobotomisé ? Een, twee, drie... » Candide s’écria : «mais il faut donc que vous détestassiez à l’extrême les Flamands, ce peuple qui partage avec vous son destin pour ainsi le ridiculiser».

 Léon lui répliqua «mais nenni, hein, m’fi, à Liège on les aime bien sais-tu, mais quel dommage qu’il parle une langue aussi incompréhensible et affreuse. La preuve de cet amour, c’est qu’il suffit qu’ils parlent français à défaut du wallon, et qu’ils aiment notre belle ville pour qu'on les adoptent. Avec ces qualités-là, tu verras qu’ils seraient bientôt de vrais Liégeois, ce qui est une bénédiction pour notre pays tout entier. Car plus il y aura de Liégeois en Belgique, mieux le pays se portera. 

En plus, du coup, les flamands n'auraient plus en tête cette idée fixe que nous sommes un boulet pour eux. Le seul boulet qu'ils mettraient à l'honneur serait le " boulet de Liège " que l'on mange chez Leket.


Candide dut arrêter Léon dans sa démonstration enthousiaste et y arriva aisément en lui mettant un verre de bière dans la main.

Mais, demanda Candide, n’y a-t-il aucun jour particulier où le peuple se réjouit ensemble ?
Bien sûr que si. Nous avons le 14 Juillet avec son village gaulois, les fêtes de Wallonie avec son village wallon, les fêtes de Noël avec son village de Noël. Candide le stoppa net en s’exclamant «mais pourquoi toutes ces festivités s’accompagnent-elles d’un village ?»

À cela, il y a deux raisons, répondit Léon.
La principale, c’est que ce village se compose de multiples chalets où l’on sert généreusement à manger et à boire. De tout... des bouquettes, des lacquemants, des nems, des toasts aux champignons, du foie gras et des tas d’autres bonnes choses.

Candide voulut montrer sa bonne connaissance du pays et compléta l’énumération d’une voix sonore ... et des frites. Ah nenni, nin des frites. Une baraque à frites au village de Noël ? T’es biesse, toi !!!!

Et quel est la deuxième raison ? questionna Candide. Léon chuchota, la voix basse, je vais te le dire, mais ne le répète pas, hein.

Un jeune liégeois, ma foi fort inventif, a lancé une société de créations d’événements et dans ces événements, il y avait le village de Noël. C’était comme à Strasbourg, mais en plus petit, tu sais ! Comme il avait dû acheter les chalets nécessaires, il a décidé de les rentabiliser. Aussi, il a dû trouver des partenaires pour créer d’autres occasions afin de les utiliser plus souvent. 

Candide, qui était fort pratique d’esprit, demanda si d’autres villages n’étaient pas en préparation?  Léon eut une répartie bien dans l'esprit de l'endroit. L’idéal serait d’avoir des villages toute l'année à Liège. Cela nous donnerait encore plus d’occasions de boire un «frisse pékèt» et cela ferait la fortune de cet ingénieur ingénieux !

Il est parfois sain de railler son appartenance et les problèmes politiques belges. J'espère que cette chronique retrouvée vous aura fait sourire !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 23 juillet 2008

Le 23 juillet 1979 à Avernes dans le Val d’Oise, Joseph Kessel nous quittait, à l’âge de 81 ans.

Ce célèbre romancier, aventurier  et  journaliste, mais surtout infatigable combattant pour la liberté naquit à Clara en Argentine, le 10 février 1898.

Fils de Samuel Kessel, médecin juif d’origine lituanienne qui vint passer son doctorat à Montpellier, puis partit exercer en Amérique du Sud, Joseph Kessel vécut en Argentine ses toutes premières années, pour être emmené ensuite de l’autre côté de la planète, à Orenbourg, sur l’Oural, où ses parents résidèrent de 1905 à 1908, avant de revenir s’installer en France.

Il fit ses études secondaires au lycée Masséna, à Nice, ensuite au lycée Louis-le-Grand, à Paris.

Kessel appartint à la grande équipe qu’avait réunie Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fit l’âge d’or des grands reporters.

Correspondant de guerre en 1939-40, il rejoignit après la défaite la Résistance (réseau Carte), avec son neveu Maurice Druon. C’est avec celui-ci qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces Françaises libres du général de Gaulle.

En mai 1943, c’est également avec lui qu’il composa les paroles du « Chant des Partisans », voué à devenir le chant de ralliement de la Résistance, et ensuite l’hymne de tous les oppressés par des forces étrangères à leur nation.

À la Libération, il reprit son activité de grand reporter, voyagea en Palestine, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan.

Il faut citer encore ce bel hommage rendu à Joseph Kessel par François Mauriac, dans son Bloc-notes : « Il est de ces êtres à qui tout excès aura été permis, et d’abord dans la témérité du soldat et du résistant, et qui aura gagné l’univers sans avoir perdu son âme. »

Il n’était que justice que de commémorer ce triste anniversaire en évoquant le premier couplet du « Chant des Partisans » qui parle si bien à nos cœurs

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.


In Memoriam

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 22 juillet 2008

Lors des discours officiels du 21 juillet, Patrick Janssens, Bourgmestre de la ville d’Antwerpen, a déclaré qu’une réforme de l’état était souhaitable.

« Une Belgique indigente ne pourra pas maintenir sur pied notre modèle social unique au monde », a-t-il déclaré selon RTL-Info. "Les deux côtés de la frontière linguistique sont animés d'ambitions qui ont un temps été communes, mais qui sont désormais divergentes. Le processus de la réforme de l'État a démarré il y a 38 ans. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas prévoir où cela aboutira. Tout ce que nous savons, c'est que le processus en lui-même est loin d'être terminé ".

À l’entendre, l’on se rend compte que ce SP.A, élu par tous les partis démocratiques anversois pour barrer la route au Vlaams Belang, considère que la Belgique est en devenir de paupérisation et que la seule solution consiste en une nouvelle réforme de l’état, c'est-à-dire un partage du royaume plus complet, pour que la Flandre puisse tirer son épingle du jeu.


Il a l’honnêteté de souligner qu’il ne sait pas où cela conduira, mais il n’a certainement pas en tête l’idée que les solutions trouvées nous ramènent à une Belgique unitaire, ni que la Flandre restituerait des territoires à une autre région, ni encore moins qu’elle partage les difficultés des autres communautés.


La bonne solution dans un divorce est d’avoir le maximum de gain pour celui qui le demande en laissant l’autre avec ses problèmes. Si le contraire était vrai et que ce qui compte c’est le bonheur de l’autre, il ne se ferait pas.


Or le fédéralisme n’a jamais été qu’un divorce déguisé entre les peuples de Belgique. Les différences de taxation, de soins à la personne ou bientôt même du Code de la route le prouvent. Nous sommes mariés aux yeux de l’Europe, mais nous vivons séparés dans la réalité. Tout ce que fait l’autre nous porte atteinte et plus le temps passe, plus le fossé s’élargit entre les communautés.


Ce discours est bien significatif de l’état de pensée flamande, bien loin de celle des francophones, wallons et bruxellois, qui ont l’attitude implorante de l’épouse qui perd ses derniers espoirs de recréer, même artificiellement, même temporairement le couple qu’elle a idéalisé et qui n’a jamais vraiment existé.


Le mariage belge n’est pas un acte d’amour, mais bien celui d’un mariage forcé devant notaire en 1831.


Heureusement pour les Wallons, la patrie culturelle et charnelle est voisine et le divorce conduit souvent à un nouveau mariage, mais d’amour cette fois.
C’est ce que nous pouvons espérer, c’est ce que nous voulons.

N'ayez pas peur !
Le temps venu, la France saura être protectrice !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Présentation

  • : Le blog de René G. Thirion
  • : Ce blogue est celui d'un liégeois, partisan du retour à la France. Il n'accepte plus de vivre dans un état dont la langue et la culture de la majorité des habitants sont différentes de ses racines et qui tente de lui imposer celles-ci en même temps qu'il colonise sa patrie charnelle, la Wallonie. Il vous offre ses réactions d'humeurs.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 19/07/2008

Syndication

  • Flux RSS des articles

Profil

Créer un Blog

 
référencement sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus